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Héloïse d'Ormesson
EAN : 9782350873688
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 201
Format : 141 x 206 mm

Le Destin de Laura U.

Nicolas Veron (Traducteur)
Date de parution : 19/05/2016
Les fantômes des remords
 
À Vilavedra, le temps s'égrène lentement face à l'Atlantique. Juana, témoin des passions cachées de la famille Ulloa durant des décennies, se souvient du vieux comte de Gondomar, le patriarche des Ulloa, éperdument épris d'une femme qui ne pouvait être sienne ; de ses fils Rafael et Jacobo, condamnés à... À Vilavedra, le temps s'égrène lentement face à l'Atlantique. Juana, témoin des passions cachées de la famille Ulloa durant des décennies, se souvient du vieux comte de Gondomar, le patriarche des Ulloa, éperdument épris d'une femme qui ne pouvait être sienne ; de ses fils Rafael et Jacobo, condamnés à vivre séparés par un océan ; et surtout de la jeune Laura, élue par le Destin pour accomplir ses desseins. Mais telle une légende qui se murmure à voix basse, leur histoire finit par se propager et révèle les secrets de famille, les peurs, les soupçons et désirs inavouables. La Galice et Cuba sont deux terres où les nouvelles sont apportées par le vent, où l'air entraîne les présages dans son sillage.
 
Le Destin de Laura U. est une saga familiale où les amours coupables, le péché et la démence mènent la danse. Susana Fortes nous plonge dans l'exotisme de la pluvieuse et austère Galice, où la piété traditionnelle flirte avec les superstitions ancestrales, et dans celui de Cuba, luxuriant et extraverti, où la religiosité se mâtine de sorcellerie.
 
