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        La Lumière des étoiles mortes

        Robert Laffont
        EAN : 9782221133644
        Façonnage normé : BROCHE
        Nombre de pages : 360
        Format : 135 x 215 mm
        La Lumière des étoiles mortes

        Michéle ALBARET-MAATSCH (Traducteur)
        Collection : Pavillons
        Date de parution : 21/08/2014
        Dans la veine de La Mer (Booker Prize 2005), un grand Banville, troublant et sensuel,
        sur la façon dont les jeux du temps malmènent le cœur humain.
        « Où tout cela va-t-il donc quand nous mourons, tout ce que nous avons été ?
        Quand je songe à ceux que nous avons aimés et perdus, je m’identifie à un promeneur errant à la tombée de la nuit dans un parc peuplé de statues sans yeux. L’air autour de moi...
        « Où tout cela va-t-il donc quand nous mourons, tout ce que nous avons été ?
        Quand je songe à ceux que nous avons aimés et perdus, je m’identifie à un promeneur errant à la tombée de la nuit dans un parc peuplé de statues sans yeux. L’air autour de moi bruisse d’absences. Je pense aux yeux bruns et humides de Mme Gray et à leurs minuscules éclats dorés. Quand on faisait l’amour, ils viraient de l’ambre à la terre d’ombre puis à une nuance de bronze opaque. “Si on avait de la musique, disait-elle dans la maison Cotter, si on avait de la musique, on pourrait danser.” Elle-même chantait, tout le temps, et toujours faux, “La veuve joyeuse”, “L’homme qui fait sauter la banque”, “Les roses de Picardie”, et un machin sur une alouette, alouette, dont elle ne connaissait pas les paroles et qu’elle ne pouvait que fredonner, complètement faux. Ces choses que nous partagions, celles-là et une myriade d’autres, une myriade, myriade, elles demeurent, mais que deviendront-elles lorsque je serai parti, moi qui suis leur dépositaire, le seul à même de préserver leur mémoire ? »

        Qu’est-ce qui sépare la mémoire de l’imagination ? Cette question hante Alex alors qu’il se remémore son premier – peut-être son unique – amour, Mme Gray, la mère de son meilleur ami d’adolescence. Pourquoi ces souvenirs resurgissent-ils maintenant, à cinquante ans de distance, se télescopant avec ceux de la mort de sa fille, Cass, dix ans plus tôt ?
        Un grand Banville, troublant et sensuel, sur la façon dont les jeux du temps malmènent le coeur humain.
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        EAN : 9782221133644
        Façonnage normé : BROCHE
        Nombre de pages : 360
        Format : 135 x 215 mm
        Robert Laffont
        21.50 €
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        Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

        • Cricri124 Posté le 9 Décembre 2017
          A 65 ans, Alex Cleave, acteur de théâtre plus ou moins en retraite, exhume les fantômes de son passé et de son présent (!) : celui de Mme Gray, son premier amour, dont il aimerait probablement retrouver l'émerveillement des premiers émois et autres sensations oubliées. Elle avait 35 ans et lui 15. C'était la mère de son meilleur ami. Et celui de sa fille Cass, décédée 10 ans plus tôt, qu'une troublante proposition cinématographique pour interpréter le rôle d'Axel Vandel (vous notez l’étrange anagramme entre Alex et Axel ?) au côté d'une célèbre actrice, va raviver. La première partie se déploie comme un jeu de miroirs qui se réfléchissent les uns dans les autres. Ses souvenirs se cherchent et se heurtent au mur du présent et du passé, d'un paragraphe à l'autre. C'est éblouissant! Le rythme est lent, introspectif, nostalgique. Sous la plume de John Banville, la relation entre Mme Gray et Alex est évoquée avec beaucoup pudeur et de tendresse. A 65 ans, Alex, le