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            La Promesse

            Robert Laffont
            EAN : 9782221156094
            Façonnage normé : BROCHE
            Nombre de pages : 234
            Format : 135 x 215 mm
            La Promesse

            Date de parution : 02/01/2015
            En ce temps où il n’était pire crime que se suicider…
            Inspiré d’une réalité historique méconnue, un grand roman d’amour, subversif, troublant
            et follement romantique.

            « Camille s’agenouilla près du corps de Jeanne. Ses doigts se posèrent sur la cheville glacée. Il ferma les yeux.
            C’était il y a longtemps. Un jour d’été.
            Ils ruisselaient, l’un et l’autre, d’eau et de soleil. Ils avaient treize ans. Peut-être quatorze. Dans une anse sableuse de la Dordogne, ils s’étaient...

            « Camille s’agenouilla près du corps de Jeanne. Ses doigts se posèrent sur la cheville glacée. Il ferma les yeux.
            C’était il y a longtemps. Un jour d’été.
            Ils ruisselaient, l’un et l’autre, d’eau et de soleil. Ils avaient treize ans. Peut-être quatorze. Dans une anse sableuse de la Dordogne, ils s’étaient baignés toute l’après-midi. L’eau était chaude et coulait sur les graviers dorés. Parfois, l’ombre d’un poisson filait dans le cristal du courant. Le temps n’existait plus. Il n’y avait ni passé ni lendemain. Que l’instant présent, d’une densité écrasante. La joie qui l’avait essoufflé faisait encore aller et venir sa poitrine maigre. Battre son coeur sous ses côtes. Le pied de Jeanne était venu se poser comme un oiseau au creux de sa main. La peau était fine, douce. Lisse. Le talon s’emboîtait parfaitement à sa paume.
            Penché sur Jeanne, il ne vit pas que les autres faisaient cercle dans son dos. À un moment, il se retourna et les découvrit. Mais son visage n’était plus le même et tous reculèrent. Soucieux de ne pas approcher de trop près un si grand chagrin. »
            À l’âge du premier grand amour, Camille a laissé sa famille le séparer de Jeanne. Toutes ces années, fidèle à leur promesse, elle l’a attendu. Il n’est pas venu. Quand elle meurt, on l’accuse de s’être défenestrée. Et, en ce temps où il n’est pire crime que se suicider, c’est Camille que désigne la justice pour incarner dans son procès le « corps et la voix » de Jeanne…

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            EAN : 9782221156094
            Façonnage normé : BROCHE
            Nombre de pages : 234
            Format : 135 x 215 mm
            Robert Laffont
            18.00 €
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            Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

