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Julliard
EAN : 9782260021339
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 720
Format : 1 x 225 mm

La Petite Femelle

Date de parution : 20/08/2015
Au mois de novembre 1953 débute le procès retentissant de Pauline Dubuisson, accusée d’avoir tué de sang-froid son amant. Mais qui est donc cette beauté ravageuse dont la France entière réclame la tête ? Une arriviste froide et calculatrice ? Un monstre de duplicité qui a couché avec les Allemands, a été... Au mois de novembre 1953 débute le procès retentissant de Pauline Dubuisson, accusée d’avoir tué de sang-froid son amant. Mais qui est donc cette beauté ravageuse dont la France entière réclame la tête ? Une arriviste froide et calculatrice ? Un monstre de duplicité qui a couché avec les Allemands, a été tondue, avant d’assassiner par jalousie un garçon de bonne famille ? Ou n’est-elle, au contraire, qu’une jeune fille libre qui revendique avant l’heure son émancipation et questionne la place des femmes au sein de la société ? Personne n’a jamais voulu écouter ce qu’elle avait à dire, elle que les soubresauts de l’Histoire ont pourtant broyée sans pitié.
Telle une enquête policière, La Petite Femelle retrace la quête obsessionnelle que Philippe Jaenada a menée pour rendre justice à Pauline Dubuisson en éclairant sa personnalité d’un nouveau jour. À son sujet, il a tout lu, tout écouté, soulevé toutes les pierres. Il nous livre ici un roman minutieux et passionnant, auquel, avec un sens de l’équilibre digne des meilleurs funambules, il parvient à greffer son humour irrésistible, son inimitable autodérision et ses cascades de digressions. Un récit palpitant, qui défie toutes les règles romanesques.
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EAN : 9782260021339
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 720
Format : 1 x 225 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • manonlitaussi Posté le 25 Juin 2020
    La petite femelle est un livre qui dort dans ma PAL depuis deux ans je dirais. Et c'est le podcast bookmakers dans lequel Philippe Jaenada prend la parole qui a relancé ma curiosité. Apparemment on lui reproche ses petites dérives dans son histoire dans lesquelles il parle de lui. Et déjà en écoutant le podcast je mesurais l'ampleur de son travail de recherche.  Ce travail titanesque se révèle aussi à la lecture. Mais voilà la rencontre n'a pas été des plus fluides pour moi. Ca a été une lecture en dents de scie. J'ai apprécié le travail de "réhabilitation" de Pauline accusée d'avoir tué avec préméditation un de ses amants, ancien fiancé. Pauline dont le caractère fougueux et ses moeurs décrites comme "légères" ne lui laissaient pas une grande chance pour sa défense. Pauline a eu des amourettes avec l'ennemi au cours de la deuxième guerre mondiale et, plus tard, Pauline, ca ne la dérangera pas de coucher à droite à gauche et de profiter de faveurs en échange. Après la guerre, elle se lance dans des études de médecine. Pauline est intelligente, ambitieuse et c'est pour cela qu'elle ne veut pas épouser Félix car elle ne veut pas abandonner ses... La petite femelle est un livre qui dort dans ma PAL depuis deux ans je dirais. Et c'est le podcast bookmakers dans lequel Philippe Jaenada prend la parole qui a relancé ma curiosité. Apparemment on lui reproche ses petites dérives dans son histoire dans lesquelles il parle de lui. Et déjà en écoutant le podcast je mesurais l'ampleur de son travail de recherche.  Ce travail titanesque se révèle aussi à la lecture. Mais voilà la rencontre n'a pas été des plus fluides pour moi. Ca a été une lecture en dents de scie. J'ai apprécié le travail de "réhabilitation" de Pauline accusée d'avoir tué avec préméditation un de ses amants, ancien fiancé. Pauline dont le caractère fougueux et ses moeurs décrites comme "légères" ne lui laissaient pas une grande chance pour sa défense. Pauline a eu des amourettes avec l'ennemi au cours de la deuxième guerre mondiale et, plus tard, Pauline, ca ne la dérangera pas de coucher à droite à gauche et de profiter de faveurs en échange. Après la guerre, elle se lance dans des études de médecine. Pauline est intelligente, ambitieuse et c'est pour cela qu'elle ne veut pas épouser Félix car elle ne veut pas abandonner ses études. L'histoire de Pauline est très intéressante, femme très complexe mais considérée comme volage pour l'époque. Les intrusions de la vie de l'auteur ainsi que ses réflexions, parfois familières, ont eu raison de ma concentration. Il y avait trop de détails, qui révèlent aussi un très gros travail. J'ai largement préféré la deuxième partie du livre consacré au procès, aux échos médiatiques, aux comportements des avocats et procureur face à Pauline. L'auteur décrit également quelques procès de l'époque. C'est la partie que j'ai préférée parce qu'elle m'a semblée plus fluide mais aussi parce que  c'est là que se révèle la bienveillance de l'auteur pour cette femme (qui reste certes une meurtrière mais qui a été jugée surtout pour ses moeurs un peu légères pour l'époque, voilà moi aussi je finis par mettre des parenthèses à force d'en voir trop dans ma lecture) qui reste courageuse face à ses messieurs de la cour qui font preuve de mépris envers cette femme en se permettant par exemple d'être vulgaires. Je suis contente d'avoir lu ce livre et même si j'ai un avis mitigé, j'ai très envie de lire la serpe.
