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        La Rue

        Belfond
        EAN : 9782714474025
        Façonnage normé : BROCHE
        Nombre de pages : 384
        Format : 140 x 205 mm
        La Rue

        Martine MONOD (Traducteur), Nicole SOUPAULT (Traducteur), Philippe SOUPAULT (Traducteur)
        Collection : Belfond Vintage
        Date de parution : 18/05/2017
        Un premier roman poignant, par une auteure injustement oubliée dans l’héritage du Harlem Renaissance, un véritable morceau de bravoure vendu à plus d’un million d’exemplaires lors de sa parution aux États-Unis, en 1947. Dans le Harlem des années 1940, le combat acharné de Lutie Johnson, jeune mère célibataire noire, qui tente de s’élever au-dessus de sa condition.

         
        Avec La Rue, la collection « Vintage » poursuit son exploration du noir, genre aux multiples facettes, et dévoile une misère sociale extrême, où règnent en maîtres la pauvreté et la corruption.

        Des rues comme la 116e, réservées aux nègres ou aux mulâtres, avaient fait de Pop un vieil ivrogne timide...
        Avec La Rue, la collection « Vintage » poursuit son exploration du noir, genre aux multiples facettes, et dévoile une misère sociale extrême, où règnent en maîtres la pauvreté et la corruption.

        Des rues comme la 116e, réservées aux nègres ou aux mulâtres, avaient fait de Pop un vieil ivrogne timide et tué Mom quand Lutie était encore tout bébé.
        Dans cet immeuble où elle habitait actuellement, c’était aussi la rue qui avait amené Mrs Hedges à faire de sa chambre un bordel.
        Et le concierge, la rue l’avait maintenu dans les bas-fonds, loin de l’air et de la lumière, jusqu’à ce que l’horrible obsession de la chair l’ait dévoré. Mais rien de tout cela ne lui arriverait à elle, Lutie, parce qu’elle avait la volonté de lutter sans relâche.

         


         
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        EAN : 9782714474025
        Façonnage normé : BROCHE
        Nombre de pages : 384
        Format : 140 x 205 mm
        Belfond
        18.00 €
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        Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

