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Presses de la Renaissance
EAN : 9782856169186
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 408
Format : 150 x 225 mm

La guerre n'a pas un visage de femme

Date de parution : 06/05/2004

Ouvrage polyphonique où des centaines de destins de femmes se croisent pour former un chœur tragique qui donne de la guerre, de toutes les guerres, une vision émouvante jusqu'à l'insoutenable dans sa réalité quotidienne même.

La guerre n'a pas un visage de femme, sauf que les femmes ont été de toutes les guerres. Et Svetlana Alexievitch nous en donne une vision émouvante jusqu'à l'insoutenable. Vue par elle, vécue par elles, cette évocation de la Seconde Guerre mondiale bouleverse par la justesse du trait, et se...

La guerre n'a pas un visage de femme, sauf que les femmes ont été de toutes les guerres. Et Svetlana Alexievitch nous en donne une vision émouvante jusqu'à l'insoutenable. Vue par elle, vécue par elles, cette évocation de la Seconde Guerre mondiale bouleverse par la justesse du trait, et se charge du poids de toutes les batailles, de toutes les souffrances, de tous les sacrifices.
La vérité des êtres ordinaires surgit à chaque page avec une force insoupçonnée. Pour trouver dans nos cœurs un écho que seuls les écrivains essentiels savent faire résonner.
Des centaines de destins forment un chœur tragique que la souffrance au quotidien nourrit à chaque page de son indicible beauté. Le sacrifice devient alors source de vie, et l'on se dit que jamais personne ne nous a parlé de ça comme ça, et l'on a la sensation que ces jeunes filles souriantes en vareuse de soldat seront toujours là, avec nous, et l'on se demande comment l'on a pu si longtemps se passer d'elles.

Ouvrage traduit avec le concours du Centre national du livre

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EAN : 9782856169186
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 408
Format : 150 x 225 mm
Presses de la Renaissance

