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Robert Laffont
EAN : 9782221241097
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 234
Format : 1 x 215 mm

Le Dernier inventeur

Date de parution : 20/08/2020
Rentrée littéraire 2020.
C’est l’histoire d’un homme entré dans l’Histoire car il a découvert Lascaux à treize ans et que la même Histoire a voulu anéantir. Réduire en poussière.

« Aujourd’hui, c’est le dernier des quatre copains de Montignac encore en vie. Le dernier inventeur, Simon. Quand je quitte son appartement, sur le palier, il me dit “la grotte elle est là” en me désignant son crâne, “elle est dans ma tête”. Dans l’ascenseur, je prends conscience que je...

« Aujourd’hui, c’est le dernier des quatre copains de Montignac encore en vie. Le dernier inventeur, Simon. Quand je quitte son appartement, sur le palier, il me dit “la grotte elle est là” en me désignant son crâne, “elle est dans ma tête”. Dans l’ascenseur, je prends conscience que je viens de rencontrer une autre grotte. La grotte intérieure d’un petit garçon de quatre-vingt-onze piges qui vient de se rouvrir. Je ne sais toujours pas pourquoi Lascaux m’a emmenée vers une autre cavité, mais au fond c’est cette découverte-là que j’attendais. La vie de Simon Coencas sur une paroi, que j’allais calquer comme l’avaient fait avant moi les préhistoriens avec les dessins de Lascaux. »
Le Dernier Inventeur est une œuvre unique, plongée dans l’Histoire et dans l’âme d’un homme, enquête sur le mystère de l’art préhistorique, réflexion poétique sur l’enfance, la beauté et le mal.

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EAN : 9782221241097
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 234
Format : 1 x 215 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Traineau Posté le 13 Septembre 2021
    Intelligent, émouvant, rare, sont les qualificatifs qui me Viennent. L'auteure mélange avec grande subtilité la découverte de Lascaux et la raflé de drancy vue par un ado découvreur. La grotte devient humaine, les peintures vivantes. Tout est en mouvement dans l'époque dramatique de la guerre et le drame des Juifs. Ce livre est une belle découverte, émouvant, tendre, il s'adresse à ceux qui ont envie de voir le beau côté de la vie.
  • Fandol Posté le 13 Avril 2021
    Quelle belle idée ! Avoir rencontré Le dernier inventeur de la grotte de Lascaux au soir de sa vie. Avoir su gagner son amitié ainsi que celle de Gisèle, son épouse, leur confiance. Raconter tout cela de façon très originale en donnant même la parole à la grotte, Héloïse Guay de Bellissen l’a réussi pour mon plus grand régal dans ce roman en lice pour le Prix des Lecteurs des 2 Rives 2021. Comme elle axe son roman sur la découverte par des enfants de ce que les adultes ne savent pas ou ne veulent pas voir, elle n’évoque pas la Grotte Chauvet en Ardèche (36 000 ans), ni la Grotte Cosquer près de Marseille (entre 27 000 et 19 000 ans). Je le regrette mais tout est concentré sur Montignac – Lascaux, avec quelques allusions à la grotte des Combarelles (13 000 ans) et à Font-de-Gaume (15 000 ans), deux grottes ornées que, comme l’autrice, j’ai eu le bonheur de visiter après Lascaux II. Là, pas de fac-similé mais des gravures réelles, ce qui décuple les