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        Le Club des veuves qui aimaient la littérature érotique

        Belfond
        EAN : 9782714475756
        Façonnage normé : BROCHE
        Nombre de pages : 352
        Format : 140 x 225 mm
        Le Club des veuves qui aimaient la littérature érotique

        Guillaume-Jean MILAN (Traducteur)
        Collection : Le Cercle Belfond
        Date de parution : 03/05/2018
        Généreux, émouvant et épicé, un roman qui questionne avec originalité et force la place des femmes orientales en Occident, leurs tiraillements entre traditions ancestrales et désir de liberté.
        « Association sikhe recherche animatrice pour atelier d’écriture réservé aux femmes. » La bonne aubaine pour Nikki, Londonienne de vingt-deux ans, en quête désespérée d’un petit boulot.

        Mais alors qu’elle pensait former des apprenties romancières, Nikki se retrouve face à un public inattendu : une dizaine d’Indiennes, de tous âges, majoritairement...
        « Association sikhe recherche animatrice pour atelier d’écriture réservé aux femmes. » La bonne aubaine pour Nikki, Londonienne de vingt-deux ans, en quête désespérée d’un petit boulot.

        Mais alors qu’elle pensait former des apprenties romancières, Nikki se retrouve face à un public inattendu : une dizaine d’Indiennes, de tous âges, majoritairement veuves, souvent analphabètes et dotées d’une imagination très, très fertile. Écrire ? Pensez-vous ! Elles, ce qu’elles veulent, c’est raconter : le choc culturel, la vie de famille, l’éducation des enfants. Raconter encore l’amour, le sexe et tous ces fantasmes enfiévrés qui leur traversent si souvent l’esprit. Raconter aussi la solitude, la soumission aux hommes, la violence, parfois.

        Alors que la fréquentation de ce club débridé augmente de semaine en semaine, Nikki s’interroge : comment porter ces histoires au-delà des murs de la maison de quartier ? La jeune étudiante a une idée. Mais libérer la parole des femmes n’est jamais sans danger…       


         
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        EAN : 9782714475756
        Façonnage normé : BROCHE
        Nombre de pages : 352
        Format : 140 x 225 mm
        Belfond
        21.00 €
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        Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

