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La Mer Noire dans les Grands Lacs - Prix Senghor 2021
Date de parution : 21/01/2021
Éditeurs :
Julliard

La Mer Noire dans les Grands Lacs - Prix Senghor 2021

Date de parution : 21/01/2021

Née en Roumanie, dans une société raciste et meurtrie par la dictature, Nili n’a jamais connu son père, un étudiant congolais disparu après sa naissance. Surmontant au fil des ans...

Née en Roumanie, dans une société raciste et meurtrie par la dictature, Nili n’a jamais connu son père, un étudiant congolais disparu après sa naissance. Surmontant au fil des ans sa honte d’être une enfant métisse, Nili décide de fuir à Paris où elle entend, un jour, dans la rue,...

Née en Roumanie, dans une société raciste et meurtrie par la dictature, Nili n’a jamais connu son père, un étudiant congolais disparu après sa naissance. Surmontant au fil des ans sa honte d’être une enfant métisse, Nili décide de fuir à Paris où elle entend, un jour, dans la rue, le nom de son père : Makasi. Ce sera le point de départ d’un long voyage vers Kinshasa, à la recherche de ses racines africaines. Elle y rencontrera l’amour, le combat politique, la guerre civile et la mort. Et en gardera un fils, auquel s’adresse cette vibrante histoire d’exil intérieur, de déracinement et de résurrection.
Écrit d’une plume flamboyante, à la fois poétique, intense, épique et musicale, au carrefour des traditions balkaniques et africaines, ce premier roman sur la quête des origines bouleverse par sa profondeur et sa beauté.

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EAN : 9782260054627
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 224
Format : 140 x 189 mm
EAN : 9782260054627
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 224
Format : 140 x 189 mm

Ils en parlent

« Cette quête de soi dresse au final un état de notre monde. Beau et profond ! » 
Valérie Caffier / Librairie Le Divan