sentiments, remue encore plus notre imaginaire. L’autrice axe donc son roman sur la découverte, œuvre d’enfants comme cette María Sanz de Sautuola (8 ans)... Quelle belle idée ! Avoir rencontré Le dernier inventeur de la grotte de Lascaux au soir de sa vie. Avoir su gagner son amitié ainsi que celle de Gisèle, son épouse, leur confiance. Raconter tout cela de façon très originale en donnant même la parole à la grotte, Héloïse Guay de Bellissen l’a réussi pour mon plus grand régal dans ce roman en lice pour le Prix des Lecteurs des 2 Rives 2021. Comme elle axe son roman sur la découverte par des enfants de ce que les adultes ne savent pas ou ne veulent pas voir, elle n’évoque pas la Grotte Chauvet en Ardèche (36 000 ans), ni la Grotte Cosquer près de Marseille (entre 27 000 et 19 000 ans). Je le regrette mais tout est concentré sur Montignac – Lascaux, avec quelques allusions à la grotte des Combarelles (13 000 ans) et à Font-de-Gaume (15 000 ans), deux grottes ornées que, comme l’autrice, j’ai eu le bonheur de visiter après Lascaux II. Là, pas de fac-similé mais des gravures réelles, ce qui décuple les sentiments, remue encore plus notre imaginaire. L’autrice axe donc son roman sur la découverte, œuvre d’enfants comme cette María Sanz de Sautuola (8 ans) qui, la première, en 1879, découvrit les taureaux (15 000 ans) sur les parois de la grotte d’Altamira, en Espagne, alors que son père ne les avait pas repérés, ces fameux dessins. Pour Héloïse Guay de Bellissen, c’est son père qui lui a raconté l’histoire de la découverte de la grotte de Lascaux (17 000 ans) par quatre garçons : Simon, Jacques, Marcel et Georges, nommés les inventeurs. C’est en 2018, à Paris, Champs-Élysées, que l’autrice rencontre enfin Simon Coencas (91 ans), le dernier des inventeurs, et sa femme Gisèle. Entre va-et-vient avec le passé, sauts dans le temps, j’ai été passionné par ce récit des rencontres, le détail de la découverte puis le drame. 1940 : la guerre fait rage. La famille Coencas a fui Paris pour s’installer à Montignac (Dordogne) où, le 12 septembre, Jacques Marsal (14 ans), Georges Agniel (15 ans), Marcel Ravidat (18 ans) le plus âgé, et Simon Coencas (13 ans) élargissent un trou où aurait disparu un chien et découvrent ces merveilles d’art pariétal que nous ne nous lassons pas d’admirer. Hélas, quelques temps plus tard, la famille rentre à Paris où Simon découvre qu’il est juif et se retrouve plongé dans l’horreur conduisant à la Shoah. Arrêté, il est interné à Drancy où les images de la grotte l’aident à tenir. L’autrice réussit là une performance littéraire mêlant le fantastique au sordide, à l’horreur d’une extermination programmée et orchestrée par une partie de nos compatriotes. Victorine et Michel Coencas, les parents de Simon, déportés à Auschwitz, ne reviendront pas. Les rencontres avec Le dernier inventeur rythment le récit mais la santé de Simon décline rapidement. Héloïse Guay de Bellissen enregistre toutes leurs rencontres et les restitue fidèlement, son talent réussissant la liaison avec la grotte qui se confronte avec la maladie et la mort. Le dernier inventeur est un beau roman que j’ai aimé lire car il permet de ne pas oublier, mêlant des instants glorieux aux plus terribles événements de notre Histoire.
