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La Grande Guerre des Français

Perrin
EAN : 9782262014230
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 516
Format : 154 x 240 mm
La Grande Guerre des Français
1914-1918

Date de parution : 12/03/1998

La Grande Guerre des Français vue sous les angles les plus variés : combats, rôle des chefs et des gouvernements, souffrance des combattants, vie à l'arrière...

S'il existe de nombreux ouvrages sur l'histoire de la Première Guerre mondiale, il n'y a pas de livre récent qui l'embrasse du seul point de vue de la France et, surtout, qui réponde complètement à la question fondamentale : comment la France et les Français - 7 000 000 de...

S'il existe de nombreux ouvrages sur l'histoire de la Première Guerre mondiale, il n'y a pas de livre récent qui l'embrasse du seul point de vue de la France et, surtout, qui réponde complètement à la question fondamentale : comment la France et les Français - 7 000 000 de mobilisés, 1 397 000 morts - ont-ils pu supporter une guerre si longue, si dure, si cruelle, si coûteuse sur tous les plans, à laquelle aucune période de notre histoire ne peut être comparée ? C'est pourquoi Jean-Baptiste Duroselle a voulu étudier "La Grande Guerre des Français" sous tous les angles possibles : les grandes phases militaires, naturellement, mais aussi et tout autant : le rôle des chefs, la souffrance des combattants et de leurs familles, les civils, le comportement des gouvernements successifs, des partis et des syndicats, le financement, l'armement, la reconversion industrielle et ses effets sociaux, la guerre économique, la guerre psychologique, le prix terrible de la victoire, les profondes conséquences morales, politiques, économiques, intellectuelles et sociales de ces cinquante-deux mois qui ont sans doute plus changé la France que ne le fera la Seconde Guerre mondiale. Un livre essentiel pour prendre toute la mesure de ce cataclysme.

Jean-Baptiste Duroselle, né en 1917 à Paris, décédé en 1994, agrégé d'histoire, ancien élève de l'Ecole normale supérieure, fut membre de l'Institut. Professeur successivement dans plusieurs universités, puis à la Sorbonne, il fut président de l'Institut d'histoire des relations internationales contemporaines. Il est l'auteur de nombreux ouvrages, dont L'Histoire diplomatique de 1919 à nos jours, Clemenceau et chez Perrin, L'Europe, histoire de ses peuples.

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EAN : 9782262014230
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 516
Format : 154 x 240 mm
Perrin