        • Maquart Posté le 28 Janvier 2018
          Au début y'a du vent. Ça se passe dans le Harlem des années 40. The Street donc La Rue (y s'y sont mis à trois pour la traduction : Martine, Nicole et Philippe). La Rue c'est la 116e Avenue. Une rue qui suinte la pauvreté. C'est un livre qu'est sorti en 1946. C'est Ann Petry qui l'a écrit. Ecrivaine afro-américaine décédée il y a 20 ans. Lutie Jonson est une jeune et belle femme noire, elle cherche un appartement (mais Stéphane Plaza n'était pas né). Pour l'abriter elle et son fils de huit ans. On flashback pour comprendre pourquoi qu'elle est prête à prendre un logement sordide plutôt que rester chez son daron. Jadis, pour gagner l'argent du foyer, Lutie va laisser son fils et son mari au chômedu pour travailler au service de riches blancs. Dans un premier temps, elle sera fascinée par tout ce flouze. L'auteur dénonce le racisme ordinaire dont sont victimes les noirs. La pauvreté qui conduit au tragique. On tuait déjà les noirs pour un rien, aux States, en ce temps là… Elle délaisse son mari, son couple explose. Elle a pour modèle Benjamin Franklin : un gars parti de rien. Pour se détendre, elle va boire une p'tite mousse au Junto… Un gars lui dit qu'elle devrait faire chanteuse et l'emmène dans sa... Au début y'a du vent. Ça se passe dans le Harlem des années 40. The Street donc La Rue (y s'y sont mis à trois pour la traduction : Martine, Nicole et Philippe). La Rue c'est la 116e Avenue. Une rue qui suinte la pauvreté. C'est un livre qu'est sorti en 1946. C'est Ann Petry qui l'a écrit. Ecrivaine afro-américaine décédée il y a 20 ans. Lutie Jonson est une jeune et belle femme noire, elle cherche un appartement (mais Stéphane Plaza n'était pas né). Pour l'abriter elle et son fils de huit ans. On flashback pour comprendre pourquoi qu'elle est prête à prendre un logement sordide plutôt que rester chez son daron. Jadis, pour gagner l'argent du foyer, Lutie va laisser son fils et son mari au chômedu pour travailler au service de riches blancs. Dans un premier temps, elle sera fascinée par tout ce flouze. L'auteur dénonce le racisme ordinaire dont sont victimes les noirs. La pauvreté qui conduit au tragique. On tuait déjà les noirs pour un rien, aux States, en ce temps là… Elle délaisse son mari, son couple explose. Elle a pour modèle Benjamin Franklin : un gars parti de rien. Pour se détendre, elle va boire une p'tite mousse au Junto… Un gars lui dit qu'elle devrait faire chanteuse et l'emmène dans sa belle auto… Elle va se battre pour s'extirper de sa condition et espérer un meilleur pour son fils. Y'a plein d'autres personnages : Nim, une vioque qui dit rien mais qu'en pense…Elle va aller voir un sorcier à cause de Jones. Jones donc qui veut pécho Lutie. Il est concierge et a sans doute un peu trop vécu dans les caves. Junto, patron du bar éponyme. Boots Smiths, le gars à la belle auto. Mrs Hedges qu'est souteneuse, qu'y passe son temps à la fenêtre mais qu'est sympa quand même. Et Bud, le fiston, qui a plus peur de dormir seul que de la rue… C'est un roman super chouette à lire. A la fin y neige.
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        • mguy Posté le 23 Janvier 2018
          Le récit se passe à Harlem au début du XXe siècle. Luthie, une jeune noire, tente de survivre avec son fils dans un endroit miséreux. Espérant un avenir meilleur pour eux deux, elle va rencontrer l'espoir et les désillusions. Ce roman décrit très bien le Harlem de cette époque, constituée de misères, de violences. Vraiment un roman passionnant !
        • Annette55 Posté le 20 Décembre 2017
          Voici un livre choc qui nous invite à partager, dans les années 40, le quotidien de la 116éme rue à Harlem, une rue réservée aux noirs, une rue pernicieuse, une rue "Où les gens étaient entassés comme des sardines dans une boîte ". Des papiers de toute sorte l'envahissaient . Elle était si mal orientée qu'il ne devait jamais avoir de soleil dans les appartements ......... Pouvait-on qualifier "d'appartements " dans cette rue noire et populeuse , des vieilles maisons aux fenêtres étroites ?Plutôt "de trous à rats ."........ Ces lieux sordides , loin de l'air et de la lumiére , confinés où la saleté, les immondices, les odeurs et les cafards abondaient ? Une rue, dévoyée, synonyme de peur, de rejet, de violence et de dangers, d'espionnite aveugle, de haine, aux planchers dégoûtants , aux escaliers souvent couverts de mégots et de poussière . C'est là que vivait la jeune et très jolie Lutie, lucide et courageuse, déterminée, Mère de Bub, un gamin de huit ans, séparée de son mari, pris en flagrant délit de tromperie, alors qu'elle travaillait pour gagner l'argent de la famille, chez des Blancs ... Elle tentera de toutes ses forces de se battre avec intelligence, économie , honnêteté ,... Voici un livre choc qui nous invite à partager, dans les années 40, le quotidien de la 116éme rue à Harlem, une rue réservée aux noirs, une rue pernicieuse, une rue "Où les gens étaient entassés comme des sardines dans une boîte ". Des papiers de toute sorte l'envahissaient . Elle était si mal orientée qu'il ne devait jamais avoir de soleil dans les appartements ......... Pouvait-on qualifier "d'appartements " dans cette rue noire et populeuse , des vieilles maisons aux fenêtres étroites ?Plutôt "de trous à rats ."........ Ces lieux sordides , loin de l'air et de la lumiére , confinés où la saleté, les immondices, les odeurs et les cafards abondaient ? Une rue, dévoyée, synonyme de peur, de rejet, de violence et de dangers, d'espionnite aveugle, de haine, aux planchers dégoûtants , aux escaliers souvent couverts de mégots et de poussière . C'est là que vivait la jeune et très jolie Lutie, lucide et courageuse, déterminée, Mère de Bub, un gamin de huit ans, séparée de son mari, pris en flagrant délit de tromperie, alors qu'elle travaillait pour gagner l'argent de la famille, chez des Blancs ... Elle tentera de toutes ses forces de se battre avec intelligence, économie , honnêteté , courage , afin de s'extraire enfin de sa condition. Elle travaille avec acharnement tout en vivant dans ce trou à rats, confiné, étroit , parquée dans cette petite surface , avec Bub, à la merci de la folie sexuelle du concierge et de ses envies , un certain Jones, furieux , violent , déchaîné , les yeux pleins de désir , qui tente de l'entraîner dans la cave, sauvée ni extremis de cette fureur inouïe , par madame Hedges, une tenancière de Bordel , au passé douloureux , toujours à sa fenêtre .......n'en disons pas plus! Au sein de ce livre où l'impensable rejoint le sordide, l'auteur conte , avec une efficacité redoutable, une intelligence et une finesse rares, l'espèce de fatalité où les hommes et les femmes ne peuvent vivre dans la dignité sans échapper à la corruption , à des sursauts de violence et des haines inextinguibles . Les femmes partout travaillaient pour entretenir leur famille, car, nulle part, les hommes ne trouvaient de travail.. Comme dans un cercle vicieux , ils s'ennuyaient, végétaient , sortaient , trafiquaient , les enfants restaient seuls. C'est ce qui vieillissait prématurément les femmes : le poids écrasant du dur labeur quotidien . Une peinture sombre, noire, poignante, bouleversante, réaliste, une analyse minutieuse et clairvoyante, qui arrache le coeur, dont on sort troublé et abasourdi, sans voix, ( comme dans les romans de la grande Toni-Morrison.) L'exploration d'une misère sociale et humaine extrêmes, aux multiples facettes, où régnaient en maître le désarroi, l'amertume, la haine, la colère, la corruption,la fatigue , l'horreur insurmontable , l'envie, le fracas, l'horrible obsession de la chair ! Superbe , à lire sans rêver des caves ....
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        • Bazart Posté le 13 Août 2017
          Une nouvelle trouvaille de cette collection Vintage qui ressort de petites pépites…, mais ici dans la collection Vintage Noir, le versant noir de Vintage. Premier livre à succès d'une écrivain afro américain qui a dépassé le million d'exemplaires, la rue connut un énorme succès à sa sortie en 1946 aux USA, écrit par une femme noire dans les années 40, gros succès à l’époque, le roman a pour décor le New York des années 40. dans lequel les préjugés et les ségrégations étaient prégnantes. « Et le vent recommençait sans se lasser, jusqu’à ce que les passants soient forcés de s’arrêter et d’arracher le journal. Il s’attaquait alors à leur chapeau, les étranglait avec leur écharpe et s’engouffrait dans leurs vêtements. » Chronique pleine d'acuité et de dureté des difficultés et obstacles auxquels doit faire face une jeune femme noire et mère monoparentale, portrait sans concession d'une Amérique où les minorités étaient confrontés à des injustices qui malheureusement n'a rien perdu de son actualité et de sa pertinence.
        • Jazzynewyork Posté le 25 Juillet 2017
