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EAN : 9782221135136
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 336
Format : 1 x 182 mm
La Rivière et son secret
Des camps de Mao à Jean-Sébastien Bach, l'itinéraire d'une femme d'exception
Collection : Documento
Date de parution : 14/03/2013
Éditeurs :
Robert Laffont

La Rivière et son secret

Des camps de Mao à Jean-Sébastien Bach, l'itinéraire d'une femme d'exception

Collection : Documento
Date de parution : 14/03/2013

De Pékin à Paris, de Hong Kong à Los Angeles, le témoignage déchirant d’une femme broyée par la Révolution culturelle chinoise et sauvée par la musique.
Pékin, 1969 : Zhu...

De Pékin à Paris, de Hong Kong à Los Angeles, le témoignage déchirant d’une femme broyée par la Révolution culturelle chinoise et sauvée par la musique.
Pékin, 1969 : Zhu Xiao-Mei est un « être de mauvaise origine » . Autrement dit, avant la révolution maoïste, ses parents étaient des...

De Pékin à Paris, de Hong Kong à Los Angeles, le témoignage déchirant d’une femme broyée par la Révolution culturelle chinoise et sauvée par la musique.
Pékin, 1969 : Zhu Xiao-Mei est un « être de mauvaise origine » . Autrement dit, avant la révolution maoïste, ses parents étaient des bourgeois cultivés. Une tare d’autant plus lourde à porter pour la jeune Xiao-Mei qu’elle a un don précoce pour le piano et une passion pour la musique décadente – Schumann, Mozart, Bach. Elle est donc envoyée en camp de rééducation : il faut éradiquer en elle tout désir autre que celui de mourir pour Mao.
Les années passent… Xiao-Mei est devenue une bonne révolutionnaire. Mais, un jour, elle trouve dans le camp un vieil accordéon. Elle caresse les touches, se risque à jouer un accord, quelques notes de musique s’élèvent... Par enchantement le temps perdu s’efface, les rêves reviennent, l’espoir renaît. Xiao-Mei jure qu’elle rejouera du piano. Il lui faudra encore dix ans pour atteindre son but, dix ans de souffrances, de lutte acharnée, d’exil.
Aujourd’hui, Xiao-Mei est célébrée dans le monde entier comme une pianiste virtuose et une immense artiste.

