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        Le dit d'Aka suivi de Le nom du monde est forêt - NE

        Robert Laffont
        EAN : 9782221091357
        Façonnage normé : BROCHE
        Nombre de pages : 384
        Format : 135 x 215 mm
        Le dit d'Aka suivi de Le nom du monde est forêt - NE
        suivis de Malaise dans la science-fiction américaine (Gérard Klein)

        Pierre Paul DURASTANTI (Traducteur)
        Collection : Ailleurs et Demain
        Date de parution : 26/10/2000

        L’aventure d’une Terrienne envoyée en mission sur un monde lointain se prolonge en une réflexion sur le conflit entre progrès et tradition…

        «Le Dit d’Aka» se situe dans le vaste cycle de Hain, où figurent également les trois précédents romans d’Ursula K. Le Guin.La civilisation Hainish, techniquement évoluée et bienveillante, qui a maîtrisé le voyage interstellaire, est entrée en contact avec la Terre. Forte de ses propres erreurs, elle est porteuse d’une...

        «Le Dit d’Aka» se situe dans le vaste cycle de Hain, où figurent également les trois précédents romans d’Ursula K. Le Guin.La civilisation Hainish, techniquement évoluée et bienveillante, qui a maîtrisé le voyage interstellaire, est entrée en contact avec la Terre. Forte de ses propres erreurs, elle est porteuse d’une promesse prudente de paix, de progrès et intervient le moins possible sur les mondes qu’elle essaie d’intégrer à l’Œcumène, vaste confédération de peuples humanoïdes.La Terre est alors dévastée par la pollution et, avant les événements relatés dans le livre, a été l’objet de graves convulsions sociales qui ont conduit un temps à la dictature d’un théisme antiscientifique : l’Unisme. L’intervention d’Œcumène a limité les dégâts.Sutty, une Terrienne originaire de l’Inde, formée par l’Œcumène, est envoyée sur un monde récemment contacté : Aka. Un régime progressiste et musclé, la Corporation, y a pris le pouvoir, et a entrepris d’interdire et d’éradiquer systématiquement les traditions, jusqu’aux bibliothèques des anciennes cultures d’Aka. Cela lui semble le prix à payer pour se moderniser et atteindre les étoiles, selon l’exemple de l’Œcumène.Membre de la petite mission de l’Œcumène sur Aka, Sutty est envoyée en mission dans l’arrière-pays. L’Œcumène en effet ignore presque tout du passé culturel des peuples d’Aka, et le supérieur de Sutty espère qu’elle saura en ramener les éléments. Elle comprend alors comment une société, longtemps statique et dominée par la Tradition transmise à travers des contes, a été bouleversée par l’arrivée des visiteurs venus des étoiles et a entrepris, à marche forcée et au prix du reniement de son passé, de les rattraper.Le parallèle est esquissé entre la situation de la Terre, où l’Unisme a essayé de détruire le savoir scientifique, et Aka, où la Corporation a entrepris de détruire le savoir traditionnel. Ni Sutty ni l’auteur ne prennent position pour ou contre le progrès ou la tradition, mais suggèrent contre tout fanatisme, en particulier religieux, qu’écarter l’un ou l’autre revient pour une société à s’amputer de son passé ou de son avenir.Ce court roman sera complété de la réédition, dans le même volume, de «Le Nom du monde est forêt», et d’une postface consacrée à l’œuvre de Le Guin et à la science-fiction écologiste.De même, à l’occasion de la parution de ce nouveau roman, les deux grands succès de l’auteur «La Main gauche de la nuit» et «Les Dépossédés» sont réédités.

