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Belfond
EAN : 9782714436702
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 672
Format : 154 x 240 mm

La Puissance des vaincus

Marie-Claude PEUGEOT (Traducteur)
Date de parution : 20/04/2000

La Puissance des vaincus explore l'extraordinaire complexité des liens qui unissent des frères jumeaux. Un roman à la fois cru et sensible, sombre et pourtant optimiste, qui parle de la faute et du rachat, d'amour et de pardon.

Véritable livre-phénomène aux États-Unis, La Puissance des vaincus explore l'extraordinaire complexité des liens qui unissent des frères jumeaux. Un roman à la fois cru et sensible, sombre et pourtant optimiste, qui parle de la faute et du rachat, d'amour et de pardon.

Le 12 octobre 1990, Thomas Birdsey entre dans...

Véritable livre-phénomène aux États-Unis, La Puissance des vaincus explore l'extraordinaire complexité des liens qui unissent des frères jumeaux. Un roman à la fois cru et sensible, sombre et pourtant optimiste, qui parle de la faute et du rachat, d'amour et de pardon.

Le 12 octobre 1990, Thomas Birdsey entre dans la bibliothèque de Three Rivers et, devant les lecteurs terrorisés, s'ampute de la main : un acte religieux, dira-t-il, afin de protester contre l'intervention militaire américaine en Irak. Il est interné dans un établissement psychiatrique de haute sécurité, d'où son frère jumeau, Dominick va tenter de le faire sortir.

Dominick a toujours lutté afin d'affirmer sa différence face à Thomas, l'enfant fragile, trop protégé par leur mère et peu armé pour affronter le monde ou la violence de leur beau-père. Mais, depuis les premiers signes des troubles mentaux de Thomas, Dominick l'a aussi porté à bout de bras, enrageant de lui sacrifier sa propre vie. Terrifié par le mélange d'amour et de haine que lui inspire ce double négatif de lui-même, il est dévoré de culpabilité.

Afin de trouver des réponses à la folie de son frère, Dominick, avec l'aide de la psychiatre de Thomas, va accepter de relire leur histoire familiale. Une plongée dans leur passé d'enfants illégitimes qui l'entraîne jusque sur les traces d'un terrible grand-père sicilien. Là, peut-être, dans les douloureux secrets d'autrefois, trouvera-t-il enfin la clé de leur identité…

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EAN : 9782714436702
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 672
Format : 154 x 240 mm
Belfond