 
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EAN : 9782350873688
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 201
Format : 141 x 206 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Sachenka Posté le 15 Avril 2018
    Le destin de Laura U. est d’abord et avant tout l’histoire d’une famille, celle des Ulloa, qui commence au début du XXe siècle. Quand le patriarche meurt, ses avoirs sont divisés en deux. L’aîné obtient les riches plantations de Cuba et le cadet les terres ancestrales de Galice, dans le nord de l’Espagne. Mais pourquoi était-il important de diviser la famille par un océan entier ? La rivalité des deux frères (et deux belles-sœurs) n’explique pas tout. Ce mystère, et d’autres encore, finiront par refaire surface. Mais Le destin de Laura U. est d’avantage qu’une banale saga familiale. C’est l’évocation de la vie au début du siècle dernier, avec beaucoup de réalisme mais sans jamais tomber dans les longues descriptions. Elle en dit juste assez pour que le lecteur puisse se situer et, surtout, s’imprégner des lieux, apprivoiser les personnages, sentir l’ambiance, etc. J’étais tellement passionné par le destin de cette famille que j’ai lu le livre en une seule journée. L’auteure Susana Fortes, que je découvre, m’a conquis. D’abord, ses lieux sont décrits admirablement bien, ils s’imposent à l’esprit. D’un côté, la Galice austère et traditionnelle : le carcan des mœurs bourgoises... Le destin de Laura U. est d’abord et avant tout l’histoire d’une famille, celle des Ulloa, qui commence au début du XXe siècle. Quand le patriarche meurt, ses avoirs sont divisés en deux. L’aîné obtient les riches plantations de Cuba et le cadet les terres ancestrales de Galice, dans le nord de l’Espagne. Mais pourquoi était-il important de diviser la famille par un océan entier ? La rivalité des deux frères (et deux belles-sœurs) n’explique pas tout. Ce mystère, et d’autres encore, finiront par refaire surface. Mais Le destin de Laura U. est d’avantage qu’une banale saga familiale. C’est l’évocation de la vie au début du siècle dernier, avec beaucoup de réalisme mais sans jamais tomber dans les longues descriptions. Elle en dit juste assez pour que le lecteur puisse se situer et, surtout, s’imprégner des lieux, apprivoiser les personnages, sentir l’ambiance, etc. J’étais tellement passionné par le destin de cette famille que j’ai lu le livre en une seule journée. L’auteure Susana Fortes, que je découvre, m’a conquis. D’abord, ses lieux sont décrits admirablement bien, ils s’imposent à l’esprit. D’un côté, la Galice austère et traditionnelle : le carcan des mœurs bourgoises de province, le cancan des voisins, la folie, la gravité des gens, la tempérence préconisée par le clergé. De l’autre, Cuba exotique et libre : la chaleur et l’humidité, le travail des employés métis, le repos de midi des propriétaires dans le jardin luxuriant à boire une limonade. Ensuite, il y a ces personnages, une poignée seulement, mais plus grands que nature. Les deux frères Jacobo et Rafael, leurs épouses respectives (la belle roturière Rebeca et la riche et jalouse Elvira) ainsi que la jeune Laura. Puis la vieille nourrice Juana, qui en sait beaucoup, sans oublier quelques fantômes… Presque un huis-clos ! Assez rapidement, l’aîné meurt mystérieusement. Alors, le cadet rapatrie sa belle-sœur et sa nièce (et héritière) dans son château malgré les présages. C’est alors que l’intrigue se précise. Et l’écriture de Susana Fortes est à la hauteur. Le passé est remué, les sentiments enfouis et qu’on croyait cachés refont surface. C’est sombre et exaltant à la fois. L’ambiance devient de plus en plus lourde, alors que des passions se déchaînent et que des superstitions s’emparent de l’esprit des gens. Il est clair que créer une atmosphère est une grande force de l’auteure. Pour finir, je me demande si le choix du patronyme était dû au hasard ? Il y a quelques années, j’ai lu le roman Le château d’Ulloa, écrit par Emilia Pardo Bazan en 1886. Ça raconte la décadence de la famille Ulloa dans le nord de la Galice, avec des accents gothiques malgré qu’il appartienne au courant naturaliste. Une autre histoire de secrets de famille…
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  • missmolko1 Posté le 24 Mars 2018
    Attention, ce roman est une vraie pépite ! Une merveille qui n'est malheureusement pas assez connue! Susana Fortes nous raconte le destin d'une famille espagnole au début du XXe siècle avec un style d'écriture qui n'est pas sans rappeler les grands auteurs sud-américains et leur réalisme magique. On fait la connaissance de la famille Ulloa. le patriarche, comte de Gondomar, est mort et en homme autoritaire qu'il a toujours été, impose un mariage à son fils cadet Rafael, tandis que l'aîné, Jacobo, doit partir s'installer à Cuba avec femme et enfant. le destin de cette famille nous est en partie raconté par Juana, la gouvernante qui a élevé les deux garçons ainsi que la fille de Jacobo, Laura, quand elle était bébé. A la mort de Jacobo, sa femme et sa fille Laura, rentre en Espagne. Le roman est passionnant est magnifiquement écrit. On se passionne forcement pour cette famille qui cache de nombreux secrets et on les découvre aux fils des pages avec beaucoup de plaisir. La fin est vraiment réussite et m'a beaucoup plu. Je lisais Susana Fortes pour la première fois, mais certainement pas la dernière !
  • TRIEB Posté le 6 Juillet 2016
    Ce pourrait être le récit d’une saga familiale, dans la tradition la plus convenue du genre : le récit d’une ascension sociale, ou d’une décadence provoquée par la génétique familiale .Il n’en est rien .Dès le début du roman, le docteur Ulloa, contracte mariage le 25 juillet 1917, conformément au souhait de son père, le comte de Gondomar, seigneur de Salvatierra. Quelque temps plus tard, le frère aîné du docteur, Jacobo, part avec son épouse pour Cuba, dans le but d’y diriger une plantation que possède la famille Ulloa de Andrade dans la province de Camagüey. À Vilavedra, localité de Galice, dans le nord-ouest de la péninsule ibérique, Juana, domestique, est le témoin direct de la vie familiale des Ulloa. Et c’est vers une plongée dans des univers passablement inquiétants et pervers que nous entraîne Susana Fortes. Le rôle de la peur, comme moteur de conduite, y est omniprésent ; il dicte maints comportements et attitudes des membres de la famille Ulloa : ainsi, Rafael Ulloa