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EAN : 9782258100558
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 1280
Format : 132 x 198 mm
Le Comte de Monte-Cristo
Date de parution : 28/03/2013
Éditeurs :
Omnibus

Le Comte de Monte-Cristo

Date de parution : 28/03/2013

C'est l'histoire d'Edmond Dantès, jeté par un infâme complot dans les geôles du château d'If, et qui par la grâce d'un trésor mystérieux saura faire justice.

C'est l'histoire d'Edmond Dantès, jeune capitaine au long cours, jeté par un infâme complot dans les geôles du château d'If, et qui par la grâce d'un trésor mystérieux saura faire...

C'est l'histoire d'Edmond Dantès, jeune capitaine au long cours, jeté par un infâme complot dans les geôles du château d'If, et qui par la grâce d'un trésor mystérieux saura faire justice.
C'est une histoire de pouvoir et d'argent qui nous entraîne de Marseille à l'île de Monte-Cristo, puis de Rome au...

C'est l'histoire d'Edmond Dantès, jeune capitaine au long cours, jeté par un infâme complot dans les geôles du château d'If, et qui par la grâce d'un trésor mystérieux saura faire justice.
C'est une histoire de pouvoir et d'argent qui nous entraîne de Marseille à l'île de Monte-Cristo, puis de Rome au Paris des années 1830, où règnent banquiers et gens d'affaires.
C'est l'histoire d'une vengeance implacable née sur les ruines d'un amour brisé, une histoire fabuleuse, généreuse et irrésistible, qui conquiert tous les publics depuis cent cinquante ans.
C'est, pour Umberto Eco et bien d'autres, «un des plus passionnants romans qui aient jamais été écrits».

Dossier historique par Claude Aziza

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EAN : 9782258100558
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 1280
Format : 132 x 198 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Enroute Posté le 15 Juillet 2019
    Aventures trépidantes jusqu'à la déclaration de vengeance ; un peu plus relâché ensuite. Quelque chose d'amusant: on ne parle que d'argent dans ce roman, à comparer aux romans d'aujourd'hui où il n'est pas question d'actualiser la "rente" d'untel ou d'unetelle à chaque page. Danglars méritait une vengeance plus revêche...
  • Domichel Posté le 14 Janvier 2019
    Comment publier une critique sur « un des plus grands monuments de la littérature française » ? Avec neuf mots, les derniers de la phrase précédente… Bon, c’est un peu court c’est vrai, mais si je devais résumer la version intégrale de la Pléiade (plus de 1400 pages tout de même) je ne saurais pas comment y arriver. L’histoire tout le monde la connaît, ou presque : une jalousie, un complot, une trahison, un emprisonnement, une évasion et une vengeance. C’est un récit d’aventure qui fait voyager le lecteur comme les personnages dans toute la Méditerranée, et de Rome à Paris. Du plus profond du cachot du château d’If au plus grand des palais des Champs-Elysées. Le voyage n’est pas seulement géographique il est historique aussi, du règne de Louis XVIII à celui de Louis-Philippe, et commence le jour ou Napoléon quitte l’Île d’Elbe, élément déclencheur du sort funeste de Dantès - à son corps défendant. Enfin ce voyage est psychologique dans son approche de l’évolution d’un esprit simple, honnête et confiant à celui déterminé, manipulateur, implacable et sans retour possible ; peut-on appeler ça remords ou regrets ? Pour terminer il est également philosophique car il laisse au lecteur toute latitude... Comment publier une critique sur « un des plus grands monuments de la littérature française » ? Avec neuf mots, les derniers de la phrase précédente… Bon, c’est un peu court c’est vrai, mais si je devais résumer la version intégrale de la Pléiade (plus de 1400 pages tout de même) je ne saurais pas comment y arriver. L’histoire tout le monde la connaît, ou presque : une jalousie, un complot, une trahison, un emprisonnement, une évasion et une vengeance. C’est un récit d’aventure qui fait voyager le lecteur comme les personnages dans toute la Méditerranée, et de Rome à