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Robert Laffont
EAN : 9782221099384
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 384
Format : 153 x 240 mm

Le château de verre

Bella ARMAN (Traducteur)
Date de parution : 03/01/2008

Personne ne pourrait imaginer en voyant l'auteur de ce récit que cette femme accomplie et élégante, spécialiste du gotha mondain, résidant dans un confortable appartement de Park Avenue, a passé son enfance à sillonner le pays avec sa famille. En attendant le "château de verre" que leur a promis leur...

Personne ne pourrait imaginer en voyant l'auteur de ce récit que cette femme accomplie et élégante, spécialiste du gotha mondain, résidant dans un confortable appartement de Park Avenue, a passé son enfance à sillonner le pays avec sa famille. En attendant le "château de verre" que leur a promis leur père, inventeur loufoque et chercheur d'or aviné, les quatre enfants Walls vivent dans des abris de fortune, livrés la plupart du temps à eux-mêmes. Leur mère, une artiste déjantée en quête de sensations fortes, refuse d'assumer les basses besognes du quotidien. Son credo : "Ce qui ne vous tue pas vous rend plus fort." Sous prétexte d'"apprendre la vie", les enfants sont confrontés au froid, à la faim, à l'itinérance ou au danger. Leur existence est pourtant empreinte de poésie, de rêve et de lectures. À force de volonté et de détermination, ils parviendront à trouver un compromis entre les valeurs de leurs parents – accomplissement personnel, refus du consumérisme et recherche de la beauté – et celles de la société contemporaine. À travers cet inoubliable portrait d'une famille d'originaux, Jeannette Walls nous offre le récit d'une enfance hors norme, abreuvée par les mythes fondateurs de la culture américaine – les grands espaces, l'or, l'omniprésence de l'automobile, l'univers des pionniers, la proximité de la nature – mais aussi l'envers de l'Amérique éternelle. Ce témoignage poignant est surtout le chant d'amour déchirant d'une petite fille pour son père… Jeannette Walls répond en rendant un bel hommages à ses parents.

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EAN : 9782221099384
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 384
Format : 153 x 240 mm
Robert Laffont

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • likat Posté le 3 Mai 2020
    Récit autobiographique poignant. L'auteur nous fait ressentir une large palette d'émotions. On tremble pour cette petite fille et sa fratrie et on voudrait secouer ces parents immatures et négligents. J'ai également vu le film qui n'est pas mal non plus.
  • Annette55 Posté le 11 Avril 2020
    Comment ne pas être saisi au plus profond par des émotions multiples ? Sentiments de révolte, de rage, d’admiration à la lecture du RÉCIT de l’enfance ETONNANTE de l’auteure Jeannette Walls qui en a longtemps conservé le secret .. Quelle enfance! Devenue journaliste , en se rendant à une soirée, elle est soudain rattrapée par son passé . Elle aperçoit sa propre mère fouiller dans une poubelle. Choquée , ébranlée , elle décide de raconter. Après la lecture«  Des chevaux sauvages ou presque » grâce à mon amie Chantal que je remercie , je me suis précipitée sur ce récit autobiographique. Les deux parents de Jeannette sont anticonformistes, non conventionnels . Le père Rex, ancien pilote, fasciné par le désert fabrique des inventions censées l’aider à faire fortune . Alcoolique, paranoïaque il flambe le peu d’argent qu’il gagne . Pourtant scientifique brillant, il affabule, raconte des histoires s’auto- détruit , accumule les dettes, livre les siens à la précarité , se fait renvoyer de tous ses emplois . Leur mère Rose Mary, mère au foyer, occasionnellement institutrice , est une artiste . Peintre et écrivain amateur, elle enchante ses enfants en leur lisant de la poésie et des romans mais les tâches... Comment ne pas être saisi au plus profond par des émotions multiples ? Sentiments de révolte, de rage, d’admiration à la lecture du RÉCIT de l’enfance ETONNANTE de l’auteure Jeannette Walls qui en a longtemps conservé le secret .. Quelle enfance! Devenue journaliste , en se rendant à une soirée, elle est soudain rattrapée par son passé . Elle aperçoit sa propre mère fouiller dans une poubelle. Choquée , ébranlée , elle décide de raconter. Après la lecture«  Des chevaux sauvages ou presque » grâce à mon amie Chantal que je remercie , je me suis précipitée sur ce récit autobiographique. Les deux parents de Jeannette sont anticonformistes, non conventionnels . Le père Rex, ancien pilote, fasciné par le désert fabrique des inventions censées l’aider à faire fortune . Alcoolique, paranoïaque il flambe le peu d’argent qu’il gagne . Pourtant scientifique brillant, il affabule, raconte des histoires s’auto- détruit , accumule les dettes, livre les siens à la précarité , se fait renvoyer de tous ses emplois . Leur mère Rose Mary, mère au foyer, occasionnellement institutrice , est une artiste . Peintre et écrivain amateur, elle enchante ses enfants en leur lisant de la poésie et des romans mais les tâches de mère de famille ne l’intéressent guère et sa conception de la responsabilité est insolite. En réalité elle est égocentrique et laxiste. Les enfants , au contraire Brian, Lori,Maureen, Jeannette sont intelligents, opiniâtres, résistants, déterminés et courageux. Leur vie est une longue suite de déménagements dictés par les impératifs de la quête épique de leur père. Ils vont endurer mille maux, souvent affamés, mal habillés ils deviennent des as de la débrouille , s’habillent et se tiennent propres, stupéfient leurs professeurs par leur culture . Le plus touchant dans ce récit passionnant et addictif, tout à fait désarçonnant , c’est la volonté de ces enfants de rester dignes honnêtes, tenaces pour obtenir de bonnes notes à l’école , avec l’amour puissant mais sans illusions aucune qu’ils portent à leurs étranges parents,.. Combative Jeannette s’organisera pour gagner son propre argent. Cette enfance incroyable lui forgera un moral d’acier, de résistante, une personnalité forte, hors norme...... Elle croit aux études et à l’amour de ses parents, malgré la faim , la honte, les départs précipités , les manques,les humiliations .... Comment comprendre cette irresponsabilité coupable, à la fois la douce folie de la mère, les visions hallucinantes d’un père inventant les plans d’un château de verre qu’il promet de construire un jour. ? La note positive serait sans doute l’attention de ces parents Insolites à veiller constamment à l’éveil intellectuel et artistique de leurs enfants, leur avoir inculqué l’estime de soi. Formidable leçon de vie, récit d’une enfance bohème atypique, irresponsabilité parentale , monstre d’égoïsme on ressort ébranlé par ce témoignage bouleversant qui témoigne d’un amour qui sauve de tout ... Je le conseille ..