narrateur, confronte son regard à celui de son alter égo immature de 15 ans, avec quelques petites touches d'autodérision. Et surtout il ne cesse de réévaluer les effets du temps sur... A 65 ans, Alex Cleave, acteur de théâtre plus ou moins en retraite, exhume les fantômes de son passé et de son présent (!) : celui de Mme Gray, son premier amour, dont il aimerait probablement retrouver l'émerveillement des premiers émois et autres sensations oubliées. Elle avait 35 ans et lui 15. C'était la mère de son meilleur ami. Et celui de sa fille Cass, décédée 10 ans plus tôt, qu'une troublante proposition cinématographique pour interpréter le rôle d'Axel Vandel (vous notez l’étrange anagramme entre Alex et Axel ?) au côté d'une célèbre actrice, va raviver. La première partie se déploie comme un jeu de miroirs qui se réfléchissent les uns dans les autres. Ses souvenirs se cherchent et se heurtent au mur du présent et du passé, d'un paragraphe à l'autre. C'est éblouissant! Le rythme est lent, introspectif, nostalgique. Sous la plume de John Banville, la relation entre Mme Gray et Alex est évoquée avec beaucoup pudeur et de tendresse. A 65 ans, Alex, le narrateur, confronte son regard à celui de son alter égo immature de 15 ans, avec quelques petites touches d'autodérision. Et surtout il ne cesse de réévaluer les effets du temps sur sa mémoire. Il s’interroge sur la réalité de ses souvenirs, sur leurs zones d’ombre et de lumière, les revisite. Nous ne savons jamais jusqu’à quel point ses souvenirs sont réels ou édulcorés. La mémoire est parfois si trompeuse et arrangeante. Et nous avançons dans le labyrinthe de sa mémoire, en nous demandant si nous allons y rencontrer le minotaure… La seconde partie en revanche est plus sombre. Alex se lance dans une sorte de quête où il m’a semblé de plus en plus marcher à côté de sa vie, se laisser porter par les évènements et les rencontres, comme s’il en était extérieur. La solitude des personnages est également plus pesante. Cela m'a parfois fait penser à certains tableaux d’Edward Hopper, ces personnages esseulés dans la lumière crue d’une réalité perdue. Pourtant, cette seconde partie ne m'a pas convaincu. J'ai souvent eu l'impression de tourner en rond, comme si l'un des miroirs s'était brisé et qu'on ne savait plus où porter notre regard. On trouve des longueurs et des passages dont on pourrait croire qu'ils vont déboucher sur quelque chose, mais non, rien! Dommage. J'ai finalement refermé ce livre avec un sentiment étrange, mitigé et un peu décalé. C'est peut être un peu réducteur de le dire ainsi car d'un bout à l'autre tous les événements sont enchevêtrés, mais autant le souvenir de Mme Gray exerce un certain rayonnement, autant celui de sa fille m'a parfois entrainé dans un trou noir. Ce livre n'en demeure pas moins une superbe plongée dans les méandres de la mémoire, et de ceux qui ne cesseront de vivre en nous, dans notre cœur et nos souvenirs, le tout servi par une très belle écriture poétique et mélancolique. « Les morts sont ma matière noire, ils comblent imperceptiblement les vides du monde. »
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        • PASSIONLIVRE88 Posté le 26 Juillet 2017
          Une grande merveille littéraire ! Une belle ballade irlandaise (nationalité de l'auteur) ! Je ne connaissais pas John Banville qui, dans ce livre, associe harmonieusement les émois de l'adolescence, la nostalgie, le deuil, les facéties de la mémoire et les coïncidences. Cette lacune est désormais corrigée. Quelle belle plume ! (Quelle belle traduction également !). Oui, outre l'histoire qui n'en demeure pas moins superbe et très riche en poésie, l'écriture est fluide et nous emporte allégrement vers des personnages très attachants.
