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Robert Laffont
EAN : 9782221088609
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 144
Format : 135 x 215 mm

Le coeur à rire et à pleurer

Contes vrais de mon enfance

Date de parution : 07/01/1999

Dans la Guadeloupe des années cinquante, on tient son rang en se gardant de parler créole; on méprise plus noir et moins instruit que soi. Les conventions priment les sentiments: on ne cède pas aux larmes devant le cadavre d’un être cher; on cache, infamie, un divorce dans la famille.
Contre...

Dans la Guadeloupe des années cinquante, on tient son rang en se gardant de parler créole; on méprise plus noir et moins instruit que soi. Les conventions priment les sentiments: on ne cède pas aux larmes devant le cadavre d’un être cher; on cache, infamie, un divorce dans la famille.
Contre des parents qui semblent soudés surtout par le mensonge, contre une mère aussi dure avec les autres qu’avec elle-même, contre un père timoré, la petite Maryse prend le chemin de la rébellion. L’insoumission, la franchise assassine, l’esprit critique forgent son caractère. La fuite dans un monde imaginaire, la soif de connaissance, les rêves d’autonomie et de liberté la guident vers son destin d’écrivain.
Mais peu à peu la mémoire adoucit les contours, les épreuves de la vie appellent l’indulgence, la nostalgie de l’âme caraïbe restitue certains bonheurs d’enfance.
Et Maryse se souvient alors de cet instant qui lui redonna l’amour des siens, de cette ultime nuit où roulée en boule contre son flanc, dans son odeur d’âge et d’arnica, dans sa chaleur, elle retrouva sa mère en la perdant.

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EAN : 9782221088609
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 144
Format : 135 x 215 mm
Robert Laffont

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Taraxacum Posté le 22 Mai 2020
    Recueil de nouvelles sur l'enfance et l'adolescence de l'auteur dans la Guadeloupe d'après-guerre, ce petit opus est d'une lecture fort plaisante. J'ai aimé cette description sans concession, ce décalage entre son milieu et ses sentiments et cette analyse, quelque peu sans pitié, de ses parents et de leur rapport fort compliqué à la culture guadeloupéenne.... interdit de parler créole et voyages réguliers vers Paris, fierté et orgueil.... la plume sans pitié n'empêche pas parfois une certaine tendresse. Première fois que je lis cet auteur mais je recommencerai !
  • Myriam3 Posté le 10 Décembre 2017
    Maryse Condé évoque ici son enfance à Guadeloupe auprès de parents instruits fiers d'être Français. Le thème de la culture est essentiel ici et réapparaît dans son oeuvre. Dans sa famille, on tourne le dos au créole, on parle français. Ils vivent d'ailleurs une partie de l'année à Paris, ville des musées, de la culture et du savoir-vivre. Dernière-née d'une famille nombreuse, elle grandit seule auprès de parents qui se montrent arrogants et fiers de leur réussite sociale, alors qu'elle est elle-même le cancre de la classe, refusant l'autorité, trop franche au goût des adultes et de ses camarades. se dessine ici la force de caractère et les valeurs politiques et féministes de l'écrivain qu'elle deviendra. On est aux antipodes des auteurs se revendiquant créoles et c'est assez intéressant de voir l'autre face. Ceci dit, dans ses romans, elle s'interroge sur mes origines de son peuple et retrace son histoire bercée de multiples cultures et influences. C'est un témoignage très intéressant sur le Guadeloupe des années 50 et la vie d'une grande écrivaine.
  • Vermeer Posté le 11 Août 2015
    Récits d'enfance et de jeunesse de l'auteur qui posent le problème de l'identité. Comment se situer quand comme Maryse Condé on est Guadeloupéenne, Noire, Française et qu'on a reçu comme elle une éducation exclusivement européenne aux Antilles. Le récit se déroule dans les années 1940 et à l'époque, pas de négritude, peu de littérature antillaise.
  • Missbouquin Posté le 29 Mars 2014
    Nous sommes en Guadeloupe dans les années 1950. Maryse Condé se souvient de son enfance alors que, choyée par ses parents dont elle est l’enfant non attendue, une sorte de miracle, elle entre dans l’adolescence et en rébellion. Entre un père vaniteux et timorée, une mère dure, il est difficile de trouver sa place. Ces textes racontent donc ce qui fut une phase essentielle de sa vie pour expliquer son désir d’écrire, de dire la vérité, d’apprendre et d’être libre. A travers plusieurs courts chapitres qui forment les "contes vrais de son enfance", Maryse raconte sa souffrance retenue face à l’attention de ses parents qu’elle ne désire pas : "j’aurais tout donné pour être la fille de gens ordinaires, anonymes", des gens qui attendaient moins de leur fille, qui l’auraient laissé rêver, être elle-même. Une vie trop bien réglée, sans aucune fantaisie. Une femme qui a cherché sa place entre la France et son île natale. Une femme désormais affirmée, activiste, qui préside le Comité pour la mémoire de l’esclavage, et s’impose comme une belle voix dans la littérature guadeloupéenne. Ces contes sont le récit d’une enfance vécue dans la solitude, le mal-être, une enfance à l’imagination bridée, non stimulée, ce dont Maryse... Nous sommes en Guadeloupe dans les années 1950. Maryse Condé se souvient de son enfance alors que, choyée par ses parents dont elle est l’enfant non attendue, une sorte de miracle, elle entre dans l’adolescence et en rébellion. Entre un père vaniteux et timorée, une mère dure, il est difficile de trouver sa place. Ces textes racontent donc ce qui fut une phase essentielle de sa vie pour expliquer son désir d’écrire, de dire la vérité, d’apprendre et d’être libre. A travers plusieurs courts chapitres qui forment les "contes vrais de son enfance", Maryse raconte sa souffrance retenue face à l’attention de ses parents qu’elle ne désire pas : "j’aurais tout donné pour être la fille de gens ordinaires, anonymes", des gens qui attendaient moins de leur fille, qui l’auraient laissé rêver, être elle-même. Une vie trop bien réglée, sans aucune fantaisie. Une femme qui a cherché sa place entre la France et son île natale. Une femme désormais affirmée, activiste, qui préside le Comité pour la mémoire de l’esclavage, et s’impose comme une belle voix dans la littérature guadeloupéenne. Ces contes sont le récit d’une enfance vécue dans la solitude, le mal-être, une enfance à l’imagination bridée, non stimulée, ce dont Maryse Condé a pris conscience seulement bien plus tard. Elle se reconstruit ainsi son enfance à la lumière de son présent, des difficultés qu’elle a connues par la suite. Ce qui en fait plus une autobiographie romancée que réaliste, une interprétation. Mais cela n’enlève pas l’intérêt du texte, entre documentation sur la Guadeloupe des années 1950, sur une vocation littéraire, et roman familial. Un petit texte sympathique.
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  • bolulou3 Posté le 18 Mars 2013
    Quand on lit ses genres on se dit cela vas être ordinaire et assez commun mais quand on prends le temps de savourer un livre comme celle ci on se dit que c'est pas ce qui est raconté qui est raconté qui fait l'histoire mais la façon dont on le raconte. J'adore et j’adhère.
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