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • JeromeJeanJacques Posté le 15 Février 2020
    C’est une lecture COUP DE POING. Un pavé dans la mare des récits de guerre. Comme de coutume, Alexievitch emprunte les témoignages de protagonistes de l’époque, pour mettre en forme un émouvant monument aux femmes qui se sont battues, ont souffert — et sont mortes — aux côtés des hommes, lors de la résistance à l’invasion Allemande en URSS. L’intérêt de ce livre, par rapport à ce qui a déjà été écrit sur le sujet, c’est que les femmes racontent leurs expériences différemment des hommes. Elles évoquent des détails plus concrets de la vie de combattant. Et surtout — puisqu’elles étaient aussi à l’arrière —, l’effort de mobilisation générale de tout le peuple russe. J’ai noté ceci d’intéressant : c’est que les femmes n’ont pas été amenées à combattre par les même biais que les hommes ; elles ont été poussées au combat — en partie — par un élan de patriotisme de et de courage. Et pourtant, elles n’ont pas bénéficié de la même reconnaissance, ni des mêmes traumatismes, que les hommes, après la guerre. Une histoire bien connue et des anecdotes invraisemblables, mais revisitées avec une sensibilité différente.
  • nadiouchka Posté le 25 Novembre 2019
    Un petit retour vers la littérature russe et cette fois, avec « La guerre n’a pas un visage de femme » (« #1059; #1074;#1086;#1081;#1085;#1099; #1085;#1077; #1078;#1077;#1085;#1089;#1082;#1086;#1077; #1083;#1080;#1094;#1086; ») de Svetlana Alexievitch, née en Ukraine, et qui a passé son enfance et sa jeunesse en Biélorussie (tiens donc, un heureux hasard…). Quand elle a débuté dans la littérature, elle l’a fait durant la perestroïka «  gorbatchévienne », en 1985. « La guerre n’a pas un visage de femme » a été encensé par la critique. L’auteure a également reçu le Prix Nobel de Littérature en 2015. Elle a recueilli des témoignages de femmes soviétiques ayant participé à « La Grande Guerre Patriotique » - « La Seconde Guerre mondiale » - C’est « L’opération Barbarossa. » Le livre débute ainsi : « J’écris un livre sur la guerre … Moi, qui n’ai jamais aimé lire des livres de guerre, bien qu’en mon enfance et mon adolescence ce fût la lecture préférée de tous. » (p.7) Ces témoignages proviennent de milliers de femmes qui ont combattu sans peur et n’écoutant que leur courage ainsi que leur volonté farouche. C’est qu’il n’y a pas que des hommes au combat et ces femmes ont tenu une place importante. Svetlana les a bien écoutées, celles qui font partie du sexe qualifié de « sexe faible », prêtes aux... Un petit retour vers la littérature russe et cette fois, avec « La guerre n’a pas un visage de femme » (« #1059; #1074;#1086;#1081;#1085;#1099; #1085;#1077; #1078;#1077;#1085;#1089;#1082;#1086;#1077; #1083;#1080;#1094;#1086; ») de Svetlana Alexievitch, née en Ukraine, et qui a passé son enfance et sa jeunesse en Biélorussie (tiens donc, un heureux hasard…). Quand elle a débuté dans la littérature, elle l’a fait durant la perestroïka «  gorbatchévienne », en 1985. « La guerre n’a pas un visage de femme » a été encensé par la critique. L’auteure a également reçu le Prix Nobel de Littérature en 2015. Elle a recueilli des témoignages de femmes soviétiques ayant participé à « La Grande Guerre Patriotique » - « La Seconde Guerre mondiale » - C’est « L’opération Barbarossa. » Le livre débute ainsi : « J’écris un livre sur la guerre … Moi, qui n’ai jamais aimé lire des livres de guerre, bien qu’en mon enfance et mon adolescence ce fût la lecture préférée de tous. » (p.7) Ces témoignages proviennent de milliers de femmes qui ont combattu sans peur et n’écoutant que leur courage ainsi que leur volonté farouche. C’est qu’il n’y a pas que des hommes au combat et ces femmes ont tenu une place importante. Svetlana les a bien écoutées, celles qui font partie du sexe qualifié de « sexe faible », prêtes aux sacrifices – ces femmes qui sont faites pour donner la vie mais qui savent l’enlever. Si elles ont une vision de la guerre différente de celle des hommes, elles sont bien présentes dans les terribles combats et cela, au prix de leur sang, pour sauver leur patrie. On voit leur détermination – leur héroïsme. On entend (entre autres et au hasard), Valia – Alexandra Fiodorovna - Olga Vassilievna - Klara Semionovna Tikkonovitch et de nombreuses autres car je ne tiens pas à vous assommer avec tous ces noms russes. Ce livre est unique dans son genre. Svetlana Alexievitch a consacré sept ans de sa vie pour nous offrir cet ouvrage tellement touchant et qui me rappelle tant de souvenirs personnels. Je l’ai lu avec une intense émotion. Émouvant aussi le témoignage d’un combattant qui a