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Kurokawa
EAN : 9782368528785
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 224
Format : 105 x 148 mm

Le Capital

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Adrien Tchou (Traducteur)
Collection : KUROSAVOIR
Date de parution : 12/09/2019
Une fabuleuse adaptation manga du grand classique Le Capital de Karl Marx !
Angleterre, XIXe siècle. Dans un petit village au paysage bucolique, un triangle amoureux se forme entre les jeunes Roy, Oscar et Claire. Mais la petite fabrique créée par Roy, qui se développe en même temps que le capitalisme, provoque une véritable tempête…
EAN : 9782368528785
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 224
Format : 105 x 148 mm

Ils en parlent

Étonnante, intéressante et ambitieuse, la collection KuroSavoir se lance le 12 septembre 2019.
Erwan Lafleuriel / IGN

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • belette2911 Posté le 7 Juin 2021
    "Le capitalisme, c’est l’exploitation de l’Homme par l’Homme" disait Le Luron déguisé en Georges Marchais et quand le présentateur complice lui demandait ce qu’était le socialisme, il répondait "C’est le contraire". Don Salluste disait lui aussi fort justement que "Les riches, c'est fait pour être très riche et les pauvres pour être très pauvre". Et Karl Marx, que disait-il ? Si vous n’avez pas le courage de vous attaquer à son étude sur Le Capital, je vous conseille alors sa version en manga qui ne manque pas de piquant. Cela commence tout simplement : Roy, un gentil boulanger fait sa pâte, la pétrit lui-même, la cuit et vend ses pains en échangeant d’autres biens avec les gens qui ne possèdent pas d’argent. La vie est belle, les oiseaux chante, il a une jolie fiancée, Claire, issue de la noblesse qui se donne à lui, corps et âme. Puis surgit Oscar qui lui parle de la valeur marchande de la main-d’œuvre et les voilà en train de monter une usine pour fabriquer plus de pains, en engageant des ouvriers agricoles qui n’ont plus de boulot, en les payant une misère tout en les logeant sur place pour s’en mettre encore plus dans les couilles, heu,... "Le capitalisme, c’est l’exploitation de l’Homme par l’Homme" disait Le Luron déguisé en Georges Marchais et quand le présentateur complice lui demandait ce qu’était le socialisme, il répondait "C’est le contraire". Don Salluste disait lui aussi fort justement que "Les riches, c'est fait pour être très riche et les pauvres pour être très pauvre". Et Karl Marx, que disait-il ? Si vous n’avez pas le courage de vous attaquer à son étude sur Le Capital, je vous conseille alors sa version en manga qui ne manque pas de piquant. Cela commence tout simplement : Roy, un gentil boulanger fait sa pâte, la pétrit lui-même, la cuit et vend ses pains en échangeant d’autres biens avec les gens qui ne possèdent pas d’argent. La vie est belle, les oiseaux chante, il a une jolie fiancée, Claire, issue de la noblesse qui se donne à lui, corps et âme. Puis surgit Oscar qui lui parle de la valeur marchande de la main-d’œuvre et les voilà en train de monter une usine pour fabriquer plus de pains, en engageant des ouvriers agricoles qui n’ont plus de boulot, en les payant une misère tout en les logeant sur place pour s’en mettre encore plus dans les couilles, heu, dans les fouilles ! Comme ils veulent renverser le seigneur de leur région, le vilain Gordon, les petites grenouilles doivent se faire aussi grosse que le vilain bœuf et c’est bien connu, pour terrasser un monstre, il faut en devenir un soi-même. Ce manga, c’est mieux qu’un cours magistral sur le capitalisme, ses dérives, dont l’esclavage moderne et la valeur que l’on a mis sur une denrée importante : le capital travail, que l’on peut faire varier bien plus que la partie des frais fixes ou du prix des matières premières. Le travail est une plus-value intéressante pour celui qui veut s’engraisser sur le dos des travailleurs en leur faisant miroiter qu’ils travaillent pour le bien commun. Le capitalisme pousse les gens à travailler plus pour gagner moins, l’argent leur file entre les doigts, on leur crée des nouveaux besoins, on les asservit de plus en plus et ce qu’ils pensaient être une opportunité de travail intéressante pour eux se révèle en fait être de l’esclavage qui cache bien son nom. Même Roy, qui vivait bien avant, gagnait suffisamment pour ce don il avait besoin pour vivre, passe maintenant son temps à courir après l’argent, les nouveaux projets, afin que la société qu’il a créée ne se dévore pas elle-même. De petit poisson évoluant dans une mare tranquille, il est maintenant dans une rivière aux rapides qui l’épuisent et il a beau nager, il n’avance pas. L’enfer étant pavé de bonnes intentions, en voulant faire le bien et diminuer les temps de