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La Découverte
EAN : 9782355221446
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 192
Format : 170 x 235 mm

La vérité en ruines

Manifeste pour une architecture forensique

Marc SAINT-UPÉRY (Traducteur), Grégoire CHAMAYOU (Postface)
Collection : ZONES
Date de parution : 18/03/2021
Comment, dans un paysage politique en ruines, reconstituer la vérité des faits ? La réponse d’Eyal Weizman tient en une formule-programme: « l’architecture forensique ». Approche novatrice au carrefour de plusieurs disciplines, cette sorte d’architecture se soucie moins de construire des bâtiments que d’analyser des traces que porte le bâti... Comment, dans un paysage politique en ruines, reconstituer la vérité des faits ? La réponse d’Eyal Weizman tient en une formule-programme: « l’architecture forensique ». Approche novatrice au carrefour de plusieurs disciplines, cette sorte d’architecture se soucie moins de construire des bâtiments que d’analyser des traces que porte le bâti afin de rétablir des vérités menacées. Impacts de balles, trous de missiles, ombres projetées sur les murs de corps annihilés par le souffle d’une explosion : l’architecture forensique consiste à faire parler ces indices.
Si elle mobilise à cette fin des techniques en partie héritées de la médecine légale et de la police scientifique, c’est en les retournant contre la violence d’État, ses dénis et ses « fake news ». Il s’agit donc d’une « contre-forensique » qui tente de se réapproprier les moyens de la preuve dans un contexte d’inégalité structurelle d’accès aux moyens de la manifestation de la vérité.
Au fil des pages, cet ouvrage illustré offre un panorama saisissant des champs d’application de cette démarche, depuis le cas des frappes de drone au Pakistan, en Afghanistan et à Gaza, jusqu’à celui de la prison secrète de Saidnaya en Syrie, en passant par le camp de Staro Sajmište, dans la région de Belgrade.
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EAN : 9782355221446
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 192
Format : 170 x 235 mm

Ils en parlent

Cette « épistémologie des ténèbres » a l’ambition immense de nous aider à contrôler ceux qui nous contrôlent, surveiller les dispositifs de surveillance, compléter le travail que ne fait pas toujours la justice. Il s’agit donc d’inverser ce « regard forensique » […] afin que l’architecture et le bâti soient un catalyseur de témoignages et « fonctionnent comme des médias », enregistrant l’environnement, stockant les données, diffusant les traces.
François Cusset / Beaux Arts Magazine
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