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • read_to_be_wild 30/01/2023
    « Des phrases impossibles à oublier, qu’il faudrait qu’on raconte, pour qu’un jour les gens sachent, ce que c’est qu’être le rare enfant d’un Noir dans une province du monde où la lune est encore pleine de pogroms. » La mer noire dans les grands lacs, Annie Lulu @editions_pocket @_annie_lulu Un premier roman époustouflant de beauté, quoique sombre et dur, de lumière, de fractures, de chamboulements, de cris, d’espoir, de ténèbres et de futur 🌟 Une lecture dont on ne sort pas indemne, qui remue, chamboule, renverse et pourtant charme tout à la fois! C’est beau mais ça fait mal; c’est criant de vérité, c’est sauvage, libre, effréné… Les mots coulent, roulent, nous embarquent dans leur flot tempétueux, sur la rivière du temps, de l’enfance de Nili née d’une mère roumaine et d’un père congolais dans un pays qui sort de l’ère Ceausescu : « Lui, je n’arrive toujours pas à l’oublier, ce petit connard au supermarché, j’avais cinq ans, il me montrait du doigt et me mimait en macaque se grattant les aisselles, avec sa gueule de futur soldat teuton bien fasciste. » Née d’une mère qui lui a refusé son père : « J’ai demandé où est mon papa? J’ai reçu ma première correction.... « Des phrases impossibles à oublier, qu’il faudrait qu’on raconte, pour qu’un jour les gens sachent, ce que c’est qu’être le rare enfant d’un Noir dans une province du monde où la lune est encore pleine de pogroms. » La mer noire dans les grands lacs, Annie Lulu @editions_pocket @_annie_lulu Un premier roman époustouflant de beauté, quoique sombre et dur, de lumière, de fractures, de chamboulements, de cris, d’espoir, de ténèbres et de futur 🌟 Une lecture dont on ne sort pas indemne, qui remue, chamboule, renverse et pourtant charme tout à la fois! C’est beau mais ça fait mal; c’est criant de vérité, c’est sauvage, libre, effréné… Les mots coulent, roulent, nous embarquent dans leur flot tempétueux, sur la rivière du temps, de l’enfance de Nili née d’une mère roumaine et d’un père congolais dans un pays qui sort de l’ère Ceausescu : « Lui, je n’arrive toujours pas à l’oublier, ce petit connard au supermarché, j’avais cinq ans, il me montrait du doigt et me mimait en macaque se grattant les aisselles, avec sa gueule de futur soldat teuton bien fasciste. » Née d’une mère qui lui a refusé son père : « J’ai demandé où est mon papa? J’ai reçu ma première correction. Ma mère m’a tiré les cheveux en me tapant le crâne contre la porte de la salle de bains… » Partie à la recherche de celui-ci au Congo : « C’est en lisant tout ça dans une lettre de mon père, il y a quelques semaines, que j’ai compris, mon fils, pourquoi ce coin pourri de l’Europe où j’ai grandi m’a progressivement poussée dehors, à l’est du cœur du monde, vers le Congo où tu nais. » Elle épouse une cause et rencontre le père de son enfant, son fils à qui elle raconte le récit de sa vie, juste avant d’accoucher : « Je t’appellerais tout simplement bolingo na ngai, bolingo na mokili, mon amour, l’amour du monde. Car c’est exactement qui tu es. » Un livre d’une rare beauté, un chef d’œuvre dans une nuit sombre 🌟 « Glisser sur cette corde est dangereux, c’est vrai, mais tu fais comme le jeune Rimbaud, tu déposes des lumières de fenêtre en fenêtre et tu danses, entre les étoiles, c’est-à-dire les personnes qui te traversent parce qu’il n’y a pas d’autre moyen… » Merci @_annie_lulu d’être une étoile dans nos vies, une personne rare et belle 💫 « Mon fils, dis-toi bien ceci: seules les choses rares ont de la valeur. Les choses rares qu’on ne peut pas toucher avec ses mains. […] Ce qui fera de toi un être, une personne, à nulle autre pareille, singulière même dans le plus grand anonymat, c’est de considérer d’abord chacun pour sa rareté. C’est ça qui fera de toi un homme: l’égard. » Merci aussi à @stelphique pour sa superbe chronique qui m’avait donné envie de découvrir cette œuvre sublime ❤️
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  • Zephirine 11/01/2023
