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L'Ange de l'histoire

Les Escales
EAN : 9782365693998
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 408
Format : 140 x 225 mm
L'Ange de l'histoire

Nicolas RICHARD (Traducteur)
Collection : Domaine étranger
Date de parution : 30/08/2018
À travers le portrait spectaculaire d’un homme blessé et hanté, l’auteur des Vies de papier, prix Femina Étranger 2016, revient avec une réflexion éblouissante sur l’oubli et la mémoire.
Le temps d’une nuit, dans la salle d’attente d’un hôpital psychiatrique, Jacob, poète d’origine yéménite, revient sur les événements qui ont marqué sa vie : son enfance dans un bordel égyptien, son adolescence sous l’égide d’un père fortuné, puis sa vie d’adulte homosexuel à San Francisco dans les années 1980,... Le temps d’une nuit, dans la salle d’attente d’un hôpital psychiatrique, Jacob, poète d’origine yéménite, revient sur les événements qui ont marqué sa vie : son enfance dans un bordel égyptien, son adolescence sous l’égide d’un père fortuné, puis sa vie d’adulte homosexuel à San Francisco dans les années 1980, point culminant de l’épidémie du sida. Mais Jacob n’est pas seul : Satan et la Mort se livrent un duel et se disputent son âme, l’un le forçant à se remémorer son passé douloureux, l’autre le poussant à oublier et à renoncer à la vie.
En dressant le portrait bouleversant et tout en finesse d’un homme hanté par les souvenirs, Rabih Alameddine livre un texte éblouissant d’érudition et d’imagination, imprégné à la fois d’humour, de violence et de tendresse. Surtout, il nous rappelle l’urgence et la nécessité de se confronter au passé et de ne pas céder à l’oubli.

« Un texte remarquable qui traite aussi bien de l’amour et de la mort que de la créativité, la spiritualité, la mémoire et la survie. Exceptionnel. »
Los Angeles Review of Books
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EAN : 9782365693998
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 408
Format : 140 x 225 mm
Les Escales

Ils en parlent

« Rabih Alameddine raconte une solitude profonde qui nous bouleverse. Un portrait à la fois poétique, touchant et complètement décalé. »
PAGE des libraires, Rentrée littéraire 2018

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Henri-l-oiseleur Posté le 21 Septembre 2019
    Dans le cadre de "Masse critique", les éditions 10/18 m'ont envoyé ce roman de Rabih Alameddine, "L'ange de l'histoire". C'est l'avantage de Masse Critique de mettre en circulation des livres que, de moi-même, je n'aurais pas lus. Ce roman gay, qui se déroule pour une part dans le San Francisco des années 70-80, en pleine épidémie de Sida, et dont le héros narrateur est un Arabe d'origine égypto-yéménite, poète tourmenté qui survit à la mort de tous ses amis, est un roman gai, drôle, par moments désopilant. Il a cette qualité littéraire insigne qui consiste à prendre des sujets graves et sérieux dans la vie réelle, pour les alléger et les rendre comiques, ou du moins supportables, par la grâce de la littérature. D'où viennent cette "vis comica", la drôlerie de ces scènes d'hôpital psychiatrique, d'agonies sordides, de ces souvenirs de malheur et de harcèlement infantiles qui accompagnent le narrateur ? D'abord, il n'est pas seul à faire son récit : y collaborent Satan, excellent humoriste, son