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Robert Laffont
EAN : 9782221113554
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 252
Format : 135 x 215 mm

Le Dernier Homme qui parlait catalan

Marianne MILLON (Traducteur)
Collection : Pavillons
Date de parution : 15/10/2009

Si la langue catalane devait un jour disparaître, qui serait le dernier homme à la parler ?  Un roman policier nous donne la réponse.

Et si tous les Catalans avaient disparu, et si la langue catalane, après mille ans d'existence, mourait soudainement ? Comment pourrait-on expliquer un pareil phénomène ? Le jeune écrivain Miquel Rovira consacre toute son énergie créatrice à tenter de répondre à ces questions en écrivant un polar. La victime ?...

Et si tous les Catalans avaient disparu, et si la langue catalane, après mille ans d'existence, mourait soudainement ? Comment pourrait-on expliquer un pareil phénomène ? Le jeune écrivain Miquel Rovira consacre toute son énergie créatrice à tenter de répondre à ces questions en écrivant un polar. La victime ? le catalan ; le détective ? un professeur américain ; le témoin ? le dernier homme vivant qui parle encore le catalan, et qu'il lui faut interroger.

Dans le même immeuble que Miquel vit un autre écrivain, plus expérimenté : Ramón Balaguer. Confronté aux ambitions vénales de son propriétaire qui veut le déloger, Ramón est prêt à tous les sacrifices pour garder son appartement, et pouvoir achever sereinement l'écriture de son dernier roman.
Quand il découvre l'existence de Rovira, qui squatte un logement vide quelques étages au-dessous, les deux écrivains sympathisent, se confient l'un à l'autre, et, poussés par les circonstances, finissent par travailler dans le même appartement. Rovira se met alors à lui lire son roman policier, que le lecteur découvre dans le même temps, mais l'autre écrivain ne se prive pas de lui reprocher une défense trop passionnée de la langue au détriment de la littérature elle-même.
Rovira écrit en catalan, Balaguer en castillan : chacun défend fièrement la langue qu'il a choisie, et bientôt deux conceptions de la littérature s'affrontent. Cette confrontation trouve peu à peu une réponse et une prolongation inattendues dans le roman policier lui-même.

