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EAN : 9782260054627
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 224
Format : 140 x 189 mm
La Mer Noire dans les Grands Lacs - Prix Senghor 2021
Date de parution : 21/01/2021
Éditeurs :
Julliard

La Mer Noire dans les Grands Lacs - Prix Senghor 2021

Date de parution : 21/01/2021
Prix Senghor 2021, Prix de la littérature de l'exil 2021

Née en Roumanie, dans une société raciste et meurtrie par la dictature, Nili n’a jamais connu son père, un étudiant congolais disparu après sa naissance. Surmontant au fil des ans...

Née en Roumanie, dans une société raciste et meurtrie par la dictature, Nili n’a jamais connu son père, un étudiant congolais disparu après sa naissance. Surmontant au fil des ans sa honte d’être une enfant métisse, Nili décide de fuir à Paris où elle entend, un jour, dans la rue,...

Née en Roumanie, dans une société raciste et meurtrie par la dictature, Nili n’a jamais connu son père, un étudiant congolais disparu après sa naissance. Surmontant au fil des ans sa honte d’être une enfant métisse, Nili décide de fuir à Paris où elle entend, un jour, dans la rue, le nom de son père : Makasi. Ce sera le point de départ d’un long voyage vers Kinshasa, à la recherche de ses racines africaines. Elle y rencontrera l’amour, le combat politique, la guerre civile et la mort. Et en gardera un fils, auquel s’adresse cette vibrante histoire d’exil intérieur, de déracinement et de résurrection.
Écrit d’une plume flamboyante, à la fois poétique, intense, épique et musicale, au carrefour des traditions balkaniques et africaines, ce premier roman sur la quête des origines bouleverse par sa profondeur et sa beauté.

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EAN : 9782260054627
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 224
Format : 140 x 189 mm

Ils en parlent

« Cette quête de soi dresse au final un état de notre monde. Beau et profond ! » 
Valérie Caffier / Librairie Le Divan

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • adrianalitdeslivres Posté le 5 Mai 2022
    J'ai pris ce roman dans mes mains avec beaucoup d'émotion et ça, pour plusieurs raisons. D'abord, parce que l'auteure et moi, on partage quelque chose ancré dans nos racines : notre pays d'origine. Tout comme elle, je suis née en Roumanie, pas très loin de Iasi et un an plus tard, en 88. Personnellement, j'ai passé mes premiers 20 ans là-bas ou j'y retourne régulièrement. Bref, je tenais juste à faire un parallèle. Aussi, si j'étais émue, c'est parce que les thèmes qu'elle aborde me parlent beaucoup, la Roumanie après la dictature, le voyage dans la recherche de soi ainsi que celle de son père. Trop des choses qui me touchent, donc je ne vous cache pas que j'avais très envie de l'aimer, ce roman. Et ce fut le cas. Sans faire des recherches avant ma lecture, je me suis plongé corps et âme comme je fais à chacune dès mes lectures. J'avoue que les premières pages ont été un peu compliquées pour moi, certaines phrases, j'avais du mal à leur trouver le sens, j'apercevais dans la plume la femme des lettres et les... J'ai pris ce roman dans mes mains avec beaucoup d'émotion et ça, pour plusieurs raisons. D'abord, parce que l'auteure et moi, on partage quelque chose ancré dans nos racines : notre pays d'origine. Tout comme elle, je suis née en Roumanie, pas très loin de Iasi et un an plus tard, en 88. Personnellement, j'ai passé mes premiers 20 ans là-bas ou j'y retourne régulièrement. Bref, je tenais juste à faire un parallèle. Aussi, si j'étais émue, c'est parce que les thèmes qu'elle aborde me parlent beaucoup, la Roumanie après la dictature, le voyage dans la recherche de soi ainsi que celle de son père. Trop des choses qui me touchent, donc je ne vous cache pas que j'avais très envie de l'aimer, ce roman. Et ce fut le cas. Sans faire des recherches