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Belfond
EAN : 9782714434111
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 204
Format : 140 x 225 mm

La Vierge des tueurs

Michel Bibard (traduit par)
Date de parution : 27/02/1997

L'histoire d'un amour halluciné dans Medellín, la capitale de la haine, qui entraîne le lecteur au fil d'une vertigineuse descente aux enfers, dans la turbulence d'une prose extraordinairement évocatrice, marquée du sceau de l'urgence et de la nécessité.

...Dieu est le Diable. Les deux sont un, la thèse et son antithèse. Bien sûr que Dieu existe, partout je trouve des signes de sa méchanceté. Devant le Salón Versalles qui est une cafétéria, il y avait l'autre soir un gamin en train de renifler du sacol, une colle de...

...Dieu est le Diable. Les deux sont un, la thèse et son antithèse. Bien sûr que Dieu existe, partout je trouve des signes de sa méchanceté. Devant le Salón Versalles qui est une cafétéria, il y avait l'autre soir un gamin en train de renifler du sacol, une colle de cordonnier hallucinogène. Et d'hallucination en hallucination elle finit par t'empoisser les poumons jusqu'à te débarrasser de l'agitation et des déboires de cette vie et t'éviter de continuer à respirer le smog. Pour ça le sacol est très bien. Quand j'ai vu le petit humer le flacon je l'ai salué d'un sourire. Ses yeux, terribles, se sont plantés dans les miens, et j'ai vu qu'il me voyait jusqu'à l'âme. Sûr que Dieu existe.

Sans équivalent dans la littérature contemporaine, La Vierge des Tueurs est sans doute l'un des romans les plus singuliers publiés ces dernières années. Une œuvre scandaleuse, dévastatrice, qui a consacré son auteur comme le principal représentant d'une nouvelle littérature aux antipodes du « réalisme magique ». L'histoire d'un amour halluciné dans Medellin, la capitale de la haine, qui entraîne le lecteur au fil d'une vertigineuse descente aux enfers, dans la turbulence d'une prose extraordinaire évocatrice, marquée du sceau de l'urgence et de la nécessité.

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EAN : 9782714434111
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 204
Format : 140 x 225 mm

Ils en parlent

À propos de Carlitos qui êtes aux cieux :
« Vallejo ne met pas d’eau dans sa prose. Avec les mêmes virulence et crudité qui lui ont valu d’être comparé à Genet ou à Miller, le Colombien iconoclaste peint une satire féroce de la société rurale de son pays. »
Michel Taille, Libération

À propos de La Rambla paralela :
« Une texte paradoxal en révolution sur lui-même, oraison funèbre de fortune. Une agonie littéraire qui résonne avec une vitalité stupéfiante. »
Judith Steiner, Les Inrockuptibles

« Vallejo, servi par sa logorrhée poétique, a écrit le roman d’un homme qui ne peut littéralement plus dormir, et veut assister les yeux grands ouverts à sa propre mort… pour mieux jouir de la mort du monde. Un roman sombre en forme d’anathème. Plus que corrosif, remarquable. »
Myriam Perfetti, Marianne

À propos du Feu secret :
« Ce roman d’un délire […] nous fait entendre un chant, une voix, dont les dissonances éclatantes nous rappellent les splendides imprécations de Maldoror, et sa déification de l’adolescence. »
Claude Michel Cluny, Le Figaro Littéraire

« Lors de la parution en France de La Vierge des tueurs, la presse unanime saluait Fernando Vallejo comme le Céline colombien ; en découvrant Le Feu secret, […] qui nous plonge dans l’urgence d’une traque aux souvenirs, on trouvera la comparaison quasi falote. […] L’enjeu de l’écriture et du flux de mémoire est autre : une question de vie ou de mort, tout simplement. »
Nelly Kaprièlan, Les Inrockuptibles

À propos de La Vierge des tueurs :
« De l’immonde naît le beau, de la haine, la pureté. Quand la douleur est trop forte et les mots trop faibles, il ne reste que l’injure, la démesure et l’humour morbide. »
Alexie Lorca, Lire

« L’une des grandes révélations venue depuis longtemps d’Amérique du Sud. […] Lyrique, outrancier, imprévisible, tragique et hilarant, il lance l’anathème sur un monde qui marche sur la tête. C’est de la belle littérature, désespérée et roborative. »
Christophe Mercier, Le Point

