Lisez! icon: Search engine
La Découverte
EAN : 9782707188472
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 258
Format : 135 x 220 mm

La révolution kurde

Le PKK et la fabrique d'une utopie

Collection : Cahiers libres
Date de parution : 28/09/2017
La question kurde – en Turquie, Iran, Irak, Syrie – est au cœur d'enjeux politiques et sociaux d'une actualité brûlante et violente. Pourtant, le PKK (Parti des travailleurs kurdes) et ses organisations sœurs restent très méconnus. Fondé en 1978, dirigé par son chef emprisonné Abdullah Öcalan, ce parti radical a été comparé aux Zapatistes du Chiapas et à d’autres mouvements sud-américains. Cette enquête informée analyse la/les révolution(s) en cours au Kurdistan.
Depuis quelques années, le PKK turc et le PYD syrien sont au centre de l’attention des gauches mondiales. Certains observateurs, comme l’anthropologue David Graeber, l’historien Immanuel Wallerstein ou le linguiste Noam Chomsky les considèrent comme une des rares lueurs d’espoir dans le chaos moyen-oriental et comparent leurs expérimentations politiques à... Depuis quelques années, le PKK turc et le PYD syrien sont au centre de l’attention des gauches mondiales. Certains observateurs, comme l’anthropologue David Graeber, l’historien Immanuel Wallerstein ou le linguiste Noam Chomsky les considèrent comme une des rares lueurs d’espoir dans le chaos moyen-oriental et comparent leurs expérimentations politiques à celles des zapatistes du Chiapas. En effet, ces organisations apparaissent comme un point de convergence de nombreuses luttes « nouvelles » : le combat militaire contre l’« obscurantisme » de Daech ; une forme avancée de féminisme contre le « patriarcat » islamiste et traditionaliste ; une volonté de promouvoir un « confédéralisme démocratique » postmarxiste et libertaire ; ou encore une manière renouvelée de contester le capitalisme et le culte de la croissance, au profit d’une écologie radicale.
Pourtant, le PKK et ses organisations soeurs restent très méconnus. Fondé en 1978 et dirigé par son chef Abdullah Öcalan, emprisonné depuis 1999, ce parti radical, d’abord indépendantiste puis autonomiste, revendique s’être défait de ses oripeaux marxistes-léninistes pour développer une forme d’autogouvernement proche de la conception municipaliste de l’anarchiste américain Murray Bookchin. Qu’en est-il en vérité ? C’est ce que révèle ce livre essentiel – accessible, informé et distancié – sur la « révolution » en cours au Kurdistan.
Lire la suite
En lire moins
EAN : 9782707188472
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 258
Format : 135 x 220 mm

Ils en parlent

Olivier Grojean, fort d’une quinzaine d’années de recherche sur la question kurdes en Europe et au Moyen-Orient, résume dans un ouvrage extrêmement dense les paradoxes de la "mouvance PKK".
Emile Boutelier / L'obs
C’est dans ce petit monde [celui du PKK] que le politiste Olivier Grojean nous fait pénétrer, en mettant en évidence en particulier la double révolution que cette organisation entend opérer. Une révolution de soi pour ses membres, qui doivent se remettre totalement à cette institution et à son chef charismatique Abdullah Öcalan, emprisonné sur une île turque depuis 1999. Et une révolution sociale à travers l’expérimentation concrète d’une "autonomie démocratique" dans les villages qu’elle contrôle animée par des principes anticapitalistes et anti étatistes, écologiques et féministes. Si l’auteur n’en cache pas les contradictions, il parvient aussi et surtout, par ce "cas", à tendre un miroir à nos propres sociétés, leurs valeurs et leur rapport à leurs minorités.
Igor Martinache / Alter Eco
En se plongeant dans son enquête, le lecteur s'enrichit d'une multitude d'éléments politiques et sociaux sur le mouvement kurde et découvre ce monde à part qu'est le PKK, parti protéiforme - marxiste et nationaliste, libérateur et totalitaire, ouvert et sectaire, public et clandestin - en pleine révolution interne. En pénétrant l'univers du combattant kurde, on entre dans une machine infernale où les rouages – le temps et l'imaginaire kurdes, les cultes du secret et de la personnalité du chef, la codification du verbe et la mécanique de la pensée et surtout la théorie de l'homme nouveau ou Homo kurdus – n'ont rien à envier à la fabrication de l'Homo sovieticus dans la Russie communiste.
Gaidz Minassian / Le Monde
ABONNEZ-VOUS À LA LETTRE D'INFORMATION DE LA DÉCOUVERTE
Nouveautés, extraits, agenda des auteurs et toutes les semaines les sorties en librairie !