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        EAN : 9782221091357
        Façonnage normé : BROCHE
        Nombre de pages : 384
        Format : 135 x 215 mm
        Robert Laffont
        22.50 €
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        Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

        • Crazynath Posté le 12 Septembre 2017
          Il y a quelques temps déjà, j'avais lu " La main gauche de la nuit" de Ursula Le Guin avec mon amie Siabelle. Bien qu'aimant beaucoup cet auteur, cette lecture fut bien plus ardue que je ne le pensais.... Par réaction, je pense avoir mis plus de temps que prévu pour me remettre à lire un livre de dame Ursula. Avec "Le dit d'Aka", voici chose faite. J'ai retrouvé avec beaucoup de plaisir la plume pleine de poésie de cette grande dame de la science-fiction. Cette fois ci, l'immersion dans ce nouveau monde s'est faite avec plus de facilité que le livre précédent du cycle de l'Ekumen. Nous nous retrouvons sur une planète, Aka, en pleine expansion scientiste . Cette expansion a cependant des conséquences assez néfastes sur la culture car le passé et les traditions sont bannis et on n'hésite pas à bruler les livres qui risquent d’être vecteurs de cette histoire. Une jeune observatrice de l'ekumen, Sutty, d'origine terrienne ne peut s’empêcher de faire le lien avec sa propre histoire fort douloureuse. Elle a vécu sur Terre au moment où les Unistes ( des religieux) ont supprimé tout ce qui était scientifique avec la aussi des massacres de livres. Cela n'a pas... Il y a quelques temps déjà, j'avais lu " La main gauche de la nuit" de Ursula Le Guin avec mon amie Siabelle. Bien qu'aimant beaucoup cet auteur, cette lecture fut bien plus ardue que je ne le pensais.... Par réaction, je pense avoir mis plus de temps que prévu pour me remettre à lire un livre de dame Ursula. Avec "Le dit d'Aka", voici chose faite. J'ai retrouvé avec beaucoup de plaisir la plume pleine de poésie de cette grande dame de la science-fiction. Cette fois ci, l'immersion dans ce nouveau monde s'est faite avec plus de facilité que le livre précédent du cycle de l'Ekumen. Nous nous retrouvons sur une planète, Aka, en pleine expansion scientiste . Cette expansion a cependant des conséquences assez néfastes sur la culture car le passé et les traditions sont bannis et on n'hésite pas à bruler les livres qui risquent d’être vecteurs de cette histoire. Une jeune observatrice de l'ekumen, Sutty, d'origine terrienne ne peut s’empêcher de faire le lien avec sa propre histoire fort douloureuse. Elle a vécu sur Terre au moment où les Unistes ( des religieux) ont supprimé tout ce qui était scientifique avec la aussi des massacres de livres. Cela n'a pas été sans me rappeler le livre de Bradbury, " Fahrenheit 451" ... J'ai beaucoup aimé le personnage de Sutty, qui s'aventure bien loin de sa résidence plus ou moins assignée à la recherche de la culture cachée de cette planète... Une tres belle histoire, que j'ai lue avec beaucoup de plaisir avant de m'attaquer à " Le nom du monde est foret " Challenge Pool Anderson / Ursula Le Guin
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        • Erik35 Posté le 10 Mars 2017
          POUR UN LIVRE DE LA SAGESSE Et si la science, et sa fille la technologie, poussées à leurs extrêmes limites, devenant tout autant facteur de transformations quotidiennes et pratiques tout autant que plus largement sociales et politiques sans réflexion ni recul pouvaient se transformer en monstre totalitaire, malfaisant - tout en prétendant est le seul et unique bien -, en cauchemar fanatique et, pour asseoir son pouvoir sans partage, totalement déculturant, sous prétexte d'immobilisme et de sous-développement ? C'est, pour une très large part, la thèse sous-jacente de ce bon, très bon roman d'Ursula K. Le Guin, ultime et, pour l'heure, dernier opus du bel et pénétrant Cycle de Hain, au titre énigmatique : Le Dit d'Aka (The Thelling, en américain). On y suit l'histoire d'une jeune femme du nom de Sutty, jeune chercheuse terrienne d'origine indienne mais dont la famille a dû fuir au Canada les fanatiques de la nouvelle religion Uniste. Spécialiste en linguistique et l’histoire, elle s’est consacrée à l’étude d’une civilisation récemment contactée, celle de la planète d’Aka. Malheureusement, une défaillance lors de la transmission