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        La porte du ciel

        Les Escales
        EAN : 9782365692915
        Façonnage normé : BROCHE
        Nombre de pages : 256
        Format : 140 x 225 mm
        La porte du ciel

        Collection : Domaine français
        Date de parution : 05/01/2017
        Alors que la Guerre de Sécession fait rage, deux fillettes que tout oppose, deux destins, vont se croiser.
         
        Au cœur de la Louisiane et de ses plantations de coton, deux fillettes grandissent ensemble. Tout les oppose. Eleanor est blanche, fille de médecin ; Eve est mulâtre, fille d’esclave. Elles sont l’ombre l’une de l’autre, soumises à un destin qu’aucune des deux n’a choisi. Dans leur vie, il y... Au cœur de la Louisiane et de ses plantations de coton, deux fillettes grandissent ensemble. Tout les oppose. Eleanor est blanche, fille de médecin ; Eve est mulâtre, fille d’esclave. Elles sont l’ombre l’une de l’autre, soumises à un destin qu’aucune des deux n’a choisi. Dans leur vie, il y aura des murmures, des désirs interdits, des chemins de traverse. Tout près, surtout, il y aura la clameur d’une guerre où des hommes affrontent leurs frères sous deux bannières étoilées.
        Plus loin, dans l’Alabama, des femmes passent leur vie à coudre. Elles assemblent des bouts de tissu, Pénélopes modernes qui attendent le retour des maris, des pères, des fils partis combattre. Leurs courtepointes sont à l’image des Etats-Unis : un ensemble de morceaux tenus par un fil – celui de la couture, celui de l’écriture.
        Entre rêve et histoire, Dominique Fortier dépeint une Amérique de légende qui se déchire pour mieux s’inventer et pose avec force la question de la liberté.
         
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        EAN : 9782365692915
        Façonnage normé : BROCHE
        Nombre de pages : 256
        Format : 140 x 225 mm
        Les Escales
        19.90 €
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        Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

        • adtraviata Posté le 30 Septembre 2017
          Ouvrir La porte du ciel, c’est tirer sur un fil d’Ariane qui nous emmènera dans un labyrinthe de couleurs et de sentiments, c’est laisser Dominique Fortier semer un tas de petits cailloux blancs qui nous aideront à trouver notre chemin à travers les plantations et les marais de Louisiane. Elle va dérouler pour vous plusieurs fils différents, qui vont se croiser, s’entrecroiser, parfois risquer de se casser au coeur d’une courtepointe qui vous contera une histoire de douleur, de guerre, de résignation, et parfois de passion. En Louisiane, au temps de la guerre de Sécession, une guerre civile, une guerre fratricide, deux petites filles se rencontrent : une Blanche presque insouciante, Eleanor, et une Noire arrachée à sa mère esclave, Eve. Elles ne se quitteront plus et croiseront sur leur chemin un fiancé malhabile, une belle-mère autoritaire, des fouets de contremaîtres, des esclaves courbés dans les champs de coton, des soldats exaltés, des soldats brisés, un prêtre bâtisseur qui rêve de droits pour tous, des membres du Ku Klux Klan, des couseuses de courtepointes, les méandres paresseux du Mississipi… Ce roman patchwork ne veut pas raconter tout de la vie en Louisiane pendant la Sécession des Etats du Sud, mais il raconte... Ouvrir La porte du ciel, c’est tirer sur un fil d’Ariane qui nous emmènera dans un labyrinthe de couleurs et de sentiments, c’est laisser Dominique Fortier semer un tas de petits cailloux blancs qui nous aideront à trouver notre chemin à travers les plantations et les marais de Louisiane. Elle va dérouler pour vous plusieurs fils différents, qui vont se croiser, s’entrecroiser, parfois risquer de se casser au coeur d’une courtepointe qui vous contera une histoire de douleur, de guerre, de résignation, et parfois de passion. En Louisiane, au temps de la guerre de Sécession, une guerre civile, une guerre fratricide, deux petites filles se rencontrent : une Blanche presque insouciante, Eleanor, et une Noire arrachée à sa mère esclave, Eve. Elles ne se quitteront plus et croiseront sur leur chemin un fiancé malhabile, une belle-mère autoritaire, des fouets de contremaîtres, des esclaves courbés dans les champs de coton, des soldats exaltés, des soldats brisés, un prêtre bâtisseur qui rêve de droits pour tous, des membres du Ku Klux Klan, des couseuses de courtepointes, les méandres paresseux du Mississipi… Ce roman patchwork ne veut pas raconter tout de la vie en Louisiane pendant la Sécession des Etats du Sud, mais il raconte la vie rude, rêvée, perturbée, rongée d’ennui ou de misère de quelques personnalités presque ordinaires. Le récit de Dominique Fortier a été fortement inspiré des courtepointes cousues par les femmes noires de l’époque, des courtepointes en forme de patchworks dont les morceaux disparates sont assemblés pour former des tableaux à la fois improbables et tellement réalistes. L’auteur (pourtant née sous des latitudes plus fraîches) a le chic pour nous faire découvrir les choses lentement mais sûrement, dans une écriture élégante qui sait aussi faire ressentir la moiteur du climat et les dangers du bayou. C’est aussi la métaphore d’un jeu d’échecs qui constate avec précision combien les rêves de liberté des uns (les pions blancs) ont eu si peu de retentissement pour les autres (les noirs, bien entendu). Un très très beau roman que j’ai lu avec enchantement !
