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EAN : 9782749128429
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 512
Format : 140 x 220 mm

Le Dilemme du prisonnier

Jean-Yves Pellegrin (traduit par)
Collection : Lot 49
Date de parution : 22/08/2013

Après Trois Fermiers s’en vont au bal et Le Temps où nous chantions, Richard Powers nous livre ici l’un de ses romans les plus puissants et les plus aboutis.

Fin des années 1980, De Kalb, Illinois. Eddie Hobson, Ailene et leurs quatre enfants ont toujours formé un clan très soudé. Mais, lorsque Eddie est frappé par une étrange maladie, la mécanique familiale se dérègle et les secrets de ce père pas comme les autres font peu à peu surface....

Fin des années 1980, De Kalb, Illinois. Eddie Hobson, Ailene et leurs quatre enfants ont toujours formé un clan très soudé. Mais, lorsque Eddie est frappé par une étrange maladie, la mécanique familiale se dérègle et les secrets de ce père pas comme les autres font peu à peu surface. Pourquoi ce professeur d’histoire charismatique a-t-il élevé ses enfants, aujourd’hui adultes, dans l’amour de la culture, des énigmes et des jeux d’esprits, tout en les tenant toujours éloignés des réalités de leur temps ? Et quelle est cette longue histoire qu’il élabore depuis près de trois décennies derrière une porte close ? Alors qu’Eddie s’est enfui de l’hôpital pour une destination inconnue, le plus jeune de ses fils, Eddie Jr., part à sa recherche. Petit à petit, l’histoire du père se dévoile et, avec elle, c’est tout le XXe siècle qui défile, de l’Exposition universelle de New York, en 1939, aux essais nucléaires de Los Alamos, en passant par un projet grandiose de Walt Disney destiné à entretenir l’optimisme des populations durant la Seconde Guerre mondiale.



Dans cet éblouissant roman polyphonique, Richard Powers s’intéresse à l’industrie du divertissement, de Hollywood à Disneyland, et questionne notre besoin d’évasion. Il nous montre, à la lumière d’un demi-siècle d’une histoire passionnante, comment ce qui nous édifie, que ce soit la famille ou la culture, nous emprisonne tout autant.