par ansible de données recueillies par de précédent observateurs de l'Ekumen a provoqué l'échec de cet envoi, et c'est donc quasiment... POUR UN LIVRE DE LA SAGESSE Et si la science, et sa fille la technologie, poussées à leurs extrêmes limites, devenant tout autant facteur de transformations quotidiennes et pratiques tout autant que plus largement sociales et politiques sans réflexion ni recul pouvaient se transformer en monstre totalitaire, malfaisant - tout en prétendant est le seul et unique bien -, en cauchemar fanatique et, pour asseoir son pouvoir sans partage, totalement déculturant, sous prétexte d'immobilisme et de sous-développement ? C'est, pour une très large part, la thèse sous-jacente de ce bon, très bon roman d'Ursula K. Le Guin, ultime et, pour l'heure, dernier opus du bel et pénétrant Cycle de Hain, au titre énigmatique : Le Dit d'Aka (The Thelling, en américain). On y suit l'histoire d'une jeune femme du nom de Sutty, jeune chercheuse terrienne d'origine indienne mais dont la famille a dû fuir au Canada les fanatiques de la nouvelle religion Uniste. Spécialiste en linguistique et l’histoire, elle s’est consacrée à l’étude d’une civilisation récemment contactée, celle de la planète d’Aka. Malheureusement, une défaillance lors de la transmission par ansible de données recueillies par de précédent observateurs de l'Ekumen a provoqué l'échec de cet envoi, et c'est donc quasiment vierge de toute connaissance plus précise que Sutty prend le long chemin vers cette planète méconnue. Un voyage de 70 années. Malheureusement pour elle et ses compagnons de route, une révolution a eu lieu sur Aka. Une révolution liée précisément à cette première mission. En effet, les nouveaux dirigeants d’Aka, fascinés par leur rencontre avec l’Ekumen et sa prodigieuse avance technologique, se sont empressés d’anéantir leur culture millénaire, brûlant les livres, interdisant toute manifestation des anciennes "croyances", stoppant autant qu'il est possible la propagation orale et écrite des "dits", allant jusqu'à massacrer, dans les conditions les plus lamentables, les plus réfractaires à cette avancée voulue inéluctable et fanatique d'un scientisme porté au niveau d'une espèce de religion athée et matérialiste. Cette nouvelle trouve un écho terrible chez la jeune femme qui a connu, en un jeu de parfait miroir, une situation équivalente quelque temps avant son départ de la Terre où les extrémistes Unistes, tenant d'une religion excluant toute autre culture, tradition, croyance que celle de la seule Bible, détruisaient alors massivement bibliothèques, supports écrits, hommes et femmes de culture. Ainsi, la réaction religieuse la plus farouche rejoint-elle le scientisme le plus outrancier lorsqu'il s'agit d'imposer une seule pensée totalisante par le biais de la destruction définitive de toutes les cultures potentiellement dangereuses car contradictoires avec elles. Au beau milieu de la déprime et du profond sentiment d'inutilité vécus par Sutty, rendus plus tragique encore par l'homophobie de la planète où elle a atterri - autre point commun avec l'avenir promis par les unistes -, et tandis que lui revient en mémoire les moments sublimes d'amour vécus avec sa jeune et pétulante compagne, tragiquement morte dans un attentat provoqué par les fanatiques, une ouverture inespérée se fait jour : elle va pouvoir sortir, enfin, de Dovza-ville, la capitale étouffante de la planète Aka où elle se sent sans cesse épiée, contrôlée, surveillée, et découvrir enfin autre chose puisqu'on lui permet d'explorer la région montagneuse de la petite ville d'Okzat-Ozkat où, en dépit de la surveillance du Moniteur (un haut-fonctionnaire d'une haine proche de la folie envers les anciennes croyances), Sutty pourra faire la découverte patiente et profonde d’une civilisation fascinante, bien éloignée de l’uniformité stérile de la Corporation instaurée partout ailleurs, plus chamarrée, d’une grande richesse intellectuelle et remarquablement tolérante ; les « superstitions » proscrites par la Corporation demeurent, quand bien même cachées et même en partie parfaitement secrètes. Sutty pourra ainsi s’instruire auprès des Maz, à la fois prêtres, enseignants et conteurs ; elle pourra connaître le Dit d’Aka, et peut-être le préserver de la destruction que lui promet une société déraisonnable à force de passion pour la « Raison déifiée» en «Théisme National» où toute parole est sous le contrôle du "Ministère mondial de l'Information" et ressassé en boucle via la propagande décérébrante du"Ministère central de la Poésie et des Arts"… Si les fameux "Maz" de ce roman sont clairement inspirés par les "pimas" de la minorité chinoise Akha des forêt montagneuses proches de la frontière Thaïlandaise, eux-mêmes persécutés et menacés par le rejet de leurs traditions et dont la culture se transmet par l'oralité, leur écriture ayant été perdue, en une chaîne ininterrompue entre maîtres et disciples, Ursula K. Le Guin, fille de deux grand ethnologues américains spécialistes des cultures amérindiennes et dont l'ouvrage de sa mère, Théodora Kroeber-Quin, intitulé Ishi, testament du dernier Indien sauvage de l'Amérique du Nord (1961), décrivant l'acculturation agressive de la tribu Yahi, puis son inéluctable destruction, après sa rencontre avec l'homme blanc, inspira pour parti les mouvements contestataires des "natives americans" dans les années 60-70, donc, si ces deux références sont d'importance dans ce roman, là où se situe le génie de cette autrice d'une Science-Fiction plus cérébrale que fantasque -ce qui, assurément ne manquera pas de décevoir ou de désarçonner les amateurs de pur "space opera - c'est d'apporter une vaste réflexion sur notre propre monde tel qu'il est ou tel qu'il va, sur les phénomènes acculturation, de disparition de connaissances ancestrales et uniques, d'oubli de langues (sur les 6 000 langages encore présents aujourd'hui, l'UNESCO estime que la moitié sont dans un grand danger de disparition prochaine étant donné qu'une langue originale disparaît tous les quinze jours, faute de locuteur. Qu'à ce rythme, 90% des langues présentes au début du XXIème siècle auront disparue à la fin de cette période). Notons aussi, et ce n'est très certainement pas un hasard, que le médiateur, le sauveteur des connaissances secrètes des "maz" est une femme (tandis que les maz sont, invariablement, des couples aussi bien hétérosexuels qu'homosexuels). D'abord, c'est assez significatif dans la mesure où, là comme ailleurs, les femmes ne joue malheureusement et trop souvent que les seconds rôles, les faire-valoir. Qu'ensuite, on peut considérer qu'elle est fécondée par la culture qu'elle découvre et dont les ultimes représentants espèrent, d'une certaine manière, qu'elle pourra ainsi enfanter une manière de renaissance de cette civilisation en danger. Ce n'est donc en aucun cas d'un phénomène marginal dont nous parle Ursula K. Le Guin. L'uniformisation du monde est bel et bien en marche. La plupart du temps, par ignorance, bêtise, désintérêt, goût du lucre. Parfois, comme c'est le cas, par exemple, pour ces minorités de Chine - on songe aussi assez immédiatement à la culture et à l'histoire millénaire tibétaine avec laquelle on ne peut s'empêcher de trouver de multiples points communs forts d'avec l'ethnographie imaginaire des populations montagnardes d'Aka - où la déculturation, le déracinement, les destructions de monuments et de documents, l'invasion volontaire d'une population autochtone minoritaire à l'échelon national par la majorité Han est voulue, préméditée, encouragée, planifiée. Mais tout le génie de l'américaine est de savoir construire un roman auquel on croit, d'abord parce que, servit par une plume toujours élégante et précise tout en sachant être d'une grande poésie lorsque c'est utile à son propos, elle sait nous embarquer dans des histoires à la fois complexes par leurs thématiques et finalement très accessibles par leur déroulement, toujours d'une immense humanité, même lorsque le pire parait inéluctable. Car, autre sujet d’étonnement dans ces œuvres dont Le dit d'Aka demeure, pour l'heure, l'ultime épisode, le pessimisme n'y est jamais définitif, et les raisons de douter sont autant de tremplins à des solutions aussi atypiques que riches de tous les possibles, à commencer par ceux résidant dans un espoir raisonnable mais sûr que l'humanité n'est jamais au bout de trouver les bonnes solutions, les justes ressources pour émettre des idées lui permettant d'avancer vers un réel mieux, de corriger ses erreurs - bien que cela ne se fasse pas forcément sans dégâts intolérables à ceux qui les ont vécus -. Hommage à la tolérance - où l'histoire d'amour entre deux femmes prend presque la mesure