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EAN : 9782221113554
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 252
Format : 135 x 215 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • JeanPierreV Posté le 17 Décembre 2017
    Le vote récent d'indépendance de la Catalogne, m'a incité à en savoir plus, à tenter de comprendre cette revendication. Alors j'ai cherché, sur internet et dans les rayons de ma médiathèque, en utilisant les mots clés "Catalogne, Catalan, livre....". Je suis bien sûr tombé sur tous les guides touristiques, tous les dictionnaires...et bingo! sur ce titre intrigant et provocateur "Le dernier homme qui parlait catalan", traduit du catalan...un livre qui sort très rarement des rayons parait-il ! Une belle surprise littéraire ! Un auteur habitant un immeuble du centre de Barcelone, est le seul habitant de l'immeuble...un autre propriétaire, Soteras, a acheté progressivement tous les appartements afin de les rénover et de les revendre aux bobos locaux. Notre homme Ramón Balaguer résiste au harcèlement et aux propositions de plus alléchantes de ce spéculateur qui s'arrange pour faire couper le gaz, promet des coupures d'électricité, etc. pour arriver à ses fins. Ramón se rend compte qu'un squatter a pris possession d'un appartement vide...Squatter qu'il s'arrangera pour rencontrer, et qui écrit lui aussi un livre...c'est Miquel Rovira. . Le hasard fait bien les choses..Ramón bien que Barcelonais écrit son roman en castillan comme il a écrit tous ses autres romans, Miquel quant à lui... Le vote récent d'indépendance de la Catalogne, m'a incité à en savoir plus, à tenter de comprendre cette revendication. Alors j'ai cherché, sur internet et dans les rayons de ma médiathèque, en utilisant les mots clés "Catalogne, Catalan, livre....". Je suis bien sûr tombé sur tous les guides touristiques, tous les dictionnaires...et bingo! sur ce titre intrigant et provocateur "Le dernier homme qui parlait catalan", traduit du catalan...un livre qui sort très rarement des rayons parait-il ! Une belle surprise littéraire ! Un auteur habitant un immeuble du centre de Barcelone, est le seul habitant de l'immeuble...un autre propriétaire, Soteras, a acheté progressivement tous les appartements afin de les rénover et de les revendre aux bobos locaux. Notre homme Ramón Balaguer résiste au harcèlement et aux propositions de plus alléchantes de ce spéculateur qui s'arrange pour faire couper le gaz, promet des coupures d'électricité, etc. pour arriver à ses fins. Ramón se rend compte qu'un squatter a pris possession d'un appartement vide...Squatter qu'il s'arrangera pour rencontrer, et qui écrit lui aussi un livre...c'est Miquel Rovira. . Le hasard fait bien les choses..Ramón bien que Barcelonais écrit son roman en castillan comme il a écrit tous ses autres romans, Miquel quant à lui écrit en catalan et ne s'imagine pas écrire différemment ... Jeune homme débordant d'imagination, il gamberge sur la découverte par un chercheur du dernier homme qui parlait catalan...un vieux centenaire. Un scénario qui évolue au fil des pages...Passionnant pour un lecteur d'assister à la réflexion de l'auteur, à la genèse d'un livre, à l'évolution de la personnalité des personnages, jusqu'aux personnages définitifs Provocateur dans l'âme, Miquel déstabilisera Ramón en lui disant que son dernier roman était écrit en castillan "empesé, orthopédique". Le lecteur est alors témoin des passes d'armes et des dialogues savoureux entre ces deux hommes qui justifient leurs choix littéraires, le choix de leur langue d'écriture...Doit-on toujours écrire dans sa langue natale? Peut-on traduire des émotions, des sentiments dans une langue qui n'est pas sa langue natale...Conrad et Kafka l'ont bien fait, eux ! Tout les oppose, Ramón est casanier et rangé, il a besoin de son appartement et son calme pour écrire, Miquel est plus brouillon, écrit n'importe où....jusque chez Ramón. Avec ce titre provocateur Carles Casajuana, diplomate espagnol de culture catalane pose de multiples questions à la fois culturelles et littéraires : de nombreuses langues ont disparu dans le monde...de moins en moins parlées dans la vie quotidienne, pour de multiples raisons économiques, politiques, etc., elles ne sont progressivement parlées qu'au sein des familles, dans la sphère privée...mais à la bonne ou au plombier, on parle en castillan.. Et ces langues disparaissent en quelques générations. Ce sont les questions que se posera Miquel pour définir les personnages de son livre: le catalan serait-il devenu la langue de l'Espagne si la République avait gagné face au franquisme...Le catalan ne se perd-il pas progressivement du fait du dynamisme économique de la Catalogne qui s'ouvre à la mondialisation...Autant de questions passionnantes et provocatrices. Carles Casajuana saisit aussi l'occasion de ces conversations entre auteurs pour égratigner ces "mandarins" qui font le succès d'un livre, qui assurent sa promotion dans les diverses émissions littéraires...C'est peut-être pour ceci, que ce livre reste trop méconnu, bien qu'il ait pour thèmes la langue et la littérature. En filigrane de ce livre écrit en 2009, on perçoit ce malaise, cette quête identitaire qui ont sans doute été déterminants dans le vote et dans la déclaration d'indépendance de la Catalogne de ces derniers mois. Malgré quelques redites. On ne peut que s'interroger et s'émouvoir de ce nivellement des cultures, s'interroger et s'émouvoir en considérant cette langue anglaise, jamais nommée, langue indispensable aujourd'hui dans de nombreuses professions. Langue devenue indispensable. A mes oreilles sont remontées les conversations en patois, de ma grand-mère sur les marchés de mon enfance...patois dont les usages ont disparu avec le décès de ces gens, nés au 19ème siècle, que les plus vieux d'entre nous ont connu..Patois qu'on ne m'a pas enseigné. Et dont l'Éducation Nationale avait interdit l'usage dans les écoles. Ce patois, c'était l'occitan. Grave question culturelle malheureusement universelle Livre passionnant, malgré quelques redites qui ne manquera pas d'interroger le lecteur . Bien triste !