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Bigmammy Posté le 22 Novembre 2018
    Je continue à me plonger dans les vastes débats sur les causes et conséquences de la guerre de 14-18. Au risque de lasser le lecteur, j'y trouve des constantes, hélas, et des éléments qui contribuent à la compréhension des relations internationales de notre temps. L'historien Jean-Baptiste Duroselle (1917 – 1994) fut l'un des plus éminents spécialistes des relations internationales. Il avait publié en 1988 une biographie de Clemenceau et ce dernier ouvrage sur la grande guerre des Français en 1994, avec pour sous-titre « L'incompréhensible ». J'ai suivi avec bonheur son enseignement à Sciences Po au milieu des années 60. Il avait de bonnes raisons de creuser le sujet : son père avait été grièvement blessé au combat et son maître Pierre Renouvin avait laissé un bras au Chemin des Dames. Après l'analyse actuelle de Michel Goya, cette somme traite d'aspects moins souvent mis en lumière de ces quatre années et trois mois de conflit. Les deux ouvrages se répondent. Pour être encore plus complet, j'ajouterais volontiers le livre de François Cailleteau "Gagner la Grande Guerre". Il est ici hors de question de résumer un tel ouvrage de référence. Je n'en ai ni les compétences ni le courage. Je dois dire simplement qu'une... Je continue à me plonger dans les vastes débats sur les causes et conséquences de la guerre de 14-18. Au risque de lasser le lecteur, j'y trouve des constantes, hélas, et des éléments qui contribuent à la compréhension des relations internationales de notre temps. L'historien Jean-Baptiste Duroselle (1917 – 1994) fut l'un des plus éminents spécialistes des relations internationales. Il avait publié en 1988 une biographie de Clemenceau et ce dernier ouvrage sur la grande guerre des Français en 1994, avec pour sous-titre « L'incompréhensible ». J'ai suivi avec bonheur son enseignement à Sciences Po au milieu des années 60. Il avait de bonnes raisons de creuser le sujet : son père avait été grièvement blessé au combat et son maître Pierre Renouvin avait laissé un bras au Chemin des Dames. Après l'analyse actuelle de Michel Goya, cette somme traite d'aspects moins souvent mis en lumière de ces quatre années et trois mois de conflit. Les deux ouvrages se répondent. Pour être encore plus complet, j'ajouterais volontiers le livre de François Cailleteau "Gagner la Grande Guerre". Il est ici hors de question de résumer un tel ouvrage de référence. Je n'en ai ni les compétences ni le courage. Je dois dire simplement qu'une fois ouvert, je n'ai pas pu le lâcher. Car il aborde bien des aspects moins connus de la vie des Français en temps de guerre : celui des combattants, non seulement les grandes lignes des stratégies et des tactiques mais leurs conditions de survie, les tractations politiques des partis, le rôle de la propagande, et bien entendu l'extraordinaire complexité des négociations internationales avant le déclenchement du conflit, pendant et après, lors de la négociation des traités de paix. Les chapitres qui m'ont le plus intéressée concernent l'adhésion des partis et des syndicats et la formation de l'Union Sacrée, mais aussi la continuation des manoeuvres pour faire chuter les gouvernements, le financement de l'effort de guerre, l'organisation internationale des transports maritimes – où l'on découvre la patte d'un jeune homme plein d'avenir : Jean Monnet - la reconversion industrielle vers la production d'armement, les crises politiques, sociales et militaires de 1917, le rôle des Américains et la philosophie idéaliste de Wilson avec ses 14 points. Bien évidemment, le caractère et l'énergie de Clemenceau et sa reprise en mains spectaculaire, les infinies difficultés à faire admettre par les Alliés la nécessité d'un commandement suprême confié à Foch, la personnalité contrastée du général Pétain : loyal, organisateur, proche des soldats et bon logisticien mais perpétuellement pessimiste voire pacifiste, ennemi de l'offensive, influençable, secret. On comprend aussi comment la demande d'armistice a permis à l'armée allemande de se retirer en bon ordre, comment les exigences faramineuses des vainqueurs ont suscité la revanche, comment en réalité, et selon Foch, cet armistice ne fut qu'un répit dans une guerre de cinquante ans. Redoutable également est de constater combien les pouvoirs du Président des Etats-Unis sont étendus en matière internationale … Ayant imposé ses buts de guerre aux belligérants avec des arguments chiffrés imparables – au 11 novembre, on compte déjà plus de deux millions de Sammies en Europe, entièrement équipés par la France (4881 avions, 2150 canons de 75, 1684 pièces d'artillerie, 260 tanks) - son pays ne ratifiera cependant ni le Traité de Versailles ni la charte de fondation de la Société des Nations … Cela me rappelle quelqu'un, pas vous ? Ce premier conflit mondial coûta à la France 1 397 000 morts soit un homme sur sept en âge de combattre (et 49 000 Américains). C'est en effet incompréhensible …
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  • lalibrovore Posté le 15 Février 2015