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  • latina Posté le 6 Juin 2020
    « Les moindres actes d’une vie, anodins ou pas sur le moment, sont épinglés sur nous comme des poids de plomb le jour où on déraille et où tous les regards se tournent vers nous ». Pour Pauline Dubuisson, née en 1927 à Malo-les-Bains, près de Dunkerque, cette affirmation se vérifie tout à fait. C’est vrai qu’elle a eu une enfance très spéciale, entre une mère molle et un père très autoritaire imbu de Nietzche et de sa fille ; c’est vrai qu’elle a connu au sens biblique quelques Allemands durant la guerre et pour cela a été tondue à la libération ; c’est vrai qu’elle se voulait libre, sans les attaches du mariage, avec au cœur un rêve : devenir pédiatre. Malheureusement pour elle, les hommes pétris de principes, de supériorité et d’autoritarisme se sont acharnés sur elle alors après qu’elle ait tué son ex-fiancé, un jeune homme bien sous tous les rapports (ce n’est pas moi qui le dis). Les hommes et quelques femmes, dont une chroniqueuse judiciaire. « Toute vie, pour être approchée, exige le recueillement. Ce procès ne fut que tumulte et ricanements » (Jacques Vergès, qui deviendra avocat 2 ans plus tard) La presse, l’appareil judiciaire, le... « Les moindres actes d’une vie, anodins ou pas sur le moment, sont épinglés sur nous comme des poids de plomb le jour où on déraille et où tous les regards se tournent vers nous ». Pour Pauline Dubuisson, née en 1927 à Malo-les-Bains, près de Dunkerque, cette affirmation se vérifie tout à fait. C’est vrai qu’elle a eu une enfance très spéciale, entre une mère molle et un père très autoritaire imbu de Nietzche et de sa fille ; c’est vrai qu’elle a connu au sens biblique quelques Allemands durant la guerre et pour cela a été tondue à la libération ; c’est vrai qu’elle se voulait libre, sans les attaches du mariage, avec au cœur un rêve : devenir pédiatre. Malheureusement pour elle, les hommes pétris de principes, de supériorité et d’autoritarisme se sont acharnés sur elle alors après qu’elle ait tué son ex-fiancé, un jeune homme bien sous tous les rapports (ce n’est pas moi qui le dis). Les hommes et quelques femmes, dont une chroniqueuse judiciaire. « Toute vie, pour être approchée, exige le recueillement. Ce procès ne fut que tumulte et ricanements » (Jacques Vergès, qui deviendra avocat 2 ans plus tard) La presse, l’appareil judiciaire, le peuple, tous les bien-pensants de la Nation y vont de leur petite opinion vengeresse. Veulent-ils s’absoudre de leurs désastres intimes en faisant ployer une pauvre fille mal aimée, mal élevée, mal dans sa peau ? « De la rue (la vraie vie, les témoins) à la rue (l’opinion publique façonnée par la presse) en passant par le filtre de l’enquête et de la procédure, une fille comme une autre se transforme en créature de l’Enfer ». Philippe Jaenada signe ici un livre personnel, stupéfiant de vérité, criant de psychologie, flamboyant. Il retrace les étapes de la vie de Pauline Dubuisson de manière très détaillée, après avoir fait sa propre enquête, après avoir parcouru les mêmes rues, après avoir lu les documents de l’époque, du commissariat au procès, en passant par l’hôpital et la chambre. On ne peut que vivre la vie de Pauline avec lui, on ne peut qu’adhérer à ses propres opinions. D’autant qu’il narre cette vie ratée en y intercalant des anecdotes de sa propre vie qui permettent de se détendre (et je peux vous assurer que c’est hilarant !) ; en y ajoutant des tonnes de parenthèses montrant ses propres réactions face aux nombreuses aberrations, abominations des témoins de la vie de Pauline ; et enfin en posant comme jalons ici et là les autres procès de l’époque. Je vous recommande à tout prix la lecture de ce livre-choc, qui relate à la perfection la vie d’une « créature de l’Enfer », se voulant libre avant l’heure, en cette époque (1940-1960) où les femmes n’ont qu’un seul seigneur et maître : l’homme.
