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Robert Laffont
EAN : 9782221101278
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 312
Format : 135 x 215 mm

Le codex du Sinaï - Le quatuor de Jérusalem - T1

Gérard KLEIN (Préface), Jean-Daniel BRÈQUE (Traducteur)
Collection : Ailleurs et Demain
Date de parution : 14/04/2005

Voyage dans le temps, parabole, uchronie, conte absurde et implacable… «Le Codex du Sinaï» est un livre unique.

Mélange épicé de roman d'espionnage et de conte des Mille et Une Nuits, d'histoire secrète et de spéculation échevelée, «Le Codex du Sinaï», premier volet d'une série de quatre romans, est l'oeuvre d'un écrivain hors normes, Edward Whittemore (1933-1995), ancien agent de la CIA et globe-trotter, qui a fait de...

Mélange épicé de roman d'espionnage et de conte des Mille et Une Nuits, d'histoire secrète et de spéculation échevelée, «Le Codex du Sinaï», premier volet d'une série de quatre romans, est l'oeuvre d'un écrivain hors normes, Edward Whittemore (1933-1995), ancien agent de la CIA et globe-trotter, qui a fait de Jérusalem sa terre d'élection.L'intrigue du «Codex du Sinaï» serait impossible à raconter: explications du monde farfelues, complots invraisemblables et personnages plus extravagants que l'imagination même. On apprendra ici qui a réellement écrit la Bible; on découvrira, caché en haut de la grande pyramide de Chéops, le studio où se joue, depuis la nuit des temps, le sort du monde; on assistera à la bataille de Crimée; on voyagera des étendues désertes du Moyen-Orient aux fastes de l'Empire Ottoman, accompagnant dans leurs péripéties l'anachorète albanais Skandeberg Wallenstein, le lord Plantagenêt Strongbow ou encore l'adolescent irlandais Joe O'Sullivan Beare…Certains romans paraissent destinés aux lecteurs de science-fiction bien qu'ils ne relèvent apparemment pas de ce genre. C'est qu'ils donnent du monde une vision décalée, ironique. Ils affirment que la vérité est ailleurs, sans jamais cesser de se présenter comme de la fiction. C'est un domaine dans lequel ont excellé des écrivains aussi célèbres que Vladimir Nabokov ou Umberto Eco et, plus près de nous, que Neal Stephenson dans son cycle du «Cryptonomicon» ou Theodore Roszak dans «La Conspiration des ténèbres». «Le Quatuor de Jérusalem» appartient à cette étrange et séduisante cohorte.

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EAN : 9782221101278
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 312
Format : 135 x 215 mm
Robert Laffont

