Lisez! icon: Search engine
Les Escales
EAN : 9782365695282
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 176
Format : 140 x 225 mm

La vie, les gens et autres effets secondaires : Souvenirs d'un distrait

,

Collection : Domaine français
Date de parution : 07/01/2021
Une vie cosmopolite : un récit pétillant et érudit, léger et charmant à l’image de son auteur.
​« Je suis né apatride en 1932 à Kolbsheim, près de Strasbourg. Mes parents avaient vingt-neuf ans, et séjournaient alors dans une dépendance du château de leurs amis les Grunelius.
Mon père, Nicolas Nabokov, était compositeur ; sa partition pour chœur et orchestre, Ode, Méditation sur la majesté de Dieu — une commande...
​« Je suis né apatride en 1932 à Kolbsheim, près de Strasbourg. Mes parents avaient vingt-neuf ans, et séjournaient alors dans une dépendance du château de leurs amis les Grunelius.
Mon père, Nicolas Nabokov, était compositeur ; sa partition pour chœur et orchestre, Ode, Méditation sur la majesté de Dieu — une commande de Serge Diaghilev dansée par Serge Lifar — avait fait de lui quelques années plus tôt la coqueluche des aficionados de musique contemporaine. On parlait de lui dans les journaux. Il recevait des commandes. Ses œuvres étaient jouées en public.
Ma mère, Natalia, qu’on appelait Natasha, était née Shakovskoy, une famille princière issue de la dynastie Rurikovitch, quoique moins fortunée que les Nabokov, issus de la noblesse terrienne. 
Les deux familles avaient tout perdu à la Révolution, y compris leur nationalité ; c’est pourquoi nous étions apatrides. Notre situation était loin d’être atypique. »
 
Ainsi débutent les mémoires d’Ivan Nabokov, éditeur de génie, homme cosmopolite aux mille vies dont le parcours épouse le XXème siècle, culturel et politique en France comme aux Etats-Unis.
Lire la suite
En lire moins
EAN : 9782365695282
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 176
Format : 140 x 225 mm

Ils en parlent

"Des mémoires dont le langage parlé donne au récit une vivacité, une ardeur (...) qui correspond bien à l'énergie du personnage."
Bernard Pivot / Le Journal du Dimanche