    J'ai acheté ce livre parce que j'avais quelques lacunes en ce qui concerne la première guerre mondiale. J'ai donc choisi ce livre parce qu'il couvrait tout les aspect de la Grande Guerre: militaire, politique, sociale, psychologique, économique, culturelle.... Tout est abordé et en cela je n'ai pas été déçue. J'ai appris énormément, je n'ai pas eu tant que ça de difficulté à le lire, je ne me suis pas ennuyée, notamment grâce à la répartition du chapitre. Ce n'est pas un découpage établit par années, mais par aspect et en cela, la lecture est beaucoup plus digeste. au delà de la pédagogie qui ressort de ce livre, on sent aussi le travail de toute une vie, une documentation surréaliste, et une véritable passion et tendresse pour l'Histoire de tout ceux qui ont été affecté par les atrocités de cette guerre. Tout en pudeur, j'ai autant apprécié qu'appris grâce à cette lecture, je recommande vivement à ceux qui s'intéressent à ce sujet, où ceux comme moi qui voudraient combler des lacunes. Je conseille aussi aux lycéens ou collégiens qui ont la 1ère Guerre mondiale au programme, pour approfondir le sujet.
  • luocine Posté le 30 Mai 2012
    La lecture de cet ouvrage historique, je la dois à une discussion enflammée avec un ami : lui soutenait que si les soldats avaient tenu 4 ans dans cette effroyable boucherie que fut la guerre 14/18 , c'était par peur des représailles, moi qu'ils étaient habités par un sentiment patriotique qu'on ne peut plus comprendre aujourd' hui. Je m' appuyais pour cela sur le livre de Becker : "les Français dans la grande guerre" qui m'avait beaucoup appris sur ce sujet. Pour continuer le débat, j'ai donc lu ce livre qui m'avait été offert il y a 3 ans. C'est un livre passionnant et qui est facile à lire alors même qu'il est d'une grande exigence intellectuelle. Tout ce qui concerne la première mondiale guerre est rassemblé dans ces 500 pages que je viens seulement de quitter . On est abasourdi par la légèreté avec laquelle des nations on conduit tant d'hommes à la mort. Le déclenchement est à peine croyable , ensuite la machine étant lancée, il restait à l'arrêter . Tout cela on le sait tous un peu. Ce qui m'a le plus intéressée c'est le portrait des différents acteurs du conflit. Il y a une galerie de portraits inoubliables, les hommes politiques... La lecture de cet ouvrage historique, je la dois à une discussion enflammée avec un ami : lui soutenait que si les soldats avaient tenu 4 ans dans cette effroyable boucherie que fut la guerre 14/18 , c'était par peur des représailles, moi qu'ils étaient habités par un sentiment patriotique qu'on ne peut plus comprendre aujourd' hui. Je m' appuyais pour cela sur le livre de Becker : "les Français dans la grande guerre" qui m'avait beaucoup appris sur ce sujet. Pour continuer le débat, j'ai donc lu ce livre qui m'avait été offert il y a 3 ans. C'est un livre passionnant et qui est facile à lire alors même qu'il est d'une grande exigence intellectuelle. Tout ce qui concerne la première mondiale guerre est rassemblé dans ces 500 pages que je viens seulement de quitter . On est abasourdi par la légèreté avec laquelle des nations on conduit tant d'hommes à la mort. Le déclenchement est à peine croyable , ensuite la machine étant lancée, il restait à l'arrêter . Tout cela on le sait tous un peu. Ce qui m'a le plus intéressée c'est le portrait des différents acteurs du conflit. Il y a une galerie de portraits inoubliables, les hommes politiques ne ressortent pas grandi surtout en comparaison avec le courage et l'abnégation des simples soldats . L'historien Jean-Baptiste Duroselle est, je pense, un homme de coeur et un travailleur acharné . Il ne cache pas ses inimitiés ni ses sympathies qui sont nées à la lecture des textes ,des archives et à la confrontation des différents travaux de recherche. Je croyais que Pétain avait été le grand vainqueur de la guerre , évidemment influencé par ce qu'on sait de la guerre 39/45 , Duroselle a analysé la moindre de ses réactions . Et l'on voit déjà que c'était un général hésitant , se laissant facilement convaincre et concentré sur la défense . Briand que je croyais un grand homme, n'a guère ses faveurs trop politicien à son goût . Par contre Clemenceau reste bien à sa place au panthéon de ma mémoire. Alors pour mon débat , je dirai après cette lecture que le patriotisme est bien le moteur qui a poussé les hommes au combat et qui les a fait partir a la guerre. Mais ensuite? Pour Duroselle , si la peur de mourir est constante la peur des représailles n'est pas ce qui a été le ciment de cette armée incroyablement valeureuse , c'est vraiment l'envie d'en finir et de bien faire ce qu'on avait commencé qui est l'explication de tant de bravoure . Il explique, par exemple,que les mutineries de 1917 ne sont pas dues au refus de combattre mais à la perception par les combattants que l'armée était mal dirigée et que s'il fallait mourir il fallait au moins que ce soit pour quelque chose. Je recommande ce livre à toutes celles et à tous ceux que cette période interesse , je ne m y suis jamais ennuyée j'ai tout compris alors que je ne suis absolument pas historienne.
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