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Les Escales
EAN : 9782365693141
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 400
Format : 140 x 225 mm

La maison aux orangers

Julie GROLEAU (Traducteur)
Collection : Domaine étranger
Date de parution : 08/03/2018
L’amour peut-il grandir là où la haine a été semée ?
Jaffa, Palestine, 1948. Salim attend impatiemment le jour de ses huit ans. Enfin, il va pouvoir accompagner son père pour  la cueillette des oranges, symbole du passage à l’âge adulte. Mais il n’aura jamais cette joie : la guerre israélo-arabe débute et sa famille est obligée de fuir en laissant... Jaffa, Palestine, 1948. Salim attend impatiemment le jour de ses huit ans. Enfin, il va pouvoir accompagner son père pour  la cueillette des oranges, symbole du passage à l’âge adulte. Mais il n’aura jamais cette joie : la guerre israélo-arabe débute et sa famille est obligée de fuir en laissant derrière elle la maison et les orangers.
Sunderland, Angleterre, 1959. Judit, douze ans, doit préparer sa bat-mitsvah. Elle voudrait pourtant oublier son prénom trop connoté, le poids écrasant du passé familial hanté par les pogroms russes et les camps allemands, et se jette à corps perdu dans la natation.
Londres, swinging sixties. Lorsque leurs chemins se croisent, Judit et Salim tombent follement amoureux. Comment réussir à imposer leur histoire? Parviendront-ils à faire fi du poids du passé et à surmonter les embûches qui les attendent ?

« Actuel et captivant. La Maison aux orangers est un texte superbe. »
Elif Shafak, auteur de La Bâtarde d’Istanbul
 
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EAN : 9782365693141
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 400
Format : 140 x 225 mm

Ils en parlent

« Claire Hajaj livre une fresque passionnante aux allures de tragédie grecque : emportés par des passions qui les dépassent, ses héros se débattent pour échapper à l'implacabilite du destin. »
Femme Actuelle Senior