avant ma lecture, je me suis plongé corps et âme comme je fais à chacune dès mes lectures. J'avoue que les premières pages ont été un peu compliquées pour moi, certaines phrases, j'avais du mal à leur trouver le sens, j'apercevais dans la plume la femme des lettres et les études de philosophie de l'auteure. Mais une fois rentrée dans le ventre de ce roman, je ne pouvais plus m'en sortir. Happée. Bouleversée. Transportée ailleurs. Autobiographique ? Fiction ? Je ne sais pas vraiment la frontière entre les deux et je ne cherche pas à la savoir non plus... Nili, notre héroïne, n'a pas eu la vie facile, née d'un père congolais et d'une mère roumaine. Le racisme, très présent encore il y a quelques années, surtout après la chute de Ceausescu, ne lui a pas fait de cadeau. Ce alter ego d'Annie distribue des claques à gauche et à droite. Sans pitié, sans remords. Ça fait mal, très mal. Mon âme de patriote avait très envie de défendre mon pays, les gens de là-bas. J'étais en colère, contre l'auteure, d'avoir remué tout ça, contre la Roumanie, contre les gens ignorants, contre moi surtout, car je savais que tout cela est vrai, le "vieux coin pourri de l'Europe" a vraiment rejeté une partie des siens et continue de le faire encore. J'ai fermé ce livre comme je l'ai ouvert, avec émotion, avec le cœur lourd et j'avais envie de dire à Nili que sa mère, sous ses airs d'ogresse intellectuelle me fait penser un peu a Mina Kacew , dans son besoin et son envie de mettre son enfant sur les plus hautes marches de la société. On ne peut pas savoir pourquoi une mère fait ce qu'elle fait. Une mère, c'est un mystère, un lac profond, un arbre a mille branches, un "dor" , une plaie, une cicatrice, un pilier. Elle peut être tout et rien à la fois. On ne peut pas se construire complètement à partir d'un tronc, on a besoin de trouver nos racines. Et Nili l'a fait. Elle l'a fait pour soi, pour son enfant, pour les autres et un peu pour moi aussi... Je suis sous le charme de la plume d'ANNIE et même si je sais que c'est un premier roman, j'ai vraiment envie de la lire à nouveau, à suivre...
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  • Puszi Posté le 5 Mai 2022
    Le titre La mer noire dans les grands lacs fait référence aux deux pays de Nili : la Roumanie de sa mère et le Congo de son père. Tout au long du roman elle raconte son histoire et fait une déclaration à son fils à naître. A la fin des années 80, Ceaucescu dirigeait encore la Roumanie d’une main de fer. Il faisait venir des étudiants d’autres pays africains anciennement colonisés, officiellement pour leur apprendre le communisme dans l’espoir qu’ils « essaieraient d’en faire quelque chose de potable chez eux ». Il avait surtout dans l’idée de renflouer ses caisses vides, le pays étant cruellement endetté. « Il en a trouvé un qu’il aimait particulièrement, un maréchal assassin à la tête du Congo, ce pays qu’on appelait Zaïre dans le temps ». C’est dans ce contexte que Nili Makasi est née à Iasi (prononcer Iache) dans la région moldave au nord-est de la Roumanie d’une mère roumaine et d’un père congolais. A cette époque, les étrangers bénéficiaient d’un régime plus favorable que les roumains en proie à de nombreuses pénuries. La contraception et l’avortement étaient interdits. Les enfants non désirés, différents, malades désignés par le mot « irrécupérables » étaient placés... Le titre La mer noire dans les grands lacs fait référence aux deux pays de Nili : la Roumanie de sa mère et le Congo de son père. Tout au long du roman elle raconte son histoire et fait une déclaration à son fils à naître. A la fin des années 80, Ceaucescu dirigeait encore la Roumanie d’une main de fer. Il faisait venir des étudiants d’autres pays africains anciennement colonisés, officiellement pour leur apprendre le communisme dans l’espoir qu’ils « essaieraient d’en faire