travail, Roy crée un supermarché et exploite la plus-value de la ville entière, sans même s’en rendre compte, puisqu’il est un philanthrope qui ne veut que le bien commun pour les gens. Comme le supermarché lui appartient, non seulement tout le monde bosse pour lui et dépense son argent chez lui puisque les petites boutiques ont fermées. Et si en une heure de travail, les ouvriers peuvent fabriquer 10 savons, leur salaire ne leur en permet d’acheter que 5. Le Capital est glaçant et c’est une bonne idée que de l’avoir mis en manga : il permet à tout un chacun, même aux plus jeunes, d’en prendre connaissance afin de s’instruire, d’aller se coucher moins bête. Les grandes œuvres des écrivains font souvent peur, de par leur taille ou leur difficulté, et de fait, rebute la plupart des lecteurs qui auraient envie de s’y plonger (oui, même moi), tandis qu’avec le concept de manga, c’est tentant et là, plus d’excuse pour ne pas les lire ! PS : Mon seul bémol sera toujours le même dans les mangas : les chevaux et leurs harnachements ! Bigre, on dirait que les mangakas n’en ont jamais vu ! Une horreur… Des brides sans têtières (mais comment ça tient ??), sans rênes parfois, des tapis de selles très larges qui enserrent la totalité des flancs donnant lieu à penser qu’ils se prolongent sous le ventre, le sous-gorge qui enserre la gorge du cheval, le tout dans le prolongement du frontal (alors que c’est dans celui de la têtière !) et je ne parlerai même pas des chevaux attelés ! Bigre, j’ai grincé des dents. Autre souci, un homme qui propose 30£ à une jeune fille pour coucher avec elle toute la nuit, ça fait très très cher le coup d’bite ! C’est le salaire mensuel de la fille, ouvrière, elle le dit elle-même. Là, c’est un peu poussé le montant offert en proposition !
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  • pommerouge Posté le 11 Octobre 2019
    Je remercie les éditions Kurokawa pour cette lecture. Voici le dernier des kurosavoir de sortie pour le moment de lu. Je pense vous écrire et publier sous peu un article parlant avec plus de profondeur de mon ressentis et engouement vis-à-vis de cette collection. Nous suivons le personnage de Roy. C’est un simple boulanger qui est né dans une famille plutôt pauvre. Il aimerait aider la société, les autres, comme lui, qui subisse la force monstrueuse de celui qui possède les terres actuelles et se permet de tout faire payer à un prix exorbitant : Gordon. Mais heureusement pour lui, une réponse va venir vite pointer son nez pour faire disparaître ce monstre. Il va recroiser un ami d’enfance, issu de la noblesse : Oscar. Il s’y connait en capitalisme, il sait comment faire une entreprise prospère et gagner pas mal d’argent. Mais pour ce faire, il aura besoin de l’aide de Roy et de son savoir-faire. À eux deux, ils peuvent faire disparaître Gordon ! Pourtant, ce n’est pas si simple… Pour éradiquer un monstre, il faut souvent en devenir un soi-même. Ici, Karl Marx met en avant l’injustice du capitalisme. Celle d’exploiter des bases travailleuses. Le patron n’achète non pas un... Je remercie les éditions Kurokawa pour cette lecture. Voici le dernier des kurosavoir de sortie pour le moment de lu. Je pense vous écrire et publier sous peu un article parlant avec plus de profondeur de mon ressentis et engouement vis-à-vis de cette collection. Nous suivons le personnage de Roy. C’est un simple boulanger qui est né dans une famille plutôt pauvre. Il aimerait aider la société, les autres, comme lui, qui subisse la force monstrueuse de celui qui possède les terres actuelles et se permet de tout faire payer à un prix exorbitant : Gordon. Mais heureusement pour lui, une réponse va venir vite pointer son nez pour faire disparaître ce monstre. Il va recroiser un ami d’enfance, issu de la noblesse : Oscar. Il s’y connait en capitalisme, il sait comment faire une entreprise prospère et gagner pas mal d’argent. Mais pour ce faire, il aura besoin de l’aide de Roy et de son savoir-faire. À eux deux, ils peuvent faire disparaître Gordon ! Pourtant, ce n’est pas si simple… Pour éradiquer un monstre, il faut souvent en devenir un soi-même. Ici, Karl Marx met en avant l’injustice du capitalisme. Celle d’exploiter des bases travailleuses. Le patron n’achète non pas un produit, mais une force de travail : L’homme. Ce qui en revient aux yeux de Karl Marx à une forme d’esclavagiste moderne. En bref, c’est une jolie vulgarisation de l’œuvre de Karl Marx, pour ceux qui veulent découvrir son univers et comprendre un peu sa vision des choses concernant le capitalisme. L’histoire de Roy et Oscar, est d’ailleurs très prenante et on se laisser aller dans cette petite histoire qui nous explique l’envers du décor du capitalisme.
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