        • asphodele85 Posté le 11 Février 2017
          LE PITCH : Un acteur vieillissant, la soixantaine tristounette, Alex se voit proposer un grand rôle dans un film intitulé « L’invention du passé » avec une célèbre actrice Dawn Davenport qui a l’âge qu’aurait Cass, sa fille si elle ne s’était suicidée dix ans plus tôt. Mais ceci est l’arrière- plan du livre, tout comme son présent avec sa femme Lydia, leurs difficultés à communiquer depuis le suicide de Cass… La focale est braquée sur la mémoire et sur l’histoire d’amour incroyable qu’il vécut à l’âge de quinze ans avec Madame Gray, trente-cinq ans, mariée et mère de son meilleur ami Billy. Présent et passé s’entremêlent de façon subtile sans jamais s’entrechoquer, sans jamais nous perdre surtout et la pudeur du ton, la beauté poétique du style en font une histoire émouvante, majestueuse pour ne pas dire magistrale. CE QUE J’EN AI PENSÉ : La mémoire et ce que nous en faisons est au centre de la réflexion de l’auteur, il en fait une proie qu’il traque méthodiquement, en quête du moindre détail de ce qui se passa pendant les cinq mois que dura son aventure avec Madame Gray : « Je n’arrive pas à me souvenir des traits de la femme... LE PITCH : Un acteur vieillissant, la soixantaine tristounette, Alex se voit proposer un grand rôle dans un film intitulé « L’invention du passé » avec une célèbre actrice Dawn Davenport qui a l’âge qu’aurait Cass, sa fille si elle ne s’était suicidée dix ans plus tôt. Mais ceci est l’arrière- plan du livre, tout comme son présent avec sa femme Lydia, leurs difficultés à communiquer depuis le suicide de Cass… La focale est braquée sur la mémoire et sur l’histoire d’amour incroyable qu’il vécut à l’âge de quinze ans avec Madame Gray, trente-cinq ans, mariée et mère de son meilleur ami Billy. Présent et passé s’entremêlent de façon subtile sans jamais s’entrechoquer, sans jamais nous perdre surtout et la pudeur du ton, la beauté poétique du style en font une histoire émouvante, majestueuse pour ne pas dire magistrale. CE QUE J’EN AI PENSÉ : La mémoire et ce que nous en faisons est au centre de la réflexion de l’auteur, il en fait une proie qu’il traque méthodiquement, en quête du moindre détail de ce qui se passa pendant les cinq mois que dura son aventure avec Madame Gray : « Je n’arrive pas à me souvenir des traits de la femme à vélo avec assez de netteté pour pouvoir affirmer que c’est bien elle qui m’a fourni ma première vision de Vénus Domestica, même si je me cramponne à cette éventualité avec une nostalgie têtue ». Amélie Nothomb a la nostalgie heureuse, Banville, lui, l’a têtue. A partir de là, il va nous retracer les émois de cette première expérience amoureuse avec ses affres et ses flamboyances. Nous assistons à l’éclosion de l’homme qu’il est devenu (ni meilleur ni pire qu’un autre) et combien cette histoire a déterminé des traits de caractère, des « acquis » qui sont restés intacts malgré les quarante ans enfuis, à l’image du souvenir de Madame Gray… L’histoire se passe dans les années 1950 et j’ai la quasi certitude que les jeunes de quinze ans de cette époque avaient une maturité autre que celle de ceux d’aujourd’hui, c’est évident et c’est pour cela qu’il n’y a rien de choquant, du moins à mes yeux (et grâce à la façon dont c’est raconté). Madame Gray reste mystérieuse une grande partie du livre, on s’interroge sur ce qui la pousse dans les bras d’un garçon de l’âge de son fils mais on ne peut s’empêcher d’éprouver de la tendresse pour cette amante juvénile et fougueuse malgré ses trente-cinq ans. Ce qui m’a accroché et ému dans ce livre (passé l’étonnement premier de l’âge du narrateur) c’est la pudeur, le ton de confidence émue et sa prise de conscience du scandale qu’a pu susciter pareille aventure à l’époque, si tant est qu’elle se soit autant ébruitée que sa mémoire le lui suggère… Quand il parle de son présent difficile avec sa femme Lydia, c’est Cass, qui revient toujours, en filigrane mais obsédante, dans un jeu de miroirs, réfléchissant ce qu’il vécut lui à l’âge où elle mourut. Avec les interrogations douloureuses qu’elle a laissées en se suicidant. Les correspondances qu’il trouve chez Dawn, l’actrice avec qui il va tourner cette « invention du passé ». Car pour lui le passé ne s’invente pas, ne meurt pas avec les disparus, ils se ré-invente peut-être dans la restitution de certains détails mais il laisse au coeur des éclats de verre suffisamment coupants pour ne pas oublier. « Il parlait maintenant de la lumière des étoiles mortes qui parcourt un million (…) de miles avant de nous atteindre (…), si bien que partout où nous posons notre regard, partout, c’est le passé que nous contemplons ». Le passé, pour Alex, demeure un « présent lumineux » où les morts s’animent sans provoquer tristesse ou morbidité. Bien au contraire. Les dernières pages lèvent le voile sur les « motivations » de Madame Gray et nous la rendent