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Belfond
EAN : 9782714446640
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 336
Format : 140 x 225 mm

Le Dîner

Isabelle Rosselin (Traducteur)
Date de parution : 05/05/2011

Dans un grand restaurant d'Amsterdam, deux couples passent une soirée sous haute tension. Un huis clos étouffant et dérangeant, un roman coup de poing qui dresse un portrait à la fois ridicule et glaçant d'une bourgeoisie prête à renoncer à toutes ses valeurs morales.

Succès phénoménal aux Pays-Bas, alliance détonante d'une comédie de mœurs à l'humour ravageur et d'un roman noir à la tension implacable, Le Dîner dresse le portrait de notre société en pleine crise morale.

Deux frères se donnent rendez-vous avec leurs épouses dans un restaurant branché d'Amsterdam.
Hors-d'œuvre : le maître...

Succès phénoménal aux Pays-Bas, alliance détonante d'une comédie de mœurs à l'humour ravageur et d'un roman noir à la tension implacable, Le Dîner dresse le portrait de notre société en pleine crise morale.

Deux frères se donnent rendez-vous avec leurs épouses dans un restaurant branché d'Amsterdam.
Hors-d'œuvre : le maître d'hôtel s'affaire.
Plat principal : on parle de tout, des films à l'affiche, des vacances en Dordogne.
Dessert : on évite soigneusement le véritable enjeu du dîner, les enfants.

Car leurs fils respectifs ont commis un acte d'une violence inouïe.

Un café, un digestif, l'addition.
Reste la question : jusqu'où irions-nous pour préserver nos enfants ?

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EAN : 9782714446640
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 336
Format : 140 x 225 mm
Belfond

Ils en parlent

<< Ce menu-là va vous rester en travers de la gorge. [...] De l'apéritif au digestif, Herman Koch passe du vaudeville familial au roman noir. On sort de table, estomaqué. >>
Françoise Dargent / Le Figaro

