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Robert Laffont
EAN : 9782221064559
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 1540

La Reine Margot - La Dame de Monsoreau

Collection : Bouquins
Date de parution : 05/11/1992

L'ambition de Dumas est de raconter l'histoire de France dans son ensemble. D'où le titre Drame de la France qu'il a voulu donner à ce qui représente pour lui l'équivalent de la Comédie humaine. Trois volumes devaient traiter de la Renaissance : La Reine Margot, La Dame de Monsoreau, Les...

L'ambition de Dumas est de raconter l'histoire de France dans son ensemble. D'où le titre Drame de la France qu'il a voulu donner à ce qui représente pour lui l'équivalent de la Comédie humaine. Trois volumes devaient traiter de la Renaissance : La Reine Margot, La Dame de Monsoreau, Les Quarante-Cinq. Le premier s'ouvre sur le massacre des protestants durant la nuit de la Saint-Barthélemy, le 24 août 1572, et s'achève par la mort de Charles IX. Le second couvre le règne de Henri III et de ses mignons, le troisième s'achève par la mort du duc d'Anjou.
Somptueuse fresque, tapisserie haute en couleur où évoluent les grands personnages de l'histoire - Catherine de Médicis, rongée par l'ambition et confite dans sa méchanceté ; Marguerite de Valois, sa fille, «la reine Margot», l'épouse de Henri de Navarre, follement amoureuse de Hyacinthe de La Mole -, ce cycle nous introduit au cœur d'un récit dont les principaux thèmes sont l'amitié, l'ambition et l'amour, mais tels que les vivent les hommes et les femmes d'une époque débordant d'énergie, de vitalité, de passion.
Guy Schoeller.

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EAN : 9782221064559
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 1540
Robert Laffont

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • FeyGirl Posté le 13 Septembre 2020
    L’histoire de Marguerite de Valois, réinventée par Alexandre Dumas, était déjà célèbre et a été remise en avant par le film de Patrice Chéreau. La fille de Henri II et de Catherine de Médicis épouse Henri de Navarre. Contrairement à la version cinématographique, dans le roman elle accepte ce mariage, même si elle n’a aucune inclinaison pour l’homme qu’on lui a choisi. Mais bientôt éclatent les massacres de la Saint-Barthélemy, Margot comprend qu’elle n’a été qu’un pion pour attirer les huguenots dans un piège. La Reine Margot, c’est une cour de France qui est le théâtre de la fin des Valois ; ce sont des suspicions, des duplicités, des conspirations, des empoisonnements, des meurtres, des trahisons, des renversements d’alliance et des adultères. C’est une Catherine de Médicis que Dumas a imaginée maître des complots, une âme noire séduite par l’alchimie et sans pitié, une ogresse qui mange ses propres enfants. La Reine Margot, ce sont des combats entrecoupés de duels où les batailles sont menées par les armes et par les mots. Ce sont des moments d’héroïsme où de jeunes hommes ne pensent pas à mourir, seulement prouver leur valeur et échapper à leurs ennemis. La Reine Margot, c’est une femme qui a... L’histoire de Marguerite de Valois, réinventée par Alexandre Dumas, était déjà célèbre et a été remise en avant par le film de Patrice Chéreau. La fille de Henri II et de Catherine de Médicis épouse Henri de Navarre. Contrairement à la version cinématographique, dans le roman elle accepte ce mariage, même si elle n’a aucune inclinaison pour l’homme qu’on lui a choisi. Mais bientôt éclatent les massacres de la Saint-Barthélemy, Margot comprend qu’elle n’a été qu’un pion pour attirer les huguenots dans un piège. La Reine Margot, c’est une cour de France qui est le théâtre de la fin des Valois ; ce sont des suspicions, des duplicités, des conspirations, des empoisonnements, des meurtres, des trahisons, des renversements