encore plus fragile qu’elle n’était au moment des faits évoqués. Je n’en fais pas un coup de coeur car malgré la beauté du texte, je n’ai pas réussi à m’identifier à un seul des personnages, ce qui ne m’a pas empêché de les aimer. J’ai été suffisamment fascinée par cette plongée dans la mémoire, mouvante comme les sables du même nom, cette mémoire qui permet aussi de redonner sens, vie et lumière à ce qui n’est plus en justifiant ce qui est. Pour continuer d’avancer, même dans les tunnels les plus sombres. « Les morts sont ma matière noire, ils comblent imperceptiblement les vides du monde ». Un beau et grand livre porté par une écriture juste, sensible, poétique où la lumière des étoiles continue de scintiller bien après que le livre ne soit refermé…
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        • Christw Posté le 12 Juin 2015
          Dans ces lumières anciennes, dont je vous épargne les affligeants tons fluos de l'édition française chez Robert Laffont (Pavillons, 2014), John Banville rétablit Alexander Cleave, le personnage de Éclipse. Ce modèle de narrateur est récurrent parmi d'autres titres de l'auteur irlandais (L'intouchable), il figure généralement un homme vieillissant, souvent acteur, qui médite de façon presque maladive sur la versatilité de son identité et la difficulté de se reconnaître, auscultant un passé qui remonte morcelé sans rien offrir de définitif. Dans La lumière des étoiles mortes, Cleave interprète au cinéma le rôle du fameux Axel Vander, protagoniste notable de Impostures (chroniqué l'an dernier à pareille époque). Catherine – Cassy/Cass –, la fille de Cleave et de sa femme Lydia, disparue tragiquement à Portovenere et qu'on a connue liée amoureusement à Axel Vander dans Impostures, est un leitmotiv qui hante le roman. On comprend la portée des trois récits reliés – Éclipse, le Linceul (Shroud titre original de Impostures) et Ancient light – dont les titres forment une métaphore de la vision et de la lumière, mais aussi de la distance et de la dissimulation, qui traduisent l'éloignement de personnes aimées absentes, baignées d'une clarté mélancolique qui les fait sembler encore... Dans ces lumières anciennes, dont je vous épargne les affligeants tons fluos de l'édition française chez Robert Laffont (Pavillons, 2014), John Banville rétablit Alexander Cleave, le personnage de Éclipse. Ce modèle de narrateur est récurrent parmi d'autres titres de l'auteur irlandais (L'intouchable), il figure généralement un homme vieillissant, souvent acteur, qui médite de façon presque maladive sur la versatilité de son identité et la difficulté de se reconnaître, auscultant un passé qui remonte morcelé sans rien offrir de définitif. Dans La lumière des étoiles mortes, Cleave interprète au cinéma le rôle du fameux Axel Vander, protagoniste notable de Impostures (chroniqué l'an dernier à pareille époque). Catherine – Cassy/Cass –, la fille de Cleave et de sa femme Lydia, disparue tragiquement à Portovenere et qu'on a connue liée amoureusement à Axel Vander dans Impostures, est un leitmotiv qui hante le roman. On comprend la portée des trois récits reliés – Éclipse, le Linceul (Shroud titre original de Impostures) et Ancient light – dont les titres forment une métaphore de la vision et de la lumière, mais aussi de la distance et de la dissimulation, qui traduisent l'éloignement de personnes aimées absentes, baignées d'une clarté mélancolique qui les fait sembler encore très proches. [...]. L'autre fantôme du récit tient dans la téméraire et bouillante relation d'un été qui réunit Cleave âgé de quinze ans et l'inoubliable madame Gray. Celle-ci mariée, deux enfants, a trente-quatre ans et est la mère de Billy, le meilleur camarade d'école d'Alex. On ne peut manquer de voir en cette femme la concrétisation sexuelle des convoitises pour Madame Grace du jeune garçon dans La mer (le jeu de Banville sur les sonorités est évident). Au-delà de l'hymne flamboyant au souvenir d'une femme aimée, le récit est un copieux mélodrame qui oscille entre reconstruction du passé et un présent voilé par l'ombre de celui-ci. [...]. [...]. Le Prix Prince(sse) des Asturies 2014 qui couronne ce livre a vu quelques noms célèbres à son palmarès, dont Bob Dylan, F. F. Coppola, Pedro Almodovar et Woody Allen. Une récompense valorisante pour l'auteur, justifiée par ses créations antérieures, celles abordées dans ce blog, et particulièrement l'oeuvre qui est considérée comme son chef-d'oeuvre, le livre des aveux. Cependant, pour La lumière des étoiles mortes, je me rallie volontiers à l'opinion de Ben Jeffery, dans le Times literary supplement, qui considère qu'en l'absence d'un méchant magnifique, le roman de Banville pèche par l'absence du contrepoids qui équilibre sa tendance à la préciosité et à une verbosité parfois un peu creuse. Malgré une exécution irréprochable. (Critique complète sur Marque-pages (lien ci-dessous).)