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        • Bluerock Posté le 30 Mai 2017
          Deux fillettes, deux destins : Eleanor McCoy est blanche et fille de médecin, Eve est fille d'esclaves. "Voyez ces deux fillettes sous le soleil de la Louisiane, l'une brune comme le thé, l'autre aussi blanche que le lait, même taille, mêmes membres frêles, huit ans à peine, et pourtant tout les sépare." (p 13). A la demande d'Eleanor, la petite esclave est adoptée par la famille McCoy. Eleanor et Eve grandiront donc ensemble, elles resteront ensemble lorqu'Eleanor épousera Michael Arlington et ira vivre dans la grande demeure où elle ne se sentira jamais chez elle mais chez sa belle-mère, Mrs Arlington, qui lui fait immédiatement comprendre que c'est elle et elle seule la maîtresse de maison. Difficile de trouver sa place pour Eleanor, difficile aussi pour Eve qui n'est pas traitée en esclave mais qui n'est pas vraiment libre. En toile de fond, la guerre de Sécession, les champs de coton, les femmes qui confectionnent des courtepointes dont la description s'intercale entre certains chapitres, sorte de fil conducteur tout au long du roman. A la fin du livre, une longue note de l'auteure explique que "ce livre ne se veut pas un roman historique au sens strict du terme" et que ce... Deux fillettes, deux destins : Eleanor McCoy est blanche et fille de médecin, Eve est fille d'esclaves. "Voyez ces deux fillettes sous le soleil de la Louisiane, l'une brune comme le thé, l'autre aussi blanche que le lait, même taille, mêmes membres frêles, huit ans à peine, et pourtant tout les sépare." (p 13). A la demande d'Eleanor, la petite esclave est adoptée par la famille McCoy. Eleanor et Eve grandiront donc ensemble, elles resteront ensemble lorqu'Eleanor épousera Michael Arlington et ira vivre dans la grande demeure où elle ne se sentira jamais chez elle mais chez sa belle-mère, Mrs Arlington, qui lui fait immédiatement comprendre que c'est elle et elle seule la maîtresse de maison. Difficile de trouver sa place pour Eleanor, difficile aussi pour Eve qui n'est pas traitée en esclave mais qui n'est pas vraiment libre. En toile de fond, la guerre de Sécession, les champs de coton, les femmes qui confectionnent des courtepointes dont la description s'intercale entre certains chapitres, sorte de fil conducteur tout au long du roman. A la fin du livre, une longue note de l'auteure explique que "ce livre ne se veut pas un roman historique au sens strict du terme" et que ce sont "les femmes de Gee's Bend" qui lui "ont donné envie d'écrire ce roman". Les images des courtepointes décrites sont d'ailleurs visibles sur le site des Escales : www.lesescales.fr. Une façon originale d'aborder cette période de l'histoire des Etats-Unis, un roman qui se lit bien mais je m'attendais à ce qu'il se passe quelque chose de plus fort entre les deux jeunes filles.