d’alliance et des adultères. C’est une Catherine de Médicis que Dumas a imaginée maître des complots, une âme noire séduite par l’alchimie et sans pitié, une ogresse qui mange ses propres enfants. La Reine Margot, ce sont des combats entrecoupés de duels où les batailles sont menées par les armes et par les mots. Ce sont des moments d’héroïsme où de jeunes hommes ne pensent pas à mourir, seulement prouver leur valeur et échapper à leurs ennemis. La Reine Margot, c’est une femme qui a le sens de la politique et qui est ambitieuse. Elle ne veut pas perdre la Navarre, et s’allie avec son mari Henri, ce qui la conduit à tromper son entourage. Il est aisé de deviner qu’elle ne pourra pas tout garder, l’amour et le royaume. La Reine Margot, c’est un Paris où le danger attend au détour d’une rue, ce sont des toits par lesquels s’échappent des gentilshommes, c’est un château du Louvre où les chambres mènent à des passages secrets, ce sont des adresses qui cachent les amours adultères, ce sont des gibets où croupissent les cadavres des condamnés. Un roman de Dumas est une fiction très éloignée de la réalité historique. Mais Alexandre Dumas a une plume si truculente qu’on lui pardonne ! Ses dialogues sont souvent théâtraux, parfois truffés de bons mots et de réparties. Je ne pouvais m’empêcher d’imaginer des comédiens déclamant avec saveur le texte. L’auteur sait apporter des pauses humoristiques qui égayent un tableau sombre, et il maintient l’équilibre entre l’Histoire — même s’il la remodèle — et les passions qui emportent les hommes. Un voyage sanglant et épique chez les derniers Valois ! Challenge Livres Historiques 2020
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  • barjabulette Posté le 15 Juillet 2020
    Pas évident de rédiger une critique sur un tel monument de l'histoire. La Reine Margot raconte, donc, l'histoire de la Reine Marguerite de Navarre du moment de son mariage jusqu'au décès de Charles IX. C'est un pavé de 600 pages mais tellement haletant et rythmé qu'on ne voit pas le temps passer. Au départ, j'avais des appréhensions car le style d'écriture ne nous est plus tout à fait coutumier (et c'est bien dommage) mais, in fine, j'ai tellement vécu au rythme de la Mole et de Coconnas que j'ai lu ce roman très vite et j'ai hâte d'en découvrir la suite. Autre frein qui me faisait trainer la patte au départ, c'est que je pensais toute l'histoire inventée. Or, et là respect, il se trouve que non, Alexandre Dumas a fait des recherches et s'est documenté pour écrire son roman. Cet élément m'a surpris car, naïve que je suis, j'étais persuadée qu'à l'époque à laquelle a été écrit ce roman, l'auteur "inventait". Sa façon de raconter l'histoire est hallucinante. Quel merveilleux prof d'histoire il aurait été.
  • m1rtial Posté le 16 Mai 2020
    Le livre se révèle prenant même si on deplore certaines longueurs et passages bien inutiles, roman feuilleton oblige. Au début j'ai eu un peu de mal à ressentir l'action car le premier tiers est assez théâtral et pourtant on accroche aux intrigues de Catherine de Médecins, à René parfumeur et empoisonneur et aux multiples complots. Concernant cependant la relation de la Saint Barthélémy j'avoue avoir préféré celle de Ken Follet dans Une Colonne de Feu à la narration bien plus actuelle. Autre petit reproche, j'ai l'édition parue chez Bouquins et suivie par Claude Schopp : si dans des romans comme Les Blancs et les Bleus, Le Chevalier de Sainte Hermine par exemple ses annotations ou mises à jour du texte se révèlent utiles, dans La Reine Margot cette fois il vaut mieux a bien des moments laisser les mots de Dumas. En finalité cependant au fil de l'ouvrage j'ai oublié tous ces petits désagréments et ai apprécié malgré ces pres de 180 ans ce roman. J'attaque donc bientôt sa suite La Dame de Monsoreau.
