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Syros
EAN : 9782748523249
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 352
Format : 150 x 220 mm

La maison des reflets

Collection : Hors collection
Date de parution : 02/02/2017
Qui accepterait de laisser partir un être cher s’il pouvait le garder à ses côtés pour toujours ?

 
Depuis 2022, les Maisons de départ ressuscitent les morts grâce à des reflets en quatre dimensions qui reproduisent à la perfection le physique, le caractère, et le petit je-ne-sais-quoi qui appartient à chacun. Les visiteurs affluent dans les salons et le parc du manoir Edelweiss, la plus célèbre des Maisons... Depuis 2022, les Maisons de départ ressuscitent les morts grâce à des reflets en quatre dimensions qui reproduisent à la perfection le physique, le caractère, et le petit je-ne-sais-quoi qui appartient à chacun. Les visiteurs affluent dans les salons et le parc du manoir Edelweiss, la plus célèbre des Maisons de départ, pour passer du temps avec ceux qu’ils aimaient. Daniel a grandi entre ces murs, ses meilleurs amis sont des reflets. Jusqu’à ce qu’il rencontre Violette, une fille imprévisible et lumineuse… Bien vivante.

Roman publié sous la direction de Denis Guiot.
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EAN : 9782748523249
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 352
Format : 150 x 220 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Lildrille Posté le 27 Octobre 2019
    Je publie des chroniques littéraires sur lavisqteam.fr et celle de ce roman est présente au lien suivant : http://www.lavisqteam.fr/?p=32853 J'ai mis la note de : 16/20 Mon avis : La maison des reflets est un livre étonnant au sujet dur. La mort, la perte d’un être cher ainsi que les différentes façons de gérer ce manque et le deuil, sont tous des sujets au centre de ce roman. L’idée de permettre aux vivants de rester en contact avec leurs morts n’est pas une notion nouvelle ou originale. D’autres œuvres littéraires, et même des films, mettent en avant ce principe. L’humain lutte contre la mort et la fin avec tous les moyens qui sont à sa disposition. Dans cet univers créé par Camille Brissot, un monde finalement pas très éloigné du nôtre, la technologie est bien avancée et un développeur 3D un peu trop ambitieux a décidé de créer la première maison de départ : un lieu où les vivants pourraient côtoyer des images 4D de leurs morts, des illusions, des fantômes, contrôlés par une IA puissante pouvant reproduire chacun de leurs gestes et de leurs attitudes. Cela permettrait à ceux n’y parvenant pas, de dire au revoir correctement ou de prendre le temps... Je publie des chroniques littéraires sur lavisqteam.fr et celle de ce roman est présente au lien suivant : http://www.lavisqteam.fr/?p=32853 J'ai mis la note de : 16/20 Mon avis : La maison des reflets est un livre étonnant au sujet dur. La mort, la perte d’un être cher ainsi que les différentes façons de gérer ce manque et le deuil, sont tous des sujets au centre de ce roman. L’idée de permettre aux vivants de rester en contact avec leurs morts n’est pas une notion nouvelle ou originale. D’autres œuvres littéraires, et même des films, mettent en avant ce principe. L’humain lutte contre la mort et la fin avec tous les moyens qui sont à sa disposition. Dans cet univers créé par Camille Brissot, un monde finalement pas très éloigné du nôtre, la technologie est bien avancée et un développeur 3D un peu trop ambitieux a décidé de créer la première maison de départ : un lieu où les vivants pourraient côtoyer des images 4D de leurs morts, des illusions, des fantômes, contrôlés par une IA puissante pouvant reproduire chacun de leurs gestes et de leurs attitudes. Cela permettrait à ceux n’y parvenant pas, de dire au revoir correctement ou de prendre le temps de faire leur deuil. Hérésie, mensonge, stupidité, innovation, miracle ? Chacun se fera son avis sur la question à la lecture de ce roman. Tous les avis y sont présents, chacun représenté par des personnages plus ou moins importants, mais ayant tout de même leur mot à dire. Daniel est le personnage principal et a pris l’habitude de vivre avec les reflets, ces représentations virtuelles des morts que les familles ont souhaité voir vivre éternellement. Pour lui, ce sont des amis, des camarades qu’il fréquente constamment dès qu’il met ses lentilles spéciales lui permettant de voir la 4D créée par l’intelligence artificielle gérant toute la maison de départ où il vit. On suit Daniel pas à pas et ses journées n’ont finalement rien d’extraordinaire. Il suit des cours avec une professeure particulière, a un père souvent absent car trop absorbé par son travail de faiseur de merveilles, vit avec une mère virtuelle et reste cloîtré dans la maison de départ, tout à la fois effrayé et fasciné par le monde extérieur qu’il ne connaît pas. Son quotidien change quand il fait la rencontre de Violette, une jeune fille qui déborde de joie de vivre et qui n’a rien à voir avec les reflets que le jeune homme connaît. Le roman n’a rien d’un récit d’aventures et, pourtant, on se sent happés par le quotidien de Daniel. Certains