    Nombreux sont les romans qui abordent le thème de la violence maternelle mais celui-ci aborde aussi la question des origines. Nili est le fruit d’une brève liaison entre Elena, jeune étudiante roumaine, est Makasi, étudiant congolais. Nous sommes dans la Roumanie de Ceausescu, un pays autocratique opprimant et raciste. L’autrice, dont c’est le premier roman, s’inspire en partie de sa vie, elle est née d’un père congolais et d’une mère roumaine. « J’aurais dû te noyer quand tu es née. J’aurais dû t’écraser avec une brique. » Cette phrase, prononcée par sa mère à son encontre, Nili va en subir la violence. De son père elle ne sait rien, Elena ne veut pas en parler, s’appliquent à en effacer la moindre trace. En plus du père absent, elle doit subir sa condition de métisse dans un pays où le métissage des races est mal perçu. Professeure d’université, Elena prône la supériorité intellectuelle et pousse sa fille dans les études. Nili ne devra son salut qu’à son départ pur la France. C’est là que se lance sur les traces de son père. Partie pour la république démocratique du Congo, c’est le début pour Nili d’une longue quête sur ses racines africaines,... Nombreux sont les romans qui abordent le thème de la violence maternelle mais celui-ci aborde aussi la question des origines. Nili est le fruit d’une brève liaison entre Elena, jeune étudiante roumaine, est Makasi, étudiant congolais. Nous sommes dans la Roumanie de Ceausescu, un pays autocratique opprimant et raciste. L’autrice, dont c’est le premier roman, s’inspire en partie de sa vie, elle est née d’un père congolais et d’une mère roumaine. « J’aurais dû te noyer quand tu es née. J’aurais dû t’écraser avec une brique. » Cette phrase, prononcée par sa mère à son encontre, Nili va en subir la violence. De son père elle ne sait rien, Elena ne veut pas en parler, s’appliquent à en effacer la moindre trace. En plus du père absent, elle doit subir sa condition de métisse dans un pays où le métissage des races est mal perçu. Professeure d’université, Elena prône la supériorité intellectuelle et pousse sa fille dans les études. Nili ne devra son salut qu’à son départ pur la France. C’est là que se lance sur les traces de son père. Partie pour la république démocratique du Congo, c’est le début pour Nili d’une longue quête sur ses racines africaines, à Kinshasa d’abord puis à Goma où les manifestations et les affrontements avec le pouvoir tournent au drame. Ce roman est un dialogue intime avec l’enfant à naitre, ce fils que Nili a conçu avec un révolté, un homme qui a les mêmes origines que son père. Le cheminement de Nili est une lutte âpre et lucide pour remonter à la source de ses origines, retrouver son père, prendre ses distances avec sa mère et tourner le dos à sa condition de métisse dans son pays la Roumanie. Parler à cet enfant qui va naitre, c’est aussi lui offrir cet amour maternel dont elle a été privée, lui promettre qu’elle sera sincère avec lui. « Mais moi avec toi, mon fils, je ne pourrai pas faire autre chose que te faire grandir, sans te mentir, sans t’effacer. » Ce roman puissant est porté par une écriture évocatrice et poétique. Une belle découverte.
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  • Maclade 02/01/2023
    Il y a énormément de qualités dans ce premier roman. Un scénario de départ très original, des données historiques qu'on (que j') ignorait (s) complètement sur la Roumanie des années Ceaucescu, des personnages forts, et surtout peut-être une langue superbe, par moments étourdissante. Mais le lien entre Roumanie et Congo ne se fait pas. Ce n'est sans doute pas le but, mais juxtaposé à ce point-là.... On se dit qu'il aurait fallu deux livres? La discussion avec le bébé à naître est parfois d'une telle naïveté utopique qu'elle lasse un peu. Et la langue, la superbe langue, finit par lasser parfois aussi dans sa flamboyance hyper inventive. Cela dit j'attends avec impatience le prochain roman de cette autrice pleine de promesses, qui n'a pas volé ses nombreux prix.
  • Marylou26 01/12/2022
    Nili Makasi n’a pas connu son père, Exaucé Makasi Motembe, un Congolais qui a eu une brève relation avec sa mère en Roumanie alors qu’il y était étudiant, pays qu’il se voit contraint de quitter après la révolution de 1990. Sur fond de dictature et de racisme pour la partie roumaine, de quête du père, de colonisation et de combat politique pour la partie congolaise, Annie Lulu signe un premier roman à la langue singulière et poétique, une adresse colérique voire haineuse au fils qui s’apprête à naître, une forme de narration que j’affectionne particulièrement. J’ai eu de la difficulté, au début, à adhérer au style de l’auteure, et j’ai parfois dû relire à plusieurs reprises certaines phrases dont le sens m’échappait, ce qui ne m’a fait que les apprécier davantage. Un voyage en Afrique, sombre et beau.
  • LeslecturesdeVeronique 29/11/2022