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  • Lucrese1 Posté le 10 Janvier 2020
    Dans ce récit d'une enfance extraordinaire avec des parents "marginaux" , il est surtout question d'amour pour ce père et cette mère loin d'être parfaits: papa Walsh boit, maman fait souvent passer sa peinture avant les besoins matériels de leurs enfants mais ils sont fous l'un de l'autre et aiment profondément les enfants même si leur façon de leur prouver cet amour est souvent très particulière, voire égoïste ! Mais il y a des passages dans le livre qui pourtant me persuadent que Jeannette Walls ne serait pas la femme sympathique et ouverte qu'elle est devenue sans ses parents et son enfance hors du commun ! le plus bel exemple est lorsque le papa les appelle tous un soir de Noël pour parler avec eux dehors et observer les étoiles et que chaque enfant peut en choisir une en guise de cadeau! J'imagine que beaucoup d'enfants préfèreraient de loin recevoir le dernier jeu vidéo mais avoir un père qui prend le temps de parler seul avec chacun de ses enfants et de leur dire qu'il les aime en leur demandant de choisir une étoile ne vaut-il pas tous les cadeaux que l'on trouve dans les magasins et dont certains, surtout... Dans ce récit d'une enfance extraordinaire avec des parents "marginaux" , il est surtout question d'amour pour ce père et cette mère loin d'être parfaits: papa Walsh boit, maman fait souvent passer sa peinture avant les besoins matériels de leurs enfants mais ils sont fous l'un de l'autre et aiment profondément les enfants même si leur façon de leur prouver cet amour est souvent très particulière, voire égoïste ! Mais il y a des passages dans le livre qui pourtant me persuadent que Jeannette Walls ne serait pas la femme sympathique et ouverte qu'elle est devenue sans ses parents et son enfance hors du commun ! le plus bel exemple est lorsque le papa les appelle tous un soir de Noël pour parler avec eux dehors et observer les étoiles et que chaque enfant peut en choisir une en guise de cadeau! J'imagine que beaucoup d'enfants préfèreraient de loin recevoir le dernier jeu vidéo mais avoir un père qui prend le temps de parler seul avec chacun de ses enfants et de leur dire qu'il les aime en leur demandant de choisir une étoile ne vaut-il pas tous les cadeaux que l'on trouve dans les magasins et dont certains, surtout à notre époque, ne vont faire qu'agrandir le gouffre entre parents et enfants ? J'ai adoré ce livre, j'ai adoré cette famille et oui j'ai eu beaucoup de sympathie pour les parents même si par moment on a envie de les secouer et de les traiter de leur rappeler qu'un enfant ne peut se contenter de vivre d'amour et d'eau fraîche, qu'il ou elle a besoin de nourriture équilibrée, de vêtements décents, d'une scolarité et d'un mode de vie le plus régulier possible ! Mais cet amour qui unit les Walls ne peut laisser indifférent! J'ai aimé la façon dont Jeannette Walls raconte ses souvenirs, les bons comme les mauvais avec une certaine poésie et une touche d'humour qui font de cette autobiographie un très beau roman qui par ses qualités égale des livres comme "Angela's ashes" de Franck McCourt. Je conseille aussi vivement les deux autres livres de Jeannette Walls, surtout "Des chevaux sauvages ou presque" ! L'histoire d'une famille attachante que l'on oublie pas de si tôt !
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  • sylvaine Posté le 29 Octobre 2019
    « — Et qu'est-ce que je dois dire aux gens sur mes parents ? — Juste la vérité. C'est tout de même simple. » Jeannette Walls, chroniqueuse mondaine réputée à New-York, prend la plume et raconte... Un texte qui va bouleverser les U.S.A. Un texte qui raconte comment Lori, Jeannette, Brian et Maureen ont été élevés par un couple surprenant et atypique, incapables de gérer une famille. ils ont du faire avec , quatre enfants obligés de se prendre en charge très tôt, sans doute beaucoup trop tôt, crevant de faim le plus souvent, habillés de vieilleries mais se serrant les coudes, brillants, arrivant à tracer leur route et à faire leur chemin. Ils ont manqué de tout ce qui était matériel mais ni d'amour ni d'instruction... Un choix de vie que leurs parents ont assumé, fait perdurer, refusant de rentrer dans le système entrainant ainsi leurs enfants dans une spirale infernale , l'amour est il le plus important et peut il remplacer le minimum vital? Seuls leurs enfants sont autorisés à les juger et malgré leurs griefs ils sont restés présents ...