quelque chose de potable chez eux ». Il avait surtout dans l’idée de renflouer ses caisses vides, le pays étant cruellement endetté. « Il en a trouvé un qu’il aimait particulièrement, un maréchal assassin à la tête du Congo, ce pays qu’on appelait Zaïre dans le temps ». C’est dans ce contexte que Nili Makasi est née à Iasi (prononcer Iache) dans la région moldave au nord-est de la Roumanie d’une mère roumaine et d’un père congolais. A cette époque, les étrangers bénéficiaient d’un régime plus favorable que les roumains en proie à de nombreuses pénuries. La contraception et l’avortement étaient interdits. Les enfants non désirés, différents, malades désignés par le mot « irrécupérables » étaient placés dans des orphelinats qui n’en avaient que le nom. Ils y étaient littéralement abandonnés aux mains d’un personnel non qualifié qui faisait ce qu’il pouvait avec les moyens du bord. La police locale plus connue sous les nom de Securitate espionnait tout le monde. Les relations entre les différentes nationalités étaient interdites. Aussi être métisse dans un tel contexte était-il difficile à vivre. Nili en subira les conséquences : sa mère a honte d’elle, elle se fait traiter de mulâtresse, singe... A la chute de Ceaucescu, son père est reparti au Congo les laissant seules toutes les deux. Nili souffre à la fois de son absence et en même temps du mutisme de sa mère concernant ce qu’il est devenu. Elle se sent amputée d’une partie de son histoire. Pour se libérer de l’emprise de sa mère, elle quitte la Roumanie pour passer sa thèse à Paris. Le roman se termine au Congo où Nili se met en quête de ses racines. Ce roman résonne de manière particulière pour moi. J’ai en effet effectué mon stage de fin d’études en 1990 en Roumanie. J’ai été témoin des conditions de vie des enfants dans les orphelinats (Camin Spital. La partie roumaine du roman m’a replongée dans cette ambiance. Par ailleurs, j’ai découvert Bukavu à l’Est du Congo dans le cadre d’un séjour professionnel. J’ai été portée par la force, la rage, les sentiments des personnages. Merci à Babelio et à Pocket pour cette découverte.
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  • Fleitour Posté le 4 Mai 2022
    Le destin magnifique d'une femme à la recherche de ses identités. En regard de ce voyage improbable, depuis la Roumanie, vers le Congo, en passant par la Sorbonne, le récit de cette jeune artiste, Annie Lulu, cache une émouvante histoire d'amour, une destinée hors du temps et de l'espace, un dialogue entre la maman et son bébé encore fœtus comme en apesanteur. La mer noire, se décline en la mère noire, la mère héroïne, et en la mer noire, comme si même l'eau de l'océan était chargée de lourdes menaces. Imaginer 230 pages, consacrées à une seule chose, une seule obsession, une seule démesure parler à son fils et ne rien retenir d'autre que de l'instruire sur la force de l'amour. Nili Makasi parle, "avant que tu existes en moi, comment pouvais-je m'aimer". L'autre appel de l'amour, nous porte vers les grands lac, du Congo, à la recherche du père de Nili, au nom étrange, "Exaucé Makasi Motembe". Elle découvre enfin ce pays , là où son père est né avant de voyager jusqu'en Roumanie. La quête de Nili devient un autre et inlassable dialogue éblouissant et douloureux avec un autre père, le père de son enfant. ... Le destin magnifique d'une femme à la recherche de ses identités. En regard de ce voyage improbable, depuis la Roumanie, vers le Congo, en passant par la Sorbonne, le récit de cette jeune artiste, Annie Lulu, cache une émouvante histoire d'amour, une destinée hors du temps et de l'espace, un dialogue entre la maman et son bébé encore fœtus comme en apesanteur. La mer noire, se décline en la mère noire, la mère héroïne, et en la mer noire, comme si même l'eau de l'océan était chargée de lourdes menaces. Imaginer 230 pages, consacrées