            • BMMousseron Posté le 7 Avril 2017
              Plus de dix ans après s'être perdus de vue, Camille, héritier d'une riche famille de négoce, apprend que sa cousine, Jeanne, qu'il a tendrement aimée, adolescent, s'est suicidée. Or à cette époque, le suicide était un crime envers Dieu et le Roi. La victime criminelle est donc emprisonnée dans l'attente de son procès et pour sa défense, Camille est désigné pour la représenter c'est-à-dire qu'il va devoir prendre sa voix, non pas parler pour elle mais parler comme si c'était elle qui expliquait son geste. L'enquête qu'il va mener pour comprendre ce qui s'est passé va l'obliger à replonger dans ses souvenirs, à opérer une introspection, à se remettre en question. Après "Le Congrès", Jean-Guy Soumy nous fait découvrir une pratique incongrue de la justice au temps de la royauté absolue. L'écriture délicate, pleine de pudeur m'a tiré des frissons à la lecture du roman. Ce roman est un véritable coup de coeur, avec une narration fluide nous offrant un dialogue entre Camille et Jeanne par-delà la mort. Simplement beau.
            • Bezette Posté le 6 Octobre 2016
              Très beau roman, court tout de même puisque je l'ai lu en une soirée. C'est une jolie intrigue avec un sujet peu commun et que j'ai apprécié découvrir. J'ai été beaucoup touchée par Jeanne et ses sentiments. On découvre la relation de Camille et de Jeanne à travers des souvenirs, des instants courts, presque fugaces qui s'évaporent avant qu'on puisse les capter. J'ai surtout adoré la belle langue française de l'auteur !
            • AudreyT Posté le 23 Août 2016
              Nous avons tous déjà lu des histoires d'amour éperdu où des jeunes femmes perdent la vie devant des chagrins insurmontables... Ici, c'est la marquise Jeanne de Coussac qui attend avec patience et tendresse son amour d'enfance, son cousin Camille Gralis. A 15 ans, ils se sont fait la promesse de se marier dès qu'ils le pourront. Parce que bien sûr, les parents de Camille l'éloigne et le temps passe... Plusieurs années plus tard, Jeanne se suicide en apprenant le second mariage de Camille. Elle est persuadée qu'il l'a oublié et qu'il ne reviendra pas. Mais en ces temps là, abréger ses jours équivaut à prendre le pouvoir du roi ou de Dieu qui seuls ont le droit de vie ou de mort sur leurs sujets. Jeanne étant morte, on désigne Camille pour la représenter au procès... Je vais me répéter et dire une fois encore que Babelio m'a fait découvrir cet immense auteur qu'est Jean-Guy Soumy. Ce roman est d'une force rare. Il m'a émue profondément. Cette jeune femme qui croit en une promesse d'enfant et qui par désespoir se défenestre. Ce jeune homme qui prend son passé de plein fouet et qui tente en vain de se racheter. Cette époque... Nous avons tous déjà lu des histoires d'amour éperdu où des jeunes femmes perdent la vie devant des chagrins insurmontables... Ici, c'est la marquise Jeanne de Coussac qui attend avec patience et tendresse son amour d'enfance, son cousin Camille Gralis. A 15 ans, ils se sont fait la promesse de se marier dès qu'ils le pourront. Parce que bien sûr, les parents de Camille l'éloigne et le temps passe... Plusieurs années plus tard, Jeanne se suicide en apprenant le second mariage de Camille. Elle est persuadée qu'il l'a oublié et qu'il ne reviendra pas. Mais en ces temps là, abréger ses jours équivaut à prendre le pouvoir du roi ou de Dieu qui seuls ont le droit de vie ou de mort sur leurs sujets. Jeanne étant morte, on désigne Camille pour la représenter au procès... Je vais me répéter et dire une fois encore que Babelio m'a fait découvrir cet immense auteur qu'est Jean-Guy Soumy. Ce roman est d'une force rare. Il m'a émue profondément. Cette jeune femme qui croit en une promesse d'enfant et qui par désespoir se défenestre. Ce jeune homme qui prend son passé de plein fouet et qui tente en vain de se racheter. Cette époque si dure qui permet à une justice d'effacer tout simplement un être sur cette terre... Des mots qui coulent et qui entrent en vous, des personnages auxquels vous vous attachez et un corps sur lequel vous vous penchez et vous pleurez... Lisez ce livre !!!
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            • Sallyrose Posté le 30 Avril 2016
              Jeanne s’est suicidée. Elle va comparaître pour homicide. Camille, son cousin, va la représenter. Nous sommes au 18ème siècle. Seuls Dieu et le Roi ont droit de vie ou de mort. L’expérience que va vivre Camille sera celle de l’entrée dans l’âge adulte. Il en ressortira plus amer mais aussi plus libre. Court roman (200 pages) qui se lit avec plaisir. Plutôt romantique, l’histoire est malgré tout originale. L’auteur alterne de courts chapitres qui outre la narration laissent la place aux échanges post-mortem entre les deux protagonistes et à leurs réflexions propres sur le mode journal intime. Bien que ne faisant pas partie de mes genres de prédilection, la lecture de ce roman a été une expérience agréable.
            • lejardinauxlivres Posté le 3 Avril 2016
              Le thème est inhabituel, le suicide. Déjà de nos jours, on en parle pas beaucoup. Mais au 18e siècle, encore moins. Les suicidés sont traités comme des meurtriers, puisqu'ils se sont tués eux-même. S'ils sont reconnus coupables, ils seront déshonorés, trainés à travers toute la ville jusqu'à la place publique où ils seront pendus par les pieds. Leur nom sera effacés de tous les registres, comme s'ils n'avaient jamais existé. C'est ce qui arrive à Jeanne, jeune femme défenestrée. Et c'est à son cousin, Camille, qu'incombe la lourde tâche de la défendre lors de son procès. D'un point de vue historique, j'ai aimé ce roman. Il y a beaucoup de détails sur cette époque. Mais sur l'histoire en elle-même, j'ai préféré la première partie, quand Camille cherche à connaitre la vérité sur la mort de Jeanne, et les souvenirs d'enfance qui vont avec. Mais j'ai trouvé dommage qu'il renonce si vite à la disculper. Il n'y a pas vraiment d'enquête, en fait, il tourne en rond avant de changer de tactique pour le procès. La représentation de la dépouille de Jeanne, comme simple objet, transportée d'un endroit à l'autre m'a un peu dérangé. Et malgré les descriptions, j'ai eu du mal... Le thème est inhabituel, le suicide. Déjà de nos jours, on en parle pas beaucoup. Mais au 18e siècle, encore moins. Les suicidés sont traités comme des meurtriers, puisqu'ils se sont tués eux-même. S'ils sont reconnus coupables, ils seront déshonorés, trainés à travers toute la ville jusqu'à la place publique où ils seront pendus par les pieds. Leur nom sera effacés de tous les registres, comme s'ils n'avaient jamais existé. C'est ce qui arrive à Jeanne, jeune femme défenestrée. Et c'est à son cousin, Camille, qu'incombe la lourde tâche de la défendre lors de son procès. D'un point de vue historique, j'ai aimé ce roman. Il y a beaucoup de détails sur cette époque. Mais sur l'histoire en elle-même, j'ai préféré la première partie, quand Camille cherche à connaitre la vérité sur la mort de Jeanne, et les souvenirs d'enfance qui vont avec. Mais j'ai trouvé dommage qu'il renonce si vite à la disculper. Il n'y a pas vraiment d'enquête, en fait, il tourne en rond avant de changer de tactique pour le procès. La représentation de la dépouille de Jeanne, comme simple objet, transportée d'un endroit à l'autre m'a un peu dérangé. Et malgré les descriptions, j'ai eu du mal à me la représenter. Pour finir, le procès m'a semblé étrange. Demander aux témoins d'identifier l'accusé alors qu'il s'agit de son représentant est pour le moins surprenant. Le pire étant de poser directement des questions à Camille pour qu'il réponde à la place de Jeanne. Comment pourrait-il savoir ce qu'elle pensait? Comment pourrait-il confirmer de faits la concernant? Mis à part ça, j'ai quand même passé un bon moment avec ce roman. J'ai admiré les efforts de Camille pour défendre celle qu'il aimait. En se mettant à la place d'une morte, il a repris vie.
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