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • marchenry Posté le 20 Avril 2021
    Un drôle de livre, agréable et décousu, élégant en diable, rempli d'anecdotes, rédigé (confié ?) comme en flânant, un verre d'alcool ambré à la main, fenêtre ouverte sur la place Dauphine - et derrière la Seine qu'on devine, derrière encore l'Atlantique, et puis New York, les années 50 et 60, des souvenirs en rafales - une vie et quelle vie. A lire de la sorte, en dégustant un verre d'alcool ambré, en songeant que ces vies-là, décidément, n'existent plus. Et que c'est bien dommage.
  • MelleFifi Posté le 22 Février 2021
    Merci à Babelio et aux éditions Les Escales pour la découverte de ce récit passionnant. Quel personnage ! Ivan Nabokov est né de parents russes. Il est parent avec l’auteur de Lolita qu’il évoque au fil de son récit. Ivan Nabokov a une personnalité surprenante, il ne tient pas en place. C’est ainsi qu’il se retrouve éditeur chez Albin Michel. On lui doit, notamment, l’arrivée de Stephen King, Mary Higgins Clark et tant d’autres sur les étagères de nos bibliothèques. L’essentiel de ce récit est consacré à sa jeunesse avant de devenir éditeur. L’écriture est dynamique et joyeuse. Une impression de légèreté nous enveloppe alors que sa vie n’est pas forcément gaie tout le temps. Mais, il me semble que son tempérament doit être comme ça... désinvolte ! En tout cas, n’hésitez pas à découvrir ce titre si vous croisez son chemin en librairie ou en bibliothèque !!
  • Squirelito Posté le 15 Février 2021
    Le nom de Nabokov est un pedigree. Ivan Nabokov, éditeur avant toute chose, est né dans le domaine des arts : son père Nicolas n’est autre que le fameux compositeur et c’est un de ses cousins, Vladimir, qui a écrit le célébrissime « Lolita ». Prince de par sa mère, issue d’une ligné d’aristocrates russes, il est né apatride en Alsace en 1932 suite à l’exil de ses parents pour cause de révolution et durant son enfance il va et vient un peu partout lui qui, au fil des ans, ne se sent nulle part et surtout pas venant de Russie. Editeur de Nadine Gordimer, Mary Higgins Clark, Salman Rushdie, Toni Morrison, il livre ses mémoires sur un ton léger, volontairement extravagant et parfois allant même du coq à l’âne. Pourtant, l’épisode du milieu de l’édition représente à peine la moitié du livre, le personnage préférant porter un regard sur l’ensemble de son parcours, un regard lucide malgré la cécité qui l’a frappé à l’hiver de sa vie après moult problèmes oculaires. De ses vagabondages, il en tire une grande vitalité et la sincérité avec laquelle il évoque ses parents et autres membres de sa famille force la sympathie. Et davantage... Le nom de Nabokov est un pedigree. Ivan Nabokov, éditeur avant toute chose, est né dans le domaine des arts : son père Nicolas n’est autre que le fameux compositeur et c’est un de ses cousins, Vladimir, qui a écrit le célébrissime « Lolita ». Prince de par sa mère, issue d’une ligné d’aristocrates russes, il est né apatride en Alsace en 1932 suite à l’exil de ses parents pour cause de révolution et durant son enfance il va et vient un peu partout lui qui, au fil des ans, ne se sent nulle part et surtout pas venant de Russie. Editeur de Nadine Gordimer, Mary Higgins Clark, Salman Rushdie, Toni Morrison, il livre ses mémoires sur un ton léger, volontairement extravagant et parfois allant même du coq à l’âne. Pourtant, l’épisode du milieu de l’édition représente à peine la moitié du livre, le personnage préférant porter un regard sur l’ensemble de son parcours, un regard lucide malgré la cécité qui l’a frappé à l’hiver de sa vie après moult problèmes oculaires. De ses vagabondages, il en tire une grande vitalité et la sincérité avec laquelle il évoque ses parents et autres membres de sa famille force la sympathie. Et davantage lorsqu’il évoque à maintes reprises sa femme Claude Joxe dont le père Louis a été ambassadeur à Moscou sous de Gaulle et son frère Pierre ministre sous Mitterrand. Les grandes familles forment la grande histoire… Mais le plus savoureux dans ce récit sont les diverses anecdotes semées – on aimerait en lire davantage – comme des petits cailloux, progressivement et irrégulièrement comme pour activer la curiosité du lecteur. Etonnement en mode majeur opus 130 lorsqu’on apprend qu’il n’a pas lu tous les livres édités par ses soins – même si cela reste épisodique – pour ces quelques exceptions il s’est sans doute basé sur la notoriété pour proposer une traduction à sa maison d’éditions. Quelques autres révélations relativement croustillantes pimentent le récit – ah que j’aime ce voyage à Moscou effectué en 1980 - qui, toutefois, manque un peu de style littéraire. Mais d’aucuns préféreront sans aucun doute des mémoires qui s’éloignent d’une forme trop romancée.
    Lire la suite
    En lire moins
  • agathebooks Posté le 15 Février 2021