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  • Cancie Posté le 8 Avril 2021
    Le dernier inventeur, titre du cinquième roman de Héloïse Guay de Bellissen est en fait l'histoire de l'un des découvreurs que l'on nomme inventeurs de la grotte de Lascaux. le dernier faisant référence au fait qu'il est le seul des quatre copains de Montignac encore en vie lorsque l'écrivaine décidera d'écrire son roman. L'auteure est entrée en contact avec lui pour les besoins de son livre et celui-ci, alors âgé de 91 ans, emballé par ce projet va lui raconter sa vie et comment, en cherchant le souterrain du château voisin et espérant y découvrir un trésor, avec ses copains, ils en ont trouvé un auquel ils ne s'attendaient pas ! Elle nous raconte comment Simon Coencas, ce jeune ado parisien de treize ans, s'est retrouvé à Montignac début 1940, le Périgord étant une zone libre pendant la guerre. Elle nous apprend également comment il a fait connaissance avec les trois autres jeunes et notamment Jacques Marsal, son voisin d'en face qui restera son meilleur copain jusqu'à sa mort, continuant à échanger même lorsque Simon sera rentré à Paris. Sur la maison qu'il habitait, a été apposée depuis, une plaque et une photographie du jeune Simon sur laquelle est écrite :... Le dernier inventeur, titre du cinquième roman de Héloïse Guay de Bellissen est en fait l'histoire de l'un des découvreurs que l'on nomme inventeurs de la grotte de Lascaux. le dernier faisant référence au fait qu'il est le seul des quatre copains de Montignac encore en vie lorsque l'écrivaine décidera d'écrire son roman. L'auteure est entrée en contact avec lui pour les besoins de son livre et celui-ci, alors âgé de 91 ans, emballé par ce projet va lui raconter sa vie et comment, en cherchant le souterrain du château voisin et espérant y découvrir un trésor, avec ses copains, ils en ont trouvé un auquel ils ne s'attendaient pas ! Elle nous raconte comment Simon Coencas, ce jeune ado parisien de treize ans, s'est retrouvé à Montignac début 1940, le Périgord étant une zone libre pendant la guerre. Elle nous apprend également comment il a fait connaissance avec les trois autres jeunes et notamment Jacques Marsal, son voisin d'en face qui restera son meilleur copain jusqu'à sa mort, continuant à échanger même lorsque Simon sera rentré à Paris. Sur la maison qu'il habitait, a été apposée depuis, une plaque et une photographie du jeune Simon sur laquelle est écrite : « Simon Coencas, né en 1927, est l'un des quatre inventeurs de la grotte de Lascaux. En septembre 1940, originaire de Paris, il était réfugié à Montignac depuis plusieurs mois et logeait avec sa famille dans cette bâtisse. le jeudi 12 septembre 1940 en compagnie de Georges Agniel et Jacques Marsal, il rencontre Marcel Ravidat au pied de la colline de Lascaux. Tous les quatre font, ce jour-là, la plus belle découverte de la Préhistoire. » Simon Coencas dont les parents étaient des Juifs d'origine grecque établis à Paris et possédant des magasins de vêtements, vivait donc en 1940 à Montignac, mais le 17 octobre de la même année, la famille doit rentrer. Et ce n'est qu'en janvier 1941 qu'il prendra vraiment conscience qu'il est juif en découvrant Paris coloré de pancartes et notamment celle apposée sur sa vitrine à lui : VITRINE JUIVE. C'est alors L Histoire dans toute sa laideur qu'il va devoir affronter. Arrêté en 1942 avec sa famille, il est interné au camp de la Muette à Drancy. C'est son jeune âge (moins de seize ans) qui lui permettra d'être relâché, son père et sa mère seront déportés à Auschwitz et n'en reviendront pas. Simon Coencas est donc entré dans l'Histoire le 12 septembre 1940 mais L Histoire, celle de la deuxième Guerre Mondiale a bien failli l'anéantir. Et c'est l'affrontement entre ces deux histoires que l'écrivaine a su si bien mettre en scène, l'une « magnifique, bouleversante, l'autre immonde, difforme », un affrontement entre la lumière et l'obscurité, entre la joie pure et la tragédie. Simon a toujours gardé la grotte dans sa tête et elle était là lorsqu'il était à Drancy. Cet enchevêtrement entre la grotte et la guerre donne toute sa force à ce roman et j'ai particulièrement apprécié ces allers-retours entre la survie et la mort qui a plané au-dessus de la tête de Simon durant son adolescence. L'originalité de l'auteure a été de rendre cette grotte vivante, d'en faire un personnage qui, avec une écriture singulière, en italique, introduit chaque chapitre et prend la parole pour exprimer son ressenti, ses impressions et donner son avis sur les garçons, sur l'époque ou parler des artistes qui sont intervenus sur ses parois, des dessins eux-mêmes ou encore des scientifiques. Le dernier inventeur est un bouleversant et magnifique témoignage et également un hommage à cet homme qui a connu à la fois la sublime beauté et le mystère de l'art préhistorique et les ténèbres avec le camp de Drancy. Une belle, intéressante et intense réflexion poétique !