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • une_grande_lectriceee Posté le 12 Novembre 2020
    Jaffa, Palestine. 1948. Bientôt, Salim aura 8 ans, passage à l'âge adulte. Bientôt, il pourra accompagner son père pour la cueillette des oranges. Mais la guerre israélo-palestinienne débute. Sa famille est obligée de fuir. Sunderland, Angleterre. 1959. Judit a 12 ans et prépare sa Bat Mitsvah. Elle trouve son prénom trop connoté. Elle aimerait bien en changer... Londres. Swinging Sixties. Salim et Judit. Judit et Salim. Ils tombent amoureux. Un Arabe et une Juive. Une Juive et un Arabe. Comment imposer leur histoire ? Comment surmonter les obstacles ? Comment aimer l'autre sans renier ses origines ou son peuple ? Que transmettre à ses enfants ? Comment les empêcher de prendre partie ? Comment les inciter à aimer les deux parties sans juger l'autre ? ... Chacun des deux restera tiraillé entre son amour pour l'autre et son amour pour ses racines. . Une écriture délicate. L'auteure connaît parfaitement son sujet, sait où elle met les pieds, et pour cause : elle a elle-même été élevée entre les deux cultures. Chaque mot employé nous fait voyager : la Palestine, Israël, l'Angleterre, le Liban, le Koweït. Captivant, émouvant, envoûtant, dramatique, bouleversant. Ce roman nous incite à la TOLÉRANCE et à l'EMPATHIE.
  • Natiouschka Posté le 17 Août 2020
    L'histoire de Salim et Judith, c'est celle du conflit israélo-palestinien vécue par les acteurs des deux camps - de petits fragments d'histoire dans la mosaïque de la "grande histoire". Née d'un père palestinien et d'une mère juive, Claire Hajaj connait son sujet: elle évoque tant les blessures du peuple juif durant la seconde guerre mondiale et ses revendications pour vivre en sécurité, que l'injustice vécue par les arabes palestiniens soudainement chassés de leurs terres millénaires. On comprend les deux points de vue et on compatit au difficile combat des amoureux pour vaincre la méfiance de leur famille - une méfiance à l'image du "grand" conflit: des braises jamais vraiment éteintes et promptes à se réactiver. L'histoire de Salim et Judith, c'est deux cultures, associées bon gré mal gré. On soutient le combat de Judith pour sa famille et sa volonté de transmettre un peu de sa culture, sans pour autant y être réduite. le contraire de Salim, dont le sentiment d'injustice et le repli identitaire croît au fil des ans et de ses (mauvaises) expériences. Même si notre position de lecteur nous rend d'abord facilement prompt à le blâmer, on comprend finalement son combat existentiel: comment se faire une place au... L'histoire de Salim et Judith, c'est celle du conflit israélo-palestinien vécue par les acteurs des deux camps - de petits fragments d'histoire dans la mosaïque de la "grande histoire". Née d'un père palestinien et d'une mère juive, Claire Hajaj connait son sujet: elle évoque tant les blessures du peuple juif durant la seconde guerre mondiale et ses revendications pour vivre en sécurité, que l'injustice vécue par les arabes palestiniens soudainement chassés de leurs terres millénaires. On comprend les deux points de vue et on compatit au difficile combat des amoureux pour vaincre la méfiance de leur famille - une méfiance à l'image du "grand" conflit: des braises jamais vraiment éteintes et promptes à se réactiver. L'histoire de Salim et Judith, c'est deux cultures, associées bon gré mal gré. On soutient le combat de Judith pour sa famille et sa volonté de transmettre un peu de sa culture, sans pour autant y être réduite. le contraire de Salim, dont le sentiment d'injustice et le repli identitaire croît au fil des ans et de ses (mauvaises) expériences. Même si notre position de lecteur nous rend d'abord facilement prompt à le blâmer, on comprend finalement son combat existentiel: comment se faire une place au soleil en tant que palestinien, dans ce monde où les nations les ont trahis ou oubliés? Seul le fait de pouvoir cueillir ses propres oranges dans la maison de son enfance lui apportera la justice et la paix... Même si elle doit conduire à la perte de ce qu'il avait finalement de plus cher. L'histoire de Salim et Judith, ce n'est pas un happy end - le conflit ne l'est pas non plus - mais il laisse une porte entrouverte sur un bonheur à construire à deux, main dans la main. Un beau message pour les deux camps qui se déchirent encore aujourd'hui - si seulement... L'histoire de Salim et Judith, c'est un récit doux et entêtant, comme l'odeur des fleurs d'orangers. Un coup de coeur aussi, qui prendra peut-être un peu de temps à arriver, le délai nécessaire pour digérer le récit et en tirer toute son essence.
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  • meriembouali Posté le 9 Août 2020
    Livre bouleversant avec de profondes questions sur l’identité. Pourrions nous porter plusieurs identités en nous ? Et faire en sorte qu’elles co-habitent en harmonie, sans que l’une ou l’autre prenne le dessus, sans conflit intérieur, sans culpabilité ? L’amour peut-il combattre le clivage de l’Histoire ? La famille peut être multi-identité ? Multi-histoire? Multi- pays ? Un livre qui réveille beaucoup de questions existentielles sur ce qu’on est, d’où on vient, quelles décisions on fait. Excellent style d’écriture, qui décrit tous les points de vue sans prendre partie et qui fait vivre au lecteur les pensées et les questions de tous les personnages. Le lecteur est pris dans le dilemme des choix de vie qui s’offrent à cette famille et ne peut pas s’empêcher de vouloir réécrire l’histoire selon son interprétation de leur crise identitaire. Merci pour ce bijoux littéraire et philosophique.
