Lisez! icon: Search engine
Julliard
EAN : 9782260019152
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 234
Format : 130 x 205 mm

La Maison atlantique

Date de parution : 09/01/2014

Dans le registre implacable de la tragédie, Philippe Besson revisite la règle des trois unités : de lieu, de temps et d’action. Racontant la façon, à la fois désinvolte et rageuse, dont un jeune homme passe imperceptiblement de l’hostilité sourde à la haine pure et dangereuse envers son père, il nous offre un roman tout en nuances et en violence contenue.

« J’ai souvent repensé à la mise en place du piège qui allait se refermer sur nous. À cet étrange ballet à quatre, dans lequel parfois s’immisçait un étranger. À ces va-et-vient d’une maison à l’autre, du jardin à la chambre, de la fraîcheur de la véranda à la chaleur... « J’ai souvent repensé à la mise en place du piège qui allait se refermer sur nous. À cet étrange ballet à quatre, dans lequel parfois s’immisçait un étranger. À ces va-et-vient d’une maison à l’autre, du jardin à la chambre, de la fraîcheur de la véranda à la chaleur de la plage ; ces déplacements infimes que nous accomplissions et qui tissaient à leur manière une toile où nous allions nous empêtrer. À cette langueur de juillet, lorsqu’on succombe à la paresse et que le désir s’insinue. À ces abandons progressifs : de la morale, du discernement, du sens commun.
Nous aurions pu facilement tout empêcher mais aucun d’entre nous n’a pris la décision d’arrêter la machine folle. Aucun d’entre nous n’y a songé. »

Philippe Besson, auteur de L’Arrière-saison et de De là, on voit la mer, nous livre un roman tout en nuances et en violence contenue, une tragédie moderne dissimulée sous les apparences d’un innocent marivaudage, le récit d’une vengeance qui doit s’accomplir.
Lire la suite
En lire moins
EAN : 9782260019152
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 234
Format : 130 x 205 mm
Julliard

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Nanou3250 Posté le 6 Juin 2020
    On pourrait croire qu'il s'agit d'un banal roman d'amour dans l'ambiance ensoleillée de vacances à la mer ..... Mais la violence est là, tapie dans l'ombre. Violence des sentiments qui conduira vers la tragédie ce qui n'aurait pu être que simple marivaudage et le roman d'été basculera vers le sombre thriller.
  • Tapagenocturne Posté le 8 Mars 2020
    C’est l’été. Un père et son fils tentent de cohabiter le temps des vacances. Par son analyse froide, sa distance et son ton franc, on découvre le portrait d’un adolescent meurtri, solitaire. Accablé par le décès de sa mère deux ans plus tôt. Par la haine discrète qu’il voue à son père, qu’il estime responsable. Car ces murs renferment les souvenirs heureux, mais sont aussi couverts de sang : cette maison est pour toujours le tombeau de sa mère, morte des larmes tant versées, pour avoir aimé quelqu’un qui aimé surtout... ailleurs. Mais cet été, son père, en lorgnant sur la femme du voisin, séduit la femme de trop. Cet été, ce sera le dernier de l’innocence. Le dernier de l’adolescence. Une chaleur écrasante de désir, mêlée à une haine tenace et glaciale, s’abattra sur la maison des souvenirs. Une violence intérieure ne se contient pas éternellement : elle se fait petite, si petite qu’on en oublierait presque qu’elle existe. Dès le début, l’auteur nous prépare, on sent qu’une colère gronde, qu’une menace s’insinue, lentement, qu’un drame se profile. Lentement, l’étau se ressere et nous prend à la gorge, nous tenant sournoisement en haleine jusqu’à la fin. Sur des airs de... C’est l’été. Un père et son fils tentent de cohabiter le temps des vacances. Par son analyse froide, sa distance et son ton franc, on découvre le portrait d’un adolescent meurtri, solitaire. Accablé par le décès de sa mère deux ans plus tôt. Par la haine discrète qu’il voue à son père, qu’il estime responsable. Car ces murs renferment les souvenirs heureux, mais sont aussi couverts de sang : cette maison est pour toujours le tombeau de sa mère, morte des larmes tant versées, pour avoir aimé quelqu’un qui aimé surtout... ailleurs. Mais cet été, son père, en lorgnant sur la femme du voisin, séduit la femme de trop. Cet été, ce sera le dernier de l’innocence. Le dernier de l’adolescence. Une chaleur écrasante de désir, mêlée à une haine tenace et glaciale, s’abattra sur la maison des souvenirs. Une violence intérieure ne se contient pas éternellement : elle se fait petite, si petite qu’on en oublierait presque qu’elle existe. Dès le début, l’auteur nous prépare, on sent qu’une colère gronde, qu’une menace s’insinue, lentement, qu’un drame se profile. Lentement, l’étau se ressere et nous prend à la gorge, nous tenant sournoisement en haleine jusqu’à la fin. Sur des airs de « Bonjour tristesse », il est plaisant de retrouver la même atmosphère étouffante et pesante, avec la plume toujours enivrante, envoûtante, percutante, de P. Besson.
    Lire la suite
    En lire moins
  • Dwalin Posté le 16 Novembre 2019
    Bien que le sujet ne m'attire pas spontanément, j'ai pris ce livre dans les "coups de cœur" de la bibliothèque municipale, en me disant qu'au vu du format cela passerait vite de toute façon. Le narrateur explique qu'il a perdu sa mère jeune, puis son père, dans des circonstances qu'il se propose de nous relater. On découvre au fur-et-à-mesure l'histoire de ses parents et la sienne, dans cette maison de vacances sur la côte atlantique. Bien que je reste assez mitigé, je comprends qu'on puisse aimer ce livre. C'est bien écrit, les révélations sont progressives, il n'y a pas excès de pathos.
  • Sabine57 Posté le 15 Avril 2019
    Un jeune homme orphelin nous conte ses terribles vacances au bord de l'océan, dans la maison de l'atlantique où sa mère c'est éteint. On y rencontre son premier amour de vacances, puis on fait connaissance avec les nouveaux voisins et c'est là que tout va basculer. Quand on joue avec le feu on se brûle souvent les ailes. Son père va l'entraîner dans un tourbillon de mensonges qui vont le pousser à la limite du supportable, il est malade de voir ce qu'il se passe dans cette maison à côté, il observe et garde en lui toute la rancœur et la haine qu'il porte à son paternel, un personnage assez détestable dans cette histoire. Je vous laisse découvrir ce récit poignant qui nous emporte un peu au bord de l'océan atlantique, manque juste une odeur iodée. Ce roman m'a mis une claque hier après-midi je l'ai lu d'un trait , il est très bien écrit et d'une telle façon où, je me suis imprégnée de toutes ses émotions.
  • CSecq Posté le 31 Janvier 2019
    Comme à son habitude, Philippe Besson nous offre une belle écriture sensible sur un de ses sujets préférés : la complexité des sentiments de ses personnages. Je sors à chaque fois troublée de ces lectures. La réalité est parfois bien amère.

les contenus multimédias

ABONNEZ-VOUS À LA NEWSLETTER DE JULLIARD
Les éditions Julliard sont spécialisées dans la littérature française contemporaine. Julliard ne cesse de découvrir de nouveaux talents et d'enrichir son catalogue avec des textes d'auteurs à la personnalité toujours singulière, et au style inimitable. Chaque mois, recevez toutes les actualités de la maison en vous abonnant à notre newsletter.