fils Mort (mawt, la Mort, du genre masculin), qui fume trop, et les Quatorze Saints Protecteurs que le héros, dans son enfance, a appris à invoquer en secret dans son internat religieux du... Dans le cadre de "Masse critique", les éditions 10/18 m'ont envoyé ce roman de Rabih Alameddine, "L'ange de l'histoire". C'est l'avantage de Masse Critique de mettre en circulation des livres que, de moi-même, je n'aurais pas lus. Ce roman gay, qui se déroule pour une part dans le San Francisco des années 70-80, en pleine épidémie de Sida, et dont le héros narrateur est un Arabe d'origine égypto-yéménite, poète tourmenté qui survit à la mort de tous ses amis, est un roman gai, drôle, par moments désopilant. Il a cette qualité littéraire insigne qui consiste à prendre des sujets graves et sérieux dans la vie réelle, pour les alléger et les rendre comiques, ou du moins supportables, par la grâce de la littérature. D'où viennent cette "vis comica", la drôlerie de ces scènes d'hôpital psychiatrique, d'agonies sordides, de ces souvenirs de malheur et de harcèlement infantiles qui accompagnent le narrateur ? D'abord, il n'est pas seul à faire son récit : y collaborent Satan, excellent humoriste, son fils Mort (mawt, la Mort, du genre masculin), qui fume trop, et les Quatorze Saints Protecteurs que le héros, dans son enfance, a appris à invoquer en secret dans son internat religieux du Liban, même après que Vatican II les a exclus du calendrier. Les discussions vont bon train, chacun raconte à l'autre des bribes du passé de Jacob / Ya'qub, le personnage principal, et tout ce beau monde surnaturel s'ingénie à le sauver de la dépression et du désespoir. D'autre part, dans la salle d'attente des urgences psychiatriques de l'hôpital St Francis (de San Francico), le héros narrateur Jacob parle avec Satan, négocie, bavarde, retrouve des souvenirs pénibles et - qui sait - va se sortir de ce mauvais pas. Ces infinis papotages sont irrésistibles et contribuent habilement à faire avancer l'histoire, ou plutôt, à la faire reculer, puisque l'on reconstruit, de proche en proche, la vie passée de Jacob. La narration n'est pas linéaire, mais plutôt réfractée entre plusieurs narrateurs. Cette participation du surnaturel rappelle fortement les derniers romans de Salman Rushdie, qui sont aussi irrésistibles, mais plus didactiques : Rushdie a une leçon à faire passer, tandis d'Alameddine cède au pur plaisir de raconter, sans trop verser dans le misérabilisme arabe progressiste. Il ne peut prêcher de grandes leçons à la façon des auteurs musulmans de gauche, il est trop homo pour ça : l'autre grand mérite de ce roman est là. Le souvenir des années atroces du sida n'est jamais un prétexte à sombrer dans le pathos : le pur récit factuel d'une maladie et d'une agonie suffit à mesurer l'horreur. Mais ces agonisants n'étaient pas surnommés "gays" pour rien : la légèreté, la pudeur ironique, évitent de s'attendrir et de tout prendre au tragique, ce que l'infirmier irakien sado-maso de l'hôpital psychiatrique dit à Jacob à la fin de sa nuit aux urgences : "Ya'qub, ya Ya'qub, ne vous en faites pas comme ça, ça ira,et si ça ne va pas, revenez et on trouvera une autre solution." C'est donc un bon roman, même si l'auteur parfois use et abuse de certains procédés qui perdent de leur efficacité à la répétition.