de symbole tant elle est tragique mais belle. Remarquons, au passage, que cette thématique de l'homosexualité n'est pas accidentelle chez la romancière puisque déjà présente, entre autre, et de manière tout aussi puissante et sublimée, dans son célèbre roman La main gauche de la nuit -, hommage à ce qui fait l'essence même de notre humanité, à savoir la reconnaissance et l'acceptation de l'altérité en une sorte de déclinaison du fameux "je est un autre" d'Arthur Rimbaud. Hommage aussi, très certainement, à quelques uns de ses prédécesseurs. On pense à Georges Orwell et à sa novlangue, tant le pouvoir central akéen ressemble à celui décrit dans 1984 -et même si l'on retrouve aussi beaucoup de la Chine des pires moments, tel le fameux "Grand bond en avant" ou encore sa "Révolution culturelle"- . Hommage à Ray Bradbury, enfin, et à son Fahrenheit 451, (même si elle a l'intelligence de ne pas en suivre la ligne générale), tant les destructions de livres et de bibliothèques sont omniprésentes entre les pages de ce roman relativement bref mais l'un des meilleurs du cycle. En tout cas, du niveau du roman déjà cité et de son fameux "Les dépossédés". Hommage, enfin, à toutes les sagesses et, -rêve impossible ? - à la possibilité d'un moment humain de sagesse, de poésie et de tolérance universelles... Un grand, un très grand roman, donc, pour tous ceux estimant que la bonne science-fiction ne doit pas invariablement conter des batailles intergalactiques invraisemblablement épiques ni des sauts rocambolesques autant qu'époustouflants dans l'espace et le temps. Ainsi, la SF peut-elle devenir le lieu du parfait dépaysement tout autant que celui d'une certaine exposition à la réalité du monde que notre quotidien fini par nous cacher à nous-même. En un mot comme en cent, cette femme est un génie que la littérature "mainstream" ferait bien de reconnaître pour ce qu'elle est plutôt que de continuer à bouder ce genre par habitude de domination du monde des lettres aussi désuète que prétentieuse. Mais nous n'irons pas plus avant dans ce débat qui est l'un des thèmes abordé par Gérard Klein dans la postface absolument brillante à la suite du second petit roman présenté dans cet opus, "Le nom du monde est forêt".
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        • Malahide75 Posté le 6 Septembre 2016
          Envoyée de l'Ekumen, Sutty doit, sur Aka, remplir la mission de la confédération : étudier et recueillir, sans jugement et sans intervention, la culture et l'histoire de cette population nouvellement contactée. Une tache d'autant plus délicate qu'Aka est dirigée par un gouvernement scientiste qui œuvre depuis longtemps à la disparition des mythes et des légendes les plus anciennes. C'est avec patience que la jeune femme d'origine terrienne devra vaincre les obstacles et gagner la confiance des Akiens pour accéder au but de sa mission et découvrir le Dit d'Aka. Un texte poétique et philosophique où il est question de respect, de savoirs ancestraux et de culture. C'est en acceptant l'Autre et ses différences que Sutty accédera aussi à une part de ce savoir global, une connaissance basée sur l'interconnexion de tous et de toutes choses. Proche de la vision taoïste, « Le Dit d'Aka » se lit plus comme un récit philosophique et initiatique d'un roman d'aventure. De fait, il prête beaucoup à la rêverie, à la méditation, voire à l'égarement... Sentiment que l'on ne retrouve pas du tout dans le second texte d'Ursula Le Guin, « Le Nom du monde est Forêt », où une dichotomie est clairement présente : d'un côté les militaires terriens venus exploiter... Envoyée de l'Ekumen, Sutty doit, sur Aka, remplir la mission de la confédération : étudier et recueillir, sans jugement et sans intervention, la culture et l'histoire de cette population nouvellement contactée. Une tache d'autant plus délicate qu'Aka est dirigée par un gouvernement scientiste qui œuvre depuis longtemps à la disparition des mythes et des légendes les plus anciennes. C'est avec patience que la jeune femme d'origine terrienne devra vaincre les obstacles et gagner la confiance des Akiens pour accéder au but de sa mission et découvrir le Dit d'Aka. Un texte poétique et philosophique où il est question de respect, de savoirs ancestraux et de culture. C'est en acceptant l'Autre et ses différences que Sutty accédera aussi à une part