        • Claireandthebooks Posté le 10 Septembre 2018
          Première remarque et anecdote : attention quand vous lisez ce livre dans le métro, j'ai eu quelques sueurs froides en voyant des regards se pencher sur certaines pages ! Outre ceci, j'ai adoré ma lecture. Déjà parce que je me suis pleinement sentie dans cette communauté, c'est terriblement réaliste. Ensuite parce que la féministe que je suis était exaltée de voir ces femmes se libérer, parler, décider de se battre pour la vérité, pour leurs droits. C'est tout un clan, rejeté et honteux, qui se soulève. C'est un roman très enthousiasmant, qui fait du bien, qui montre que les mentalités savent changer. L'entrefilet de la mort de plusieurs jeunes femmes permet aussi d'enrichir le récit, d'aborder d'autres thématiques. Les personnages sont riches, chacun porte son histoire, son intérêt au roman. C'est avant tout une histoire sur les droits des femmes mais c'est aussi un roman sur la relation mère-fille, sur les couples, sur le mariage, sur l'intégration des immigrés et sur le choc des cultures. Un roman très riche donc, très vrai, à lire !
        • mllemalenia Posté le 6 Septembre 2018
          C'est bien sûr le titre, intriguant, qui m'a poussé à chosir cette lecture dans le catalogue #Netgalley. Et force fut de constater que cela avait été un excellent choix! L'histoire est celle de Nikki, une jeune londonienne d'origine Sikh qui va accepter un poste de professeure de français dans un centre communautaire. Alors que l'annonce lui promettait l'animation d'un atelier d'écriture, elle se trouve face à des veuves analphabètes. Pourtant ce sont ces femmes qui vont lui raconter d'étonnantes histoires... Ce livre a été pour moi un très bon moment de lecture. L'auteur nous décrit avec finesse le poids des traditions et des usages au sein de la communauté sikh. La voix des femmes, sous couvert d'érotisme, se libère pour parler de leur vie, parfois sordide ou misérable, sans tabou. C'est un roman drôle, émouvant, captivant. Avec humour, il évoque la condition de la femme, le communautarisme, les préjugés, le racisme, aussi. Même si on sourit souvent, il nous pousse à réfléchir sur ces femmes élevées dans un patriarcat dominant, et sur la place que prendrons leurs filles, pour lesquelles tout est encore possible. A lire absolument!
        • sonfiljuliesuit Posté le 3 Septembre 2018
          Même si le titre prête à sourire, j'avoue que j'étais intriguée ! Et puis j'avais envie de sortir de ma zone de confort et surtout j'aime les livres qui parlent des femmes à travers le monde, donc je n'ai pas hésité une seconde et il a rejoint ma PAL… Même si j'ai mis quelques mois avant de l'en sortir… Sous couvert d'une histoire banale, l'auteur aborde des sujets forts et engagés. Même si le féminisme est très présent, la communauté visée est assez méconnue pour que cela soit une révélation et une découverte de mœurs différentes de celles que nous connaissons en Europe. Une communauté indienne, à Londres, qui oscille donc entre modernisme et tradition… Quelle place ont ces femmes qui vivent dans une communauté traditionnelle et rétrograde où elles n'ont que très peu d'espace d'expression ? Pour peu que l'on s'intéresse aux différentes cultures, on s'aperçoit vite que le schéma reste identique sur beaucoup d'aspects et cela quel que soit le coin du globe. L'auteur, aborde non seulement la place de la femme, mais surtout la place de celle-ci une fois qu'elle est veuve et j'ai trouvé ce parti pris très intéressant. En effet, les femmes ne sont que fille de… Femme... Même si le titre prête à sourire, j'avoue que j'étais intriguée ! Et puis j'avais envie de sortir de ma zone de confort et surtout j'aime les livres qui parlent des femmes à travers le monde, donc je n'ai pas hésité une seconde et il a rejoint ma PAL… Même si j'ai mis quelques mois avant de l'en sortir… Sous couvert d'une histoire banale, l'auteur aborde des sujets forts et engagés. Même si le féminisme est très présent, la communauté visée est assez méconnue pour que cela soit une révélation et une découverte de mœurs différentes de celles que nous connaissons en Europe. Une communauté indienne, à Londres, qui oscille donc entre modernisme et tradition… Quelle place ont ces femmes qui vivent dans une communauté traditionnelle et rétrograde où elles n'ont que très peu d'espace d'expression ? Pour peu que l'on s'intéresse aux différentes cultures, on s'aperçoit vite que le schéma reste identique sur beaucoup d'aspects et cela quel que soit le coin du globe. L'auteur, aborde non seulement la place de la femme, mais surtout la place de celle-ci une fois qu'elle est veuve et j'ai trouvé ce parti pris très intéressant. En effet, les femmes ne sont que fille de… Femme de… Mère de… Et cela trouve son pendant dans beaucoup de communauté. Plusieurs points de vue sont abordés à travers plusieurs personnages, tous aussi bien construits les uns que les autres. On s'attache facilement à ces femmes et on fait