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        • Autantenemportentleslivres Posté le 16 Mars 2017
          Mon avis: La ségrégation est un thème qui me touche particulièrement, il était donc évidant que je lise celui-ci. Je remercie d'ailleurs beaucoup les Editions Les Escales pour l'envoi de ce titre. J'ai lu un certain nombre d'avis négatifs ou mitigés concernant ce roman, notamment parce que le résumé semble-t-il n'est pas vraiment révélateur de son contenu. Il est vrai que je rejoins sur ce point ces lecteurs. En commençant ce roman je m’attendais surtout à suivre une jolie histoire d'amitié, presque fraternelle entre Eleanor et Eve, deux petites filles qui à priori n'étaient pas supposées avoir de liens si forts à cause de la différence de leur couleur de peau. Hors, j'ai trouvé qu'il y avait peu finalement de passages sur la complicité qui s'installe entre les deux fillettes. On les suit bien-sûr tout au long du récit mais souvent indépendamment l'une de l'autre. On sent une réelle affection entre elles puisqu'elles ont grandi ensemble, mais sans pour autant que chacune défende vraiment ses convictions. Si Eleanor condamne intérieurement le traitement fait aux noirs, elle reste passive. Eve quant à elle ne se livre pas à Eleanor, elle s'insurge également en silence de ces inégalités, mais elle reste dans son monde. ... Mon avis: La ségrégation est un thème qui me touche particulièrement, il était donc évidant que je lise celui-ci. Je remercie d'ailleurs beaucoup les Editions Les Escales pour l'envoi de ce titre. J'ai lu un certain nombre d'avis négatifs ou mitigés concernant ce roman, notamment parce que le résumé semble-t-il n'est pas vraiment révélateur de son contenu. Il est vrai que je rejoins sur ce point ces lecteurs. En commençant ce roman je m’attendais surtout à suivre une jolie histoire d'amitié, presque fraternelle entre Eleanor et Eve, deux petites filles qui à priori n'étaient pas supposées avoir de liens si forts à cause de la différence de leur couleur de peau. Hors, j'ai trouvé qu'il y avait peu finalement de passages sur la complicité qui s'installe entre les deux fillettes. On les suit bien-sûr tout au long du récit mais souvent indépendamment l'une de l'autre. On sent une réelle affection entre elles puisqu'elles ont grandi ensemble, mais sans pour autant que chacune défende vraiment ses convictions. Si Eleanor condamne intérieurement le traitement fait aux noirs, elle reste passive. Eve quant à elle ne se livre pas à Eleanor, elle s'insurge également en silence de ces inégalités, mais elle reste dans son monde. J'aurais aimé peut-être d'avantage de passages sur les moments passés entre elles deux, des anecdotes qui auraient pu nous montrer leur attachement mutuel, mais aussi les différences et les injustices qui les séparaient. Cependant, le récit est riche de passages qui nous font réfléchir sur la perception des noirs par les hommes blancs à cette époque, et qui nous font comprendre que la distinction est très forte, et est présente partout. Je pense notamment à certains préjugés, à certaines idées évoquées dans le roman, comme le fait par exemple que tous les noirs viennent d'Afrique, qu'une personne de couleur est considérée comme les trois cinquième d'un homme, ou encore à la comparaison faite entre les règles du jeu d'échiquier et les conflits qui séparent les hommes blancs des noirs... Des pensées bien entendu qui sont absurdes et qui révoltent, mais qui sont révélatrices de l'esprit étroit des gens de l'époque. Dominique Fortier profite également de ce récit pour nous délivrer certains pans de l'Histoire américaine qui ont été à mon sens très intéressants d'évoquer. L'auteure évoque le Klu Klux Klan, mais on en apprend beaucoup également sur la guerre de Sécession qui éclate en 1861, qui oppose les états confédérés du nord menés par Jefferson Davis, et les états abolitionnistes du Sud menés par Abraham Lincoln. Un conflit qui nous montre bien que le pays était vraiment divisé concernant la question des noirs. Si certains commençaient à s'indigner de leurs conditions d'esclaves, d'autres au contraire très conservateurs étaient pour, car selon eux c’était le statut qui leur revenait naturellement, et qu'il ne fallait pas sacrifier autant d'homme blancs sur les champs de bataille pour améliorer leurs conditions. Par contre, si le roman est intéressant car il pousse le lecteur à de nombreuses réflexions sur la question du racisme envers les noirs, sur la légitimité de chacun, le récit est je trouve très décousu. On passait souvent d'un événement à un autre sans véritables liens entre eux ou avec l'intrigue de départ, et c'est ce qui m'a le plus dérangé. J'avais l'impression