Paris. Du plus profond du cachot du château d’If au plus grand des palais des Champs-Elysées. Le voyage n’est pas seulement géographique il est historique aussi, du règne de Louis XVIII à celui de Louis-Philippe, et commence le jour ou Napoléon quitte l’Île d’Elbe, élément déclencheur du sort funeste de Dantès - à son corps défendant. Enfin ce voyage est psychologique dans son approche de l’évolution d’un esprit simple, honnête et confiant à celui déterminé, manipulateur, implacable et sans retour possible ; peut-on appeler ça remords ou regrets ? Pour terminer il est également philosophique car il laisse au lecteur toute latitude pour porter un jugement ou avoir un avis sur le parcours d’un homme animé par une telle détermination. L’écriture est flamboyante, le vocabulaire à la fois d’une richesse immense et son accès d’une facilité déconcertante. Certes, mais quel jeune peut aujourd’hui s’attaquer à un tel livre ? Sans doute sont-ils peu nombreux, peut-être aussi parce qu’il ne s’adressait pas à un jeune public au départ. Pourtant que de belles formules, que de descriptions de paysages, de villes, de décors. Les acteurs sont saisissants de vérité, par leur physique, leur caractère, leurs actes prévisibles ou inattendus, jamais sans raison. Dumas a cela de commun avec Hugo ou Verne, ou Balzac et Zola (et j’en oublie), tous ces auteurs avaient la passion et la perfection chevillée à la plume, il fallait que leurs personnages soient empreints de véracité pour que leurs actes soient immanquablement logiques et dans le prolongement de leur caractère. C’est à la fois magnifique et terrifiant. Quelle force peut transformer un fils aimant et respectueux, un fiancé fidèle, un marin courageux à l’honneur irréprochable, en un procureur froid et déterminé, se muant en bras armé d’une justice qu’il fait sienne, car celle à laquelle il croyait l’a brisé et humilié. Il y a chez lui du Vautrin, du Nemo, du Valjean et du Javert à la fois, et ce n’est sans doute pas un hasard si ces personnages évoluent à la même époque. Le XIXe siècle devait être celui d’une littérature exaltée et réaliste en même temps. Du moins c’est ainsi que je le ressens. Quant au scénario lui-même fallait-il que son auteur fut habité par une flamme aussi puissante que celle de son héros pour produire un tel ouvrage. Car même les fâcheux qui l’accusent de tirer à la ligne par appât du gain, sont obligés de reconnaître que les nombreux chapitres qui nous paraissent un peu étrangers à l’histoire, comme les longues vacances de Morcef à Rome, la bataille de Janina ou d’autres encore sur la vie parisienne et l’immobilier de l’époque, (que j’avoue aussi avoir eu du mal à lire), viennent s’imbriquer tôt ou tard dans cette quasi-épopée. Comme j’aurais aimé écrire ainsi, mais à chacun son destin, le mien est de pouvoir lire ces œuvres monumentales, et si j’y ai passé autant de semaines à l’automne dernier, il fallait bien attendre ce début d’année pour que j’en retire la substantifique moelle et vous fasse partager mon avis.
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  • deidamie Posté le 30 Juin 2018
    « Bonjour et bienvenue dans cette probablement unique édition de Questions pour un Babélion ! Aujourd'hui, littérature classique. Attention, il y a un piège. Un petit indice pour ceux qui jouent de chez eux : « Vous avez cliqué sur le titre. » Vous êtes prêts ? C'est parti : Tel l'hiver de Game of Thrones je viens, mais personne ne me voit venir* et je frappe sans pitié. Je suis isolé de longues années, meurtri par la mort de mon père… -Arya Stark ! -Non. Arya Stark, c'est non. Meurtri par la mort de mon père et séparé de la femme que j'aimais, j'ai été lâchement trahi par des proches et un magistrat, puis jeté dans la prison du château d'If. Je parviens à m'évader et me sers de ma nouvelle fortune pour machiner une Terrible Vengeance, je suis, je suis, je suis ? -Le… le comte de Monte-Cristo ! -Et c'est gagnéééééé ! Bravo ! -C'était pas facile, mais j'ai reconnu à partir de « Terrible Vengeance ». Je