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • dpmev Posté le 9 Septembre 2020
    Un roman effrayant de vérité,très contemporain,qui se situe entre le thriller et le roman d'horreur -une horreur qui n'est pas inventée,mais qui est celle réelle du monde dans lequel nous vivons au quotidien. Si au début je ressentais de l'empathie pour le narrateur et sa femme,celle-ci s'est peu à peu estompée au fil du livre pour laisser place au dégoût,et la façon dont l'auteur nous fait passer d'un sentiment à un autre envers ces personnages au fil de l'histoire est très habile. Le dîner,c'est avant tout un roman sur les relations entre les parents et leurs enfants,qui dépeint remarquablement bien la culture de l'excuse des premiers envers les seconds. Oui,le fils du narrateur a commis un crime abject,mais il est jeune,à quinze ans il n'est qu'un enfant,il ne se rendait pas compte de ce qu'il faisait,il avait des excuses,et puis la personne victime n'était pas toute blanche non plus,n'était-ce pas plus de sa faute que de celle de ce petit ange qui n'a jamais rien fait de mal de sa vie ? Bien sûr,il avait déjà commis quelques bêtises étant petit,mais rien de grave,et puis là non plus ce n'était pas de sa faute,et gare à celui qui viendrait prétendre... Un roman effrayant de vérité,très contemporain,qui se situe entre le thriller et le roman d'horreur -une horreur qui n'est pas inventée,mais qui est celle réelle du monde dans lequel nous vivons au quotidien. Si au début je ressentais de l'empathie pour le narrateur et sa femme,celle-ci s'est peu à peu estompée au fil du livre pour laisser place au dégoût,et la façon dont l'auteur nous fait passer d'un sentiment à un autre envers ces personnages au fil de l'histoire est très habile. Le dîner,c'est avant tout un roman sur les relations entre les parents et leurs enfants,qui dépeint remarquablement bien la culture de l'excuse des premiers envers les seconds. Oui,le fils du narrateur a commis un crime abject,mais il est jeune,à quinze ans il n'est qu'un enfant,il ne se rendait pas compte de ce qu'il faisait,il avait des excuses,et puis la personne victime n'était pas toute blanche non plus,n'était-ce pas plus de sa faute que de celle de ce petit ange qui n'a jamais rien fait de mal de sa vie ? Bien sûr,il avait déjà commis quelques bêtises étant petit,mais rien de grave,et puis là non plus ce n'était pas de sa faute,et gare à celui qui viendrait prétendre le contraire et oser le rendre responsable de ses actes ... C'est un roman donc terrifiant de réalisme,car je n'ai eu aucun mal à croire à ces parents prêts à excuser leur enfant et à lui ôter toute responsabilité,même lorsque celui-ci commet l'irréparable. Aucun mal non plus à imaginer que des adolescents puissent,dans leur bêtise et leur violence,commettre un tel acte et ne pas ensuite culpabiliser -après tout,ce n'est jamais de leur faute mais toujours de celle des autres,c'est ainsi qu'on les a éduqués donc pourquoi se sentiraient-ils coupables ? La violence gratuite et la jouissance de l'accomplir,la déshumanisation et le blâme de la victime,la croyance que c'est l'enfant de l'autre qui est le mauvais et surtout pas le sien qui se laisse forcément influencer quand il fait quelque chose de mal,la déresponsabilisation à son paroxysme de son enfant : tout cela sonne vrai,très révélateur de la société actuelle. Une réflexion intéressante aussi sur l'origine de la violence et sur sa transmission : est-elle héréditaire et génétique,ou s'acquiert-elle ? Dans le livre,il semblerait que ce soit un peu des deux façons ... Le roman s'achève sur une note tout aussi glaçante,et on le referme sur un sentiment de malaise,qui a grandi tout au long de l'histoire pour ne jamais redescendre.
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  • mel_bouquine18 Posté le 8 Septembre 2020
    Dans ce roman, Paul vous invite à sa table ! De l’apéritif au digestif, vous assistez au repas de famille réunissant deux frères et leurs épouses qui ont besoin de discuter de leurs fils. Les adolescents ont commis un acte d’une violence sans nom, totalement gratuit... Paul vous explique la situation avec un cynisme appréciable, même si la première moitié du roman est un peu longue et les digressions narratives nombreuses... Par contre, plus le dîner avance plus la tension monte 😳 Le schéma du roman est un réel point fort ! L’auteur vous dresse un portrait pas très jojo de la société, une critique parfois acerbe masquée sous un humour corrosif, et vous force à vous demander, comme Paul : à quel prix protégeriez-vous votre enfant ? Pour ma part, c’était un huis clos intéressant, mais j’ai trouvé la style d’écriture un peu lourd (juste une question de goût) #9997;️ ce qui m’a parfois ennuyée 🤷🏻#8205;#9792;️ Par contre, le schéma narratif et les réflexions amenées valorisent sans aucun doute le récit. C’est d’ailleurs pour cette raison que je vous encourage à vous faire votre propre avis.