  • latina Posté le 13 Octobre 2019
    Non, mais je rêve ! Dites-moi que ça n’existe pas, des gens pareils, des parents aussi inconscients, aussi négligents, aussi irresponsables ! Mais si, ils existent, et ce sont les parents de Jeannette Walls. Cette autobiographie, du moins de la petite enfance à la sortie de l’adolescence de l’auteure, nous raconte les innombrables manquements et fautes parentales et leurs conséquences sur leurs enfants : Lori, la sœur ainée, Bryan et Maureen, les cadets, ainsi que Jeannette, surnommée « mon petit chamois » par son père. Jeannette, la préférée du père. L’histoire commence par un accident : Jeannette a trois ans et s’occupe de faire cuire des saucisses dans de l’eau bouillante ! Inévitablement, l’accident survient et elle doit séjourner six semaines à l’hôpital en raison de brûlures très graves qui lui laisseront des cicatrices ineffaçables. Je me dis déjà, à ce stade, que c’est impossible ! Mais si, c’est possible, et les faits graves s’accumulent, tout au long des chapitres. Les enfants ont faim, ont froid, sont crasseux, dorment dans des cartons…J’en passe, il vaut mieux ! Et pourtant, ils ne sont pas malheureux. Leurs parents les « aiment ». Parlons-en, des parents : le père est alcoolique, génial inventeur... Non, mais je rêve ! Dites-moi que ça n’existe pas, des gens pareils, des parents aussi inconscients, aussi négligents, aussi irresponsables ! Mais si, ils existent, et ce sont les parents de Jeannette Walls. Cette autobiographie, du moins de la petite enfance à la sortie de l’adolescence de l’auteure, nous raconte les innombrables manquements et fautes parentales et leurs conséquences sur leurs enfants : Lori, la sœur ainée, Bryan et Maureen, les cadets, ainsi que Jeannette, surnommée « mon petit chamois » par son père. Jeannette, la préférée du père. L’histoire commence par un accident : Jeannette a trois ans et s’occupe de faire cuire des saucisses dans de l’eau bouillante ! Inévitablement, l’accident survient et elle doit séjourner six semaines à l’hôpital en raison de brûlures très graves qui lui laisseront des cicatrices ineffaçables. Je me dis déjà, à ce stade, que c’est impossible ! Mais si, c’est possible, et les faits graves s’accumulent, tout au long des chapitres. Les enfants ont faim, ont froid, sont crasseux, dorment dans des cartons…J’en passe, il vaut mieux ! Et pourtant, ils ne sont pas malheureux. Leurs parents les « aiment ». Parlons-en, des parents : le père est alcoolique, génial inventeur et bricoleur mais incapable de garder un emploi stable à cause de son caractère indomptable, la mère est une artiste qui laisse tout faire sous prétexte que la liberté développe l’esprit. Bipolaire, elle peut rester des jours et des jours au lit sans s’occuper de sa progéniture, et quand elle se lève, elle peint. L’argent – quand ils en ont ! – est dilapidé en deux temps trois mouvements. Une situation pareille entraine inévitablement des réactions des voisins, des services sociaux, et très très souvent, la famille doit partir sans crier gare pour échapper à des poursuites de toutes sortes. De l’Arizona à la Virginie occidentale, ce n’est qu’une suite d’aventures qui me laissent bouche bée, et provoquent chez moi colère et effroi. Et pourtant, les enfants sont intelligents et acceptent leurs parents tels qu’ils sont, et même les idolâtrent, du moins dans leur enfance. Après, c’est une autre paire de manches. Finalement, qu’est-ce que ce fameux « château de verre » ? C’est le plan génial et merveilleux qu’a imaginé le père, d’une maison toute en verre, maison de conte de fée… qui en restera, évidemment, au niveau de la conception sur papier. Mais ce château de verre restera ancré dans l’esprit de Jeannette qui, toujours, y croira…du moins jusqu’à l’adolescence, où elle devra de plus en plus prendre le relais des parents de peur que la famille ne se disloque, faute de soins. Bref, je salue cette auteure qui, par son caractère tenace, coriace, croit à l’intelligence, au travail, aux études, croit en l’amour de ses parents (malgré tout), et surtout, croit en la vie. Formidable leçon pour nous ! Impensable, révoltant mais formidable.
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