pensais que vous parleriez des mechas** et des vaisseaux spatiaux de la série animée. -Les mé… quoi ? -Bah les robots géants, quoi ! On s'y introduit à l'aide d'ingénieuses et spectaculaires... « Bonjour et bienvenue dans cette probablement unique édition de Questions pour un Babélion ! Aujourd'hui, littérature classique. Attention, il y a un piège. Un petit indice pour ceux qui jouent de chez eux : « Vous avez cliqué sur le titre. » Vous êtes prêts ? C'est parti : Tel l'hiver de Game of Thrones je viens, mais personne ne me voit venir* et je frappe sans pitié. Je suis isolé de longues années, meurtri par la mort de mon père… -Arya Stark ! -Non. Arya Stark, c'est non. Meurtri par la mort de mon père et séparé de la femme que j'aimais, j'ai été lâchement trahi par des proches et un magistrat, puis jeté dans la prison du château d'If. Je parviens à m'évader et me sers de ma nouvelle fortune pour machiner une Terrible Vengeance, je suis, je suis, je suis ? -Le… le comte de Monte-Cristo ! -Et c'est gagnéééééé ! Bravo ! -C'était pas facile, mais j'ai reconnu à partir de « Terrible Vengeance ». Je pensais que vous parleriez des mechas** et des vaisseaux spatiaux de la série animée. -Les mé… quoi ? -Bah les robots géants, quoi ! On s'y introduit à l'aide d'ingénieuses et spectaculaires machineries et on les pilote, comme dans Goldorak. -Bon… on va reprendre un ou deux trucs, je crois, espèce de génération pourrie par la télévision. Or donc, aujourd'hui nous allons parler du Comte de Monte-Cristo, un célèbre roman d'Alexandre Dumas père, je vous fais grâce d'un deuxième résumé. Mettons tout de suite les choses au clair : ce roman ne contient aucun robot géant. Point de voyages dans l'espace non plus. -Ah bon ? -Non. -C'est nul, alors ! -Absolument pas. -En plus, c'est publié au XIXe siècle ! A tous les coups c'est écrit dans un français incompréhensible ! -Non, pas du tout. Nous trouvons de belles tournures classiques, mais le style et la langue restent parfaitement accessibles : l'émotion passe facilement. le récit de l'emprisonnement et de l'évasion est splendide, la souffrance d'Edmond est littéralement palpable. J'ai admiré les ressources de l'abbé Faria, l'ingénieux érudit, il y a là comme un récit de Robinson, qui exploite ce qu'il a sous la main pour construire et aménager ce dont il a besoin. Cependant, ce que l'histoire contient de plus spectaculaire se situe plus tard dans l'histoire, lorsque le comte de Monte-Cristo a terminé de construire sa machine infernale et frappe ses ennemis ou leurs proches, et sa stratégie répond à une autre machine, celle qui l'a plongé en enfer. Plein de choses sont fascinantes dans ce texte, et l'une d'entre elles se trouve dans la précision d'une tragédie grecque. -Le comte de Monte-Cristo, une tragédie grecque ? Et ben, on aura tout lu. -Mais non, « tragédie » pas au sens de tragédie, quoi. Evidemment qu'il n'est pas un noble prince détruit par les intentions divines. -Et dans quel sens, alors ? -Dans celui-ci : peux-tu échapper à ton destin quand tu es le héros d'une tragédie ? Non, tu ne peux pas. Dantès, quand il se trouve chez Villefort, ne le sait pas encore, mais il est déjà mort : le jeu de circonstances est tel que le jeune homme ne peut se sauver. Broyé par la machine impitoyable du destin et de l'ambition du jeune procureur, te dis-je. Et lorsque Dantès va comprendre qu'il est devenu la victime d'une suite de circonstances malheureuses et de perversions humaines, que va-t-il faire ? Il va apprendre à dominer, à provoquer ces circonstances en sa faveur, à jouer avec l'histoire et les caractères pour obtenir ce qu'il veut, à plier son corps à la force de sa volonté pour demeurer parfaitement (ou presque) impassible en n'importe quelle situation. Et c'est là, je crois, que se trouve l'une des plus grandes forces de ce texte : il raconte l'histoire d'un homme qui dépasse son humanité pour devenir un « presque Dieu ». Ce n'est plus lui, la victime de la machine à broyer les existences. Il s'occupe désormais de la construire et