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Matildany Posté le 22 Mai 2020
    De cette lecture d'il y a 15 ans, me restaient des bribes, mais surtout le souvenir d'avoir été emportée par l'émotion et l'écriture puissante de ce drame familial. . 1990. Thomas, quarantenaire schizophrène, se tranche la main dans une bibliothèque publique, pensant stopper la mise en marche de la guerre du Golfe. Dominick, son frère jumeau, habitué à le gérer depuis les prémisses de la maladie, assiste impuissant à son internement à Hatch. L'auteur nous emmène au fil des époques découvrir la relation entre les deux frères, enfants écrasés par un beau-père violent. Dominick, le jumeau rongé par la culpabilité de n'être pas malade, remonte le temps auprès d'une psychothérapeute, le Docteur Patel, pour définir leur cadre familial, et se confronte à sa propre agressivité, l'échec de son mariage, sa souffrance de ne pas avoir connu leur vrai père. Il se lance également dans la découverte du journal familial de son grand-père Domenico, qui lui a été transmis par sa mère peu avant son décès. C'est une plongée dans le passé de sa famille, qui le révèle à lui-même comme une mise en abîme. Ce récit nous emporte dans les zones de souffrances de la maladie, du deuil, de la violence familiale...... De cette lecture d'il y a 15 ans, me restaient des bribes, mais surtout le souvenir d'avoir été emportée par l'émotion et l'écriture puissante de ce drame familial. . 1990. Thomas, quarantenaire schizophrène, se tranche la main dans une bibliothèque publique, pensant stopper la mise en marche de la guerre du Golfe. Dominick, son frère jumeau, habitué à le gérer depuis les prémisses de la maladie, assiste impuissant à son internement à Hatch. L'auteur nous emmène au fil des époques découvrir la relation entre les deux frères, enfants écrasés par un beau-père violent. Dominick, le jumeau rongé par la culpabilité de n'être pas malade, remonte le temps auprès d'une psychothérapeute, le Docteur Patel, pour définir leur cadre familial, et se confronte à sa propre agressivité, l'échec de son mariage, sa souffrance de ne pas avoir connu leur vrai père. Il se lance également dans la découverte du journal familial de son grand-père Domenico, qui lui a été transmis par sa mère peu avant son décès. C'est une plongée dans le passé de sa famille, qui le révèle à lui-même comme une mise en abîme. Ce récit nous emporte dans les zones de souffrances de la maladie, du deuil, de la violence familiale... et l'impact de la schizophrénie sur les proches d'un malade. Fan du Prince des Marées, amateurs de romans familiaux aux thèmes sombres, ce récit est pour vous!
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  • SabrinaTrublet Posté le 16 Mai 2020
    La puissance des vaincus Wally LAMB Dominick et Thomas sont jumeaux. Vrais jumeaux. C’est pourquoi le jour ou Thomas (atteint de schizophrénie paranoïde) se tranche la main dans une bibliothèque pour stopper la guerre en Irak, Dominick craque, capitule et lâche les digues de son impuissance et son chagrin. Pris en charge dans une unité psychiatrique Thomas va se livrer par bribes entre délires et aménagement de la vérité. Dominick quant à lui va se raconter au travers de leur relation de frères, de leur enfance effrayée à cause de leur terrifiant et violent beau-père, de son mariage fichu, de sa tristesse et de son incapacité à comprendre et aider son frère. La culpabilité de n’être pas celui qui est malade. De la détresse de pas être le préféré de leur mère. Puis Dominick comprendra qu’il n’est qu’une pièce de l’immense puzzle de sa famille grâce au journal de feu son grand père (où l’on s’aperçoit que les mains ont un poids immense dans cette famille). Et les souvenirs vont émerger, la compréhension se faire une place et l’acceptation arriver. Et Dominick soulagé du fardeau de son passé va enfin pouvoir penser à l’ avenir. Un très bon roman avec beaucoup de gravité, de douleurs mais aussi de l’humour et... La puissance des vaincus Wally LAMB Dominick et Thomas sont jumeaux. Vrais jumeaux. C’est pourquoi le jour ou Thomas (atteint de schizophrénie paranoïde) se tranche la main dans une bibliothèque pour stopper la guerre en Irak, Dominick craque, capitule et lâche les digues de son impuissance et son chagrin. Pris en charge dans une unité psychiatrique Thomas va se livrer par bribes entre délires et aménagement de la vérité. Dominick quant à lui va se raconter au travers de leur relation de frères, de leur enfance effrayée à cause de leur terrifiant et violent beau-père, de son mariage fichu, de sa tristesse et de son incapacité à comprendre et aider son frère. La culpabilité de n’être pas celui qui est malade. De la détresse de pas être le préféré de leur mère. Puis Dominick comprendra qu’il n’est qu’une pièce de l’immense puzzle de sa famille grâce au journal de feu son grand père (où l’on s’aperçoit que les mains ont un poids immense dans cette famille). Et les souvenirs vont émerger, la compréhension se faire une place et l’acceptation arriver. Et Dominick soulagé du fardeau de son passé va enfin pouvoir penser à l’ avenir. Un très bon roman avec beaucoup de gravité, de douleurs mais aussi de l’humour et une écriture qui m’a beaucoup plu. Ces jumeaux sont attachants, leurs personnalités bouleversantes. C’est un roman qui ne laisse pas insensible...
