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La Découverte
EAN : 9782707181954
Code sériel : LMS
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 240
Format : 155 x 235 mm

L'alimentation au travail depuis le milieu du XIXe siècle

Collection : Revue Le Mouvement social
Date de parution : 26/06/2014
L’alimentation, bien au-delà de sa dimension biologique évidente, permet en effet d’aborder des questions aussi bien culturelles qu’économiques, sociales que politiques. Ce numéro dirigé par Stéphane Gacon interroge les formes et les enjeux de l’alimentation au travail dans les sociétés industrielles à partir de sept contributions proposant une approche comparée de ces questions, entre le milieu du XIXe siècle et les années 1980.
 
Depuis une vingtaine d’années, l’histoire de l’alimentation et des pratiques alimentaires s’est développée et a fait l’objet de nombreux travaux, tant en histoire que dans d’autres sciences sociales. Ce numéro spécial interroge plus spécifiquement les formes et les enjeux de l’alimentation au travail dans les sociétés industrielles entre le milieu... Depuis une vingtaine d’années, l’histoire de l’alimentation et des pratiques alimentaires s’est développée et a fait l’objet de nombreux travaux, tant en histoire que dans d’autres sciences sociales. Ce numéro spécial interroge plus spécifiquement les formes et les enjeux de l’alimentation au travail dans les sociétés industrielles entre le milieu du XIXe siècle et les années 1980. Il entend montrer comment les pratiques alimentaires contribuent à structurer le temps social, mais aussi pourquoi elles constituent des observatoires privilégiés pour saisir les visées hygiénistes, les dispositifs d’autorité dans l’entreprise, les habitudes individuelles et collectives des travailleurs et les sociabilités qu’ils cultivent.
Sont ici réunies sept études de cas représentant un éventail de sociétés industrielles (France, Italie, Royaume-Uni, URSS). Les auteurs se proposent d’abord d’expliquer la mise en place d’une alimentation « encadrée » par le patronat et sa chronologie. La première moitié du XXe siècle, de 1914 à l’entre-deux-guerres, est à cet égard décisive.
Le deuxième objectif est d’éclairer les marges de manoeuvre des acteurs, la diversité des formes de sociabilité alimentaire et leur rôle dans la construction d’une culture ouvrière comme dans l’instauration, l’affirmation et le maintien des liens sociaux au travail.
Une troisième série d’interrogations porte sur les discours relatifs à l’alimentation populaire et sur ce qu’ils dévoilent de l’ordre social et politique, du licite et de l’illicite, du rapport de l’ouvrier à son corps, de sa recherche du plaisir et des interactions genrées sur le lieu de travail. Le contenu de l’assiette n’a pas été oublié : de l’éloge de la viande à celui de l’alimentation saine et diététique intégrant les fruits et légumes, autant de préoccupations qui évoluent dans une dialectique incessante entre acculturation et résistance.
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EAN : 9782707181954
Code sériel : LMS
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 240
Format : 155 x 235 mm

Ils en parlent

Et si le réfectoire d'ouvriers et le restaurant d'entreprise étaient le reflet de dispositifs de commandement managérial et de stratégies de résistance des salariés ? C'est ce que montrent les auteurs regroupés par l'historien Stéphane Gacon pour offrir une histoire sociale de l'alimentation au travers de sept cas (en France, en Italie, au Royaume-Uni et en ex-URSS). Des analyses éclairantes sur la manière dont les entrepreneurs, par souci paternaliste ou non, ont incité les ouvriers, dès la fin du XIXe siècle, à ne plus manger chez eux mais sur leur lieu de travail dans une logique productiviste et hygiéniste. Avec cette question qui reste en suspens : les logiques de surinvestissement au travail ne conduiraient-elles pas aujourd'hui à "une atomisation des pratiques alimentaires et donc à la mort de la cantine, lieu de sociabilité, où se confortaient, malgré tout, un certain nombre de collectifs ?" C'est en partie ce que révèle la sociologue Marie-Line Jamard, qui a passé les pauses déjeuner de EDF-GDF au crible. En marge de la cantine, les employés prennent aussi leur repas seuls dans les bureaux. Une façon de se désengager.
Sandrine Foulon / Alternatives économiques
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