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  • vdujardin Posté le 27 Avril 2012
    Les deux thèmes du livre, la vente à la découpe d'appartements et le problème de la langue, m'ont vraiment séduite... Certes, la traduction ne permet certainement pas de comprendre les subtilités de l'opposition du catalan, langue présentée comme langue d'usage, et du castillan, vécu par Rovira (et probablement l'auteur) comme un envahisseur. Le petit dialogue où un prof de fac raconte qu'il fait son cours en catalan et que des étudiants Erasmus s'en sont plaint m'a rappelé L'auberge espagnole de Klappisch... Mais nous qui vivons dans un pays où le français s'est imposé sur tout le territoire surtout par l'école de Jules Ferry et la guerre de 1914-1918, nous avons du mal à comprendre ce problème linguistique qui va plus loin, l'identité régionale ou nationale (les identités nationales, régionales, européennes ?) passant probablement en partie par la langue... Et aussi par la culture ou les musées, et là (ce n'est pas dans le livre), le programme culturel du musée d'histoire de la Catalogne et celui du musée national d'art de la Catalogne (MNAC), définis par décrets, ne pourraient probablement pas exister chez nous, ils affirment clairement l'identité catalane avant tout autre programme. Comme quoi le débat sur l'identité est assez... Les deux thèmes du livre, la vente à la découpe d'appartements et le problème de la langue, m'ont vraiment séduite... Certes, la traduction ne permet certainement pas de comprendre les subtilités de l'opposition du catalan, langue présentée comme langue d'usage, et du castillan, vécu par Rovira (et probablement l'auteur) comme un envahisseur. Le petit dialogue où un prof de fac raconte qu'il fait son cours en catalan et que des étudiants Erasmus s'en sont plaint m'a rappelé L'auberge espagnole de Klappisch... Mais nous qui vivons dans un pays où le français s'est imposé sur tout le territoire surtout par l'école de Jules Ferry et la guerre de 1914-1918, nous avons du mal à comprendre ce problème linguistique qui va plus loin, l'identité régionale ou nationale (les identités nationales, régionales, européennes ?) passant probablement en partie par la langue... Et aussi par la culture ou les musées, et là (ce n'est pas dans le livre), le programme culturel du musée d'histoire de la Catalogne et celui du musée national d'art de la Catalogne (MNAC), définis par décrets, ne pourraient probablement pas exister chez nous, ils affirment clairement l'identité catalane avant tout autre programme. Comme quoi le débat sur l'identité est assez universel...
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  • urobepi Posté le 4 Février 2011
    Deux écrivains comme deux frères ennemis: L’un, Ramon Balaguer, est le dernier occupant d’un immeuble vétuste de Barcelone qu’un entrepreneur peu scrupuleux projette de rénover pour le remettre sur le marché avec, gageons, un appréciable bénéfice. Mais voilà, Balaguer fait obstacle et s’entête à vouloir rester sur place, du moins jusqu’à ce qu’il ait terminé la première version de son nouveau roman. Rien n’y fait: ni les cajoleries, ni les menaces, ni les promesses d’argent ne semblent l’atteindre. L’autre, Miquel Rovira, est également un romancier obsédé, tout comme Balaguer, par la réalisation de son Œuvre littéraire. Les deux hommes vont évidemment se rencontrer. On se dit qu’ils pourraient avoir bien des points en commun mais, en réalité, tout les oppose. Balaguer écrit en castillan, ce que lui reproche Rovira qui estime qu’un Catalan devrait écrire en catalan. Point à la ligne. (lire la suite...)
  • Nina Posté le 11 Avril 2010
    Ce roman se passe à Barcelone, capitale de la catalogne. Dans un immeuble déserté par ses occupants pour cause de rénovation, un écrivain fait de la résistance. Ramon Balaguer ne veut pas déménager de peur de perdre toute son inspiration. Rien ne le fera changer d’avis, ni les menaces, ni l’offre avantageuse que lui fait régulièrement le propriétaire, il n’a qu’une idée en tête terminer son roman là ou il l’a commencé, c’est à dire dans son appartement. Dans cet immeuble déserté, Ramon Balaguer s’aperçoit peu à peu de la décrépitude qui gagne les étages, le gaz a été coupé, l’ascenseur ne marche plus. L’immeuble prend très vite des allures de squatte, situation voulue par le propriétaire pour le faire partir au plus vite. Des signes de présence humaine intrigue Ramon Balaguer et l’obligent à mener une petite enquête. Que découvre t-il dans un des appartements vide ? Un squatter d’un genre bien particulier ! Un apprenti écrivain s’est installé là pour écrire en toute tranquillité ! ........;
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