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  • zorme Posté le 30 Mai 2020
    "La Petite Femelle" est un vibrant plaidoyer pour la réhabilitation de Pauline Dubuisson, livrée à la vindicte populaire, jugée avant même d'avoir commis son crime. Et condamnée à vie (ou à mort), d'une certaine manière. Parce que la foule haineuse, en mal de sensations, a toujours besoin de détester quelqu'un. Objectivement et malgré l'excellent travail de Philippe Jaenada, des différents scénarios envisageables, je ne peux toujours pas trancher sur l'acte en lui-même. Mais je ne peux qu'être écoeuré par cette presse à scandales et cette Justice qui n'en que le nom, mentant de manière éhontée, s'acharnant comme une meute de chiens fous sur un gibier terrorisé. Le livre revient bien sûr sur le contexte historique, à savoir la seconde guerre mondiale, mais nous rappelle aussi ce qu'était la condition féminine à l'époque, le poids de l'opinion publique, de la jalousie, des conventions sociales et des médias sur la Justice. Pauline Dubuisson n'avait aucune chance d'en réchapper. Malgré de nombreuses digressions, le style est très agréable et on ne voit pas passer les 700 pages.
  • Melcleon Posté le 30 Mai 2020
    Chacun des quarante et quelques chapitres de cette biographie méticuleuse et empathique de Pauline Dubuisson a pour titre un ou plusieurs adjectifs employés par celles et ceux qui l'ont côtoyée ou se sont intéressés à elle à un moment de sa vie (amie, professeur, journaliste, avocat...). Leur liste donne une idée de la complexité d'une fille, d'une femme sans doute en avance sur son temps : "orgueilleuse et renfermée", "légère", "plus cérébrale que sensuelle", "ravageuse", "très calme et convenable", "même pas touchante". Née au début de la décennie 1930 dans une famille bourgeoise d'entrepreneurs protestants, éduquée par un père froid et directif qui lui a appris, entre autres, que le suicide est une porte de sortie honorable, voire impérieuse, quand on estime avoir raté sa vie (il s'appliquera à lui-même ce commandement), Pauline tentera par trois fois, à des années d'intervalle, de mettre fin à ses jours avant de finalement réussir, à l'âge de 36 ans. Exploitant toutes les archives disponibles, Jaenada reconstitue l'enfance et l'adolescence de Pauline, à Dunkerque, son éveil sexuel précoce (quasiment poussée dans les bras d'un soldat de l'armée allemande par son père, germanophile, qui, lui ayant fait apprendre la langue de Nietzsche, en avait fait... Chacun des quarante et quelques chapitres de cette biographie méticuleuse et empathique de Pauline Dubuisson a pour titre un ou plusieurs adjectifs employés par celles et ceux qui l'ont côtoyée ou se sont intéressés à elle à un moment de sa vie (amie, professeur, journaliste, avocat...). Leur liste donne une idée de la complexité d'une fille, d'une femme sans doute en avance sur son temps : "orgueilleuse et renfermée", "légère", "plus cérébrale que sensuelle", "ravageuse", "très calme et convenable", "même pas touchante". Née au début de la décennie 1930 dans une famille bourgeoise d'entrepreneurs protestants, éduquée par un père froid et directif qui lui a appris, entre autres, que le suicide est une porte de sortie honorable, voire impérieuse, quand on estime avoir raté sa vie (il s'appliquera à lui-même ce commandement), Pauline tentera par trois fois, à des années d'intervalle, de mettre fin à ses jours avant de finalement réussir, à l'âge de 36 ans. Exploitant toutes les archives disponibles, Jaenada reconstitue l'enfance et l'adolescence de Pauline, à Dunkerque, son éveil sexuel précoce (quasiment poussée dans les bras d'un soldat de l'armée allemande par son père, germanophile, qui, lui ayant fait apprendre la langue de Nietzsche, en avait fait son interprète auprès des autorités d'occupation), sa jeunesse étudiante (en médecine) et la valse-hésitation amoureuse qui la conduira au meurtre de son ex-petit ami, le procès totalement à charge qui s'ensuivra, à l'issue duquel elle échappera à la peine de mort grâce à la seule femme du jury d'assises, ses années de prison et son exil volontaire au Maroc où elle aurait pu parachever sa rédemption en tant que médecin à l'hôpital d'Essaouira si son passé et ses vieux démons ne l'avaient rattrapée.
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  • AugustineBarthelemy Posté le 26 Avril 2020
    Un sentiment immense de gâchis nous envahit quand on termine ce livre. Pauline Dubuisson, et toutes celles qui ont voulu être libres avant l'heure, ont subi la colère, l'acharnement et la [in]justice des hommes. Les digressions et l'humour de l'auteur sont bienvenus et allègent la tristesse de ce récit.

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