également un parallèle avec certaines histoires glanées au gré de nos lectures ou de nos pérégrinations. L'opposition entre modernisme, avec Nikki, née en Angleterre et ces femmes veuves qui vivent avec leurs traditions est savamment abordée sans jamais tomber dans le voyeurisme, malgré la gravité du sujet, l'humour est palpable tout en finesse et surtout empreint de réserve. On se prête à sourire et on se dit qu'en fin de compte, qu'aux quatre coins du monde, les femmes ont le même genre d'humour… le côté cérébrale n'est jamais loin, alors même que ces femmes, certaines du moins, ne savent ni lire ni écrire… La transmission orale se fait très bien et l'imaginaire fait le reste… Ces veuves exclues, de la vie, de par leur statut, n'en demeurent pas moins des femmes dont les désirs sont identiques à ceux des femmes « modernes ». Les fantasmes ne sont pas différents, peut-être plus exacerbés de par la frustration à laquelle elles sont imposées… L'auteur leur accorde une place prépondérante, mais n'en exclue pas pour autant les hommes… Qui pour beaucoup sont dépeints d'une manière lucide avec cette volonté de maintenir les traditions, leur permettant d'avoir toujours la main mise sur une communauté qu'ils ne souhaitent pas voir évoluer… L'accent est mis sur les injustices faites aux femmes, mais aussi à certains hommes, qui tentent de trouver leur place entre modernisme et tradition. Une histoire qui bouleverse tant elle est criante de vérité. Une histoire qui va bien au-delà d'un simple club d'écriture, d'alphabétisation… J'ai retrouvé ces instants de complicité, que j'ai connu enfant, dans un monde de femmes où l'homme n'avait que peu de place. Ces instants où les langues se délient et s'expriment pour parler de ses désirs les plus enfouis… Ces instants qui m'ont fait grandir et m'ont marqué de par la joie qui s'en dégageait. J'ai grandi en Tunisie (même si on ne peut pas comparer la place de la femme) et j'ai souvent vécu des soirées entre femmes et je me suis souvenues de la liberté d'expression de certaines et de ces moments de fous rires, que moi petite fille je ne comprenais pas… Mais qui m'ont construite en partie et m'ont surtout guidé dans certains choix de vie… Le choix… La femme a-t-elle la possibilité de choisir ? Ou doit-elle provoquer les choses pour choisir sa vie ? On a souvent l'impression que c'est une lutte entre homme et femme… Alors même que cela doit-être un désir de vivre ensemble dans un respect mutuel… Peut-on s'affranchir du conditionnement de notre éducation ? Un livre qui semble drôle, qui fait sourire, puisqu'il y a bien quelques passages érotiques, qui aborde des sujets graves, mais surtout des sujets qui nous poussent à réfléchir… Comme quoi les choses passent beaucoup mieux avec l'humour… Un message fort, sous couvert de légèreté et d'histoires érotiques, qui met en exergue la place de ces femmes qui deviennent complètement transparentes, une fois que le mari a disparu. Une lecture tout en profondeur, avec un vrai sujet de société que j'ai beaucoup aimé ! A travers les voix de ces femmes fières, qui assument leur statut et leurs désirs, Nikki trouvera son équilibre entre tradition et modernisme pour enfin suivre sa route.
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        • Livriotte Posté le 10 Août 2018
          Le moins que l’on puisse dire, c’est que ce livre attise la curiosité par son titre original. La première fois que j’ai posé mes yeux dessus, j’ai tout de suite pensé qu’il ne s’agissait pas de mon style de lecture. Ce titre me laissait entrapercevoir une histoire un peu loufoque et j’ai beaucoup de mal avec ce genre de roman. Néanmoins, juger un livre à son titre n’est définitivement pas une bonne chose. En lisant la quatrième de couverture, nous comprenons que l’histoire est bien plus profonde et complexe qu’elle n’en a l’air. Nikki est jeune londonienne d’origine indienne, recrutée pour animer un club de lecture à des femmes d’origine sikh, un peuple indien. Même si cette dernière a les mêmes origines que ces femmes, nous nous rendons très vite compte que leurs modes de vie divergent complètement. Entre tradition et modernité, ces femmes vont apprendre à se connaître par l’intermédiaire de ce club de lecture. Si Nikki pensait leur donner des cours de littérature, il n’en est rien, car ses élèves sont majoritairement analphabètes et ne veulent ni plus ni moins qu’apprendre à lire et écrire. A travers ces portraits de femmes, nous côtoyons le poids des traditions. Les femmes sikh... Le moins que l’on puisse dire, c’est que ce livre attise la curiosité par son titre original. La première fois que j’ai posé mes yeux dessus, j’ai tout de suite pensé qu’il ne s’agissait pas de mon style de lecture. Ce titre me laissait entrapercevoir une histoire un peu loufoque et j’ai beaucoup de mal avec ce genre de roman. Néanmoins, juger un livre à son titre n’est définitivement pas une bonne chose. En lisant la quatrième de couverture, nous comprenons que