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Belfond
EAN : 9782714446527
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 312
Format : 140 x 225 mm

Le Diable en France

ALEXANDRE ADLER (Préface), Jean-Claude CAPÈLE (Traducteur)
Date de parution : 18/02/2010

Préfacé par Alexandre Adler, redécouvrez le seul récit autobiographique de l'un des plus grands écrivains allemands de son époque, Le Diable en France de Lion Feuchtwanger, qui retrace son internement dans le camp des Milles en 1940. Édifiante, bouleversante, brûlante d'actualité, l'histoire d'un amour déçu pour une terre d'asile qui se révéla une prison de plus…

Exilé dès l'arrivée des nazis au pouvoir, Lion Feuchtwanger vit pendant six ans « heureux comme Dieu en France », pour reprendre le dicton germanique. Mais, si Dieu vit bien en France, le diable n'y vit pas mal non plus. Et, pour Feuchtwanger, l'enfer commence avec la débâcle française de...

Exilé dès l'arrivée des nazis au pouvoir, Lion Feuchtwanger vit pendant six ans « heureux comme Dieu en France », pour reprendre le dicton germanique. Mais, si Dieu vit bien en France, le diable n'y vit pas mal non plus. Et, pour Feuchtwanger, l'enfer commence avec la débâcle française de 1940.
Jusque-là respecté et fêté, il est incarcéré avec d'autres artistes juifs allemands ou autrichiens en exil dans un camp installé en toute hâte au sein d'une tuilerie désaffectée près d'Aix-en-Provence.
Petits et grands malheurs de ces intellectuels arrachés à leur univers, souffrances physiques et morales de tous ces êtres qu'on a voulu déshumaniser, mais aussi cruelle désillusion de ce fervent admirateur de la patrie des droits de l'homme vis-à-vis de la France, qui l'a trahi par lâcheté et je-m'en-foutisme.
Une mise en garde aux puissantes résonances contemporaines contre ce « diable de la négligence, de l'inadvertance, du manque de générosité, du conformisme, de l'esprit de routine »…

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EAN : 9782714446527
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 312
Format : 140 x 225 mm
Belfond

Ils en parlent

<< Certes, il y a loin de Flavius Josèphe à Lion Feuchtwanger, mais pourtant suffisamment de points communs pour que l'on sente passer dans les deux livres (La Guerre de Judée et Le Diable en France) le souffle de la tragédie que furent ces destins d'intellectuels juifs militants pris dans une tourmente qui les dépassait. >>
Le Monde