  • ConfidencesLitteraires Posté le 30 Avril 2020
    J’ai lu Les trois mousquetaires adolescente et j’ai découvert avec ravissement Le Comte de Monte-Cristo il y a deux ans. Je n’ai donc pas hésité lorsque l’occasion de lire un nouveau roman de Dumas s’est présentée, en l’occurrence avec La Reine Margot. En 1572, Catherine de Médicis fait tout ce qu’elle peut pour sauvegarder le trône de France à sa descendance, mais les augures de son sorcier vont toutes dans la même sens : contre toute attente, c’est le mari de sa fille Marguerite, Henri de Navarre, qui est destiné à régner en France (pas de mystère pour les lecteurs : il s’agit bien du futur Henri IV). Tout le roman est construit autour des complots de la reine mère pour éliminer Henri. Mais il est soutenu par sa femme et arrive à manœuvrer intelligemment à travers le réseau d’alliances et de secrets tissés par les grands de France. Ce roman comporte également deux personnages importants et sympathiques : les gentilshommes De La Mole et Coconnas, un beau duo d’amis qui se retrouvent piégés de cette dangereuse toile d’araignée, en raison de l’amour que le premier porte à Marguerite de Navarre (femme de Henri et fille de Catherine de Médicis, vous suivez... J’ai lu Les trois mousquetaires adolescente et j’ai découvert avec ravissement Le Comte de Monte-Cristo il y a deux ans. Je n’ai donc pas hésité lorsque l’occasion de lire un nouveau roman de Dumas s’est présentée, en l’occurrence avec La Reine Margot. En 1572, Catherine de Médicis fait tout ce qu’elle peut pour sauvegarder le trône de France à sa descendance, mais les augures de son sorcier vont toutes dans la même sens : contre toute attente, c’est le mari de sa fille Marguerite, Henri de Navarre, qui est destiné à régner en France (pas de mystère pour les lecteurs : il s’agit bien du futur Henri IV). Tout le roman est construit autour des complots de la reine mère pour éliminer Henri. Mais il est soutenu par sa femme et arrive à manœuvrer intelligemment à travers le réseau d’alliances et de secrets tissés par les grands de France. Ce roman comporte également deux personnages importants et sympathiques : les gentilshommes De La Mole et Coconnas, un beau duo d’amis qui se retrouvent piégés de cette dangereuse toile d’araignée, en raison de l’amour que le premier porte à Marguerite de Navarre (femme de Henri et fille de Catherine de Médicis, vous suivez ?). Ce roman a été publié initialement sous forme de feuilleton et malheureusement cela dessert de beaucoup l’intrigue : trop de péripéties qui ne font pas avancer le récit et qui peuvent parfois nous perdre un peu pour se rappeler les intérêts de chacun.e en fonction de l’alliance du moment. Il faut aussi bien se concentrer pour se rappeler qui est qui et la position de chaque personnage, car il y a beaucoup de protagonistes. Heureusement, la plume pleine d’humour et de verve de Dumas permet de garder un rythme de lecture fluide malgré tout. Un petit trait d’esprit et ça repart ! Et puis j’ai adoré en savoir plus sur cette période de l’histoire, la fin des Valois et l’avènement des Bourbon, le massacre de la Saint-Barthélemy… C’est grâce à ce type de roman que je retiens les éléments historiques et de culture générale, donc de ce point de vue je suis ravie ! Le tout enrobé d’une belle histoire romanesque à souhait, c’est au final une bonne lecture – je crois qu’aucun roman de Dumas ne pourra également Monte-Cristo, il va falloir que je m’y fasse et ne plus imaginer la lune :p
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  • paulmaugendre Posté le 14 Avril 2020
    Le dix-huit août 1572 aurait pu être une date marquante de l’histoire de France si elle n’eut été éclipsée par une autre beaucoup plus tragique. En effet le Louvre en effervescence célébrait le mariage entre Marguerite de Valois, fille de Catherine de Médicis, et d’Henri de Bourbon, roi de Navarre, fils de Jeanne d’Albret. Cette union devait sceller celle des Catholiques et des Huguenots. La nuit de noce, au lieu d’honorer sa jeune épouse, Henri de Navarre va rejoindre sa maîtresse, Charlotte de Sauve, femme d’atours de la reine mère, Catherine de Médicis. Quant à Marguerite, dite Margot, elle reçoit dans sa chambre le Duc de Guise, son amant auquel elle a sauvé la vie et qui lui rend quelques lettres et lui signifie leur rupture. Entre Marguerite nouvellement reine de Navarre et Henri son époux, s’il n’y a pas eu consommation du mariage, il existe toutefois un respect réciproque qui ne tardera pas à se muer en complicité sous les assauts venimeux de la reine mère et des trois frères de Margot. Principalement Charles IX, le duc d’Anjou futur Henri III et le jeune duc d’Alençon. Charles IX est un jeune roi violent, emporté, difficilement canalisable, et subordonné à sa mère... Le dix-huit août 1572 aurait pu être une date marquante de l’histoire de France si elle n’eut été éclipsée par une autre beaucoup plus tragique. En effet le Louvre en effervescence célébrait le mariage entre Marguerite