l’histoire est bien plus profonde et complexe qu’elle n’en a l’air. Nikki est jeune londonienne d’origine indienne, recrutée pour animer un club de lecture à des femmes d’origine sikh, un peuple indien. Même si cette dernière a les mêmes origines que ces femmes, nous nous rendons très vite compte que leurs modes de vie divergent complètement. Entre tradition et modernité, ces femmes vont apprendre à se connaître par l’intermédiaire de ce club de lecture. Si Nikki pensait leur donner des cours de littérature, il n’en est rien, car ses élèves sont majoritairement analphabètes et ne veulent ni plus ni moins qu’apprendre à lire et écrire. A travers ces portraits de femmes, nous côtoyons le poids des traditions. Les femmes sikh se sont, pour la plupart, mariées très tôt. Le mariage est pour elle plus une tradition qu’un réel acte d’amour. Toutefois, les élèves de Nikki vont se révéler pleines de surprises. Alors que nous avons une idée très traditionnelle de leur vie ; des femmes soumises à leur mari, à travers leurs récits osés et langoureux, c’est une toute nouvelle facette de leur personnalité que nous découvrons. Ces histoires retranscrivent leur soif de liberté et leur envie d’avancer dans un monde plus moderne. J’ai beaucoup apprécié cette lecture qui nous fait découvrir la communauté sikh dans les quartiers londoniens. Le poids des traditions est toujours très présent, même sur le sol anglais, néanmoins la volonté de ces femmes de s’affranchir de ces coutumes donne un tournant très intéressant à l’histoire. Sous ces airs de lecture légère, c’est un sujet résolument important qui est abordé.
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        • iris29 Posté le 5 Août 2018
          Un roman sur le choc des cultures, malicieux, amusant et révoltant , léger et profond, coquin mais jamais vulgaire … Nikki (22 ans) est une londonienne d' origine indienne qui s'est affranchie au grand dam de ses parents , du poids des traditions. Elle habite seule au dessus du bar où elle travaille et vient d'abandonner ses études de droit. Allant au temple pour déposer (contre son gré) une petite annonce de mariage arrangé pour sa soeur, elle tombe sur une autre annonce alléchante : une association sikhe recherche une animatrice pour un atelier d'écriture réservé aux femmes. Ce que Nikki n'avait pas envisagé , c'est que presque aucune des inscrites ne sait lire et écrire… Ce que ces femmes ( jeunes ou moins jeunes mais presque toutes veuves...) , recherchent, c'est un endroit où s'exprimer loin des hommes, loin de la "milice de la bonne pensée" ( "les Frères"). Ce qu'elle recherchent , c'est un espace de liberté loin des voisines qui espionnent leurs fréquentations. Ce qu'elle recherchent , c'est un endroit où se "lâcher"... Et pour se lâcher, elle vont se lâcher puisque cet atelier va se transformer en endroit où raconter: les hommes, les mariages arrangés, leur sexualité,... Un roman sur le choc des cultures, malicieux, amusant et révoltant , léger et profond, coquin mais jamais vulgaire … Nikki (22 ans) est une londonienne d' origine indienne qui s'est affranchie au grand dam de ses parents , du poids des traditions. Elle habite seule au dessus du bar où elle travaille et vient d'abandonner ses études de droit. Allant au temple pour déposer (contre son gré) une petite annonce de mariage arrangé pour sa soeur, elle tombe sur une autre annonce alléchante : une association sikhe recherche une animatrice pour un atelier d'écriture réservé aux femmes. Ce que Nikki n'avait pas envisagé , c'est que presque aucune des inscrites ne sait lire et écrire… Ce que ces femmes ( jeunes ou moins jeunes mais presque toutes veuves...) , recherchent, c'est un endroit où s'exprimer loin des hommes, loin de la "milice de la bonne pensée" ( "les Frères"). Ce qu'elle recherchent , c'est un espace de liberté loin des voisines qui espionnent leurs fréquentations. Ce qu'elle recherchent , c'est un endroit où se "lâcher"... Et pour se lâcher, elle vont se lâcher puisque cet atelier va se transformer en endroit où raconter: les hommes, les mariages arrangés, leur sexualité, leurs fantasmes. Mais tout cela est bien sûr interdit… Ce choc des cultures, vous l'aurez compris, est un formidable vivier pour un écrivain, et il y a un monde entre ce qui est autorisé pour une anglaise "de souche" et ce qui est autorisé pour une femme d'origine orientale habitant à Londres et vivant sous le regard juge et assassin , de son quartier . Nous abordons ce monde à travers les yeux de Nikki, laquelle (re)découvre sa culture . Fascination et révolte ont jalonnées ma lecture mais aussi jubilation et amusement. Ce roman est plein de couleurs, de vies, de drames, d'entraide, d'amour et terriblement attachant. Il est en cours d'adaptation cinématographique et avait été repéré par l'actrice et productrice , Reese Whiterspoon , laquelle décidément, a l'oeil pour dégotter des perles...
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        Ils en parlent