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • nelly76 Posté le 9 Juillet 2020
    J'ai beaucoup aimé ce roman autobiographique, et surtout l'auteur que je ne connaissais pas ,grave lacune !. J'avais entendu parler des camps de réfugiés pendant la seconde guerre mondiale,en particulier celui des Milles, près d'Aix en Provence.Apres quelques recherches ,j'ai appris beaucoup de faits historiques concernant cette période de la guerre 39/45,où une partie de l'intelligentsia Allemande et Autrichienne indésirable dans leur pays s'était réfugié en France. Au travers le récit de L.Feuchtwanger,interné dans le camp des Milles en 1940,ce qui m'a profondément étonnée et surprise est la façon qu'il'a d'appréhender les chose qui lui arrivent. J'ai eu l'impression tout au long de ma lecture que l'auteur était spectateur et qu'il nous décrivait une scène sans vraiment être impliqué dans cette page de vie.C'est étrange et en même temps nous sentons toute la philosophie contemplative de l'écrivain, il se bat avec ses mots ,mais n'entre jamais dans l'action.Et au fur et à mesure de ma lecture ,ce fatalisme est remplacé par un sentiment d'impuissance face à un gouvernement, qui à cette époque est totalement laxiste et indecis.Nous sentons toute l'amertume et toute la désillusion de L.Feuchtwanger face à ces événements,c'est ce qui donne cette impression de détachement de l'écrivain.La France... J'ai beaucoup aimé ce roman autobiographique, et surtout l'auteur que je ne connaissais pas ,grave lacune !. J'avais entendu parler des camps de réfugiés pendant la seconde guerre mondiale,en particulier celui des Milles, près d'Aix en Provence.Apres quelques recherches ,j'ai appris beaucoup de faits historiques concernant cette période de la guerre 39/45,où une partie de l'intelligentsia Allemande et Autrichienne indésirable dans leur pays s'était réfugié en France. Au travers le récit de L.Feuchtwanger,interné dans le camp des Milles en 1940,ce qui m'a profondément étonnée et surprise est la façon qu'il'a d'appréhender les chose qui lui arrivent. J'ai eu l'impression tout au long de ma lecture que l'auteur était spectateur et qu'il nous décrivait une scène sans vraiment être impliqué dans cette page de vie.C'est étrange et en même temps nous sentons toute la philosophie contemplative de l'écrivain, il se bat avec ses mots ,mais n'entre jamais dans l'action.Et au fur et à mesure de ma lecture ,ce fatalisme est remplacé par un sentiment d'impuissance face à un gouvernement, qui à cette époque est totalement laxiste et indecis.Nous sentons toute l'amertume et toute la désillusion de L.Feuchtwanger face à ces événements,c'est ce qui donne cette impression de détachement de l'écrivain.La France l'a trahit ,la France où il avait mis toute sa confiance,il,y aurait tant et tant de discussions à avoir sur ces événements honteux d'une France soumise .Un très très bon livre que je recommande chaleureusement .( pour les passionnés d'histoire ,entre autres)⭐⭐⭐⭐⭐
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  • Zephirine Posté le 4 Juin 2020
    J’ai eu l’occasion de visiter le camp des « Mille », cette ancienne tuilerie près d’Aix en Provence transformée en camp d’internement pour des milliers d’hommes et de femmes, une visite qui m’a révélé des pans de l’histoire de la période 1939-1945 que j’ignorais. Lire ce témoignage était donc la suite logique d’une visite qui m’a profondément marquée. Après avoir fui l’Allemagne qui l’a déchu de sa nationalité Lion Feuchtwanger vit quelques années heureuses en France. Las ! en juin 1940, il est arrêté et se retrouve interné au camp des Mille. Les conditions de vie sont dures, l’hygiène déplorable et la faim torturante mais la vie intellectuelle s’épanouie malgré tout car nombreux sont les intellectuels allemands internés dans ce camp de transit. On retrouve, sous la plume alerte et acérée de Lion Feuchtwanger, tous les travers et les mesquineries d’une société reconstituée. Ces intellectuels pour la plupart, ne se montrent pas toujours sous leur meilleur jour malgré leur perte de liberté et l’incertitude de leur avenir. On sourit aussi à la description minutieuse et savoureuse de l’administration française, ubuesque et stupide. Le camp est tenu par les gendarmes français, dépassés par cette tâche pour laquelle ils ne... J’ai eu l’occasion de visiter le camp des « Mille », cette ancienne tuilerie près d’Aix en Provence transformée en camp d’internement pour des milliers d’hommes et de femmes, une visite qui m’a révélé des pans de l’histoire de la période 1939-1945 que j’ignorais. Lire ce témoignage était donc la suite logique d’une visite qui m’a profondément marquée. Après avoir fui l’Allemagne qui l’a déchu de sa nationalité Lion Feuchtwanger vit quelques années heureuses en France. Las ! en juin 1940, il est arrêté et se retrouve interné au camp des Mille. Les conditions de vie sont dures, l’hygiène déplorable et la faim torturante mais la vie intellectuelle s’épanouie malgré tout car nombreux sont les intellectuels allemands internés dans ce camp de transit. On retrouve, sous la plume alerte et acérée de Lion Feuchtwanger, tous les travers et les mesquineries d’une société reconstituée. Ces intellectuels pour la plupart, ne se montrent pas toujours sous leur meilleur jour malgré leur perte de liberté et l’incertitude de leur avenir. On sourit aussi à la description minutieuse et savoureuse de l’administration française, ubuesque et stupide. Le camp est tenu par les gendarmes français, dépassés par cette tâche pour laquelle ils ne sont pas formés. Ordres et contre ordres abondent. On ne sait comment occuper tout ce beau monde qui s’agite et palabre, alors on lui impose des travaux inutiles comme déplacer des tuiles d’un endroit à l’autre. Ce récit est précieux aussi pour sa valeur de témoignage. Travaillé sur le motif comme un peintre, il décrit, décortique, et analyse la vie du camp sous toutes ses facettes. On découvre aussi l’atmosphère politique de cette époque trouble et cette lâcheté qui consistait à emprisonner des apatrides pour complaire à l’Allemagne nazie. Bien qu’écrit dans un style quelque peu vieilli, ce témoignage se lit avec intérêt.