« Le romancier hurle sa rage avec la voix des grands imprécateurs de la littérature, Léon Bloy ou Genet. De son jeu de massacre, on ressort K.O. Littéralement. »
André Clavel, L’Express

PRESSE

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • fredaillesagu Posté le 29 Octobre 2019
    Violente la Colombie de Medellin... Un Poète espagnol en fin de vie retourne sur les traces de son passé qui n'est plus le même. Il se trouve dans le rush des histoires de quartiers et gangs sur fond de trafic de cocaïne et d'armes dans les bidonvilles. Un peu dépassé le papi. Il entame une histoire d'amour avec l'assassin de son ex-compagnon. Très dramatique et violent mais malheureusement réaliste pour qui a connu Medellin.
  • tristantristan Posté le 2 Décembre 2017
    La nature est ainsi faite que chacun trouve chaussure à son pied. Et que des personnes a priori incompatibles peuvent quand même faire un bout de chemin ensemble. Très belle écriture pour cette belle histoire
  • Caran Posté le 16 Octobre 2017
    Ce livre est un coup de coeur et je me le suis procuré après avoir vu le film qui m'avait particulièrement troublé. J'étais un tout jeune adulte à cette époque, que je commençais également à m'accepter tel que je suis et cette histoire m'a séduite. Bref, c'est l'histoire de l'auteur du livre qui décide de rentrer chez lui afin d'y vivre ces derniers instants. Fort heureusement, il est en bonne santé et il n'hésite pas à se promener régulièrement dans les nombreuses rues qui constituent sa ville de résidence. En cours de chemin, il va croiser sur plusieurs jeunes hommes dont il tombera amoureux ou juste pour s'offrir des instants "fun" et l'une d'entre elle va complètement le bouleverser. Ce livre est le premier tome d'une série autobiographique et comme je suis très fan de ce type de lecture, avec de jolies romances gays en fond, je risque fortement de me procurer la suite.
  • stcyr04 Posté le 1 Avril 2016
    Medellín, Colombie. Ses quelques cent cinquante églises, ses trente-cinq milles taxis, Medellín haut lieux du tourisme colombien. Medellín plaque tournante du narco-traffic, ses grands barrons de la poudre blanche, ses sicaires adolescents, "jeunes assassins assassinés, exemptés de l'ignominie de vieillir par le scandale d'un poignard ou la miséricorde d'une balle", descendant pour d’incessants règlements de compte des "Communes", bidonvilles poussés spontanément, comme des chancres, sur la face défigurée de la ville; violence partout, état nulle-part, concussion et incurie omniprésentes. Le narrateur, peut être l'alter ego caricatural de l'auteur, est un écrivain homosexuel d'un âge avancé, ouvertement réactionnaire, dont le malthusianisme outré n'épargne pas les classes laborieuses. D'humour goguenard, en ironie appuyée, on passe très vite au cynisme affiché d'un narrateur blasé devant le spectacle du flot ininterrompu du fleuve de sang versé; en fait c'est un crescendo d'invectives et d'anathèmes en une catharsis salubre, tel un émétique, qui saisi le lecteur au cours de ce récit. Amis du politiquement correct, gardez-vous de ce livre. On est conduit, à travers le regard glaçant d'un observateur des plus factuels et détachés face aux exactions de son giton, gueule d'ange, ange exterminateur et ange gardien, à parcourir cette ville de Medellín;... Medellín, Colombie. Ses quelques cent cinquante églises, ses trente-cinq milles taxis, Medellín haut lieux du tourisme colombien. Medellín plaque tournante du narco-traffic, ses grands barrons de la poudre blanche, ses sicaires adolescents, "jeunes assassins assassinés, exemptés de l'ignominie de vieillir par le scandale d'un poignard ou la miséricorde d'une balle", descendant pour d’incessants règlements de compte des "Communes", bidonvilles poussés spontanément, comme des chancres, sur la face défigurée de la ville; violence partout, état nulle-part, concussion et incurie omniprésentes. Le narrateur, peut être l'alter ego caricatural de l'auteur, est un écrivain homosexuel d'un âge avancé, ouvertement réactionnaire, dont le malthusianisme outré n'épargne pas les classes laborieuses. D'humour goguenard, en ironie appuyée, on passe très vite au cynisme affiché