de la faire fonctionner en se donnant l'accomplissement de la volonté divine pour confortable justification. Mais est-ce justifiable ? Et à ce propos, sur la légitimité du comte, le roman prend hélas une direction qui me déplaît sur la fin. Mais peut-être que le doute prouve qu'il reste une étincelle d'humanité en lui ? Je ne sais pas. Quoi qu'il en soit, les scrupules sur les desseins de Dieu m'ont laissée froide, contrairement à la condition de Dantès qui m'a rendue enthousiaste. Je regrette également que les dialogues soient excessivement dumasiens. Ils alourdissent et ralentissent le texte, on sent la paie au feuillet… -Quoi ? -Hein ? -J'ai mal entendu, tu disais quoi ? -Je disais que je trouvais les dialogues souvent relous. -Comment ça, relous ? -Ben, relous comme lourdingues ! Les personnages répètent les choses, font semblant de poser des questions sur des évidences… -Vraiment, ils font ça ? -Assurément. -Mais quel intérêt pour l'histoire ? -Pour l'histoire ? Aucun. -Et pour le lecteur ? -Non plus. -Mais quelle raison alors ? -Je soupçonne la raison des sousous dans la popoche. -Ciel ! La cupidité et/ou le besoin désespéré d'argent serait-il cause de faute de goût littéraire ? -Ce ne serait pas la première fois, si ? -Non, en effet. Mais dis-moi, tu es en train de faire la même chose, non ? -Si. -Et tu n'as pas peur d'ennuyer ton lectorat ? -Si, c'est pourquoi nous arrêtons maintenant. J'ai regretté également le dénouement, trop long, et la fin de certains personnages comme Haydée et Mercedès : leurs conclusions ne me semblent plus du tout au goût du jour. Ces menus reproches demeurent cependant sans grande conséquence sur un texte extraordinairement beau. » *Allusion à la BO de Gankutsuou, l'adaptation animée japonaise, « You won't see me coming… ‘til I strike ». **Mechas : prononcez « méka ».
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  • Arakasi Posté le 5 Novembre 2015
    En littérature, il existe deux types de vengeance. D’abord la vengeance juste, celle à la Paul Féval, où le bon massacre les méchants et les éjecte du terrain comme autant de quilles à la grande satisfaction du lecteur. Puis il y a l’autre type de vengeance, la crade, la sauvage, celle qui fonce aveuglement devant elle à la façon d’un taureau enragé, frappe à gauche, à droite, en causant tellement de dégâts collatéraux que le lecteur vaguement horrifié ne sait plus à quels saints se vouer : « Tu as foutu ma vie en l’air ? Eh bien, je vais trucider ta femme, tes parents, tes enfants, ton chien et même ton foutu hamster ! Crois-moi, tu vas bien le sentir passer, mon gars… » Comme je suis un poil perverse, j’ai toujours préféré la seconde, nettement plus intéressante et réaliste à mon goût. Et de tous les romans de vengeance que j’ai pu lire (et j’en ai lu un bon paquet, ma bibliothèque peut en témoigner), aucun ne m’a plus marqué, plus révulsé, plus fasciné que « Le Comte Monte Cristo » de mon gros romancier préféré, Alexandre Dumas. Pour avoir été maint fois portée à l’écran, presque autant que... En littérature, il existe deux types de vengeance. D’abord la vengeance juste, celle à la Paul Féval, où le bon massacre les méchants et les éjecte du terrain comme autant de quilles à la grande satisfaction du lecteur. Puis il y a l’autre type de vengeance, la crade, la sauvage, celle qui fonce aveuglement devant elle à la façon d’un taureau enragé, frappe à gauche, à droite, en causant tellement de dégâts collatéraux que le lecteur vaguement horrifié ne sait plus à quels saints se vouer : « Tu as foutu ma vie en l’air ? Eh bien, je vais trucider ta femme, tes parents, tes enfants, ton chien et même ton foutu hamster ! Crois-moi, tu vas bien le sentir passer, mon gars… » Comme je suis un poil perverse, j’ai toujours préféré la seconde, nettement plus intéressante et réaliste à mon goût. Et de tous les romans de vengeance que j’ai pu lire (et j’en ai lu un bon paquet, ma bibliothèque peut en témoigner), aucun ne m’a plus marqué, plus révulsé, plus fasciné que « Le Comte Monte