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  • siouxie Posté le 10 Février 2020
    Ce récit autobiographique est celui d'un auteur allemand, Lion Feuchtwanger, très connu dans les années 1920 en raison de son roman à succès LE JUIF SUSS. Lion Feuchtwanger est contraint de s'installer en France en 1933, déchu de sa nationalité allemande. Au début de la seconde guerre mondiale, il est interné par le gouvernement français avec beaucoup d'autres étrangers, jugés "ennemis" de la France, il se retrouve au camp des Milles, près d'Aix-en-Provence. Ce livre est son récit des mois de captivité, c'est passionnant car ce témoignage s'intéresse à la vie quotidienne de ces hommes à l'intérieur de cette fabrique de briques réquisitionnée pour leur "hébergement". Les prisonniers ne comprennent pas que la France qui fut leur asile devienne ainsi leur prison. Les jours s'écoulent faits de promiscuité, de peur, de trafics en tous genres, de moments de fraternité, d'espoirs déçus, de spectacles, de créations artistiques ( Max Ernst y fut interné), de discussions intellectuelles. Ces hommes attendent que le gouvernement leur permette le s'exiler avant l'arrivée des allemands, Lion Feuchtwanger se sait recherché. Les responsables du camp gardent leurs papiers, les empêchant de fuir de façon "légale", c'est pour ces hommes une incompréhension anxieuse qui se joue chaque jour,... Ce récit autobiographique est celui d'un auteur allemand, Lion Feuchtwanger, très connu dans les années 1920 en raison de son roman à succès LE JUIF SUSS. Lion Feuchtwanger est contraint de s'installer en France en 1933, déchu de sa nationalité allemande. Au début de la seconde guerre mondiale, il est interné par le gouvernement français avec beaucoup d'autres étrangers, jugés "ennemis" de la France, il se retrouve au camp des Milles, près d'Aix-en-Provence. Ce livre est son récit des mois de captivité, c'est passionnant car ce témoignage s'intéresse à la vie quotidienne de ces hommes à l'intérieur de cette fabrique de briques réquisitionnée pour leur "hébergement". Les prisonniers ne comprennent pas que la France qui fut leur asile devienne ainsi leur prison. Les jours s'écoulent faits de promiscuité, de peur, de trafics en tous genres, de moments de fraternité, d'espoirs déçus, de spectacles, de créations artistiques ( Max Ernst y fut interné), de discussions intellectuelles. Ces hommes attendent que le gouvernement leur permette le s'exiler avant l'arrivée des allemands, Lion Feuchtwanger se sait recherché. Les responsables du camp gardent leurs papiers, les empêchant de fuir de façon "légale", c'est pour ces hommes une incompréhension anxieuse qui se joue chaque jour, l'auteur finira pas pouvoir fuir mais il ne raconte pas la fin de son aventure ne voulant pas compromettre les passeurs. Finalement qui est ce "diable" en France que le titre nous annonce ? peut-être les troupes allemandes qui déferlent aussi en zone sud, pour ma part un autre diable se profile : le diable c'est aussi la désinvolture et le caractère bouillon, négligent et désorganisé des Français, incapables de prendre une décision claire avec ces hommes. Un récit qui se lit d'une traite.
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  • telle17 Posté le 13 Novembre 2017
    Témoignage presque banal , avec de la retenue sur le sort réservé a des hommes ayant fuit le régime d'Hitler mais considéré comme "ennemis potentiel " de la France en 1940. Opposition entre son respect pour les valeurs française, le courage du "petit peuple" et le "je m'en foutisme" de l'administration française. A lire et à compléter par le visite du camp de Milles.
  • LOUTRE13 Posté le 10 Juillet 2016
    Un témoignage intéressant sur le sort réservé à ces hommes et femmes ayant fuit le régime d'Hilter mais considérés par la France comme des "ennemis potentiels". Nous sommes en 1940 et dans le sud, à Aix-en-provence, une ancienne tuilerie va servir de camp de rétention pour ces intellectuels allemands désormais apatrides comme Feuchtwanger, ou encore Marx Erntz. L'auteur décrit avec minutie mais sans jamais tomber dans l'outrance ou le pathos excessif leurs terribles conditions de vie au camp des Milles mais aussi au sein d'autres camps comme celui de Nîmes. Il teinte également son récit d'anecdotes humoristiques afin de caricaturer le système administratif français et d'en faire ressortir les incohérences.Ce récit autobiographique qui ne fut jamais terminé par Lion Feuchtwanger (une fois exilé en Amérique, il abandonna le projet) a le mérite d'avoir été écrit "à vif", dans le "coeur de l'action" ce qui nous plonge, avec lui, dans le chaos d'une vie qui perd son sens, dans le chaos d'une vie qui menace à tout instant d'être interrompue, dans le chaos d'une vie où seule importe la survie.... En conclusion, un témoignage éclairant sur une partie de notre histoire de France que nous ne connaissons pas toujours....
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