    Ivan Nabokov et Philippe Aronson nous livrent un récit en cinq parties enrichi d'anecdotes drôles et insoupçonnées. J'ai pu découvrir grâce à cette autobiographie un éditeur de talent avec un passé peu commun et un personnage avec beaucoup d'élégance. Ivan Nabokov est né apatride en 1932 à Kolbsheim, d'un père compositeur quelque peu volage en amour et d'une mère issue d'une dynastie d'aristocrates russe. Après le divorce de ses parents à l'âge de six ans, Ivan et sa mère s'installent à New York dans le très huppé Upper East Side. Grâce aux connaissances de sa mère provenant de milieux aisés, il entame ses études en pensionnat à la Fay School, puis plus tard intégrera Harvard pour travailler dans les finances et l'import-export. Un parcours très éloigné de ses origines russes. Ses mémoires mêlant vie professionnelle et vie privée nous permettent de connaitre sa femme, Claude, et ses enfants qu'il décrit avec beaucoup de douceur. Mais la partie qui m'a le plus intéressée est celle de son ascension dans le milieu littéraire avec son entrée au magazine "Reader's Digest" et ensuite fin 1977 en tant que directeur du domaine étranger chez Albin Michel. Il a tout de même publié de grands noms... Ivan Nabokov et Philippe Aronson nous livrent un récit en cinq parties enrichi d'anecdotes drôles et insoupçonnées. J'ai pu découvrir grâce à cette autobiographie un éditeur de talent avec un passé peu commun et un personnage avec beaucoup d'élégance. Ivan Nabokov est né apatride en 1932 à Kolbsheim, d'un père compositeur quelque peu volage en amour et d'une mère issue d'une dynastie d'aristocrates russe. Après le divorce de ses parents à l'âge de six ans, Ivan et sa mère s'installent à New York dans le très huppé Upper East Side. Grâce aux connaissances de sa mère provenant de milieux aisés, il entame ses études en pensionnat à la Fay School, puis plus tard intégrera Harvard pour travailler dans les finances et l'import-export. Un parcours très éloigné de ses origines russes. Ses mémoires mêlant vie professionnelle et vie privée nous permettent de connaitre sa femme, Claude, et ses enfants qu'il décrit avec beaucoup de douceur. Mais la partie qui m'a le plus intéressée est celle de son ascension dans le milieu littéraire avec son entrée au magazine "Reader's Digest" et ensuite fin 1977 en tant que directeur du domaine étranger chez Albin Michel. Il a tout de même publié de grands noms de la littérature étrangère comme Mary Higgins Clark et Stephen King. Merci Babelio et les éditions Les Escales pour cette masse critique. Une belle découverte entre le New York des années 50 et la vie parisienne culturelle du XXème siècle.
    Lire la suite
    En lire moins
  • SeriallectriceSV Posté le 10 Février 2021
    Lors du dernier masse critique Babelio, je n'ai pas hésité une seule seconde à me positionner sur les mémoires d'Ivan Nabokov, neveu de Vladimir Nabokov (cousin germain de son père), publiées aux éditions Les Escales que je remercie vivement pour cet enrichissant et beau voyage, entre Paris et New York, dans le monde littéraire, culturelle, politique et cosmopolite d'un peu avant le milieu du XXème siècle à nos jours. Ivan Nabokov dicte à Philippe Aronson ses mémoires, et sous nos yeux, sa vie se déroule aisément, ponctuée de belles anecdotes, agrémentée de touches d'humour et de passionnantes rencontres. On y découvre son enfance dans une famille issue de la noblesse russe mais ruinée, ses études en littérature, ses rencontres, ses amis fortunés qui lui ont ponctuellement sauvé la mise, ses voyages, ses parents et sa famille, son oncle Vladimir, son amour pour sa femme Claude, ses retours de lecture ... Une vie et une famille qui donnent vraiment le tournis, si je puis me permettre. « La littérature, la musique, la peinture, la danse, le théâtre- telles ont toujours été mes préoccupations principales. Cela m'appartenait.Cela nous appartient. Mon père et ma mère ont connu tous ces artistes avant ma naissance. Et la... Lors du dernier masse critique Babelio, je n'ai pas hésité une seule seconde à me positionner sur les mémoires d'Ivan Nabokov, neveu de Vladimir Nabokov (cousin germain de son père), publiées aux éditions Les Escales que je remercie vivement pour cet enrichissant et beau voyage, entre Paris et New York, dans le monde littéraire, culturelle, politique et cosmopolite d'un peu avant le milieu du XXème siècle à nos jours. Ivan Nabokov dicte à Philippe Aronson ses mémoires, et sous nos yeux, sa vie se déroule aisément, ponctuée de belles anecdotes, agrémentée de touches d'humour et de passionnantes rencontres. On y découvre son enfance dans une famille issue de la noblesse russe mais ruinée, ses études en littérature, ses rencontres, ses amis fortunés qui lui ont ponctuellement sauvé la mise, ses voyages, ses parents et sa famille, son oncle Vladimir, son amour pour sa femme Claude, ses retours de lecture ... Une vie et une famille qui donnent vraiment le tournis, si je puis me permettre. « La littérature, la musique, la peinture, la danse, le théâtre- telles ont toujours été mes préoccupations principales. Cela m'appartenait.Cela nous appartient. Mon père et ma mère ont connu tous ces artistes avant ma naissance. Et la culture occidentale était ma culture. » ... et enfin, sa vie passionnante et passionnée d'éditeur. Surnommé "l'oeil de Moscou" au début de sa carrière dans l'édition, il a découvert et fait découvrir en France de grands talents de la littérature. Il lance Toni Morrison, Tom Clancy, Stephen King, Mary Higgins Clark et fait connaître "Les versets sataniques" de Salman Rushdie, Henri Charrière avec son "Papillon", et "Les lettres" de Byron. Érudition et légèreté (à l'instar par exemple des scénarios qu'il imagine pour venir à bout de Trump...) s'entrecroisent judicieusement, dynamisant ainsi la lecture. J'ai découvert un homme intelligent, placide, cultivé, intéressant, agréable à lire, à écouter. Inspirant. En admiration, je finis cette lecture. Et une liste de livres à découvrir qui s'étend ;-) Merci !
    Lire la suite
    En lire moins
INSCRIVEZ-VOUS À LA NEWSLETTER LES ESCALES
Découvrez la prochaine Escale de votre voyage littéraire !