Cristo » de mon gros romancier préféré, Alexandre Dumas. Pour avoir été maint fois portée à l’écran, presque autant que celle de mes chers Mousquetaires, l’intrigue est archi-connue, mais prenons tout de même la peine de la résumer. L’histoire commence comme tout bon roman d’aventures avec un jeune premier au cœur loyal et l’âme proprette : le brave Edmond Dantès, brillant marin marseillais amoureux d’une pauvre pêcheuse catalane, Mercedes. Ils sont beaux, ils sont jeunes, ils sont fous l’un de l’autre, tout semble donc leur sourire. Mais dans l’ombre des ennemis inconnus lorgnent jalousement la destinée du jeune marin et, le jour même de ses noces, Dantès est accusé d’être un agent bonapartiste et emprisonné au Château d’If, prison perdue au milieu des mers. Il y restera douze ans. Douze ans pendant lesquels la candeur et la générosité du jeune Edmond vont lentement s’éroder pour laisser place à une haine féroce contre les infâmes qui l’ont condamné à la lente agonie de l’emprisonnement. Heureusement, il trouvera dans la personne de son voisin de cellule, l’abbé Faria, un ami et un professeur qui lui apprendra les sciences, la philosophie, l’Histoire, mais surtout l’emplacement secret d’un fabuleux trésor dissimulé sur l’île rocailleuse de Monte Cristo. Quand Edmond parvient enfin à s’échapper, il n’est plus le même homme. Il est plus instruit, plus accompli et considérablement plus riche, mais la rage et l’amertume ont dévoré son cœur, en chassant presque tout sentiment chaleureux. Il ne vivra désormais plus que pour sa vengeance et pour précipiter un à un dans l’abîme les hommes qui ont comploté sa ruine : le procureur Villefort, le catalan Fernand amoureux lui aussi de la belle Mercedes et le comptable Danglard. Edmond Dantès est mort, vive le Comte de Monte Cristo ! J’avais été littéralement soufflée par ma première lecture du « Comte de Monte Cristo », balayée sauvagement d’un sentiment à l’autre : compassion, dégout, fascination, effroi, admiration… Des véritables montagnes russes émotionnelles ! En m’y replongeant des années plus tard, j’y découvre bien quelques faiblesses – quelques longueurs et divagations, deux ou trois deus ex machina, une fin légèrement en queue de poisson – mais le charme agit toujours, puissant et vénéneux. Lire « Le Comte de Monte Cristo » c’est un peu comme assister à un gigantesque accident de train : on voit la locomotive accélérer, accélérer, accélérer, on sent la catastrophe arriver à des kilomètres, mais on n’arrive pas à détourner les yeux, fascinés que nous sommes par le mécanisme diabolique qui se met en place sous nos yeux. On ne niera pas ensuite qu’il y a une certaine beauté dans les cataclysmes… Certaines de ces pages comptent parmi celles qui ont le plus marqué mon existence de lectrice. Peut-être le roman le plus noir écrit d’Alexandre Dumas et assurément l’un des plus brillants : un vrai mythe fondateur, absolument indispensable si il manque à votre palmarès de fan !
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  • vincentf Posté le 31 Juillet 2014
    Ne s'agit-il que de l'histoire d'une vengeance? Il s'agit de bien plus que cela. Il s'agit d'une plongée au coeur du malheur, puis d'une lente remontée sombre. Edmond Dantès, en devenant Monte-Cristo, en quittant le tombeau, construit son retour dans l'humanité. Il noue les fils du malheur de ceux qui l'ont condamné, patiemment, implacablement, comme s'il était Dieu. Mais il n'est qu'homme et c'est finalement sa faiblesse qui le sauve. Ce roman est un chef-d'oeuvre par sa construction. Tout y est jalons pour atteindre un but unique: se venger, du jaloux Fernand, du vénal Danglars et du justicier criminel Villefort. Mais la vie garde (ce qui rend ce roman encore plus fort) sa part de hasard. Monte-Cristo sent que son coeur bat encore. Alors que c'était la nuit qui le guidait, il laisse finalement le jour l'emporter. Toucher à la tragédie la plus absurde semble nécessaire pour toucher à la joie la plus pure.
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