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  • sonfiljuliesuit Posté le 3 Janvier 2019
    Je dois dire que cette lecture nous plonge, à la fois dans une biographie et un conte. Un conte des temps modernes avec une plume chantante, déstabilisante. Une intrigue qui court sur plusieurs décennies pour nous raconter la dérive humaine. Mais cette dérive a le goût des mille et une nuit. Imaginez-vous devant un bon feu avec un auteur qui vous raconte une histoire. Rabih Alameddine, est un conteur. Le temps d’une nuit, dans la salle d’attente d’un hôpital psychiatrique, Jacob, poète d’origine yéménite, revient sur les événements qui ont marqués son enfance dans un bordel égyptien, son adolescence sous l’égide d’un père fortuné, puis sa vie d’adulte homosexuel à San Francisco dans les années 1980, point culminant de l’épidémie du sida. On s’imagine lire une énième biographie, mais c’est là où le talent de l’auteur nous entraîne, dans un conte fantastique. En effet, Jacob n’est pas seul : Satan et la Mort se livrent un duel et se disputent son âme, l’un le forçant à se remémorer son passé douloureux, l’autre le poussant à oublier et à renoncer à la vie. Le plume est d’une rare érudition et je dois dire que cela fait du bien, j’ai eu l’impression de relire un... Je dois dire que cette lecture nous plonge, à la fois dans une biographie et un conte. Un conte des temps modernes avec une plume chantante, déstabilisante. Une intrigue qui court sur plusieurs décennies pour nous raconter la dérive humaine. Mais cette dérive a le goût des mille et une nuit. Imaginez-vous devant un bon feu avec un auteur qui vous raconte une histoire. Rabih Alameddine, est un conteur. Le temps d’une nuit, dans la salle d’attente d’un hôpital psychiatrique, Jacob, poète d’origine yéménite, revient sur les événements qui ont marqués son enfance dans un bordel égyptien, son adolescence sous l’égide d’un père fortuné, puis sa vie d’adulte homosexuel à San Francisco dans les années 1980, point culminant de l’épidémie du sida. On s’imagine lire une énième biographie, mais c’est là où le talent de l’auteur nous entraîne, dans un conte fantastique. En effet, Jacob n’est pas seul : Satan et la Mort se livrent un duel et se disputent son âme, l’un le forçant à se remémorer son passé douloureux, l’autre le poussant à oublier et à renoncer à la vie. Le plume est d’une rare érudition et je dois dire que cela fait du bien, j’ai eu l’impression de relire un des auteurs classiques que j’ai pu affectionner. Alors oui, c’est beau, c’est même poétique, mais je me suis parfois ennuyée. Le mélange entre saga familiale, biographie, plume poétique, ironie, a parfois eu du mal à trouver grâce à mes yeux. Alors que les éléments pris un par un étaient d’une grande saveur. Les chapitres s’alternent entre souvenirs de Jacob, discussions entre la mort et le diable et le présent dans la salle des urgences de l’hôpital. L’auteur décrit avec justesse, la communauté homosexuelle de San Francisco ravagée par le sida pendant les années 80. Jacob, révèle une personnalité meurtrie par la mort, de ses amis et de l’amour de sa vie, emportés par la maladie. L’impossible oublie, qui permet d’accepter la mort. L’oublie qui permet d’apporter la paix à Jacob lui est refusé par Satan, qui se dispute avec la Mort qui ne souhaite que le soulager. Enfin le soulager surtout pour avoir son âme. Chacun se disputant cette âme meurtrie, que la vie a meurtrie. D’une certaine manière, l’auteur tente un éclairage sur les désillusions que nous rencontrons, oblige son lecteur à une certaine introspection, à se demander comment lui a fait face à ses monstres. Un roman ambitieux, original, qu’il n’est pas aisé d’aborder. Malgré une lecture chaotique, je garde un sentiment agréable dans son ensemble, mais avec des passages à vide où je suis restée à la périphérie de ce conte moderne.
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  • Ludie Posté le 20 Novembre 2018
    Je publie rarement des critiques mais je prends la plume cette fois ci pour défendre ce titre. C'est le second ouvrage que je lis de cet auteur. J'avais adoré le premier Des vies de papier, sorti aux Escales et chaque grand lecteur sait combien parfois nous sommes déçus par un second roman lorsque le premier nous a plu. Mais celui ci, quoique très différent du précédent, n'a rien a lui envier. C'est un condensé de culture, de finesse, de drôlerie, d'intelligence. Il est vrai que l'approche est pour le moins original mais c'est ce qui fait la saveur de l'ouvrage. Je le recommande chaudement à ceux qui ont aimé le précédent, ceux qui veulent découvrir un nouvel univers, ceux qui sont toujours curieux d'apprendre, ceux qui veulent vivre intensément un roman.
