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        Le chant des plaines

        Robert Laffont
        EAN : 9782221091531
        Façonnage normé : BROCHE
        Nombre de pages : 324
        Format : 135 x 215 mm
        Le chant des plaines

        Benjamin LEGRAND (Traducteur)
        Collection : Pavillons
        Date de parution : 22/02/2001

        Par son écriture épurée, par la virtuosité avec laquelle il nous parle des hommes et des valeurs qui les transforment, Kent Haruf happe le lecteur jusqu'à l'obsession.

        À Holt, petite ville des vastes plaines du Colorado, Tom Guthrie se trouve contraint d'élever seul ses deux fils, Ike et Bobby, dont la mère, en pleine dépression, se désintéresse. Ike et Bobby, neuf et dix ans, tentent d'instaurer un peu de chaleur humaine dans leur existence en se liant...

        À Holt, petite ville des vastes plaines du Colorado, Tom Guthrie se trouve contraint d'élever seul ses deux fils, Ike et Bobby, dont la mère, en pleine dépression, se désintéresse. Ike et Bobby, neuf et dix ans, tentent d'instaurer un peu de chaleur humaine dans leur existence en se liant d'amitié avec Mme Stearns, une vieille femme plus seule encore qu'eux-mêmes. De l'autre côté de la ville, Victoria Roubideaux, une adolescente à demi indienne de dix-sept ans, découvre qu'elle est enceinte d'un garçon qu'elle connaît à peine. Sa mère la chasse sans préambule de leur maison, et Victoria se réfugie chez Maggie Jones, professeur au lycée où enseigne Guthrie. Harold et Raymond McPheron s'occupent d'une ferme à quelques kilomètres de la ville. Célibataires timides et rustres, ils sont inséparables depuis qu'ils ont perdu leurs parents, quelque cinquante ans plus tôt. Leurs contacts limités avec le monde extérieur s'effectuent par le biais de Maggie et de Guthrie, qui leur donnent un coup de main de temps à autre. Dans l'impossibilité d'héberger Victoria, Maggie a une idée simple qui, évidemment, soulève l'incrédulité : confier l'adolescente aux bons soins des deux vieux célibataires. Harold est réticent, Raymond a déjà fait son choix: après tout, une adolescente enceinte et esseulée ne doit pas être si différente de la génisse inquiète et prête à mettre bas qu'ils gardent à l'étable. Quant à Victoria, affolée, elle se cache derrière le rideau de ses cheveux, mais accepte la proposition. Étrange trio, dont Haruf déroule avec humour la curieuse relation… On est, avec «Le Chant des plaines», loin des dévastations de la passion, des élans tonitruants de l'être. Haruf s'attarde sur des événements banals: l'examen vétérinaire des vaches, l'autopsie d'un cheval; il privilégie des personnages réservés jusqu'au maniérisme. Puis il nous apparaît clairement que le laconisme de ces héros est le résultat d'une profonde timidité et d'une immense intensité émotionnelle. Pour ne pas devenir des êtres passifs englués dans le malheur, les personnages du «Chant des plaines» choisissent l'attention aux autres. Un système de valeur si ineffable, si délicat, qu'il faut un immense talent de romancier pour les rendre.

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        EAN : 9782221091531
        Façonnage normé : BROCHE
        Nombre de pages : 324
        Format : 135 x 215 mm
        Robert Laffont
        25.00 €
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        Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

