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Belfond
EAN : 9782714454096
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 180
Format : 140 x 205 mm

Le Bâtard

Jean-Pierre TURBERGUE (Traducteur)
Collection : Belfond Vintage
Date de parution : 04/04/2013

La vie erratique de Gene, fils de prostituée, qui part sur les routes après avoir assassiné le souteneur de sa mère. Dans sa concision et sa violence Le Bâtard (1929), tout premier roman d’Erskine Caldwell, annonce les grands thèmes qui irrigueront ses œuvres suivantes et est considéré comme l’un des textes fondateurs du roman noir américain.

« Ça n’a jamais été pour mon plaisir que j’ai pu voir des hommes, des femmes et des enfants naître, vivre et mourir dans la misère, l’ignorance et la dégradation. J’ai récolté le coton avec eux ; j’ai partagé leur pain ; j’ai creusé avec eux la tombe de leurs...

« Ça n’a jamais été pour mon plaisir que j’ai pu voir des hommes, des femmes et des enfants naître, vivre et mourir dans la misère, l’ignorance et la dégradation. J’ai récolté le coton avec eux ; j’ai partagé leur pain ; j’ai creusé avec eux la tombe de leurs morts. Personne ne peut se considérer comme l’un d’eux à plus juste titre que moi. »
Erskine Caldwell

Concis, brutal, mêlant le burlesque à l’atroce, un roman traversé par une révolte sans espoir, qui n’est pas sans rappeler l’univers faulknérien.

Interdit et saisi dès sa parution, Le Bâtard annonce les grands thèmes qui irrigueront les livres ultérieurs d’Erskine Caldwell et s’impose comme l’une des œuvres fondatrices du roman noir américain, au même titre que Moisson rouge de Dashiell Hammett et du Petit César de W. R. Burnett.

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EAN : 9782714454096
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 180
Format : 140 x 205 mm

Ils en parlent

« Ce n’a jamais été pour mon plaisir que j’ai pu voir des hommes, des femmes et des enfants naître, vivre et mourir dans la misère, l’ignorance et la dégradation. J’ai récolté le coton avec eux ; j’ai partagé leur pain ; j’ai creusé avec eux la tombe de leurs morts. Personne ne peut se considérer comme l’un d’eux à plus juste titre que moi. Mais je n’ai pas aimé du tout voir l’un de ces hommes attaché à un arbre, fouetté par son propriétaire jusqu’à en perdre connaissance. Je n’ai pas aimé voir un politicard minable qui se faisait passer pour un homme d’affaire dépouiller l’un de ces hommes de son travail. Il ne m’a pas plu de voir un contremaitre abattre de sang-froid un père de famille qui avait eu le tort de protester contre le viol de sa fille, commis sous ses propres yeux. C’est parce que je n’ai pas aimé toutes ces choses que j’ai voulu montrer que le Sud, non content d’avoir engendré une race d’esclaves, a soudain, ce qui est pire, fait volte-face pour lui lancer une ruade en plein visage. »
Erskine Caldwell

"C'est glacé et glaçant, sans jugement ni espoir de rédemption. Superbement écrit, dans un style radicalement dépouillé d'artifice, très moderne"