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • micetmac Posté le 6 Septembre 2018
    Qu'est ce qui fait la postérité d'une oeuvre ? Quel est donc ce déclic mystérieux qui décide qu'une oeuvre devienne culte et qu'une autre prenne la poussière ? Je ne parle pas là des best-sellers encombrant les têtes de gondoles, certains agréables d'autres de plomb mais qui partagent l'assurance d'un oubli quasi certain. Non je parle de ces oeuvres qui s'incrustent dans les mémoires collectives et acquièrent un statut inaltérable. Voilà une question que Edward Whittemore a dû se poser quelquefois, voyant son QUATUOR DE JÉRUSALEM grossir les invendus et les étals des bouquinistes. De fait, il est extrêmement ardu de mettre la main sur LE QUATUOR sans passer par les fourches Caudines d'un site en ligne qui met en avant de farouches guerrières se sectionnant le sein pour mieux tirer à l'arc. Edward Whittemore est né en 1933 et mort prématurément en 1995. Il fut agent de la CIA, barman, et finit sa vie dans une relative indigence à effectuer des taches de merde administratives dans un cabinet d'avocat. Pendant sa période CIA, Edward a entamé la rédaction de sa (bien peu) fameuse tétralogie le QUATUOR DE JÉRUSALEM. Ces quatre romans ambitionnent rien moins que raconter l’Histoire du monde, sur la base d’un... Qu'est ce qui fait la postérité d'une oeuvre ? Quel est donc ce déclic mystérieux qui décide qu'une oeuvre devienne culte et qu'une autre prenne la poussière ? Je ne parle pas là des best-sellers encombrant les têtes de gondoles, certains agréables d'autres de plomb mais qui partagent l'assurance d'un oubli quasi certain. Non je parle de ces oeuvres qui s'incrustent dans les mémoires collectives et acquièrent un statut inaltérable. Voilà une question que Edward Whittemore a dû se poser quelquefois, voyant son QUATUOR DE JÉRUSALEM grossir les invendus et les étals des bouquinistes. De fait, il est extrêmement ardu de mettre la main sur LE QUATUOR sans passer par les fourches Caudines d'un site en ligne qui met en avant de farouches guerrières se sectionnant le sein pour mieux tirer à l'arc. Edward Whittemore est né en 1933 et mort prématurément en 1995. Il fut agent de la CIA, barman, et finit sa vie dans une relative indigence à effectuer des taches de merde administratives dans un cabinet d'avocat. Pendant sa période CIA, Edward a entamé la rédaction de sa (bien peu) fameuse tétralogie le QUATUOR DE JÉRUSALEM. Ces quatre romans ambitionnent rien moins que raconter l’Histoire du monde, sur la base d’un malentendu énorme : la Bible, apprenez-le, n’est qu’un tissu de fables inventées par un dément aveugle et dictée à un simple d’esprit - entièrement réécrit ensuite par un moine dingo soucieux de préserver le dogme. Complots, agents doubles, révélations mythiques, tourbillonnent autour de la Ville du Livre, celle-ci devenant l’enjeu d’une partie de poker qui durera une douzaine d’année... Ed en a vendu 3000 exemplaires. En tout. Pour l'ensemble des quatre volumes. Ce qui est particulièrement injuste si vous voulez mon avis. LE QUATUOR fut édité en France par la collection Ailleurs et Demain de Gérard Klein, grand éditeur de SF (et bon écrivain itou). Qu'il en soit remercié. Mais LE QUATUOR n'est pas de la SF. LE QUATUOR est... Et bien... je ne sais pas trop. Autant vous le dire tout de suite, la qualité littéraire du QUATUOR est inversement proportionnelle à la laideur invraisemblable des couvertures. Voilà un livre épicé, coloré, riche en vocabulaire, semé de noms propres improbables, de faux personnages historiques et de vrais personnages de contes, volontiers elliptique... pour tout dire la plume de Whittemore fait appel à l‘intelligence du lecteur, ce qui, on le sait, est un pari audacieux. Ce premier volume est enlevé, parfois franchement barré, un mélange savant de Tex Avery burlesque, d'érudition précise (mais non précieuse) et de mysticisme lié au désert, aux religions qui s'entrechoquent, à la folie inhérente au Moyen Orient. Sous le déluge d'humour absurde, l'on sent qu'il connait son sujet Ed et qu'il a bien retenu ses leçons d'histoire à Yale. Ce livre est touffu, parfois trop, mais réussit à happer le lecteur qui fait l'effort de poursuivre. Il faut bien l'avouer, lire le QUATUOR demande un réel effort. Oubliez la narration logique : départ du point A pour arriver au point B tout va bien... La logique n'est pas le fort de Whittemore et les digressions s'invitent plus qu'à leur tour. Le deuxième tome amplifie ce mouvement : En avant Guingamp