        • lcath Posté le 8 Avril 2018
          C'est un très beau chant, à plusieurs voix, celles des personnages de Holt, Colorado. Un roman doux malgré la violence de certaines situations, des personnages très humains, imparfaits, à la parole rare. Sur fond de grands espaces un roman plein d'espoir teinté d'une touche de grâce, et qu'importe l'histoire, il faut juste lire ce roman et se laisser émouvoir, être débordé de tendresse pour Ike et Bobby, Victoria, Harold et Raymond et les autres. C'est le troisième roman que je lis de Kent Haruf et j'ai été à chaque fois touchée par son écriture !
        • benifabs Posté le 15 Mars 2018
          Au début de la lecture j’étais un peu gêné par les descriptions trop détaillées à mon goût mais on s’adapte vite à cette écriture descriptive. C’est à partir du 19ème siècle que des écrivains comme Zola, Hugo ou Flaubert ont développé les détails. Cela a pour effet de ralentir l’intrigue mais dans ce livre ce n’est pas gênant. Toutefois, aujourd’hui cette façon d’écrire est perturbante, quelque peu dépassée dans notre monde qui va vite. Pour Kent Haruf ce mode descriptif invite le lecteur à s’imprégner des lieux et des personnages. Cela concourt à la connaissance de l’Amérique profonde, thème principal de l’écrivain, et cela confirme d’une certaine façon la réalité des lieux et des personnages. Des tranches de vies dans une Amérique mais qui pourrait aussi bien se situer dans la campagne de France. Excellente idée que d’indiquer à chaque nouveau chapitre les protagonistes, on est tout de suite au courant des personnages concernés. La relation entre Guthrie et Ella s’est délitée au fil des années (page 171-178). Ella est dépressive et son comportement appelé « Sortilèges silencieux » l’isolera de sa famille. Kent décrit parfaitement cette séparation impactant la vie de leurs enfants, mais faites de « façon raisonnée et raisonnable... Au début de la lecture j’étais un peu gêné par les descriptions trop détaillées à mon goût mais on s’adapte vite à cette écriture descriptive. C’est à partir du 19ème siècle que des écrivains comme Zola, Hugo ou Flaubert ont développé les détails. Cela a pour effet de ralentir l’intrigue mais dans ce livre ce n’est pas gênant. Toutefois, aujourd’hui cette façon d’écrire est perturbante, quelque peu dépassée dans notre monde qui va vite. Pour Kent Haruf ce mode descriptif invite le lecteur à s’imprégner des lieux et des personnages. Cela concourt à la connaissance de l’Amérique profonde, thème principal de l’écrivain, et cela confirme d’une certaine façon la réalité des lieux et des personnages. Des tranches de vies dans une Amérique mais qui pourrait aussi bien se situer dans la campagne de France. Excellente idée que d’indiquer à chaque nouveau chapitre les protagonistes, on est tout de suite au courant des personnages concernés. La relation entre Guthrie et Ella s’est délitée au fil des années (page 171-178). Ella est dépressive et son comportement appelé « Sortilèges silencieux » l’isolera de sa famille. Kent décrit parfaitement cette séparation impactant la vie de leurs enfants, mais faites de « façon raisonnée et raisonnable »contrairement aux couples qui se déchirent tous les jours. Description de la vie de l’Amérique profonde que l’on n’a pas l’habitude de connaitre. Une Amérique de la solidarité. Maggie est très prévenante lorsqu’elle apprend les problèmes de Victoria qui est enceinte. Victoria, abandonnée par sa mère, sera accueillie par deux vieux frères fermiers. Après la naissance de son bébé à l’hôpital, Victoria dit à Harold « Il faut bien qu’elle commence à s’habituer à vous ». Ainsi la vie continue dans cette partie du monde comme ailleurs avec ses joies et ses peines. De nos jours, si une telle description n'est pas indispensable, elle est cependant essentielle. Cela enrichit la lecture du roman, son atmosphère, ses personnages. Cela nous révèle une vision de l'homme et du monde où tout passe si vite même la lecture.
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        • gromit33 Posté le 5 Février 2018
          Un roman nord américain dont j'ai beaucoup apprécié la lecture. Tom Guthrie est professeur dans un collège et fermier, il est père de deux jeunes garçons, Ike et Bobby, qui le matin avant de partir à l'école livre le journal, ils le jettent sur le palier des maisons ou monte le porter quelquefois directement. Leur mère, dépressive, ne quitte plus sa chambre et quand elle le quitte elle part s’installer à Denver chez sa sœur. Les parents vont se séparer et les deux jeunes garçons vont essayer de comprendre ses changements de vie. Il y a aussi une jeune fille , Victoria Roubideaux, enceinte et qui va être chassée de la maison familiale, où elle vivait seule avec sa mère. Elle va alors s'installer chez deux vieux garçons, fermiers et ils vont finalement s'apprivoiser. Des pages sur la vie en ville, mais aussi sur le travail dans les champs ou dans les élevages de génisses (des pages sur un « accouchement d'une vache impressionnant). Ce livre nous parle de la vie dans l’Amérique profonde, l'Amérique de petites villes, avec son lycée, ses bars, ses fermes. L'auteur nous décrit avec tendresse la vie de laissés pour compte, d'êtres qui essaient de trouver une... Un roman nord américain dont j'ai beaucoup apprécié la lecture. Tom Guthrie est professeur dans un collège et fermier, il est père de deux jeunes garçons, Ike et Bobby, qui le matin avant de partir à l'école livre le journal, ils le jettent sur le palier des maisons ou monte le porter quelquefois directement. Leur mère, dépressive, ne quitte plus sa chambre et quand elle le quitte elle part s’installer à Denver chez sa sœur. Les parents vont se séparer et les deux jeunes garçons vont essayer de comprendre ses changements de vie. Il y