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  • adrianalitdeslivres Posté le 24 Janvier 2021
    Sur la grotte de Lascaux je ne connaissais pas grand-chose et pour être honnête je ne me suis jamais intéressé à elle. Le livre d'Heloise Guay de Bellissen est venu me tirer de cette ignorance et désormais je peux vous dire que ce morceau d'histoire m' a envouté plus que je n'y pensais , car même si quelques mois ont passé depuis ma lecture, l'émotion ressentie est toujours présente. Je pense que ça sera du gâchis à trop vous en dévoiler , donc je me contenterais à vous dire que l'autrice nous raconte l'histoire de Simon, ce jeune de 91 ans qui a découvert à l'âge de 13 ans, accompagné de ses amis, Georges, Marcel et Jacques, la grotte de Lascaux. On est en 1940, en plein déchirement de la Seconde Guerre mondiale. Le camp de Drancy, la grotte, Simon et la soif de vie. Si le jeune garçon a réussi à surmonter des moments pénibles dans son existence , c'est en grande partie grâce à la force que la grotte lui a transmise. Intégrer la grotte comme un personnage à... Sur la grotte de Lascaux je ne connaissais pas grand-chose et pour être honnête je ne me suis jamais intéressé à elle. Le livre d'Heloise Guay de Bellissen est venu me tirer de cette ignorance et désormais je peux vous dire que ce morceau d'histoire m' a envouté plus que je n'y pensais , car même si quelques mois ont passé depuis ma lecture, l'émotion ressentie est toujours présente. Je pense que ça sera du gâchis à trop vous en dévoiler , donc je me contenterais à vous dire que l'autrice nous raconte l'histoire de Simon, ce jeune de 91 ans qui a découvert à l'âge de 13 ans, accompagné de ses amis, Georges, Marcel et Jacques, la grotte de Lascaux. On est en 1940, en plein déchirement de la Seconde Guerre mondiale. Le camp de Drancy, la grotte, Simon et la soif de vie. Si le jeune garçon a réussi à surmonter des moments pénibles dans son existence , c'est en grande partie grâce à la force que la grotte lui a transmise. Intégrer la grotte comme un personnage à part entière est un des points forts de ce livre. Elle est la commune une mère. Elle parle, guide et invoque mille choses pour protéger ceux qui l'ont découverte. Elle pleure et menace. Elle met debout et elle écrase. Elle est fière, forte et fragile en même temps. Le regard que l'autrice porte sur cette histoire est rempli de sagesse. Son écriture est bouleversante, poétique , élégante, fascinante et pleine de sensibilité. C'est une histoire d'amitié. Un conte magique. Lire ce livre est une expérience hors de ce monde. J'ai fermé ce livre avec la gorge nouée par l'émotion et j'ai eu besoin des quelques jours (102 ,plus précisément) pour mettre des mots sur mes pensées. J'ai peur que mes paroles ne puissent pas rendre justice à ce récit. Lisez ce livre et j'espère qu'il saura vous toucher autant qu'il m'a touché.
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  • clo76 Posté le 5 Janvier 2021
    J#x2019ai beaucoup aimé ce livre. On y retrouve la touche de l#x2019auteure découverte avec Le roman de Boddha : l#x2019art de faire parler les « choses » avec beaucoup de justesse et de poésie. Un très beau portrait d#x2019un des hommes qui a découvert Lascaux. Et qui donne envie de la découvrir à son tour.
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