  • Tempsdelecture Posté le 1 Novembre 2019
    Il est question d’une histoire d’amour certes mais l’intérêt et le charme de ce livre vont bien au-delà de ce simple élément narratif, qui, après tout, ne me semble être qu’un simple prétexte à une transposition du conflit qui déchire le moyen-orient sur deux personnes lambda, amoureuses. Cette narration prend un tour beaucoup plus personnel puisque deux enfants, qui ont comme culture à la fois les cultures palestinienne et anglaise et comme religion l’islam et le judaïsme, sont issus de cette relation. Ces enfants, qui plus encore que l’union de Salim et Judit, supportent bien malgré eux les conséquences de l’union de leur parents, les stigmates d’un antagonisme croissant. Point intéressant à évoquer, l’auteure alterne les points de vue, sans absolument aucun parti pris pour une culture ou l’autre, l’un sur la vie de Selim, l’autre sur la vie de Judit, jusqu’à leur rencontre, afin que le lecteur s’imprègne de la même façon de l’état d’esprit de chacun, celui du jeune Selim, désemparé parte la perte de la maison aux orangers, située à Jaffa, partie sud de l’actuelle Tel-Aviv, pétri par la rancœur, la honte et l’incompréhension, et celui de Judit,... Il est question d’une histoire d’amour certes mais l’intérêt et le charme de ce livre vont bien au-delà de ce simple élément narratif, qui, après tout, ne me semble être qu’un simple prétexte à une transposition du conflit qui déchire le moyen-orient sur deux personnes lambda, amoureuses. Cette narration prend un tour beaucoup plus personnel puisque deux enfants, qui ont comme culture à la fois les cultures palestinienne et anglaise et comme religion l’islam et le judaïsme, sont issus de cette relation. Ces enfants, qui plus encore que l’union de Salim et Judit, supportent bien malgré eux les conséquences de l’union de leur parents, les stigmates d’un antagonisme croissant. Point intéressant à évoquer, l’auteure alterne les points de vue, sans absolument aucun parti pris pour une culture ou l’autre, l’un sur la vie de Selim, l’autre sur la vie de Judit, jusqu’à leur rencontre, afin que le lecteur s’imprègne de la même façon de l’état d’esprit de chacun, celui du jeune Selim, désemparé parte la perte de la maison aux orangers, située à Jaffa, partie sud de l’actuelle Tel-Aviv, pétri par la rancœur, la honte et l’incompréhension, et celui de Judit, déconcertée par un sentiment religieux qui n’est pas forcément le sien, accablée par l’histoire de son peuple, sans doute, trop lourde à porter et anéantie par l’antisémitisme ambiant, dont la fin de la guerre n’est pas parvenu à venir à bout. Le fait, justement, de juxtaposer ces deux points de vue enlève tout manichéisme formel au récit en mettant à jour la multiplicité des facettes de cette réalité complexe, de ces deux pays embourbés dans une relation que de lointaines instances mondiales ont cru bon de faire ingérence, et qui est devenue, par voie de conséquence, totalement ingérable. C‘est une écriture sensible, qui explore avec justesse les parcours et les psychologies de ces adultes que sont devenus ces enfants, sans jamais porter le moindre jugement, laissant au lecteur la possibilité de comprendre par lui-même les enjeux personnels, qui au-delà d’être simplement politiques, touchent à ce que les hommes ont de plus intime, leur identité, façonnée, entre autre, par les lieux où ils ont grandi, l’histoire dans laquelle s’inscrit la mémoire familiale. [masquer]Selim a en effet deux frères, l’aîné Hassan, Rafan le cadet, qui prennent tout trois des directions radicalement différentes, et même si ce n’est pas le sujet principal du roman, il n’en reste pas moins édifiant d’observer comment trois hommes, éduqués d’une façon identique, par les mêmes personnes, dans le même contexte, peuvent choisir de prendre trois trajectoires différentes, l’un choisit de se tenir loin de la guerre, un autre, au contraire, de la combattre de toutes ses forces, enfin le dernier, Salim essaye de frayer un compromis entre le fondamentalisme de l’un et le fatalisme de l’autre. Par effet de miroir, Claire Hajaj a implanté les mêmes divergences d’opinion chez les Gold, où Jack, le père de Judith, est implicitement décrit comme celui qui, confortablement à Londres, bénéficie le plus de l’héritage paternel tandis que Max, son frère, sioniste, qui réside au kibboutz sur les terres sacrées, porte cette haine des arabes face au dernier frère Alex qui assume, quant à lui, une position plus modérée[/masquer] C‘est donc un couple, mixte, qui va devoir trouver sa propre voix/voie, sa vérité, charges dont les enfants, fils et fille, d’une juive et d’un musulman, se verront incomber au même titre que les parents. Chacun aura à cœur de définir son identité, outre ce poids de ces deux héritages d’amour, de haine, de rancœur et de rancune, plutôt lourds à