dit un matin : « Si les hommes voyaient une femme en première ligne, leurs visages changeaient, le seul fait même d’entendre une voix féminine les métamorphosait. Une nuit, je me suis assise à l’extérieur de mon gourbi, et je me suis mise à chantonner tout bas. Je pensais que tout le monde dormait, que personne ne m’entendait mais le matin, le commandant m’a dit : « Nous ne dormions pas. Nous avons une telle nostalgie des voix de femmes. » Un livre témoignage lu, vous vous en doutez, très rapidement sur un sujet étonnant, car, au départ de l’Histoire, qui aurait pensé que l’Allemagne nazie allait attaquer la Russie soviétique, de 1941 à 1945, puisque ces deux pays avaient signé un pacte ? Ne voulant pas plus en révéler sur cet ouvrage, je termine par les dernières lignes de l’auteure : « Après la guerre, pendant longtemps j’ai eu peur du ciel, peur même de lever la tête en l’air. J’avais peur de n’y voir qu’un champ labouré … Or, déjà les freux le traversaient d’un vol paisible … Les oiseaux ont vite oublié la guerre ... » ***** Nota personnel : Ce livre est un émouvant témoignage certes, sur un certain pays, sur certaines femmes. Mais je ne peux m’empêcher de penser à toutes ces autres femmes de par le monde, qui depuis si longtemps, se sont battues pour revendiquer leurs droits ainsi que toutes celles qui, actuellement, n’ont pas peur de prendre les armes afin de repousser l’ennemi, celui qui veut les rabaisser à leur « simple » statut et les dénigrent. Mais ceci est une autre histoire et un autre débat...
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  • PtitLu44 Posté le 17 Novembre 2019
    Souvent les livres sur la guerre sont écrits par des hommes. Ils décrivent les combats, dessinent des cartes, détaillent les forces en présence. On ressent à leurs lectures le poids de l'évènement. Mais peu d'écrivains arrivent à trouver autant de souffle que Svetlana Alexievitch. Là, on a le poids dans notre ventre, comme une boule qui ne veut pas s'éloigner. Le poids à travers les témoignages de ces femmes qui elles aussi ont fait la guerre, qui elles aussi ont pris les armes, qui ont soigné, qui ont pansé et qui ont versé leurs lots de larmes. Mais ces soldats, ces partisanes, ces infirmières étaient avant tout des femmes qui ne cessèrent d'aimer leur père, leur mère, leur frère, leur compagnon, leurs enfants et pourtant se donnèrent pour la Victoire. Témoignages réellement poignants Houra ! des_Histoires_et_des_Hommes
  • duthyrobert Posté le 19 Juillet 2019
    La guerre n'a pas un visage de femme est un ouvrage (positivement) bouleversant. Svetlana Alexievitch rencontre des femmes qui sont un jour parties, souvent très jeunes, combattre les Nazis sur ce qui vu d'ici s'appelait le front de l'est. La guerre n'a pas un visage de femme est un livre sur la guerre évidemment, un livre sur la femme aussi... Un livre sur la manière dont pensaient alors de jeunes communistes... Un livre qui nous rappelle que les libérateurs sont aussi venus de l'Est et qu'ils étaient aussi des libératrices. Un livre sur l'amour, sur la vie, sur les dilemmes, sur l'horrible et sur le beau... le choix posé par Svetlana Alexievitch de nous transmettre ces témoignages "dans leur jus", sans en transformer la substance par des artifices littéraires me semble judicieux. Un livre qui malgré des extraits difficilement soutenables (qui ont le mérite de rendre compte de ce qu'est la guerre, très loin de ce qu'a pu en faire le romantisme des cinémas hollywoodien ou français) m'a semblé empreint d'amour et d'espoir. INDISPENSABLE
  • Carteroutiere Posté le 10 Juin 2019
    J’avais déjà lu du même auteur « cercueil de zinc », sur la guerre d’Afghanistan. Ce livre dé écrit la place et la contribution des femmes dans la seconde guerre mondiale et surtout leur rôle comme combattante ou partisane. Il met en valeur l’engagement patriotique et leur détermination. Elles ont, elles aussi, payé un lourd tribu. Ce livre montre que leur courage a été à la hauteur des hommes (voire plus) et que la femme est un homme qui se méconnait. il montre aussi que le rapport à la guerre reste différent de celui des hommes et qu’elles gardent aussi leur touche féminine tout au long de la durée (toute opportunité de se maquiller ou de porter des vêtements féminins est bonne. Un livre à lire sur trois plans : le premier est celui de leur contribution au succès. Le deuxième est celui des qualités mise en oeuvre, et le troisième, plus actuel, est de souligner, dans une période où malgré d’indéniables progrès, les femmes se heurtent à un plafond de verre dans la guerre au pouvoir au sein des entreprises.
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