Laurent Boscq / Rolling Stones

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • OhOceane Posté le 22 Mars 2017
    Cet été, en prenant le temps de fouiner dans ma médiathèque, je suis tombée sur un roman de Erskine Caldwell. Le nom me disait vaguement quelque chose, mais sans certitude. Je lis beaucoup de roman noir, et j’ai du croiser ce nom lors d’une de ces occasions. Toujours est-il que la maison Belfond réédite quelques vieux textes, dans une nouvelle collection, intitulée Vintage. Je me suis empressée d’emprunter ce livre, car le roman noir c’est vraiment mon truc : de Charles Willeford à Jim Thomson en passant par Ellroy, je dévore tout ce qui peut apparaître un minimum sombre et désespérant, sinueux et violent. Je préfère le roman noir au simple roman policier, car dans le roman noir on ne privilégie pas la résolution d’une énigme, d’un crime ; non, il s’agit de suivre les méandres psychologiques des protagonistes, de s’intéresser au passage à l’acte, aux conséquences, sans que la résolution de l’enquête soit primordiale. À cet égard, le roman de Caldwell dont je vous parle aujourd’hui, Le Bâtard, remplit toutes ses promesses et mieux encore. En effet, le lecteur fait la connaissance d’un héros, plus ou moins orphelin : sa mère, un peu danseuse, un peu pute, exerçait ses charmes... Cet été, en prenant le temps de fouiner dans ma médiathèque, je suis tombée sur un roman de Erskine Caldwell. Le nom me disait vaguement quelque chose, mais sans certitude. Je lis beaucoup de roman noir, et j’ai du croiser ce nom lors d’une de ces occasions. Toujours est-il que la maison Belfond réédite quelques vieux textes, dans une nouvelle collection, intitulée Vintage. Je me suis empressée d’emprunter ce livre, car le roman noir c’est vraiment mon truc : de Charles Willeford à Jim Thomson en passant par Ellroy, je dévore tout ce qui peut apparaître un minimum sombre et désespérant, sinueux et violent. Je préfère le roman noir au simple roman policier, car dans le roman noir on ne privilégie pas la résolution d’une énigme, d’un crime ; non, il s’agit de suivre les méandres psychologiques des protagonistes, de s’intéresser au passage à l’acte, aux conséquences, sans que la résolution de l’enquête soit primordiale. À cet égard, le roman de Caldwell dont je vous parle aujourd’hui, Le Bâtard, remplit toutes ses promesses et mieux encore. En effet, le lecteur fait la connaissance d’un héros, plus ou moins orphelin : sa mère, un peu danseuse, un peu pute, exerçait ses charmes on ne sait où, pendant que son fils grandissait avec aussi peu de repères que d’inhibition. Le jeune homme va donc de ville en ville, dans un sud prolétaire et raciste, prenant un travail quand il en a besoin. Entre deux, il use de ses poings et du couteau, quand il en a besoin également : sans interrogation morale, sans autre réflexe que celui de son intérêt propre. Tout le roman tient sur ce personnage et son absence totale de morale sociale. Et c’est important pour la suite. En effet, Il va rencontrer une jeune femme. Habituellement, quand il en désire une, il la prend, de gré ou de force. Mais là on observe chez lui un comportement différent, et le héros opère en quelque sorte une mise en retrait de ses instincts, pour l’amour de cette femme. Jusqu’à former un couple, puis une famille, avec la naissance de leur enfant. Cette naissance sera un autre point de basculement. Je n’ose en dire plus, mais le lecteur sera fasciné par la manière dont une certaine forme de morale, guidée par l’amour, conduira notre héros à ce qu’on ne pouvait imaginer. Récit court et dense, Le Bâtard se lit vraiment comme on prend une paire de claque. Violent, sans concessions, avec un personnage central hautement antipathique, ce roman de 1929 est une vraie pépite vintage, avec une approche naturaliste très intéressante. Je n’ai qu’une hâte, c’est de découvrir les autres romans d’Erskine Caldwell.
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  • jeromemarc Posté le 23 Avril 2015
    Précurseur du roman noir américain, Le bâtard narre l'errance de Gene, fils d'une prostituée et d'un client de passage, qui va tomber amoureux et voir sa vie bouleversée à jamais. On pense à Faulkner ou Steinbeck dans une version plus réaliste. A lire pour commencer avec Caldwell.
  • Laury-Anne Posté le 16 Août 2014
    C’est l’histoire d’un homme paumé, fils d’un prostitué, bâtard violent qui va rencontrer la femme de sa vie. Et là on pourrait s’attendre à un happy end, mais Erskine Caldwell est plus enclin à creuser encore plus dans la misère et la cruauté, alors qu’on pense avoir déjà touché le fond. Une œuvre violente donc, mais nécessaire.
  • 19chantal Posté le 30 Septembre 2013
    Dérangeant sûrement.Caldwell n'épargne rien au lecteur.La vie de Gene Morgan commencée dans la misère, se poursuit dans la violence et quant on croit à une embellie, une catastrophe arrive. Rien pour nous faire aimer la société américaine.
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