  • pdupaty Posté le 27 Août 2020
    Le dîner est l'un des romans néerlandais contemporains qui ont connu le plus de succès. Il a fait l'objet de deux adaptations à l'écran et d'une pièce de théâtre. Je serais curieux de voir ce que ça donne sur les planches, d'ailleurs, car l'histoire se prête parfaitement à l'exercice. Entre roman noir, comédie de moeurs et satire sociale, le livre est en tout cas une totale réussite. Il s'agit d'un dîner dans un restaurant huppé d'Amsterdam entre deux frères et leurs épouses. L'un des deux frères, Paul (le narrateur) est un prof d'histoire mis en disponibilité pour raison médicale ; l'autre, Serge est un politicien en pleine campagne électorale, pressenti pour devenir le prochain premier ministre des Pays-Bas. Ca commence de manière légère, avec des réflexions personnelles du narrateur assez salées sur les pratiques commerciales aux Pays-Bas ou sur le caractère parfaitement superficiel et m'as-tu vu de son frère. Et plus ça va, plus les caractères et les actes des uns et des autres se dévoilent, et notamment une énorme connerie qu'on fait les enfants des deux couples. Et plus ça va, plus ça devient glauque et on se demande en permanence quand ça va déraper. Je ne peux pas en dire... Le dîner est l'un des romans néerlandais contemporains qui ont connu le plus de succès. Il a fait l'objet de deux adaptations à l'écran et d'une pièce de théâtre. Je serais curieux de voir ce que ça donne sur les planches, d'ailleurs, car l'histoire se prête parfaitement à l'exercice. Entre roman noir, comédie de moeurs et satire sociale, le livre est en tout cas une totale réussite. Il s'agit d'un dîner dans un restaurant huppé d'Amsterdam entre deux frères et leurs épouses. L'un des deux frères, Paul (le narrateur) est un prof d'histoire mis en disponibilité pour raison médicale ; l'autre, Serge est un politicien en pleine campagne électorale, pressenti pour devenir le prochain premier ministre des Pays-Bas. Ca commence de manière légère, avec des réflexions personnelles du narrateur assez salées sur les pratiques commerciales aux Pays-Bas ou sur le caractère parfaitement superficiel et m'as-tu vu de son frère. Et plus ça va, plus les caractères et les actes des uns et des autres se dévoilent, et notamment une énorme connerie qu'on fait les enfants des deux couples. Et plus ça va, plus ça devient glauque et on se demande en permanence quand ça va déraper. Je ne peux pas en dire plus pour ne pas spoiler. En tout cas, j'ai pris énormément de plaisir à lire ce livre, qui se lit particulièrement vite. L'humour et le cynisme dont font preuve l'auteur n'ont d'égale que son art de la mise en scène et de la montée en puissance dramatique.
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  • poparaile Posté le 19 Juillet 2020
    On ne pose le livre que contraint par l'heure ou la fatigue des yeux. Un sens extraordinaire de la narration... En plus, le "je" du narrateur établit une connivence facile avec le lecteur, étayée par ses sarcasmes parfois hilarants vis-à-vis de la bourgeoisie hollandaise et de ses manières (illustrées par le dîner dans un restaurant haut-de-gamme) : sa culture, sa tolérance, sa générosité et son bon goût. Sa bienséance. Chacun se reconnaîtra. Mais bientôt, on rit moins, la férocité l'emporte sur l'humour, le malaise s'insinue, puis l'effroi. Un jour, le réel lui saute au visage, à la bourgeoisie, comme un fait divers bien sordide qui, tout à coup, la concerne. Alors la peur, la haine, le dégoût des pauvres si puants et si laids, le racisme bien dur et bien caché, réapparaît comme une grosse tache au milieu de la nappe. Une violence inouïe que la génération qu'elle a enfanté assume et lui fait voir. Mais dans son désir fanatique de vivre le fantasme de la famille heureuse et unie, certains sont prêts, par une pure hypocrisie, à mettre dans la balance l'avenir d'un pays. Cette violence haineuse, ce mépris, ces valeurs renversées,... On ne pose le livre que contraint par l'heure ou la fatigue des yeux. Un sens extraordinaire de la narration... En plus, le "je" du narrateur établit une connivence facile avec le lecteur, étayée par ses sarcasmes parfois hilarants vis-à-vis de la bourgeoisie hollandaise et de ses manières (illustrées par le dîner dans un restaurant haut-de-gamme) : sa culture, sa tolérance, sa générosité et son bon goût. Sa bienséance. Chacun se reconnaîtra. Mais bientôt, on rit moins, la férocité l'emporte sur l'humour, le malaise