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EAN : 9782221135136
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 336
Format : 1 x 182 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • majero 26/05/2022
    Jeune espoir pianiste, Xiao-Mei aura la chance de passer au travers du 'Grand bond en avant' mais son origine 'Petit bourgeois' la poursuivra pendant la 'Révolution culturelle' et malgré son exaltation de jeune ado envers Mao et son petit livre rouge elle subira cinq années l'abrutissement des camps. Exil aux USA puis à Paris, de belles rencontres qui la feront grandir et se reconstruire grâce à la musique, à Lao Tseu et à ce Lao Tseu chrétien qu'est Bach! Des moments fabuleux comme le piano qu'elle a fait venir en cachette au camp et qu'elle déballe sur un terrain vague, comme la lettre d'un père pourtant violent et absent qu'elle reçoit aux USA, comme son émotion en déchiffrant les Variations Goldberg, comme sa générosité lorsqu'elle donne un concert. Avec simplicité et humour, elle nous transmet sa grandeur d'âme, son courage, son travail, son cheminement philosophique.
  • Danainthelight 10/04/2022
    Zhu Xiao-Mei (Xiao-Mei, c'est son prénom), née en Chine en 1949, pianiste géniale, aux mains petites mais véloces. La CHINE, Mao, l'horreur de la « révolution culturelle ». Zhu Xiao-Mei évoque Bach et Lao Tseu, l'objet presque animé qu'est son piano, sa grand-mère, d'origine bourgeoise (terrible infamie), à qui ses parents ont refusé de bander les pieds (« une des premières chinoises à marcher librement »), ses 4 soeurs (donc 5 filles !), ses parents, l'entrée au Conservatoire, les musiciens qu'elle étudie, les auteurs qu'elle lit (Tolstoï, Tchekhov, Dostoïevski, Balzac, Flaubert, Zola… ) Et pour un mauvais mot « Si je sautais », c'est « la chute » : l'auto-critique, imposée (chapitre 4 à l'épigraphe saisissant : « Sacrifieriez vous l'enfant qui est devant vous pour mettre en pratique un dessein révolutionnaire » ? Dostoïevski les frères Karamazov). Suit l'avertissement de Maître Pan « Tu ne peux pas bien jouer du piano si au fond de toi tu es hostile au régime ». Et l'étau qui se resserre : le conservatoire, scindé en deux, d'un côté la musique chinoise, de l'autre la musique occidentale, puis privé de musique classique occidentale - « Il faut faire table rase de Bach, Mozart... Zhu Xiao-Mei (Xiao-Mei, c'est son prénom), née en Chine en 1949, pianiste géniale, aux mains petites mais véloces. La CHINE, Mao, l'horreur de la « révolution culturelle ». Zhu Xiao-Mei évoque Bach et Lao Tseu, l'objet presque animé qu'est son piano, sa grand-mère, d'origine bourgeoise (terrible infamie), à qui ses parents ont refusé de bander les pieds (« une des premières chinoises à marcher librement »), ses 4 soeurs (donc 5 filles !), ses parents, l'entrée au Conservatoire, les musiciens qu'elle étudie, les auteurs qu'elle lit (Tolstoï, Tchekhov, Dostoïevski, Balzac, Flaubert, Zola… ) Et pour un mauvais mot « Si je sautais », c'est « la chute » : l'auto-critique, imposée (chapitre 4 à l'épigraphe saisissant : « Sacrifieriez vous l'enfant qui est devant vous pour mettre en pratique un dessein révolutionnaire » ? Dostoïevski les frères Karamazov). Suit l'avertissement de Maître Pan « Tu ne peux pas bien jouer du piano si au fond de toi tu es hostile au régime ». Et l'étau qui se resserre : le conservatoire, scindé en deux, d'un côté la musique chinoise, de l'autre la musique occidentale, puis privé de musique classique occidentale - « Il faut faire table rase de Bach, Mozart et Beethoven » - « Il faut jouer de la musique authentiquement prolétarienne » - 1966 : les disques, les partitions sont brûlées… le conservatoire devient un conservatoire sans musique. Les professeurs, à genoux. « Vous êtes des intellectuels bourgeois. A cause de vous, professeurs, le conservatoire trahit la révolution. A cause de vous, ce lieu est devenu un temple de l'élitisme. A cause de vous, une élève a tenté de se suicider »…. 5 ans en camp. Fin 1968. 17 millions de Chinois exilés dans des camps de rééducation par le travail. Les 7 membres de la famille dispersés L'étude du petit livre rouge puis l'impossibilité de cultiver le riz dans des terres stériles. Zhu Xiao-Mei dénoncera une de ses camarades, sera hostile à ses parents, persuadée qu'ils sont de « mauvaise origine ». La culpabilité la suit, d' « impossibilité de racheter le passé ». Elle obtient miraculeusement l'autorisation de passer le concours d'entrée des classes supérieures. L'étau se desserre un peu. La visite de Nixon, Love story, Jonathan Linvingstone le goéland HONG KONG où elle s'enfuit Puis LOS ANGELES Le 1er jean de sa vie Dans l'avion, sa voisine, une Américaine prof d'université, lui parle de Lao-Tseu. Jamais Zhu Xiao-Mei n'a entendu son nom. « La bonté suprême est comme l'eau, qui favorise tout et ne rivalise avec rien. En occupant la position dédaignée de tout humain, elle est toute proche du Tao ». Stupéfaction. « Pour moi la vie est faite de luttes » Femme de ménage, organiste, serveuse, baby sitter…. Un mariage blanc pour rester aux Etat Unis. le prêtre, dans la confidence. « Ce que vous faites tous les deux est un acte en faveur de la liberté. En cela c'est le meilleur mariage de ma vie que je vais célébrer ». PARIS. 1984 Marian Rybicki La France terre d'accueil La 1ère tournée, en POLOGNE. Le succès. L'émotion, à l'église St Thomas de Leipzig où Bach a officié de 1723 à sa mort Bernard Pivot, qui l'invite à l'émission « double je » « Si Dieu existe, me demande -t – il , qu'aimeriez vous qu'il vous dise ? - Tu as été assez courageuse. Viens, je vais te présenter Bach ». Hannah Arendt La lettre de Victor Hugo au capitaine Butler La musique, qui « réunit les gens » « Quand on joue de la musique, on se donne sans condition » Un témoignage bouleversant.
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  • SPanhelleux 02/11/2020
    J’ai lu ce roman autobiographique avant de partir vivre en Chine. Il m’a fait prendre conscience de l’horreur de la révolution culturelle pendant laquelle on ne pouvait compter que sur soi et où le seul refuge était son propre jardin intérieur quand on avait le « loisir » de s’y réfugier.
  • mablehome 19/08/2020
    Passionnant et très bien écrit. Terrible témoignage, autobiographique, d'une pianiste au prise avec les horreurs de la Révolution Culturelle des sbires du dictateur Mao. A lire en complément des Cygnes Sauvages de Jung Chang.
  • Melinda_Celine 14/10/2018
    Parmi les brimades qu'elle a endurées à cause de la Révolution chinoise, Xhu Xiao-Mei regrette particulièrement d'avoir été amenée à ne pas respecter sciemment une promesse faite à sa grand-mère : celle de partager un dernier repas avec elle. Il était considéré comme petit bourgeois de prendre soin de sa famille. Brisée par des séances d'auto-critique dès l'adolescence, elle s'est raccrochée à son piano pour avancer. Sa force fut d'oser demander. Elle parcourut ainsi les continents, grappillant les opportunités. Et elle travailla avec acharnement en ouvrant son coeur. L'humilité de Zhu Xiao-mei nous permet de comprendre comment les Chinois ont pu adhérer au communisme délirant de Mao, car elle ne se cherche pas d'excuse et expose ses velléités honteuses avec simplicité. Nous la suivons ensuite dans ses succès que nous sentons bien mérités.
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