a aussi une jeune fille , Victoria Roubideaux, enceinte et qui va être chassée de la maison familiale, où elle vivait seule avec sa mère. Elle va alors s'installer chez deux vieux garçons, fermiers et ils vont finalement s'apprivoiser. Des pages sur la vie en ville, mais aussi sur le travail dans les champs ou dans les élevages de génisses (des pages sur un « accouchement d'une vache impressionnant). Ce livre nous parle de la vie dans l’Amérique profonde, l'Amérique de petites villes, avec son lycée, ses bars, ses fermes. L'auteur nous décrit avec tendresse la vie de laissés pour compte, d'êtres qui essaient de trouver une place dans la société. Certains personnages sont touchants, comme ce couple de vieux garçons, taiseux, bourrus mais qui vont s'ouvrir face à cette jeune fille, elle aussi taiseuse et qui ne sait ce qu'elle doit faire de cet enfant qui va naître. Les deux petits garçons sont aussi très touchants et on les voit passer à toutes vitesse sur leur bicyclette pour livre le journal mais qui savent aussi s'arrêter chez cette grand mère qui vit seule et dont la seule visite est la leur. Merci au Picabo River book club de m'avoir fait découvrir cet auteur dont ke vais continuer la lecture.
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        • veroherion Posté le 14 Janvier 2018
          La douceur que dégage ce livre... Un certain sens de la loyauté aussi. Un livre tout de silence et de pudeur. Les personnages font vibrer quelque chose en nous de difficilement définissable, quelque chose comme une tendre admiration, quelque chose qui induit la compassion. Leurs chemins se croisent dans cette petite ville où tout se sait. Deux vieux frères célibataires apprennent à connaître une jeune fille mère, un père et ses deux garçons, une mère en dépression, une femme solide et son père en déroute, des destins au quotidien, de l'entraide aussi. Pas d'événement extraordinaire, juste leur vie, leurs difficultés, leurs questions... C'est simple, c'est beau, sans ornement ostentatoire, une petite réalité toute en douceur.
        • nadiouchka Posté le 28 Juillet 2017
          De grands espaces, le Colorado, l’Amérique profonde, celle des troupeaux des plaines immenses, des personnages dont les destins se croisent, cela donne un beau roman choral écrit par Kent Haruf : « Le chant des plaines ». D’abord les personnages principaux : Tom Guthrie, père de Ike et Bobby dont la mère est dépressive – Victoria Roubideaux, lycéenne de dix-sept ans, demi-indienne et qui, se retrouvant enceinte, est chassée par sa mère – Maggie Jones qui va venir à son secours – les deux frères inséparables, Harold et Raymond McPheron, célibataires, bourrus mais qui vont accueillir Victoria tout en ne sachant pas comment se prendre. Mais comme ce sont de belles âmes, ils feront le mieux possible pour cette tache. Chaque chapitre est composé par les faits de tous les événements survenant, à la description des sentiments éprouvés, tout cela dans la petite ville Holt, où règnent des éoliennes destinées à l’élevage bovin. C’est même peut-être cela qui donne un chant à ces plaines ainsi que celui des belles âmes. D’ailleurs, j’ai relevé la préface avec cette définition : « Plain-chant : musique vocale à l’unisson utilisée par l’Église chrétienne à l’aube des temps : n’importe quel air ou mélodie simple et sans ornement. » Et c’est bien cela que nous livre Kent... De grands espaces, le Colorado, l’Amérique profonde, celle des troupeaux des plaines immenses, des personnages dont les destins se croisent, cela donne un beau roman choral écrit par Kent Haruf : « Le chant des plaines ». D’abord les personnages principaux : Tom Guthrie, père de Ike et Bobby dont la mère est dépressive – Victoria Roubideaux, lycéenne de dix-sept ans, demi-indienne et qui, se retrouvant enceinte, est chassée par sa mère – Maggie Jones qui va venir à son secours – les deux frères inséparables, Harold et Raymond McPheron, célibataires, bourrus mais qui vont accueillir Victoria tout en ne sachant pas comment se prendre. Mais comme ce sont de belles âmes, ils feront le mieux possible pour cette tache. Chaque chapitre est composé par les faits de tous les événements survenant, à la description des sentiments éprouvés, tout cela dans la petite ville Holt, où règnent des éoliennes destinées à l’élevage bovin. C’est même peut-être cela qui donne un chant à ces plaines ainsi que celui des belles âmes. D’ailleurs, j’ai relevé la préface avec cette définition : « Plain-chant : musique vocale à l’unisson utilisée par l’Église chrétienne à l’aube des temps : n’importe quel air ou mélodie simple et sans ornement. » Et c’est bien cela que nous livre Kent Haruf : un ouvrage tout simple, d’une grande émotion, poétique et délicat. On se laisse aller avec les phrases courtes, l’errance de certains, leurs pleurs et leur courage. Aucun pathos, rien que les faits tels qu’ils surviennent. On assiste au quotidien de tous ces personnages qui nous touchent profondément. Il y a certains « bons » et d’autres « méchants », mais le lecteur est porté par ce chant dans ces plaines où la vie est si rude parfois. Kent Haruf sait nous entraîner dans ce beau roman où il ne porte pas de jugement. Non, il ne fait que raconter avec un très grand talent, ce qui lui a valu cette critique du New York Times : « Un roman si puissant, si délicat et si jouissif qu’il a le pouvoir d’exalter le lecteur ». Une belle découverte et une belle lecture pleine d’espoir. Malheureusement, ce grand écrivain qui a connu de nombreux succès, est décédé en 2014, chez lui, à Salida, dans ce Colorado qu’il connaissait si bien. Il n’a eu que le temps de finir son dernier roman « Nos âmes, la nuit », paru en 2016 et que je vais m’empresser de me procurer.
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