rebondissements du livre sont attendus quand certains sont vraiment bluffants. Le lecteur s’attache aux personnages et à la détresse du héros. L’auteure nous offre ici un roman philosophique qui fait réfléchir et qui nous apporte de multiples pistes à ce propos. Les versions animées par une IA sont-elles finalement de vraies personnes avec une identité propre ? Peut-on vivre avec des illusions et réussir tout de même à faire son deuil ? Nos souvenirs de la personne décédée sont-ils plus ou moins criants de vérité que l’image créée par une IA à partir de données basées sur ces mêmes souvenirs ? L’illusion façonnée est-elle une vraie représentation de la personne décédée ou une coquille vide ? Est-il sain ou malsain de vouloir tromper la mort avec des fantômes ? Autant de questions qui peuvent amener à débattre. Le livre cible clairement les adolescents mais reste plaisant à tout âge, surtout lorsque l’on est sensible et que l’on porte un intérêt au principe et à toutes les questions soulevées par les maisons de départ. L’écriture est calme, douce et poétique. Rendre un tel roman aussi plaisant quand le thème de la mort est présent dans tous les mots est un travail de qualité qu’il est important de soulever. L’auteure sait décrire les pires sensations avec de belles images et nous apaisent constamment avec succès, choisissant chacun de ses mots avec justesse. Le rythme du livre est si lent que l’on a l’impression de planer. La maison des reflets est une œuvre frôlant l’univers onirique qu’il est agréable de découvrir et qui permet une évasion fantastique. La couverture est belle et illustre à la perfection le thème de l’ouvrage. Le livre n’est pour autant pas extraordinaire à cause des caractères prévisibles des personnages, des intrigues souvent attendues et de rebondissements quasi absents. On retient surtout la poésie qui se dégage de cette œuvre et nos propres réflexions qui nous poursuivent après la lecture.
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  • LeMondeDeMarie Posté le 15 Août 2019
    En commençant ma lecture, je ne m’attendais pas à être touchée de la sorte par l’histoire que nous livre l’auteure. Je m’attendais à un simple récit jeunesse à la fois science-fiction et fantastique mais il est bien plus que cela. Ses personnages sont attachants et bien travaillés. Son décor qui tourne autour de l’IA est très bien construit. Pas vraiment de fantastique mais bien plus une évolution que l’on approuve ou pas de notre technologie. Mais surtout, la question du deuil. Une maison dans laquelle il est possible de retrouver un être cher comme s’il était encore à nos côtés. Il ne s’agit que d’un reflet mais ce dernier est si réaliste ! Au fil des pages, en même temps que Daniel prend conscience de ce qu’est le monde qui l’entoure, cette maison dans laquelle il a grandit, le lecteur est lui même amené à s’interroger sur ce qu’il ferait s’il avait la possibilité de retrouver un être disparu de cette manière. A travers ses personnages, l’auteure elle-même nous offre plusieurs points de vue. Certaines choses sont prévisibles mais d’autres non. La lecture se fait fluide et agréable. On passe par divers sentiments et j’ai été à deux doigts de verser ma... En commençant ma lecture, je ne m’attendais pas à être touchée de la sorte par l’histoire que nous livre l’auteure. Je m’attendais à un simple récit jeunesse à la fois science-fiction et fantastique mais il est bien plus que cela. Ses personnages sont attachants et bien travaillés. Son décor qui tourne autour de l’IA est très bien construit. Pas vraiment de fantastique mais bien plus une évolution que l’on approuve ou pas de notre technologie. Mais surtout, la question du deuil. Une maison dans laquelle il est possible de retrouver un être cher comme s’il était encore à nos côtés. Il ne s’agit que d’un reflet mais ce dernier est si réaliste ! Au fil des pages, en même temps que Daniel prend conscience de ce qu’est le monde qui l’entoure, cette maison dans laquelle il a grandit, le lecteur est lui même amené à s’interroger sur ce qu’il ferait s’il avait la possibilité de retrouver un être disparu de cette manière. A travers ses personnages, l’auteure elle-même nous offre plusieurs points de vue. Certaines choses sont prévisibles mais d’autres non. La lecture se fait fluide et agréable. On passe par divers sentiments et j’ai été à deux doigts de verser ma petite larme. J’ai passé un très bon moment avec ce livre qui, en plus de son très bel esthétique, m’a agréablement surprise et séduite par son contenu.
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  • vassia7178 Posté le 28 Avril 2019
    Belle découverte que ce livre de science-fiction sur le deuil. Je le conseille à partir de 14-15 ans. Réflexions sur l'illusion, le mensonge, le travail de deuil, les vrais sentiments, l'ouverture d'esprit et sur l'extérieur.... Le héros du livre, Daniel, 15 ans, est à une période charnière de doutes, de remise en questions et d'interrogations sur sa vie et son monde : pertinent !
  • elwenn974 Posté le 23 Avril 2019
    C'était bien l'histoire est intéressante mais j'ai vu mieux dans ce domaine.