d'un narrateur blasé devant le spectacle du flot ininterrompu du fleuve de sang versé; en fait c'est un crescendo d'invectives et d'anathèmes en une catharsis salubre, tel un émétique, qui saisi le lecteur au cours de ce récit. Amis du politiquement correct, gardez-vous de ce livre. On est conduit, à travers le regard glaçant d'un observateur des plus factuels et détachés face aux exactions de son giton, gueule d'ange, ange exterminateur et ange gardien, à parcourir cette ville de Medellín; déambulation citadine, sinistre et hallucinée, jalonnée par les bornes ensanglantées que sont les dépouilles des malheureux qui n'ont pas eu l'heur de plaire à son mignon. Et toujours cet humour, dernière pudeur de celui qui en a trop vu dans cette vie bête à pleurer, et qui prend le parti de rire face à l'absurde : un rire grinçant comme celui d'un squelette. Parfois sous le flot continu et révoltant des exactions, des injustices commises, çà et là apparaît, tel un bouchon de liège ballotté par le courant assourdissant et ravageur, un petit instant de poésie pure, une éclaircie trompeuse dans tout ce ciel menaçant. Ce livre ne laissera pas indifférent : s'il est lu au premier degré, il choquera à coup sûr la bienséance pudibonde des humanistes trompetant. Pour les autres, ce roman est l'occasion d'une purge du trop plein de révolte et d'indignation, voire de bas instincts, remède qui s'avère salutaire périodiquement. Voyage au bout de la nuit dans la cohue d'une métropole sud-américaine.
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  • Under_the_Moon Posté le 28 Mars 2016
    C'est une histoire ordinaire des rues de Medellin que nous raconte Fernando. Celle de son histoire d'amour avec Alexis, un sciaire - un de ces jeunes garçons tueurs à gages qui vivent à cent à l'heure, le temps d'exécuter leurs contrats, jusqu'au jour où ils sont eux-même le contrat... J'ai beaucoup aimé cette conversation de café avec l'histoire que nous raconte l'auteur, avec une prose qui suinte la rage au bout de chaque lettre. Une histoire qui nous rappelle que la vie est éphémère et en attrape certains dans un cercle vicieux où chacun sait que la mort peut venir n'importe quand. Mort qui sera elle aussi éphémère, car les matchs de foot prennent le dessus. Oubliez votre confort quotidien, vous qui vous apprêtez à lire ce roman. Ici, plus de règle, plus de notion du Bien et du Mal, pas de moralité, pas d'entraide, pas de solidarité. Seul compte une loi : tuer ou être tué, avec une variante : voler ou se faire voler. On est loin, très loin même, des discours révolutionnaires ou solidaires comme chez Luis Sepulveda. Une rage et une violence extrême cathartique et rédemptrice à la fois. Bienvenue en Amérique latine, et bienvenue à... C'est une histoire ordinaire des rues de Medellin que nous raconte Fernando. Celle de son histoire d'amour avec Alexis, un sciaire - un de ces jeunes garçons tueurs à gages qui vivent à cent à l'heure, le temps d'exécuter leurs contrats, jusqu'au jour où ils sont eux-même le contrat... J'ai beaucoup aimé cette conversation de café avec l'histoire que nous raconte l'auteur, avec une prose qui suinte la rage au bout de chaque lettre. Une histoire qui nous rappelle que la vie est éphémère et en attrape certains dans un cercle vicieux où chacun sait que la mort peut venir n'importe quand. Mort qui sera elle aussi éphémère, car les matchs de foot prennent le dessus. Oubliez votre confort quotidien, vous qui vous apprêtez à lire ce roman. Ici, plus de règle, plus de notion du Bien et du Mal, pas de moralité, pas d'entraide, pas de solidarité. Seul compte une loi : tuer ou être tué, avec une variante : voler ou se faire voler. On est loin, très loin même, des discours révolutionnaires ou solidaires comme chez Luis Sepulveda. Une rage et une violence extrême cathartique et rédemptrice à la fois. Bienvenue en Amérique latine, et bienvenue à Medellin, là où l'enfer est sur terre et la religion donne de quoi se distraire entre deux tueries en promettant un ailleurs plus paisible. Un voyage dont on ne revient pas indemne, bien que j'ai préféré la première moitié à la seconde.
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