à une seule chose, une seule obsession, une seule démesure parler à son fils et ne rien retenir d'autre que de l'instruire sur la force de l'amour. Nili Makasi parle, "avant que tu existes en moi, comment pouvais-je m'aimer". L'autre appel de l'amour, nous porte vers les grands lac, du Congo, à la recherche du père de Nili, au nom étrange, "Exaucé Makasi Motembe". Elle découvre enfin ce pays , là où son père est né avant de voyager jusqu'en Roumanie. La quête de Nili devient un autre et inlassable dialogue éblouissant et douloureux avec un autre père, le père de son enfant. Mais qui est ce fils, d'où vient-il sinon de l'amour. Nili Makisi, parle à son fils, toujours, non à son propre père. Elle lui explique qui est ce père, Kimia, le papa de son enfant à naître. Elle lui souffle par exemple :" mon fils tu ne peux pas encore te rendre compte" ou "toi tu vas marcher sur ce sol" page 167. Elle avoue aussi page172, "Mon fils je ne peux pas te l'expliquer"... "Mon fils, j'ai souvent regardé ton père en me demandant comment j'allais t'appeler. Kimia a toujours dit...Firmin c'est comme ça que ton père voulait te prénommer..." Nili lui parle de sa lutte pour la liberté, des séjours de son papa en prison... "La sage femme a dit ce sera un fils", page178 et "sa colère éclate !" Qui ! " J'en veux à tout le monde, pour ton père, d'être obligé de t'accueillir seule." Ces pages de paix et de douleur forment pour son fils un très long poème d'amour, que seules les mères savent fredonner, murmurer les mots, les garnir de douceur pour estomper le vide que l'enfant devra affronter comme sa propre mère a du le faire avant lui. Sa mère parti au Congo pour retrouver Exaucé, ne trouvera que quelques lettres égarées, adressées par son père, à sa petite Nili, des mots d'amour oh combien puissants. Pourquoi ne pas vous avouer que ce chant m'a littéralement transpercé. Il m'a fallu le reprendre pour endiguer un trop plein d'émotions . Ce livre deviendra plus qu'un chef d’œuvre. Ceux et celles qui le liront garderont ces pages près d'eux. Tant de fois Nili, après une blessure a surmonté sa peine et roucoule un peu de paix à celui qui ne comprend pas mais qui apprend à intérioriser ses racines et à follement aimer sa mère. Ce tragique voyage, et ce double amour brisé, touche au sublime. Ce vide insondable, donne naissance aux plus désintéressés des amours, ceux d'une femme pour son enfant, et ses proches, l'amour indicible, réinventé par la féminité porté par deux femmes Nili et sa mère Elena Mea.. MAGNIFIQUE Le souffle des très grands auteurs, entre passion, désir, poésie, image, musique...
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  • Eve-Yeshe Posté le 3 Mai 2022
    Nili est née en Roumanie, à Iasi, d’une mère roumaine, Elena et d’un père congolais, Exaucé Mabasi Motembé, venu y faire ses études : nous sommes sous l’ère Ceaucescu, le conducator, autoproclamé Génie des Carpates, qui voulaient enseigner le communisme à des étudiants africains pour qu’ils puissent l’instaurer en Afrique, après la fin du colonialisme. Nili est le fruit de leurs brèves amours, elle est reconnue par son père qui veut construire une vraie famille, alors qu’Elena ne l’entend pas de cette oreille. Elle rejette le bébé, essaie même de s’en débarrasser, « la jeter aux ordures », d’autant plus que les « grandes oreilles » du gouvernement tracent tout le monde (pas besoin de smartphone à l’époque !), les employées de l’État, la harcelant chaque jour, durant la grossesse pour qu’elle avorte. "J’aurais dû te noyer quand tu es née, j’aurais dû t’écraser avec une brique. Cette phrase entendue enfant me revient sans cesse en tête. C’est ainsi qu’a commencé cette histoire de parias, parce que, d’une façon ou d’une autre, elles nous ont détruites, nos mères. Elles nous ont donné tout ce qui les consume, la haine qu’elles nourrissent