        « Il y a beaucoup, beaucoup à dire sur l’ouvrage de Balli Kaur Jaswal. Lire Le Club des veuves qui aimaient la littérature érotique revient à découvrir plusieurs excellentes histoires combinées en une. Une chronique de vie familiale autour de Nikki et des siens ; une histoire d’amitié ; une comédie un peu délurée ; un drame féministe ; des aventures franchement lascives ; un thriller inattendu... Le tout saupoudré d’une pointe de romcom, sentimentale sans niaiserie !

        Difficile de ne pas succomber aux intrigues entremêlées qui glissent sous la plume de Jaswal. Tout sonne étonnamment juste et l’auteure se faufile d’un genre à l’autre sans la moindre fausse note, sans la moindre rupture de ton. Son roman est construit à la perfection, haletant et intriguant, cohérent surtout.

        De bout en bout, elle conserve cette plume unique, pétillante, vive, féroce parfois. Par l’intermédiaire de Nikki, nous découvrons un groupe de veuves, de tout âge, majoritairement analphabètes. Un groupe qui ne fera que s’étendre et grandir, toujours plus, mue par une volonté assumée de raconter leurs fantasmes cachés, de se remémorer leurs émois passés ou de rêver à de futures nuits torrides. Par leurs récits, elles se réapproprient leurs désirs, leur corps, la plus élémentaire des libertés - une liberté qui surprend Nikki, comme le lecteur, car elle balaie d’emblée tous les clichés qu’on peut imaginer sur cette petite communauté.

        Des portraits de femmes forts, non idéalisés mais terriblement touchants, vivants et réalistes. L’évolution de ces personnages ainsi que de notre protagoniste, Nikki, est une ode au corps, à l’émancipation et à la féminité.
        ~Avec résolution, l’auteure écarte les stéréotypes sur les Anglo-Indiens et apporte une réflexion poussée sur le mariage arrangé, les communautés repliées sur elles-mêmes, la vie à Southall (quartier londonien caractérisé par sa culture sud-asiatique)... Elle attire également le lecteur sur ses problèmes récurrents : le harcèlement et l’intimidation appliqués par une minorité extrémiste, les difficultés rencontrées dans certaines unions non heureuses, les tracas de l’intégration, la notion d’honneur omniprésente, la pression familiale (et surtout patriarcale), la vénération de certaines mères pour leur progéniture mâle (dont le club se moque d’ailleurs à plusieurs reprises), la problématique du divorce - entièrement liée au déshonneur... Et bien d’autres encore.

        Si Jaswal a préféré s’attarder sur les problèmes que la communauté rencontre en son sein, cela ne l’empêche pas, de temps à autre, de rappeler le racisme et de la condescendance auxquels les Anglos-Indiens font régulièrement face au Royaume-Uni.

        Vous l’aurez compris mais les échanges entre Nikki et les veuves ne manquent ni de piquant ni d’humour, l’ensemble de l’intrigue se voulant résolument féministe.
        Pour autant, le livre porte bien son titre car il nous dévoile, à plusieurs reprises, les histoires narrées durant leurs séances : des moments littéraires voluptueux à souhait !

        Car Balli Kaur Jaswal  maîtrise autant l’art de la comédie que de l’érotisme : sans vulgarité ni surenchère, stimulante et inventive, force est de constater que l’auteur comprend mieux les rouages du désir que la plupart des écrivains actuels qui s’en érigent le porte-parole. On parle ici de caresses passionnées, d’étreintes saphiques, d’embrassades à la dérobée sur un toit, de pulsions assouvies au moyen d’objets particuliers… De quoi pimenter le quotidien du club - et bien sûr, des lecteurs !

        Avouons-le franchement, Le Club des veuves qui aimaient la littérature érotique est excellent : tour à tour engagé, drôle et intense, il questionne en permanence le lecteur sur ses préjugés, sa sexualité, ses objectifs… Une fiction aussi atypique que réussie. Notre unique regret : ne pas pouvoir nous mêler, nous aussi, à ses femmes d’exception, le temps d’un atelier d’écriture un peu particulier. »
        Chloé / Au Chapelier lettré, à Faremoutiers (77)
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