s'insinue, puis l'effroi. Un jour, le réel lui saute au visage, à la bourgeoisie, comme un fait divers bien sordide qui, tout à coup, la concerne. Alors la peur, la haine, le dégoût des pauvres si puants et si laids, le racisme bien dur et bien caché, réapparaît comme une grosse tache au milieu de la nappe. Une violence inouïe que la génération qu'elle a enfanté assume et lui fait voir. Mais dans son désir fanatique de vivre le fantasme de la famille heureuse et unie, certains sont prêts, par une pure hypocrisie, à mettre dans la balance l'avenir d'un pays. Cette violence haineuse, ce mépris, ces valeurs renversées, Herman Koch les décrit ironiquement comme un syndrome psychiatrique héréditaire "qui porte un nom allemand" mais on aura compris...
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  • Fabinou7 Posté le 22 Avril 2020
    « You don’t have to know everything about each other. Secrets didn’t get in the way of happiness. » L’auteur hollandais signe un thriller psychologique très bien huilé et pourtant grinçant. On peut encore être dérangé en littérature (et c’est tant mieux ? Qu’en pensez-vous ?). Le livre est écrit par un journaliste mais, malgré mes réticences, la langue et la construction sont celles d’un romancier (Zola n’était-il pas lui-même journaliste après tout). Le roman est construit comme un repas dans un gastronomique (à ce propos, la France rayonne dans le domaine de la cuisine à l’international ! Ce n’est pas la seule, mais c’est à souligner). Les amuses bouches, les entrées etc. Mais au-delà de ce diner, l’auteur use de nombreux flash-backs, le roman évoluant ainsi selon plusieurs temporalités façon puzzle. Je doute de l’intérêt des adaptations cinématographiques du livre (notamment une avec Richard Gere, s’il vous plait) : nous passons trop de temps dans la tête du narrateur (qu’en pensez-vous, peut-être les avez-vous vu ?). Mais c’est là aussi tout l’intérêt : nous sommes pris en otage dans son esprit, forcé de le suivre dans ses pérégrinations et ses souvenirs, de voir les ressorts de ses gestes et son humour corrosif,... « You don’t have to know everything about each other. Secrets didn’t get in the way of happiness. » L’auteur hollandais signe un thriller psychologique très bien huilé et pourtant grinçant. On peut encore être dérangé en littérature (et c’est tant mieux ? Qu’en pensez-vous ?). Le livre est écrit par un journaliste mais, malgré mes réticences, la langue et la construction sont celles d’un romancier (Zola n’était-il pas lui-même journaliste après tout). Le roman est construit comme un repas dans un gastronomique (à ce propos, la France rayonne dans le domaine de la cuisine à l’international ! Ce n’est pas la seule, mais c’est à souligner). Les amuses bouches, les entrées etc. Mais au-delà de ce diner, l’auteur use de nombreux flash-backs, le roman évoluant ainsi selon plusieurs temporalités façon puzzle. Je doute de l’intérêt des adaptations cinématographiques du livre (notamment une avec Richard Gere, s’il vous plait) : nous passons trop de temps dans la tête du narrateur (qu’en pensez-vous, peut-être les avez-vous vu ?). Mais c’est là aussi tout l’intérêt : nous sommes pris en otage dans son esprit, forcé de le suivre dans ses pérégrinations et ses souvenirs, de voir les ressorts de ses gestes et son humour corrosif, proche du mépris. L’écrivain néerlandais se fait critique féroce de la bonne société des Pays-Bas, de la relation parents-enfants et l’éducation, du comportement de la bourgeoisie dans le pays et en villégiature affranchie de toute règles de conduite morale, sur le rapport du riche au pauvre, à l’étranger, sur la bonne foi, la justice et l’absurde de l’acte gratuit (ce qui n’est pas sans rappeler « Les Caves du Vatican » de Gide). Il y a une volonté de prendre les situations et évènements à rebrousse-poil, un renversement des valeurs un peu brechtien. En voir la face un peu sombre, et tirer sur le « politiquement correct » à balles réelles… Ce qui est intéressant pour le lecteur c’est de voir, au fur et à mesure qu’on apprend des personnages, qu’on s’était trompé (en réalité nous sommes trompés par l’auteur), mais de façon subtile et progressive, la gêne s’installant progressivement, presque imperceptiblement parfois jusqu’à se révéler horrifiante. Pour toutes ces raisons, « Het Diner » de Herman Koch est une lecture à la fois distrayante et captivante, ce que l’on est en droit d’attendre d’un thriller, mais également plus étoffée que les simples effets de manches et recettes bien connus du genre, plus sociologique et, à de très nombreux égards, participe à des réflexions d’actualité. Qu’en pensez-vous ?
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