pour leur propre désir, elles nous ont... Nili est née en Roumanie, à Iasi, d’une mère roumaine, Elena et d’un père congolais, Exaucé Mabasi Motembé, venu y faire ses études : nous sommes sous l’ère Ceaucescu, le conducator, autoproclamé Génie des Carpates, qui voulaient enseigner le communisme à des étudiants africains pour qu’ils puissent l’instaurer en Afrique, après la fin du colonialisme. Nili est le fruit de leurs brèves amours, elle est reconnue par son père qui veut construire une vraie famille, alors qu’Elena ne l’entend pas de cette oreille. Elle rejette le bébé, essaie même de s’en débarrasser, « la jeter aux ordures », d’autant plus que les « grandes oreilles » du gouvernement tracent tout le monde (pas besoin de smartphone à l’époque !), les employées de l’État, la harcelant chaque jour, durant la grossesse pour qu’elle avorte. "J’aurais dû te noyer quand tu es née, j’aurais dû t’écraser avec une brique. Cette phrase entendue enfant me revient sans cesse en tête. C’est ainsi qu’a commencé cette histoire de parias, parce que, d’une façon ou d’une autre, elles nous ont détruites, nos mères. Elles nous ont donné tout ce qui les consume, la haine qu’elles nourrissent pour leur propre désir, elles nous ont refourgué le paquet en nous disant : Démerde-toi." Elena finit par accepter Nili, mais refusera toujours de lui parler de son père, renvoyant toutes les lettres qu’Exaucé lui a écrites (à elle-même et à Nili) et chaque fois que cette dernière osera demander où est son père, elle recevra une correction, donc elle finira par ne plus rien demander, vivant son statut de métis, sa couleur de peau comme une tare dans ce pays dont le passé est hanté par les pogroms. " Des phrases impossibles à oublier qu’il faudrait qu’on raconte, pour qu’un jour les gens sachent, ce que c’est qu’être le rare enfant d’un Noir dans une province du monde où la lune est encore pleine de pogroms." Ce roman évoque la difficulté d’être métisse mais aussi, celle de vivre sans père, finissant pas croire qu’il est un salaud, tant sa mère diffuse son venin. Difficulté de se construire, sans image paternelle avec une mère qui lui répond de chercher la solution à ses interrogations dans la lecture, (point de salut sans études supérieures et sans avoir rédigé une thèse !) À défaut de se perdre, Nili va partir à la recherche de ses racines, tenter de retrouver son père, sa famille, le Congo, ce qui n’est pas simple quand on ne dispose que d’un nom et d’un pays, chercher une aiguille dans une meule de foin. On découvre avec elle l’histoire de ce pays : l’époque du Congo belge, puis la naissance du Zaïre qui deviendra Congo Kinshasa, puis la RDC, ainsi que tous ces hommes et femmes qui se sont battus pour vivre en démocratie, mais coups d’état, présidents à vie, arrestations et tortures à la moindre velléité de révolte, et en même temps on revisite aussi la Roumanie sous Ceausescu… Annie Lulu a choisi une forme de récit originale : elle s’adresse à son futur bébé, pour lui raconter l’histoire familiale. L’écriture est belle, pleine de poésie et d’érotisme, émaillée de mots dont les consonances chantantes font rêver et on s’attache à Nili qui va se trouver entraînée dans la grande Histoire. Annie Lulu nous propose un glossaire, avec la signification des mots, mais aussi des détails sur la vie des hommes et des femmes (Kimpa Vita) qui ont fait l’Afrique. Ce livre, le premier de l’auteure, contient tous les thèmes qui m’intéressent : famille, relation mère-fille toxique, quête de l’identité, exil et bien sûr, l’Histoire, il a tenu ses promesses et j’espère qu’on pourra retrouver bientôt l’auteure. Un grand merci à Babelio et aux éditions Pocket qui m’ont permis de découvrir ce roman qui a reçu le Prix Senghor, le Prix de la littérature de l’exil et a été finaliste du Prix du livre Orange et la belle plume de son auteure.