          " L'univers où nous vivons présente de grands contrastes. Mais puisqu'une barrière si haute La séparait du monde de la richesse, elle aurait préféré naître aveugle pour ne pas voir sa beauté, sourde pour ne pas entendre ses rumeurs, insensible pour ne pas être effleurée par sa douceur. Mieux encore, elle aurait préféré naître idiote et incapable de comprendre quoi que ce soit, même de soupçonner l'existence du soleil, du confort des enfants heureux. " Lutie est une belle femme, plutôt bien instruite, mais voilà elle est noire, et ce n'est pas la façon dont on la traite qui lui fera oublier cet état. Nous sommes dans les années 1940, la condition des femmes n'est guère reluisante mais si en plus votre couleur de peau est différente, le paradis sur terre n'est pas pour vous. Lutie a fui son mariage avec son fils Bub. Après avoir tout tenté pour préserver sa famille et leurs biens, elle se retrouve dans un appartement lugubre, petit, sombre, du quartier de Harlem. "- Non, décida -t- elle, pas cet appartement. Alors elle pensa à Bub qui avait huit ans et apprenait à aimer le gin. " La survie est à ce prix. Tout... " L'univers où nous vivons présente de grands contrastes. Mais puisqu'une barrière si haute La séparait du monde de la richesse, elle aurait préféré naître aveugle pour ne pas voir sa beauté, sourde pour ne pas entendre ses rumeurs, insensible pour ne pas être effleurée par sa douceur. Mieux encore, elle aurait préféré naître idiote et incapable de comprendre quoi que ce soit, même de soupçonner l'existence du soleil, du confort des enfants heureux. " Lutie est une belle femme, plutôt bien instruite, mais voilà elle est noire, et ce n'est pas la façon dont on la traite qui lui fera oublier cet état. Nous sommes dans les années 1940, la condition des femmes n'est guère reluisante mais si en plus votre couleur de peau est différente, le paradis sur terre n'est pas pour vous. Lutie a fui son mariage avec son fils Bub. Après avoir tout tenté pour préserver sa famille et leurs biens, elle se retrouve dans un appartement lugubre, petit, sombre, du quartier de Harlem. "- Non, décida -t- elle, pas cet appartement. Alors elle pensa à Bub qui avait huit ans et apprenait à aimer le gin. " La survie est à ce prix. Tout mettre en œuvre pour donner une bonne éducation à son fils et le préserver au maximum. " Toutes ces rues débordent de violence, pensa- t- elle. On tourne un coin, on longe un pâté de maisons, et la crise éclate tout à coup, sans prévenir." Jour après jour s'ensuit un combat permanent pour garder sa dignité et bien élever son fils. Une lutte sans relâche contre le chemin qu'on tente de lui faire prendre. " Si une jeune femme était de race noire et suffisamment attirante, c'était de toute évidence une catin." " Bien sûr, pensait Lutie en marchant, si vous vivez dans cette rue, vous êtes censée vous faire de petits extras de temps en temps. En couchant un peu partout. Avec des blancs tout à fait charmants. " Lutie aime son fils par dessus tout, tout comme Bub aime et respecte sa mère. Mais cet immense amour réussira - t- il à les préserver du mal qui les entoure. Du mâle en la personne du concierge de l'immeuble complètement obsédé par la beauté de Lutie. " Je suis jeune, je suis forte, Il n'y a rien que je ne puisse faire. " À travers ce premier roman absolument poignant par une auteure injustement oubliée, Ann Petry nous offre le portrait d'une femme, mère célibataire noire pleine de bravoure. Une femme qui tente de sortir de cette rue où siègent le bordel de Mrs Hedges et la cruauté du concierge de son immeuble. Un quartier où règne en maître la corruption, la misère sociale, la saleté et le froid.. Un magnifique roman noir qui met en lumière avec une grande lucidité l'injustice raciale. Une œuvre majeure de la littérature américaine, un très très grand roman. Publié aux États- Unis en 1946, La Rue a paru en France en 1948 à l'instigation de Philippe Soupault Et n'avait jamais été réédité depuis. Un beau cadeau que nous font les Éditions Belfond. Ce livre avait été vendu à plus d'un million d'exemplaires, souhaitons-lui autant de succès de nos jours. La rue traduit de l'américain par Martine Monod, Nicole et Philippe Soupault.
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        « Une œuvre majeure de la littérature… un très grand roman. »

         
        The Los Angeles Times
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