assumer et à porter. D’ailleurs la lettre liminaire du roman ou Marc s’adresse à Sophie, démontre de cette difficulté existentielle qu’ils doivent surmonter. Tiennent-ils plus du Menschen juif ou du Fellah arabe? Au-delà de leur religion et de leur culture, clairement Judit et Salim possèdent deux personnalités qui leur permettent de surmonter les obstacles qui pourrait freiner d’autres plus faibles qu’eux, Judit, est une jeune fille plutôt moderne et indépendante qui a du mal à comprendre les traditions dont ses parents se réclament. Mais ce sont avant tout deux adultes déracinés, ballottés entre Palestine, Angleterre. En mettant au cœur de son sujet deux familles particulières, les Gold et les Al-Ishmaeli, l’auteure a tout de même réussit à prendre de la hauteur pour montrer que tous ces drames qui fondent l’opposition de ces deux peuples, les juifs, les arabes, tous ces sentiments bouillonnants et extrêmes dans lesquels ils sont englués, se rencontrent finalement chez les uns et comme chez les autres, que la perte des terres des uns en Palestine fait écho aux pillages des propriétés des autres en Russie. Ils n’ont certainement pas vécus les mêmes traumatismes, mais ont l’un comme l’autre l’expérience de l’incompréhension, du rejet, de l’animosité inexplicable, du fiel, de la malveillance et de l’hostilité, parfois du fanatisme, de ceux qui profitent de leur position de supériorité, toute honte bue, pour davantage les humilier et les asservir. C’est toute la difficulté de cette union qui réussit à se construire sur les cendres des couples de leur propre famille qui les ont précédés, un véritable lien affectif, et une volonté de s’accommoder à la différence de l’autre, celui qui ne rentre pas forcément dans les cadres des repères familiaux et culturels. Car ces différences n’affectent pas seulement les relations conjugales, mais également les relations familiales, où chacun manque de se retrouver dans l’autre, [masquer]lorsque Marc ce fils au teint si diaphane est à mille lieues de sa peau à lui, Selim, tannée par le soleil palestinien pendant ses années d’enfant.[/masquer] Belle plume, histoire poignante, Claire Hajaj a su déceler de la lumière dans un univers chaotique pris dans un engrenage de violence sans fin, voué à la perte, aux renoncements, aux sacrifices où la paix ne semble être qu’un mirage, un concept fabriqué de toutes pièces pour continuer à vivre et donner un peu d’espoir aux enfants. C’est un roman d’autant plus passionnant et troublant que l’auteure dévoile, dans ses remerciements, que son récit a été inspiré de sa propre histoire. C’est un beau premier roman, et Claire Hajaj, une auteure à suivre.
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  • EmmanuelleCarpenter Posté le 19 Septembre 2019
    C’est une belle maison à Jaffa, avec des orangers autour et la mer au loin, que les Israéliens ont prise à Salim quand il avait 7 ans, en 1948. Il a vu son père humilié, sa mère fuir avec son petit frère et l’abandonner, son enfance éclater. Il tente de prendre son destin en main, lui le Palestinien, et part faire des études à Londres grâce à un oncle généreux. Là-bas, il rencontre Jude. Ils s’aiment. Pas de bol, Jude et juive et traine aussi une histoire familiale faite de malheur et de violence. Ils construiront tout de même une vie ensemble, entre Londres et le Koweït, entre arabe et juive, et tenteront de faire table rase du passé. Mais Salim se laisse rattraper par son histoire, par l’injustice dont sa famille a été victime, par les guerres et les massacres qui se succèdent entre Palestiniens et Israéliens et par cette maison aux orangers qui l’obsède… Ce roman, qui se déroule de 1948 aux années 90, retrace une part de l’histoire de ces Palestiniens déracinés, et s’il souffre parfois de longueurs, c’est une belle histoire, et Salim, dans son obsession, en devient attachant. Claire Hajaj, pour son premier roman, a su me faire voyager dans cette partie... C’est une belle maison à Jaffa, avec des orangers autour et la mer au loin, que les Israéliens ont prise à Salim quand il avait 7 ans, en 1948. Il a vu son père humilié, sa mère fuir avec son petit frère et l’abandonner, son enfance éclater. Il tente de prendre son destin en main, lui le Palestinien, et part faire des études à Londres grâce à un oncle généreux. Là-bas, il rencontre Jude. Ils s’aiment. Pas de bol, Jude et juive et traine aussi une histoire familiale faite de malheur et de violence. Ils construiront tout de même une vie ensemble, entre Londres et le Koweït, entre arabe et juive, et tenteront de faire table rase du passé. Mais Salim se laisse rattraper par son histoire, par l’injustice dont sa famille a été victime, par les guerres et les massacres qui se succèdent entre Palestiniens et Israéliens et par cette maison aux orangers qui l’obsède… Ce roman, qui se déroule de 1948 aux années 90, retrace une part de l’histoire de ces Palestiniens déracinés, et s’il souffre parfois de longueurs, c’est une belle histoire, et Salim, dans son obsession, en devient attachant. Claire Hajaj, pour son premier roman, a su me faire voyager dans cette partie du monde que je connais si peu. Traduit de l’anglais par Julie Groleau.
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