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  • daniel_dz Posté le 28 Avril 2022
    Une remarquable force émotionnelle se dégage de ce premier roman d’Annie Lulu, un livre assez court mais dense et dur, qui raconte l’itinéraire multiculturel d’une jeune métisse qui grandit avec sa mère dans une Roumanie en lutte et part à la recherche de sa famille paternelle dans un Congo lui aussi en lutte, après un séjour transitoire à Paris. La mise en route de ma lecture a été un peu difficile: je ne parvenais pas à accrocher, un je ne sais quoi dans le style me rebutait. Mais heureusement, cela n’a pas duré et je me suis assez rapidement laissé séduire par l’originalité et la force de ce texte. Tout comme l’auteure, Nili, la narratrice est née en Roumanie, d’une mère roumaine et d’un père congolais. Mais j’espère de tout coeur que l’analogie s’arrête là et qu’Annie Lulu a connu une vie plus paisible et plus harmonieuse que celle de son personnage ! Le cadre des jeunes années de Nili est assez dur. Sa mère, qui ne lui cache pas qu’elle ne la désirait pas, l’a rapidement éloignée de son père. Son idéal est que sa fille devienne, tout comme elle, brillante professeure de littérature à l’université. Vous imaginez les ravages que... Une remarquable force émotionnelle se dégage de ce premier roman d’Annie Lulu, un livre assez court mais dense et dur, qui raconte l’itinéraire multiculturel d’une jeune métisse qui grandit avec sa mère dans une Roumanie en lutte et part à la recherche de sa famille paternelle dans un Congo lui aussi en lutte, après un séjour transitoire à Paris. La mise en route de ma lecture a été un peu difficile: je ne parvenais pas à accrocher, un je ne sais quoi dans le style me rebutait. Mais heureusement, cela n’a pas duré et je me suis assez rapidement laissé séduire par l’originalité et la force de ce texte. Tout comme l’auteure, Nili, la narratrice est née en Roumanie, d’une mère roumaine et d’un père congolais. Mais j’espère de tout coeur que l’analogie s’arrête là et qu’Annie Lulu a connu une vie plus paisible et plus harmonieuse que celle de son personnage ! Le cadre des jeunes années de Nili est assez dur. Sa mère, qui ne lui cache pas qu’elle ne la désirait pas, l’a rapidement éloignée de son père. Son idéal est que sa fille devienne, tout comme elle, brillante professeure de littérature à l’université. Vous imaginez les ravages que peut provoquer une telle mère dominatrice. De plus, en Roumanie, les métisses sont montrés du doigt, au point que, quand elle était enfant, la mère de Nili lui mettait des bouchons dans les oreilles pour lui épargner d’entendre les insultes qu’on lui adressait en rue. De ce point de vue, Nili s’est sentie libérée lorsqu’elle est arrivée à Paris pour y entamer des recherches pour sa thèse de doctorat. C’est aussi là qu’elle pu entamer d’autres recherches: celles qui lui permettront de retrouver la trace de la famille de son père au Congo, où elle se rendra et où elle rencontrera l’homme qui lui donnera un enfant. Le roman est en fait un récit qu’elle lui adresse, pendant sa gestation. J’ajouterai encore que tant la Roumanie que le Congo sont des pays en lutte pendant que Nili y séjourne, ce qui ajoute encore une part de dureté à l’histoire. Vous l’aurez compris: ce n’est pas un livre rigolo pour se détendre sur la plage. Mais je l’ai trouvé remarquable par la force de son contenu, sous un double point de vue. D’une part, je veux parler de la force des émotions, dont l’intimité est accentuée par le fait que la narratrice s’adresse à l’enfant qu’elle porte. D’autre part, le livre dégage de la force par la densité de situations qu’il aborde en peu de pages: une enfance marquée par une mère dominatrice, l’absence d’un père, le choc des cultures vécu par une métisse dont la peau est trop foncée en Roumanie et trop claire au Congo, les engagements sociaux et politiques, la recherche de son identité, etc. Une grande émotion est générée tant par chacun de ces aspects que par leur accumulation. Enfin, on pourra apprécier les aspects historiques des descriptions des deux pays en lutte. Personnellement, je n’y ai pas attaché d’importance. Je veux dire: peu m’importait qu’il s’agisse d’événements réels ou fictifs, seule m’importait l’ambiance qui se dégageait de leur description et l’on peut, me semble-t-il, l’apprécier sans connaître les faits historiques. Je remercie les éditions Julliard de m’avoir donné l’occasion de découvrir ce premier roman d’Annie Lulu, dans le cadre d’une opération Masse critique de Babelio. L’écriture manque encore de maturité, mais cela ne m’empêchera pas de vous recommander de vous plonger dans ce roman qui, assurément, sort de l’ordinaire par l’ensemble des thèmes qu’il aborde sous une même couverture. PS: Si vous avez lu ce livre, je serais intéressé que vous me disiez ce que vous pensez des trois derniers mots du récit. Répondez-moi en message privé pour ne pas dévoiler cet élément à ceux qui ne les ont pas encore lus.
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