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EAN : 9782749128429
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 512
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Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • lehibook Posté le 26 Mai 2019
    Pas facile d’y entrer dans ce livre ! Cette famille autarcique ,son langage codé , les références ultra américaines le rendent , un peu rébarbatif au premier abord et l’on est tenté de ne s’intéresser qu’à la deuxième ligne narrative qui analyse les rapports entre l’univers du divertissement (Disney en l’occurrence) et la guerre . Puis se dévoile le « trou noir » autour duquel gravite le récit : la maladie, la disparition du père et l’interrogation sur la liberté et le conditionnement qui sous-tend toute éducation. Et l’on se rend compte qu’il s’agit ,une nouvelle fois , d’un grand livre…
  • CCoco Posté le 4 Mai 2019
    Lectrice fidèle de Richard Powers, je m'apprêtais à être emmenée dans un univers littéraire dont il a le secret. Mais je suis restée sur le bord de la page. L'écriture est complexe, on en a l'habitude avec lui, mais elle est restée obscure pour moi. Je pense ne pas avoir suffisamment de connaissances sur l'Histoire américaine pour comprendre. Trop de non-dits, de questions restées en suspens jusqu'à la fin, le lecteur est aussi perdu que les enfants dans la compréhension de leur père. C'était peut-être la volonté de l'auteur, mais trop perturbant pour la lectrice que je suis.
  • Myriam3 Posté le 15 Avril 2018
    Chez Richard Powers, les familles fonctionnent en autonomie, noyau dur isolé du reste du monde. Pourquoi? Parce que c'est une famille dirigée par un père inadapté, visionnaire et fragile qui entraîne femme et enfants dans un cocon de culture, d'art et de questionnements sur ce monde trop douloureux. Le père - Eddie Senior, le Vieux - en sait trop. Et comme lui, son fils ainé, Artie, se demande comment on peut continuer à vivre, à avancer face à la tragédie vers laquelle on s'avance. Guerre, massacres, bombe atomique et des gouvernements cyniques et manipulateurs. Les Hobson sont clairement une famille à part - tout comme celle du Temps où nous chantions, roman magnifique - . Trop intelligents et du coup, complètement barrés, pour certains d'entre eux du moins. Le père est malade, subit des crises qui l'affaiblissent, mais ça fait des années que ça dure. Thanksgiving et le miracle, il accepte enfin de se rendre à l'hôpital. Pendant ce temps, sa progéniture s'interroge et se dispute autour des raisons de cette maladie particulière, et Artie, pour cette raison, fouille dans sa mémoire, tente de répondre aux énigmes de son père - messages codés qui le feront avancer dans son enquête- et... Chez Richard Powers, les familles fonctionnent en autonomie, noyau dur isolé du reste du monde. Pourquoi? Parce que c'est une famille dirigée par un père inadapté, visionnaire et fragile qui entraîne femme et enfants dans un cocon de culture, d'art et de questionnements sur ce monde trop douloureux. Le père - Eddie Senior, le Vieux - en sait trop. Et comme lui, son fils ainé, Artie, se demande comment on peut continuer à vivre, à avancer face à la tragédie vers laquelle on s'avance. Guerre, massacres, bombe atomique et des gouvernements cyniques et manipulateurs. Les Hobson sont clairement une famille à part - tout comme celle du Temps où nous chantions, roman magnifique - . Trop intelligents et du coup, complètement barrés, pour certains d'entre eux du moins. Le père est malade, subit des crises qui l'affaiblissent, mais ça fait des années que ça dure. Thanksgiving et le miracle, il accepte enfin de se rendre à l'hôpital. Pendant ce temps, sa progéniture s'interroge et se dispute autour des raisons de cette maladie particulière, et Artie, pour cette raison, fouille dans sa mémoire, tente de répondre aux énigmes de son père - messages codés qui le feront avancer dans son enquête- et veut en savoir plus sur Hobsville, création secrète à laquelle son père s'est attelé depuis le début des symptômes. C'est un roman à la fois familial et historique, l'histoire des Etats-Unis de 1939 à 1979 avec la deuxième guerre mondiale et le Japon comme axe principal. On y découvre un Walt Disney revisité par le père, figure fantasmatique et un brin inquiétante. Le récit est foisonnant, intriguant et souvent compliqué en particulier par ces non-dits frustrants. J'ai préféré Le Temps où nous chantions parce que je l'ai trouvé plus fluide, mais Le Dilemme du prisonnier reste une sacrée expérience.
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  • Pleven Posté le 21 Août 2015
    Je viens à l'instant de terminer ce livre et je me dis : quoi, on peut pas mettre une sixième étoile sur Babelio ? Chronique familiale, fable merveilleuse, édifiante leçon d'histoire... "Le dilemme du prisonnier" est tout cela à la fois et réussit à tout méler avec un rare brio. C'est la première fois que je lis Richard Powers et je suis impressionné tant par l'intelligence du propos que par la facilité de lecture. Le genre de livre qui a la fois rend plus intelligent (enfin... qui vous ouvre l'esprit) tout en vous faisant passer un très bon moment. La famille Hobson est soudée par la fantaisie, le parti pris du jeu et de l'esprit pour faire face à l'adversité, autour de la clé de voute qu'est le père, et sa mystérieuse maladie. Et cette fantaisie permet d'aborder des sujets d'une absolue gravité (le totalitarisme, l'individualisme forcené...) avec légèreté. Une très grande réussite.
  • soleil Posté le 30 Janvier 2015
    Tout est parti d' une critique de ce roman sur Babelio. Enthousiasmée par l'engouement du lecteur duquel j'avais lu l'avis, j'ai cédé à la tentation. Je me suis donc retrouvée embarquée au côté d'une famille américaine, un couple et quatre enfants. L'épouse m'a paru discrète, effacée. Il faut dire que son mari focalise l'attention sur lui mais bien malgré lui. Eddie Senior est atteint d'un mal mystérieux (évanouissements, absence, saignements). Alors l'épouse veille et tous semblent vivre bon gré mal gré avec les désordres du cerveau paternel. Les enfants sont différents les uns des autres mais ont cependant des points communs : l'amour qu'ils portent à leurs parents dut-il passer par le sarcasme ou la moquerie ; leur gentillesse. Mon avis : ce roman est dense, varié, bien écrit, avec des passages ardus qui ne m’ont pas du tout rebutée. Je n’ai pas du aimé tous les passages en italiques qui doivent composer la moitié du roman. J’ai eu du mal à comprendre qui parlait lors de chacun des passages. Et pourtant j’ai beaucoup aimé ce roman. Je l’ai trouvé confortable, je m’y suis plu comme s’il était un cocon, un refuge douillet ; je n’avais pas envie de le quitter,... Tout est parti d' une critique de ce roman sur Babelio. Enthousiasmée par l'engouement du lecteur duquel j'avais lu l'avis, j'ai cédé à la tentation. Je me suis donc retrouvée embarquée au côté d'une famille américaine, un couple et quatre enfants. L'épouse m'a paru discrète, effacée. Il faut dire que son mari focalise l'attention sur lui mais bien malgré lui. Eddie Senior est atteint d'un mal mystérieux (évanouissements, absence, saignements). Alors l'épouse veille et tous semblent vivre bon gré mal gré avec les désordres du cerveau paternel. Les enfants sont différents les uns des autres mais ont cependant des points communs : l'amour qu'ils portent à leurs parents dut-il passer par le sarcasme ou la moquerie ; leur gentillesse. Mon avis : ce roman est dense, varié, bien écrit, avec des passages ardus qui ne m’ont pas du tout rebutée. Je n’ai pas du aimé tous les passages en italiques qui doivent composer la moitié du roman. J’ai eu du mal à comprendre qui parlait lors de chacun des passages. Et pourtant j’ai beaucoup aimé ce roman. Je l’ai trouvé confortable, je m’y suis plu comme s’il était un cocon, un refuge douillet ; je n’avais pas envie de le quitter, de les quitter ; je voulais rester avec cette famille dont le père est un peu déjanté tout comme ses enfants, ai-je trouvé. L’union de la famille malgré des membres complètement différents et zinzins y sont pour beaucoup comme si rien ne pouvait faire éclater cette cellule familiale qui se serait prémunie des attaques extérieures par un filet ou une toile invisible. Bien que je n’aie pas aimé voir le récit s’interrompre par ces chapitres en italiques, je les ai tout de même lus dans l’attente de pouvoir découvrir le chapitre suivant qui me ramènerait au milieu de la famille, dans leur réel. Je les ai considérés comme un passage nécessaire entre un chapitre et un autre. J’ai suivi les Hobson et me suis laissée porter par eux sans chercher à tout décortiquer, à tout comprendre, en leur faisant une confiance aveugle.
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