  • palamede Posté le 14 Septembre 2018
    « Je suis le dernier des derniers, je suis arabe, je suis le fils d'une putain. » Au Yémen, Jacob, poète souffrant d'hallucinations, se rend aux urgences psychiatriques. En attendant son tour dans la salle d'attente l'esprit de Jacob vagabonde. il repense à sa mère d'origine yéménite, servante à Beyrouth chez les parents de son père, qui, chassée à la découverte de sa grossesse, a travaillé et vécu avec son fils dans une maison de passe cairote. A son père, un riche libanais qui l'a abandonné aux mains des bonnes soeurs d’une institution. A son amant adoré et à ses amis homosexuels, victimes du sida à San Francisco, qu'il a assistés jusqu'à leur mort. Des souvenirs tellement envahissants que Jacob ne semble pas entendre, non loin de lui, Satan et la Mort qui se disputent son âme...   Un roman qui m'a semblé, malgré l'humour, l'ironie et la virtuosité de l'auteur, par moment long et ardu. L'érudition de Rabih Alameddine et les nombreuses références littéraires et philosophiques m'ont obligée à faire des recherches pour comprendre ce que je lisais (un peu usant à la longue). Ainsi j'ai découvert la relation entre les amis de Jacob foudroyés par le sida et la théorie de... « Je suis le dernier des derniers, je suis arabe, je suis le fils d'une putain. » Au Yémen, Jacob, poète souffrant d'hallucinations, se rend aux urgences psychiatriques. En attendant son tour dans la salle d'attente l'esprit de Jacob vagabonde. il repense à sa mère d'origine yéménite, servante à Beyrouth chez les parents de son père, qui, chassée à la découverte de sa grossesse, a travaillé et vécu avec son fils dans une maison de passe cairote. A son père, un riche libanais qui l'a abandonné aux mains des bonnes soeurs d’une institution. A son amant adoré et à ses amis homosexuels, victimes du sida à San Francisco, qu'il a assistés jusqu'à leur mort. Des souvenirs tellement envahissants que Jacob ne semble pas entendre, non loin de lui, Satan et la Mort qui se disputent son âme...   Un roman qui m'a semblé, malgré l'humour, l'ironie et la virtuosité de l'auteur, par moment long et ardu. L'érudition de Rabih Alameddine et les nombreuses références littéraires et philosophiques m'ont obligée à faire des recherches pour comprendre ce que je lisais (un peu usant à la longue). Ainsi j'ai découvert la relation entre les amis de Jacob foudroyés par le sida et la théorie de l'Ange de l'histoire de Walter Benjamin, pivot central du roman. Un roman qui mélange les genres dont j'ai aimé le côté fantastique et métaphysique avec l'intervention de Satan et de la Mort. Dont j'ai aussi aimé la poésie du récit de Jacob, notamment les passages sur son enfance racontée avec verve. Il est vrai que Jacob, même hanté par ses souvenirs, a mis la poésie au centre de sa vie, lui attribuant le pouvoir suprême de révéler son âme. Walter Benjamin a écrit dans « Sur le concept d'histoire »: « Il existe un tableau de Klee qui s'intitule Angelus Novus. Il représente un ange qui semble avoir pour dessein de s'éloigner du lieu où il se tient immobile. Ses yeux sont écarquillés, sa bouche ouverte, ses ailes déployées. Tel est l'aspect que doit avoir nécessairement l'ange de l'histoire. Il a le visage tourné vers le passé. Là où se présente à nous une chaîne d'événements, il ne voit, lui, qu'une seule et unique catastrophe, qui ne cesse d'amonceler ruines sur ruines et les jette à ses pieds. Il voudrait bien s'attarder, réveiller les morts et rassembler les vaincus. Mais du paradis souffle une tempête qui s'est prise dans ses ailes, si forte que l'ange ne les peut plus refermer. Cette tempête le pousse incessamment vers l'avenir auquel il tourne le dos, pendant que jusqu'au ciel devant lui s'accumulent les ruines. Cette tempête est ce que nous appelons le progrès ». Penser l'Histoire à travers une unique catastrophe serait donc la seule manière d'être fidèle au passé et ne pas trahir les vaincus. #L'angeDeL'histoire #NetGalleyFrance
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