  • sylviedoc Posté le 20 Septembre 2018
    Daniel, 15 ans, a passé toute sa vie dans la Maison de départ fondée par son grand-père, Edouard Edelweiss auquel a succédé Pétro, le père de Daniel. Une maison de départ, c'est un endroit où les vivants peuvent retrouver leurs proches disparus, sous forme de « reflets », des représentations en 3D qui ressemblent, parlent et se meuvent comme s'ils étaient toujours en vie. Une illusion quasi-parfaite, à tel point que Daniel ne compte que des reflets parmi ses amis : la belle Mona et Matthias, 20 ans et aussi Elliot, décédé à l'âge de 8 ans. La mère de Daniel est également un reflet, toujours là quand il sollicite sa présence. Mme Elia, la gouvernante, s'occupe de prendre soin de lui et de l'instruire, de sorte qu'il ne connaît pour ainsi dire rien du monde extérieur. Mais un jour son père l'invite à créer un décor pour enrichir la collection d'environnements dans lesquels évoluent les reflets. Entrevoyant une grande roue en se perchant dans un arbre du parc, il décide de se lancer à l'aventure et de découvrir la fête foraine installée dans sa ville. C'est là qu'il va rencontrer Violette, fille de forains, qui mène une vie à l'opposé de ce... Daniel, 15 ans, a passé toute sa vie dans la Maison de départ fondée par son grand-père, Edouard Edelweiss auquel a succédé Pétro, le père de Daniel. Une maison de départ, c'est un endroit où les vivants peuvent retrouver leurs proches disparus, sous forme de « reflets », des représentations en 3D qui ressemblent, parlent et se meuvent comme s'ils étaient toujours en vie. Une illusion quasi-parfaite, à tel point que Daniel ne compte que des reflets parmi ses amis : la belle Mona et Matthias, 20 ans et aussi Elliot, décédé à l'âge de 8 ans. La mère de Daniel est également un reflet, toujours là quand il sollicite sa présence. Mme Elia, la gouvernante, s'occupe de prendre soin de lui et de l'instruire, de sorte qu'il ne connaît pour ainsi dire rien du monde extérieur. Mais un jour son père l'invite à créer un décor pour enrichir la collection d'environnements dans lesquels évoluent les reflets. Entrevoyant une grande roue en se perchant dans un arbre du parc, il décide de se lancer à l'aventure et de découvrir la fête foraine installée dans sa ville. C'est là qu'il va rencontrer Violette, fille de forains, qui mène une vie à l'opposé de ce qu'il connait, constamment sur les routes et chaque semaine dans une autre ville. Violette lui présente sa jumelle Esther, puis ils passent la journée à se raconter leurs existences respectives. Daniel rentre chez lui la tête pleine de ses découvertes, et complètement sous le charme de la jeune fille. Mais il va s'écouler de longs mois avant qu'il parvienne à renouer le contact avec Violette, par le biais de lettres qu'il lui fait parvenir dans les villes où la foire s'arrête grâce à des visiteurs de la Maison Edelweiss. Une correspondance suivie va s'établir entre les 2 adolescents, jusqu'au jour où, un an après leur rencontre, la foire s'arrête à nouveau dans la ville de Daniel... Le roman se déroule dans un futur assez proche pour que le lecteur puisse facilement s'y projeter, mais en même temps on y retrouve quand même une dimension fantastique : les morts que l'on peut revoir et avec qui l'on peut interagir dans le décor souhaité, jusqu'à ce qu'on décide, au bout d'un temps que l'on choisit, de les « laisser partir », cela peut faire rêver... Les personnages sont bien campés, même un peu caricaturaux parfois, entre ce père tellement absorbé par ses créations que son fils n'a pour ainsi dire pas de contacts avec lui, cette gouvernante multi-tâches qui essaie d'inculquer le sens critique à un ado complètement déconnecté du monde réel. L'interface entre ce monde réel et le manoir où règnent les reflets, c'est Daphné Maris, une journaliste qui écrit une série d'articles sur la maison Edelweiss, et qui va finir par conquérir Pétro. La rencontre entre Violette et Daniel va servir de déclencheur à une prise de conscience progressive de celui-ci, amplifiée par les remarques critiques de Mme Elia vis-à-vis des reflets. Il se rend compte petit à petit du caractère illusoire de ceux qu'il prend pour des êtres aussi importants pour lui que les vivants. On assiste à son « mûrissement », parfois dans la douleur (par exemple lorsque Mona fait l'objet d'une cérémonie du départ), ou lorsqu'il prend conscience du caractère prévisible des réactions de sa mère. Il est intéressant de suivre cette évolution d'un adolescent, ce moment où il bascule de l'état d'enfant qui vit au jour le jour sans remettre en cause son environnement à celui où il se questionne, doute, et décide de prendre le contrôle de son existence. J'ai trouvé ce roman agréable à lire, assez facile mais avec un thème « accrocheur ». La fin m'a un peu déçue, je la trouve trop évidente. Je le recommanderai à partir de la 5ème. Il peut constituer le point de départ d'un débat sur la mort, le souvenir, et la façon de gérer le deuil.
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