    Annie Lulu, « La mer noire dans les grands lacs » 160 pages Il s’agit du premier roman d’Annie Lulu, qui a reçu le Prix Senghor, le Prix de la Littérature en exil et a été finaliste du Prix du livre d’Orange. Ce roman que j’ai choisi par hasard est un véritable coup de cœur littéraire ! J’ai tout aimé : la beauté de la langue, le style, la force des images, l’atmosphère et évidemment le récit. On entend la voix de cette mère qui s’adresse à son fils qui va naître. Elle lui parle de son amour pour lui, de son amour pour son père. De leur rencontre. Et de son passé, ses origines. Le titre est énigmatique : la Mer Noire fait référence à la Roumanie, où elle est née. Ce « coin pourri » gangrené par le racisme pour cette enfant métisse née d’une mère roumaine et d’un père africain. On y apprend que, sous le régime de Ceaucescu, des étudiants venus d’Afrique étaient accueillis afin, ensuite, d’emmener le communisme. Il n’était pas prévu que la belle Eléna tombe amoureuse de cet étudiant zaïrois. Une nuit d’amour qui devait faire naître cette enfant dont Elena a honte : elle la cache... Annie Lulu, « La mer noire dans les grands lacs » 160 pages Il s’agit du premier roman d’Annie Lulu, qui a reçu le Prix Senghor, le Prix de la Littérature en exil et a été finaliste du Prix du livre d’Orange. Ce roman que j’ai choisi par hasard est un véritable coup de cœur littéraire ! J’ai tout aimé : la beauté de la langue, le style, la force des images, l’atmosphère et évidemment le récit. On entend la voix de cette mère qui s’adresse à son fils qui va naître. Elle lui parle de son amour pour lui, de son amour pour son père. De leur rencontre. Et de son passé, ses origines. Le titre est énigmatique : la Mer Noire fait référence à la Roumanie, où elle est née. Ce « coin pourri » gangrené par le racisme pour cette enfant métisse née d’une mère roumaine et d’un père africain. On y apprend que, sous le régime de Ceaucescu, des étudiants venus d’Afrique étaient accueillis afin, ensuite, d’emmener le communisme. Il n’était pas prévu que la belle Eléna tombe amoureuse de cet étudiant zaïrois. Une nuit d’amour qui devait faire naître cette enfant dont Elena a honte : elle la cache sous plusieurs couches de vêtements, met de la ouate dans ses oreilles pour qu’elle n’entende pas les injures dont elles sont abreuvées. L’enfant grandit en imaginant que son père les a abandonnées en repartant au pays. Mais, rien n’est plus faux. Des années durant, ce père lui a écrit, suppliant Elena de lui laisser voir son enfant, leur enfant. Le roman pourrait être divisé en deux parties : celle en Roumanie auprès de sa mère, puis celle dans « Les grands lacs », lorsque la jeune femme part au Zaïre sur les traces de son père. C’est un roman que j’ai mis du temps à lire. Pour essayer de comprendre. Pas sur le plan intellectuel, mais sur le plan humain. Car, il est bouleversant. Ces douleurs. Celle de la narratrice. Mais, aussi celle de ces enfants métisses partagés entre deux cultures, victimes du racisme. Mais, celle aussi de ces gens qui perdent tout à cause des dictatures, de la guerre, des conséquences du colonialisme. La grand-mère Omoyi m’a particulièrement touchée pour sa bonté, sa simplicité, sa générosité et pour les peurs et les douleurs qui ont été les siennes. Elle m’a fait penser à ma propre grand-mère, évoquant à peine les horreurs de la 2e guerre mondiale, de mon grand-père arrêté par la Gestapo et rentré battu. J’ai souvent interrompu ma lecture pour faire des recherches sur des hommes politiques dont je n’avais jamais entendu parler. Des dictateurs. Des révolutionnaires indépendantistes et des héros : Simon Kimbangu, Thomas Sankara et surtout Lumumba. Pour écouter des chanteurs que je ne connaissais pas. J’ai d’ailleurs beaucoup aimé Grand Kallé. Les quelques pages consacrées aux horreurs du colonialisme m’ont davantage appris que bien des articles ou discours, parce que la plume de l’auteur est remarquable : son encre devient sang, ses mots deviennent cris, douleurs, colère. Elle évoque autant l’esclavage des « colonisateurs chrétiens » que celui des « sultans (…) plus efficaces et violents dans les razzias ». J’ai été admirative qu’en 215 pages, il y ait à la fois une immense déclaration d’amour : celle adressée à son fils, mais aussi à son père, à sa famille et à l’Afrique des grands Lacs. Surtout elle raconte non seulement le parcours de Nili, mais aussi celle d’un peuple, d’un pays. Je recommande vivement la lecture de ce magnifique roman !
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