dans la démesure et la bouffonnerie Whittmore part du principe que tout est possible à Jérusalem et tout y arrive. Ville qui permet toutes les folies, qui couve la déraison. Ce deuxième tome est encore plus barré que le premier (et c’était pas gagné) voire étrange. On y sent poindre aussi une certaine mélancolie. J'ai une théorie. Je crois fermement que l'humeur de Whittemore, amer de voir son grand oeuvre se vendre encore moins que "Le macramé dans l'histoire", se ressent dans son style. Les pages se font moins alertes, moins ouvertement absurdes mais plus empreintes d'une tristesse sourde. Ce n'est pas encore trop prégnant dans ce deuxième volume mais cette sensation explose dans les paragraphes du troisième opus. Troisième volume du QUATUOR, écrit cinq ans après le deuxième, OMBRES SUR LE NIL cumule les superlatifs. Plus gros, plus beau - couverture exceptée, ahem... comment dire ? -, plus déprimé, plus triste et plus fou, ce roman [?] renoue cependant avec une certaine normalité littéraire en s’affranchissant totalement des éléments bizarro-sciencefictifs qui jalonnaient les deux précédent. Whittmore n'a jamais voulu vendre. Il n'accordait pas d'interview et n'a jamais donné dans le easy reading. Mais je précise (et cela n'engage que moi) : s'il n'a jamais voulu vendre des containers entiers de son roman, s'il n'a jamais rien fait pour produire un bon gros best-seller à base de recettes éprouvées, il n'avait rien contre une réussite imprévue, au moins un succès d'estime. Mais cette indifférence, ce néant total, cette absence quasi cosmique, je pense qu'il l'a mal vécu. Et ça se lit entre les lignes. Le ton se fait plus dur, plus désespéré. Fini la bouffonnerie absurde. Toujours foisonnant de personnages, ce livre mélancolique déroule un synopsis classique et un dénouement cohérent. Il faut avoir le goût des digression cela dit, ne rien avoir contre des détours nombreux. Si vous voulez de l'action pure, du Jack Bauer en mode adrénaline, ce n'est pas le genre de la maison ! Ces trois tomes sont étroitement liés. Ils ne peuvent se lire indépendamment et forme un tout. Ce n'est pas le cas du dernier livre. Whittemore délaisse les protagonistes des premiers romans et déroule une histoire plus classique, moins touffue et à vrai dire je trouve cet opus le plus réussi. Nous sommes là dans l'univers de l'espionnage documenté voire documentaire. Inspiré d'un réel agent double, Ed déploie toute sa connaissance du terrain, il connait ces déserts, il les a arpenté, il sait l'agencement d'opérations d'infiltration d'envergure. Il nous détaille le ressac sans fin des conflits opposant les Arabes aux juifs. À travers les tourments du Coureur, qui ne sait plus s'il est un Israélien espionnant la Syrie ou un espion syrien, se dégage une ultime conviction : il est un « Oriental » que ses racines lient irrévocablement à un désert disputé et inspiré. Whittemore rêve : celui, sur cette terre pétrie de sang et de symboles, d'une société apaisée, multiculturelle et multiconfessionnelle. Un rêve pareil à la Ville sainte : inaccessible. Très beau livre. J'ai beaucoup aimé les 3 premiers, mais celui là a ma préférence. je le conseillerai à ceux qui veulent s’immerger dans l'univers de cet écrivain hors norme, inconnu. Lire Whittemore nous donne l'impression d'appartenir à une société secrète, on se sent privilégié et c'est là le plus bel hommage que je puisse lui faire. Je laisse le mot de la fin à Tom Robbins, autre écrivain : "L'oeuvre de Whittemore est l’un de secrets les mieux gardés de la littérature américaine (...) comparable à un bol de pudding au haschisch : riche, sombre, goûteux, amusant, vénéneux, révélateur, avec un parfum d’exotisme et de danger. "
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  • Charybde2 Posté le 29 Décembre 2014
    Peut-être LE grand roman du Moyen-Orient, par un ex-agent de la CIA inspiré et subtil (1). Sur mon blog : https://charybde2.wordpress.com/2014/12/29/note-de-lecture-le-quatuor-de-jerusalem-edward-whittemore/
  • annesolange Posté le 5 Mai 2009
    Bon, moi il m’a bien fallu deux semaines pour tout remettre en ordre et encore... C’est un roman délirant. Un érudit trouve une version authentique de l’ancien et du nouveau testament. Mais elle est tellement déroutante qu’il décide de s’isoler sept ans dans le Sinaï pour la réécrire. Un mendiant a moitié fou est depuis deux mille ans devant le mur des lamentations. serait-il le Christ qui aurait oublié de monter au ciel ?
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