de Valois, fille de Catherine de Médicis, et d’Henri de Bourbon, roi de Navarre, fils de Jeanne d’Albret. Cette union devait sceller celle des Catholiques et des Huguenots. La nuit de noce, au lieu d’honorer sa jeune épouse, Henri de Navarre va rejoindre sa maîtresse, Charlotte de Sauve, femme d’atours de la reine mère, Catherine de Médicis. Quant à Marguerite, dite Margot, elle reçoit dans sa chambre le Duc de Guise, son amant auquel elle a sauvé la vie et qui lui rend quelques lettres et lui signifie leur rupture. Entre Marguerite nouvellement reine de Navarre et Henri son époux, s’il n’y a pas eu consommation du mariage, il existe toutefois un respect réciproque qui ne tardera pas à se muer en complicité sous les assauts venimeux de la reine mère et des trois frères de Margot. Principalement Charles IX, le duc d’Anjou futur Henri III et le jeune duc d’Alençon. Charles IX est un jeune roi violent, emporté, difficilement canalisable, et subordonné à sa mère qui œuvre en coulisse. Hypocrite, il affirme que l’amiral de Coligny est son père, spirituel évidemment, mais dans le même temps il agit pour le désigner comme cible à quelques sbires chargés de l’abattre dans une rue à l’aide d’arbalètes. C’est le 24 août 1572, de sinistre mémoire. Le début de la Saint-Barthélemy au cours de laquelle les Catholiques, des Chrétiens parait-il, se chargent de passer de vie à trépas les Huguenots qui résident dans la capitale. Un véritable carnage qui amène Henri de Navarre à abjurer sa religion. Au grand dam de bon nombre de ses fidèles. Mais il faut se montrer diplomate. Pendant ce temps, deux hommes entrent dans Paris, chargés d’une mission. L’un, le comte Joseph Hyacinthe Lerac de la Mole, un Provençal, est chargé de remettre une missive à Henri de Navarre, tandis que l’autre le comte Annibal de Coconnas dit le Piémontais, est porteur d’un message pour le duc de Guise. Ils arrivent ensemble rue de l’Arbre-sec, non loin du Louvre, et repèrent une auberge qui leur semble fort accueillante, A la Belle-Etoile. Ils sympathisent, remplissent leur mission et s’installent malgré leur manque de laquais, ce qui déplait à La Hurière, l’hôtelier. Seulement Coconnas est catholique et La Mole huguenot et lors des événements du 24 août 1572, ils se regardent en chien de faïence, en venant aux armes. Blessés tous deux ils seront pris en charge par un personnage qu’il n’est pas de bon ton de fréquenter. Nonobstant, ayant appris la profession mortifère de cet inconnu, qui ne le restera pas longtemps, Coconnas lui serre la main. Geste dont l’homme, touché et ému, se souviendra plus tard. Duels, guet-apens, empoignades, méfiance, empoisonnements, duperies, mensonges, duplicité, hypocrisie, complots, retournements de situation, autant de faits d’arme et d’épisodes sanglants qui imprègnent ce roman, sans oublier intrigues politiques, familiales et amoureuses. Catherine de Médicis œuvre pour que le roi de Navarre soit éliminé de la course du trône, au cas où il serait amené à régner. Car Henri, duc d’Anjou est officiellement roi de Pologne et se doit donc à son nouveau royaume. Et la santé de Charles IX laisse à désirer. Et mentalement, il n’est guère fiable. Alors elle a recours aux bons services de Rémi Florentin, parfumeur, alchimiste et occasionnellement fabricant de poisons en tous genres mais mortels. Complots, alliances et mésalliances, se tissent comme des toiles d’araignées dans les cabinets secrets et les couloirs labyrinthiques du Louvre. Des passages secrets qui favorisent les amours adultérines entre la reine Margot et La Mole, ou Henriette de Nevers, l’amie de Margot et Coconnas. Ce roman est le premier d’une trilogie, les deux autres étant La dame de Monsoreau et Les Quarante-cinq, romans qui se lisent indépendamment les uns des autres. Certains personnages disparaissent, d’autres continueront leur chemin et leurs méfaits. Alexandre Dumas, et son complice non crédité Auguste Maquet, nous offrent leur vision de la France lors des guerres de religion et plus particulièrement du massacre de la Saint-Barthélemy. Et apportent un éclairage saisissant sur la mort de Charles IX, officiellement décédé d’une pleurésie, constat effectué par Ambroise Paré. Au milieu des épisodes sanglants d’égorgements, d’étrippements, de massacres, surnagent des scènes d’amitiés et d’amour. En effet entre La Mole et Coconnas s’établit une amitié plus forte qu’une fraternité, parfois au détriment de leurs amours avec la reine Margot et Henriette de Nevers. des amours contrariées par les manigances royales, plus particulièrement de la part de Catherine de Médicis, tandis que le futur Henri IV entretient avec sa femme une complicité qui n’est pas amoureuse mais sincère. Un livre qui se lit avec plaisir et malgré le nombre de pages, à la police de caractère réduite, on ne voit pas le temps passer. Roman d’action et d’amour, ce roman a été adapté en film par Patrice Chéreau en 1994 avec Isabelle Adjani.
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