se souvient-il avec douleur, des sentiments que lui inspirait son père : « Mais le pire n'était pas le tonnerre de sa voix, qui finissait par se briser en quinte de toux sous le poids de... Ce pourrait être le récit d’une saga familiale, dans la tradition la plus convenue du genre : le récit d’une ascension sociale, ou d’une décadence provoquée par la génétique familiale .Il n’en est rien .Dès le début du roman, le docteur Ulloa, contracte mariage le 25 juillet 1917, conformément au souhait de son père, le comte de Gondomar, seigneur de Salvatierra. Quelque temps plus tard, le frère aîné du docteur, Jacobo, part avec son épouse pour Cuba, dans le but d’y diriger une plantation que possède la famille Ulloa de Andrade dans la province de Camagüey. À Vilavedra, localité de Galice, dans le nord-ouest de la péninsule ibérique, Juana, domestique, est le témoin direct de la vie familiale des Ulloa. Et c’est vers une plongée dans des univers passablement inquiétants et pervers que nous entraîne Susana Fortes. Le rôle de la peur, comme moteur de conduite, y est omniprésent ; il dicte maints comportements et attitudes des membres de la famille Ulloa : ainsi, Rafael Ulloa se souvient-il avec douleur, des sentiments que lui inspirait son père : « Mais le pire n'était pas le tonnerre de sa voix, qui finissait par se briser en quinte de toux sous le poids de son propre effort, c’était le spectacle du courroux biblique d’un père despotique, capable d’infecter comme un aiguillon l’âme innocente de n’importe quel enfant. » D’autres sentiments troubles sont décrits : celui Du docteur Ulloa, en proie à un désir de plus en plus explicite, impérieux vis-à-vis de Laura, héritière de la ligne Ulloa : « Le docteur Ulloa resta un bon monnaie à la regarder, debout contre la vitre, le gilet défait, les manches de sa chemise attachées par des élastiques. Pour la première fois de sa vie, il entendit résonner à son oreille, clairement, nettement, le démon. » Une autre supposition est glissée dans le récit, à l’occasion entre José, un autre domestique, et Juana : « Ainsi donc, Mademoiselle Laura est la fille du comte (…) Tu veux dire, José ? Que Mademoiselle Laura est la sœur de sang de don Jacobo et du docteur, c’est bien çà ? ». Le roman de Susana Fortes plonge dans les ténèbres de l’âme humaine, il introduit souvent des descriptions de cauchemars faits par les personnages. La superstition y tient une grande place. On pense à l’ambiance des romans de Bernanos, tels que Sous le soleil de Satan, ou Mouchette, et aussi aux peintures terrifiantes de Jérôme Bosch, très représentatives de l’ambiance de ce roman, très bien écrit, magnifiquement traduit, au style dense, au vocabulaire précis. À découvrir.
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  • Yuko Posté le 7 Juin 2016
    C’est un conte ensorcelant et atypique que nous offre Susana Fortes dans son dernier roman : Une histoire de destins contrariés, d’amours interdits et de folie destructrice. Autant de thèmes qu’elle confronte subtilement, à travers une écriture très dense et une construction de son récit très réussi. Une oeuvre assez forte qui aurait peut-être mérité un développement, notamment de ses personnages, plus abouti. L’histoire met en effet un certain temps à se mettre en place et le lecteur est parfois déstabilisé par la construction du récit qui alterne les points de vue et suit des personnages, de différentes époques, toujours distincts. Malgré ces retenues, l’ensemble offre une belle vision de l’Espagne, de ses mythes et de ses démons. Une saga familiale plutôt bien menée, à l’ambiance fantomatique réussie, pour un auteur à découvrir.
  • Sophie_Bazar Posté le 4 Juin 2016
    Juana a été au service de la famille Ulloa durant des décennies, et au soir de sa vie, attentive aux présages, elle se remémore les souvenirs de cette maison, ces histoires dont elle a été le témoin, ces accouchements dans la douleur, ces disparitions accidentelles, cette folie contagieuse. Dans cette famille tous les membres semblent connaître une fin tragique. A commencer par le comte de Gondomar, patriarche régnant sur sa maisonnée, de sa belle-soeur à sa belle-fille, qui choisit par testament de séparer son fils Rafael de son frère Jacobo, parti gérer les terres de la famille à Cuba. Tandis que Rafael, devenu docteur, fait un mariage sans amour avec Elvira, qui sombre vite dans la folie et finit par être internée, son frère meurt à Cuba, laissant seules son épouse Rebecca et sa fille Laura. Parti régler les affaires de la famille, il les convainc de revenir auprès de lui en Europe. Dès lors les fantômes de l’histoire semblent ressurgir et l’histoire se répéter. Ce pourrait être un conte funeste avec des fantômes, des jeunes filles aux pouvoirs surnaturels, une maison à l’ambiance pesante, des amours interdites aux répercussions sans fin, jusqu’à former une étrange malédiction familiale entre deux terres, la Galice... Juana a été au service de la famille Ulloa durant des décennies, et au soir de sa vie, attentive aux présages, elle se remémore les souvenirs de cette maison, ces histoires dont elle a été le témoin, ces accouchements dans la douleur, ces disparitions accidentelles, cette folie contagieuse. Dans cette famille tous les membres semblent connaître une fin tragique. A commencer par le comte de Gondomar, patriarche régnant sur sa maisonnée, de sa belle-soeur à sa belle-fille, qui choisit par testament de séparer son fils Rafael de son frère Jacobo, parti gérer les terres de la famille à Cuba. Tandis que Rafael, devenu docteur, fait un mariage sans amour avec Elvira, qui sombre vite dans la folie et finit par être internée, son frère meurt à Cuba, laissant seules son épouse Rebecca et sa fille Laura. Parti régler les affaires de la famille, il les convainc de revenir auprès de lui en Europe. Dès lors les fantômes de l’histoire semblent ressurgir et l’histoire se répéter. Ce pourrait être un conte funeste avec des fantômes, des jeunes filles aux pouvoirs surnaturels, une maison à l’ambiance pesante, des amours interdites aux répercussions sans fin, jusqu’à former une étrange malédiction familiale entre deux terres, la Galice et Cuba, pétries de superstitions et de sorcellerie. C’est un livre fascinant une fois qu’on est entré dedans, avec une écriture transcrivant avec grand talent une atmosphère très particulière.
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