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  • Missbouquin Posté le 28 Novembre 2018
    Thomas et Dominick sont jumeaux, et vivent avec leur mère, remariée avec un certain Ray. Ce dernier les élève à la dure, en particulier Thomas qu’il juge trop féminin. Pour compenser, la mère privilégie ce fils plus faible, le couve. Ballotté entre ces deux contradictions, Thomas vit une adolescence difficile, sous l’œil passif de son frère qui ne sait pas quoi faire pour l’aider. A 19 ans, Thomas commence à montrer des troubles psychologiques, une paranoïa aiguë et agit bizarrement. Dominick va devoir vivre avec la schizophrénie de son double, jusqu’au jour où ce dernier se tranche un poignet dans une bibliothèque, pour protester contre les différentes guerres américaines. Il est alors enfermé dans un centre de détention violent, d’où son frère va essayer de le faire sortir par tous les moyens. J’ai d’abord eu des difficultés à entrer dans ce roman dense (1000 pages !), n’accrochant pas aux descriptions de la vie américaine qui m’agace souvent. Et puis petit à petit je me suis intéressée à ces deux personnages, si semblables et si différents. Au début, on peut avoir l’impression que le personnage central sera Thomas, à qui est dédiée la première scène violente. Mais très vite on se rend... Thomas et Dominick sont jumeaux, et vivent avec leur mère, remariée avec un certain Ray. Ce dernier les élève à la dure, en particulier Thomas qu’il juge trop féminin. Pour compenser, la mère privilégie ce fils plus faible, le couve. Ballotté entre ces deux contradictions, Thomas vit une adolescence difficile, sous l’œil passif de son frère qui ne sait pas quoi faire pour l’aider. A 19 ans, Thomas commence à montrer des troubles psychologiques, une paranoïa aiguë et agit bizarrement. Dominick va devoir vivre avec la schizophrénie de son double, jusqu’au jour où ce dernier se tranche un poignet dans une bibliothèque, pour protester contre les différentes guerres américaines. Il est alors enfermé dans un centre de détention violent, d’où son frère va essayer de le faire sortir par tous les moyens. J’ai d’abord eu des difficultés à entrer dans ce roman dense (1000 pages !), n’accrochant pas aux descriptions de la vie américaine qui m’agace souvent. Et puis petit à petit je me suis intéressée à ces deux personnages, si semblables et si différents. Au début, on peut avoir l’impression que le personnage central sera Thomas, à qui est dédiée la première scène violente. Mais très vite on se rend compte que le plus perdu des deux est Dominick, qui se voit obligé de revenir sur leur enfance pour comprendre ce qui a pu amener son frère à commettre ces actes, et appréhender sa propre part de responsabilité. « Toute ma vie, mon frère a été comme une ancre qui me tire vers le fond. Même avant sa maladie. Avant de péter les plombs devant… Comme une ancre. Il me laisse tout juste assez de longueur de corde pour rester à la surface. Pour respirer. » Jeune homme puis adulte en colère, Dominick s’en prend plein la tête, tout en refusant ce destin qui lui colle des étiquettes de « fils aimant », « soutien de son frère ». Au fil du récit, on le voit s’apaiser et accepter la réalité. L’écriture de Wally Lamb est belle, maîtrisée, efficace. Il a un don pour entrer dans la psychologie des êtres qu’il crée, sans lasser le lecteur. Entremêlant avec génie les récits actuels, du passé ainsi que les souvenirs du grand-père des jumeaux, il interroge la maladie, les liens du sang, la relation à la famille. Comment vivre avec un beau-père violent mettant en avant les symboles de la virilité ? Avec une mère faible, qui voue un culte à son propre père, lui-même violent et macho au possible ? Comment vivre sans connaître son propre père ? Comment accepter de voir tous les jours son frère s’enfoncer dans la folie ? Comment accepter de le perdre ? Comment retracer fidèlement des événements qui se sont déroulés 20 ans plus tôt, et qui pourraient expliquer le présent ? « – […] Mais je ne sais jamais, quand je vous parle, si je déforme mes souvenirs ou si je réinvente le passé. – La mémoire est sélective, Dominick, c’est vrai. Elle est une interprétation, exacte ou non, des faits tels que nous nous les rappelons. Pourtant ce que nous avons choisi de retenir peut nous apprendre beaucoup, vous ne pensez pas ? » La puissance des vaincus est un livre magnifique, une fresque impressionnante : cru et sensible, sombre et optimiste, il touche en plein cœur et ne peut laisser indifférent. Je découvrirai à coup sûr les autres romans de cet écrivain talentueux !
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  • luocine Posté le 21 Novembre 2017