que l'auteure avait beaucoup d'idées, de notions à évoquer, mais qu'elle ne savait pas très bien comment les amener. De même, je n'ai pas apprécié les quelques passages sur la confection des courtepointes par les femmes de couleurs, qui selon moi n’étaient pas nécessaires, car à mon sens ils n'apportaient rien de particulier au récit. C'est donc un avis en demi-teinte que je livrerai de ce roman. Si j'ai aimé la plume de Dominique Fortier qui est intelligente, qui invite à la réflexion et qui est à certains moments je trouve poétique, j'ai trouvé qu'elle s'éparpillait un peu trop, ce qui cassait le rythme de l’histoire, me faisait un peu perdre le fil conducteur du récit, et qui m'a empêché souvent de ressentir les émotions que l'on est supposé ressentir face à tant d'inégalités. Pour conclure: La porte du ciel est un roman intéressant car il aborde des faits importants de l'Histoire américaine comme la naissance de la guerre de Sécession ou encore le Klu Klux Klan. Cependant ces mouvements évoqués, qui s’élèvent pour la notion de liberté ou au contraire qui condamnent encore plus les noirs, sont malheureusement je trouve au détriment de ceux concernant Eleanor et Eve. Le récit décousu ne m'a donc pas vraiment permis de m'attacher aux personnages et d'être touchée comme je pensais l'être. Une bonne lecture que je conseille à tous ceux qui souhaitent en apprendre plus sur la ségrégation, mais qui ne fait pas partie des meilleurs que j'ai pu lire sur le sujet. Ma note: 14/20.
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        • JulieDionaea Posté le 3 Mars 2017
          Dans ce roman, l’histoire, qui se déroule aux États-Unis, entre la Louisiane et l’Alabama, au moment de la guerre de sécession, nous est narré par « Le Roi coton ». Deux fillettes que tout oppose, Eleanor, blanche et fille de médecin, et Eve, métisse et fille d’esclave, vont être amenées à grandir ensemble. Dans le foyer qu’elles partagent, Eve n’aura jamais un statut très clair. En effet, elle semble faire partie de la famille et occupe par exemple la même chambre qu’Eleanor, cependant, elle doit tout de même accomplir un certains nombres de corvées… Devenues inséparables au fil du temps, Eve suivra Eleanor, dans sa nouvelle demeure, après son mariage avec un homme qu’elle n’a pas choisi. Ainsi, elles seront prisonnières de leur situation une partie de leur vie : Eleanor de sa condition de femme blanche, obligée d’acquérir un certain nombre de savoirs liés à son rang et Eve de sa couleur de peau et donc de sa condition d’esclave. Dans ce roman, il est également question de femmes qui, en attendant que leur mari, leurs fils ou encore leur père rentre de la guerre, passe un partie de leur temps à coudre et à assembler des courtepointes. Mais aussi,... Dans ce roman, l’histoire, qui se déroule aux États-Unis, entre la Louisiane et l’Alabama, au moment de la guerre de sécession, nous est narré par « Le Roi coton ». Deux fillettes que tout oppose, Eleanor, blanche et fille de médecin, et Eve, métisse et fille d’esclave, vont être amenées à grandir ensemble. Dans le foyer qu’elles partagent, Eve n’aura jamais un statut très clair. En effet, elle semble faire partie de la famille et occupe par exemple la même chambre qu’Eleanor, cependant, elle doit tout de même accomplir un certains nombres de corvées… Devenues inséparables au fil du temps, Eve suivra Eleanor, dans sa nouvelle demeure, après son mariage avec un homme qu’elle n’a pas choisi. Ainsi, elles seront prisonnières de leur situation une partie de leur vie : Eleanor de sa condition de femme blanche, obligée d’acquérir un certain nombre de savoirs liés à son rang et Eve de sa couleur de peau et donc de sa condition d’esclave. Dans ce roman, il est également question de femmes qui, en attendant que leur mari, leurs fils ou encore leur père rentre de la guerre, passe un partie de leur temps à coudre et à assembler des courtepointes. Mais aussi, du Père Louis qui a pour projet de construire une église au milieu des marais avec l’aide des habitants. Ou encore, d’un condamné à mort à notre époque. La construction de ce roman, aux allures de conte, est originale, elle m’a un peu décontenancé au début de ma lecture, me laissant la sensation d’un récit un peu décousu, mais au final je l’ai trouvé intéressante. Le roman est parsemé de faits sur les conditions de vie des esclaves et de descriptions de courtepointes, nous naviguons entre les États et les époques, guidé par un fil rouge : l’histoire d’Eleanor et d’Eve, deux personnages que, et c’est un choix de l’auteure, finalement, nous ne connaitrons que superficiellement. La porte du ciel m’a permis de passer un agréable moment de lecture.
