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            La société autophage

            La Découverte
            EAN : 9782707195395
            Façonnage normé : BROCHE
            Nombre de pages : 248
            Format : 135 x 220 mm
            La société autophage
            Capitalisme, démesure et autodestruction

            Collection : Sciences humaines
            Date de parution : 14/09/2017
            Dans La Société autophage, Anselm Jappe s’intéresse au sujet narcissique-fétichiste, qu’il identifie comme la subjectivité propre au capitalisme de crise. La « critique de la valeur » élargit ici son discours à la sphère des structures psychiques, à la recherche du sujet même de la fétichisation de la marchandise. Ce livre s’adresse à tous ceux qui se préoccupent de la « pulsion de mort » de la société actuelle et qui pensent qu’elle est le résultat d’une véritable crise de civilisation.
            Le mythe grec d’Érysichthon nous parle d’un roi qui s’autodévora parce que rien ne pouvait assouvir sa faim – punition divine pour un outrage fait à la nature. Cette anticipation d’une société vouée à une dynamique autodestructrice constitue le point de départ de La Société autophage. Anselm Jappe y poursuit... Le mythe grec d’Érysichthon nous parle d’un roi qui s’autodévora parce que rien ne pouvait assouvir sa faim – punition divine pour un outrage fait à la nature. Cette anticipation d’une société vouée à une dynamique autodestructrice constitue le point de départ de La Société autophage. Anselm Jappe y poursuit l’enquête commencée dans ses livres précédents, où il montrait – en relisant les théories de Karl Marx au prisme de la « critique de la valeur » – que la société moderne est entièrement fondée sur le travail abstrait et l’argent, la marchandise et la valeur.
            Mais comment les individus vivent-ils la société marchande ? Quel type de subjectivité le capitalisme produit-il ? Pour le comprendre, il faut rouvrir le dialogue avec la tradition psychanalytique, de Freud à Erich Fromm ou Christopher Lasch. Et renoncer à l’idée, forgée par la Raison moderne, que le « sujet » est un individu libre et autonome. En réalité, ce dernier est le fruit de l’intériorisation des contraintes créées par le capitalisme, et aujourd’hui le réceptacle d’une combinaison létale entre narcissisme et fétichisme de la marchandise.
            Le sujet fétichiste-narcissique ne tolère plus aucune frustration et conçoit le monde comme un moyen sans fin voué à l’illimitation et la démesure. Cette perte de sens et cette négation des limites débouchent sur ce qu’Anselm Jappe appelle la « pulsion de mort du capitalisme » : un déchaînement de violences extrêmes, de tueries de masse et de meurtres « gratuits » qui précipite le monde des hommes vers sa chute.
            Dans ce contexte, les tenants de l’émancipation sociale doivent urgemment dépasser la simple indignation contre les tares du présent – qui est souvent le masque d’une nostalgie pour des stades antérieurs du capitalisme – et prendre acte d’une véritable « mutation anthropologique » ayant tous les atours d’une dynamique régressive.
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            EAN : 9782707195395
            Façonnage normé : BROCHE
            Nombre de pages : 248
            Format : 135 x 220 mm
            La Découverte
            22.00 €
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            Ils en parlent

            Je viens de terminer « La société autophage » d'Anselm Jappe, un essai absolument remarquable sur les liens qui se tissent entre narcissisme et ultra-capitalisme. Il faut le lire avec une solide réserve de café et de silence à disposition : son analyse est aussi passionnante qu'elle est pointue. Anselm Jappe révèle notamment la dissolution de soi dans un système mondialisé où il n'y a plus de coupables (donc tout le monde est l'ennemi, y compris soi-même), où les rapports virtualisés nous rendent interchangeables, où le marché nous conçoit comme jetables.
            Maïa Mazaurette / GQ
            [Dans La Société autophage] Anselm Jappe décrit le lent développement du capitalisme à travers le narcissisme grandissant du sujet. L’indifférence et la cruauté du capitalisme, obsédé par la valeur quantitative pour le monde réel, se retrouvent en miroir dans l’indifférence et la cruauté du narcissique pour autrui. In fine, l’individu, soumis à cette pulsion de mort du capitalisme, finit par entrer dans un processus de ressentiment et d’autodestruction. La société capitaliste semble devoir se dévorer elle-même et la seule issue semble l’abolition du capitalisme, puisque les tentatives réformistes du marxisme traditionnel ne parviennent pas à se placer hors du système de la valeur marchande.
            Romaric Godin / Mediapart
            Anselm Jappe se rattache au courant de la critique de la valeur (Wertkritik en allemand). Né dans les années 1980 d'une relecture du Capital, celui-ci insiste sur la radicale nouveauté historique que constituerait la société capitaliste marchande. Forme sociale totale et dynamique qui oblige ses sujets à orienter leurs capacités vers un seul but abstrait – la production de valeur –, le capitalisme détermine une profonde mutation anthropologique, selon l'auteur, en détruisant toutes les limites symboliques et matérielles à son expansion. […]
            La mondialisation du capitalisme étant aujourd'hui pratiquement achevée, le sujet moderne finit d'intérioriser la « pulsion de mort » de ce monde fétichisé, matrice des déchaînements de violence extrême qui frappent le cœur même dés pays les plus développés.
             
            Mehdi Benallal / Le monde diplomatique
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