    J’ai lu ce roman grâce à la blogosphère, je mettrai les liens si, sur un commentaire, je reconnais celui où celle qui aime cet auteur. ( J’ai perdu la référence du blog où j’ai noté ce nom, c’était au début de l’été 2017.) Le titre américain est « I know this much is true ». Ces deux titres révèlent une vérité du roman mais pas exactement la même, le titre américain insiste sur la tension qui sous tend tout le roman. On sent que Dominick, le narrateur qui essaie de sauver son frère Thomas, schizophrène, des griffes d’une institution psychiatrique répressive après qu’il s’est tranché la main dans les locaux de la bibliothèque, va dévoiler peu à peu une enfance terrible qui cache des drames qui l’empêchent aujourd’hui de reprendre pied dans sa vie. Le titre français représente le point final du roman, on ne peut construire sa vie qu’en acceptant les différents aspects de sa propre personnalité. Thomas le fragile, le malade, le protégé de la mère des deux jumeaux est finalement plus fort que le bouillant et toujours en colère Dominick, enfin c’est une façon de parler car Thomas est du côté du malheur et la répression s’abat sans... J’ai lu ce roman grâce à la blogosphère, je mettrai les liens si, sur un commentaire, je reconnais celui où celle qui aime cet auteur. ( J’ai perdu la référence du blog où j’ai noté ce nom, c’était au début de l’été 2017.) Le titre américain est « I know this much is true ». Ces deux titres révèlent une vérité du roman mais pas exactement la même, le titre américain insiste sur la tension qui sous tend tout le roman. On sent que Dominick, le narrateur qui essaie de sauver son frère Thomas, schizophrène, des griffes d’une institution psychiatrique répressive après qu’il s’est tranché la main dans les locaux de la bibliothèque, va dévoiler peu à peu une enfance terrible qui cache des drames qui l’empêchent aujourd’hui de reprendre pied dans sa vie. Le titre français représente le point final du roman, on ne peut construire sa vie qu’en acceptant les différents aspects de sa propre personnalité. Thomas le fragile, le malade, le protégé de la mère des deux jumeaux est finalement plus fort que le bouillant et toujours en colère Dominick, enfin c’est une façon de parler car Thomas est du côté du malheur et la répression s’abat sans pitié sur lui, la soit-disant force des vaincus est de savoir reconnaître en chacun de nous cette part de faiblesse, c’est alors que « les vaincus sont puissants » . Wally Lamb nous plonge dans l’histoire d’une famille « dysfonctionnelle » (j’emprunte ce mot à Pat Conroy élevé à la dure lui aussi par un ancien Marine). La différence est que Ray n’est pas le géniteur des enfants, il a épousé la mère et reconnu les jumeaux. Durant toute leur enfance, il n’aura pour but que d’en faire de braves petits soldats et les endurcir pour affronter un monde qu’il sait ne faire aucune place aux faibles. Dominick s’en sort à sa façon, il affronte avec bravache cette éducation, mais Thomas réagit par les pleurs. Plus sa mère le protège, plus Ray s’énerve jusqu’à une scène terrible qui arrive après 900 pages. C’est le reproche que je fais à ce roman pourquoi faut-il à cet auteur 976 pages pour accoucher de cette souffrance qui dévore toute une vie ? Bien sûr ce roman nous permet de visiter les bas-fonds des hôpitaux psychiatriques américains, de partager les tensions de l’arrivée des immigrants italiens, de revivre le racisme ordinaire contre les indiens et les noirs, et de comprendre que la peur d’avoir du sang noir dans les veines a provoqué bien des secrets, que rien n’est pire que statut de fille mère … Bref nous sommes avec les vaincus souvent et il est vrai que nous mesurons qu’eux aussi on fait la force de ce grand pays. Mais j’aurais aimé un peu plus de concision, même si je comprends que le rythme de cette écriture vient du dévoilement progressif que Dominick réalise grâce à une thérapie très douloureuse. Au bout de tant d’horreurs, la fin heureuse a mis un peu de baume sur mon cœur tellement meurtri surtout quand je lis pendant des pages et des pages les souffrances que l’on peut faire subir à des gens sans défense dans les hôpitaux psychiatriques.
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  • gouelan Posté le 23 Mai 2017
    Thomas mon ancre, mon ombre. Thomas est le frère jumeau de Dominick. Enfant, il doit protéger son frère doux et fragile. Lui est le plus fort, le plus dur. Face au beau père violent, et à la passivité de sa mère, il se défend, en n'employant pas toujours les armes qu'il faut. Comment ne pas tomber tout en portant ce frère, cette mère, cette histoire de famille dont il doit sonder les secrets ? Comment aimer ce double qui le fait tant souffrir ? Pourquoi son frère est-il schizophrène ? Peut-il l'entraîner lui aussi au fond du gouffre de la folie ? Long parcours entre le passé de cette famille d'origine sicilienne et les années 90 dans le Connecticut. Un récit troublant. Une introspection douloureuse au coeur des secrets de famille et de la maladie. On apprécie que ce roman soit un pavé, pour ne pas avoir à le quitter trop tôt.
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