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        • NovaBaby Posté le 25 Février 2017
          La première chose que j'ai envie de dire, c'est que Les Escales est en train de devenir une maison d'édition incontournable pour moi en terme de pépites littéraires. J'avais vraiment bien aimé Le dernier exploit de Poxl West et il en va de même pour ce livre. Mais encore une fois, on se retrouve face à un roman atypique, si ce n'est étrange. Au vu des thèmes et de la période abordés (esclavage, guerre de Sécession, états sudistes, amitié), on s'attend à être submergé par l'émotion, on s'attend à davantage de sentiments. Finalement, on en a peu. C'est un récit tout en retenue et métaphores, plein de poésie, mais qui ne va pas vous servir du drama sur un plateau. Eve est une jeune fille noire, dont la vie va se trouver inextricablement liée à celle d'Eleanor. Leur relation est au centre du récit, mais finalement, on la ressent peu. Elle est présente, en arrière-plan, sans qu'on ait besoin d'en parler, peut-être. J'avoue que ça m'a parfois manqué, d'autant que nous suivons les deux enfants jusqu'à leur vie de femmes. Oui, elles partagent une maison, longtemps même une chambre, elles vivent côte à côté avec un attachement certain, mais on... La première chose que j'ai envie de dire, c'est que Les Escales est en train de devenir une maison d'édition incontournable pour moi en terme de pépites littéraires. J'avais vraiment bien aimé Le dernier exploit de Poxl West et il en va de même pour ce livre. Mais encore une fois, on se retrouve face à un roman atypique, si ce n'est étrange. Au vu des thèmes et de la période abordés (esclavage, guerre de Sécession, états sudistes, amitié), on s'attend à être submergé par l'émotion, on s'attend à davantage de sentiments. Finalement, on en a peu. C'est un récit tout en retenue et métaphores, plein de poésie, mais qui ne va pas vous servir du drama sur un plateau. Eve est une jeune fille noire, dont la vie va se trouver inextricablement liée à celle d'Eleanor. Leur relation est au centre du récit, mais finalement, on la ressent peu. Elle est présente, en arrière-plan, sans qu'on ait besoin d'en parler, peut-être. J'avoue que ça m'a parfois manqué, d'autant que nous suivons les deux enfants jusqu'à leur vie de femmes. Oui, elles partagent une maison, longtemps même une chambre, elles vivent côte à côté avec un attachement certain, mais on ne voit ni confidences, peu de jeux, peu de conversations. Il s'agit sûrement d'un choix que l'auteure a fait sciemment, mais cela rend probablement plus difficile l'attachement aux personnages. Ce récit principal est entrecoupé de sortes d'entractes qui vont peu à peu faire sens, éclairer des situations mais sont un peu déstabilisants au début. On va assister à la guerre de Sécession, mais là encore, de loin. Du point de vue des femmes restées à la maison, et pour qui le quotidien est finalement assez peu modifié, si ce n'est les passages de soldats dans les champs. En y réfléchissant, je me dis que finalement, tout cela fait sens avec le choix du narrateur à qui il importe peu que ce soit la guerre, que des femmes soient amies, que l'une soit noire, blanche ou orange, et que l'autre ne le soit pas. La place d'Eve est étrange : ni esclave, ni membre de la famille, elle se coule entre deux eaux, s’accommode de la situation et ne fait partie d'aucun camp. Mais ce n'est pas non plus un roman sur la place des esclaves et leur rôle au sein des familles, notamment celui des femmes (qui étaient parfois très attachées en particulier aux enfants des familles). On parle de ce statut étrange qu'Eve occupe, mais sans pousser la réflexion. Au lecteur de s'en faire une idée. C'est donc un récit plein de pudeur, finalement, où l'on va deviner beaucoup de choses plutôt que de les ressentir vraiment. Cela m'a parfois manqué et je pense que c'est la principale chose qui peut être reprochée à ce livre. Mais c'est surtout un roman plein de poésie, de délicatesse qui tombe jamais dans le jugement ou le récit historique pur. J'ai en tout cas beaucoup aimé passer du temps avec Eve et Eleonor, m'imprégner de l'ambiance particulière de ces États du Sud. Plus que tout, j'ai aimé la plume de l'auteure et je la relirai avec plaisir.
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