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        • hellza24 Posté le 30 Avril 2015
          Le titre, très poétique, m'a plu. La couverture...Je l'ai de suite trouvé angoissante entre les couleurs et cette paire de chaussures à talons abandonnée. J'ai beaucoup aimé ce roman, il m'a touché, bousculé aussi, noué les tripes, fait battre le cœur, surprise, tout cela à la fois, dans une ambiance que j'ai trouvé à la fois perturbante et familière. La 4è de couverture résume bien la trame de l'histoire : Alex est le narrateur. ; il a perdu sa fille 10 ans plus tôt, elle s'est suicidée. Comédien, il a la surprise d'être sollicité pour un rôle au cinéma. On le suit dans cette aventure, qu'il narre sans fards, avec un regard acéré. Et dans les souvenirs de son premier amour, là aussi raconté sans que les choses soient enjolivées, débarrassées de tout romantisme. Je n'ai pas trouvé beaucoup de sensualité dans ses souvenirs contrairement à certains lecteurs, le souci des détails par contre . Il livre ses premiers émois adolescents, je m'attendais à plus de chaleur, de sensualité, ou un bouillonnement hormonal, j'ai senti la vieillesse du narrateur, son regard froid et désenchanté. La lumière des étoiles mortes, c'est ce que nous observons dans le ciel nocturne : des souvenirs de ce qu 'étaient, jadis,... Le titre, très poétique, m'a plu. La couverture...Je l'ai de suite trouvé angoissante entre les couleurs et cette paire de chaussures à talons abandonnée. J'ai beaucoup aimé ce roman, il m'a touché, bousculé aussi, noué les tripes, fait battre le cœur, surprise, tout cela à la fois, dans une ambiance que j'ai trouvé à la fois perturbante et familière. La 4è de couverture résume bien la trame de l'histoire : Alex est le narrateur. ; il a perdu sa fille 10 ans plus tôt, elle s'est suicidée. Comédien, il a la surprise d'être sollicité pour un rôle au cinéma. On le suit dans cette aventure, qu'il narre sans fards, avec un regard acéré. Et dans les souvenirs de son premier amour, là aussi raconté sans que les choses soient enjolivées, débarrassées de tout romantisme. Je n'ai pas trouvé beaucoup de sensualité dans ses souvenirs contrairement à certains lecteurs, le souci des détails par contre . Il livre ses premiers émois adolescents, je m'attendais à plus de chaleur, de sensualité, ou un bouillonnement hormonal, j'ai senti la vieillesse du narrateur, son regard froid et désenchanté. La lumière des étoiles mortes, c'est ce que nous observons dans le ciel nocturne : des souvenirs de ce qu 'étaient, jadis, des étoiles désormais disparues. Les souvenirs d'Alex sont comme ces étoiles : il n'est plus certain de tous les détails, parfois sa mémoire lui joue des tours. C'est souvent même sa jeunesse et sa compréhension des choses qui l'ont trompé. Il n'avait que 15 ans quand il a eu une aventure avec la mère de son meilleur ami. Il reconnaît qu'il était plus préoccupé par le fait de coucher avec elle que de faire attention à elle. Il ne se souvient pas d'avoir été réellement attentif à cette femme qui lui a tant donné. Il se dégage de tout cela une acceptation, un constat désabusé mais qui n'est pas triste pour autant. Comme quand il parle de son mariage, de ses infidélités, du décès de sa fille. J'ai avancé dans ce roman merveilleusement bien écrit comme engluée dans les émotions du narrateur, ses doutes sur la véracité de ses souvenirs, ses décisions surprenantes.
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