de ce savoir global, une connaissance basée sur l'interconnexion de tous et de toutes choses. Proche de la vision taoïste, « Le Dit d'Aka » se lit plus comme un récit philosophique et initiatique d'un roman d'aventure. De fait, il prête beaucoup à la rêverie, à la méditation, voire à l'égarement... Sentiment que l'on ne retrouve pas du tout dans le second texte d'Ursula Le Guin, « Le Nom du monde est Forêt », où une dichotomie est clairement présente : d'un côté les militaires terriens venus exploiter les ressources naturelles d'une planète, et de l'autre les Athshéens, population locale de type simiesque, vivant en harmonie avec leur environnement. Exploités et peu considérés par les Terriens, les Athshéens voient détruire sous leurs yeux leur monde et leur mode de vie... jusqu'à la rébellion. Ici, le parti pris est limpide et clairement « écologique » : les Terriens sont présentés comme des envahisseurs cupides, n'ayant pas de respect pour l'Autre, sa culture et son mode de vie. Forcément, cela finira mal ! Un texte qui m'a paru manquer un peu de nuances, l'opposition entre les méchants Terriens et les gentils Athshéens n'étant guère subtile. Mais ce roman a le bénéfice d'enfoncer le clou et d'afficher les idées et les opinions de l'auteure quant au respect des différences. Écrit en 1972, il n'a rien perdu de son actualité et a très certainement beaucoup inspiré James Cameron pour son film « Avatar ». Si ce recueil de deux romans prenant place dans le cycle de l'Ekumen m'a moins emballé que « Terremer », l'écriture d'Ursula Le Guin, délicate et précise, fait cependant mouche.
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        • xxmelianexx Posté le 12 Avril 2016
          Le nom du monde est forêt La nouvelle Tahiti est une planète colonie de la Terre où les hommes envoyés pour l’exploiter y on réduit en esclavage l’espèce humanoïde locale. Nommés creates par les terriens, ces humanoïdes de petite taille à la fourrure verte sont considérés comme dépourvus d’intelligence, et donc non assimilables à une race humaine qui serait alors la seule et unique propriétaire de sa planète . Pourtant , le scientifique Lyubov semble être en mesure de démontrer l’inverse , notamment grâce à la relation amicale qu'il a développée avec Selver, un create attaché à son service. Selver a même agi une fois en totale contradiction avec l'étonnante caractéristique de sa race , celle de ne pas agresser , ni tuer, en attaquant sauvagement le capitaine Davidson... Premier acte d'une reconquête de la planète par le peuple Ashtéen, bien plus intelligent que les terriens ne le croient, et bien décidé à protéger son monde forestier. Selver devient ainsi le dieu de son peuple dans cette épopée , pendant que les représentants de lEkumen s’interrogent sur le véritable statut de la planète . Un très beau roman bien rythmé , où la nature la plus sauvage côtoie la technologie la... Le nom du monde est forêt La nouvelle Tahiti est une planète colonie de la Terre où les hommes envoyés pour l’exploiter y on réduit en esclavage l’espèce humanoïde locale. Nommés creates par les terriens, ces humanoïdes de petite taille à la fourrure verte sont considérés comme dépourvus d’intelligence, et donc non assimilables à une race humaine qui serait alors la seule et unique propriétaire de sa planète . Pourtant , le scientifique Lyubov semble être en mesure de démontrer l’inverse , notamment grâce à la relation amicale qu'il a développée avec Selver, un create attaché à son service. Selver a même agi une fois en totale contradiction avec l'étonnante caractéristique de sa race , celle de ne pas agresser , ni tuer, en attaquant sauvagement le capitaine Davidson... Premier acte d'une reconquête de la planète par le peuple Ashtéen, bien plus intelligent que les terriens ne le croient, et bien décidé à protéger son monde forestier. Selver devient ainsi le dieu de son peuple dans cette épopée , pendant que les représentants de lEkumen s’interrogent sur le véritable statut de la planète . Un très beau roman bien rythmé , où la nature la plus sauvage côtoie la technologie la plus développée , où l’horreur s'oppose à la plus belle tolérance. La fin du livre , évoquant un véritable paradis perdu, appelle à la réflexion. On retrouve enfin les thèmes et l’ambiance des plus belles pages des premiers romans du cycle de Hain, et c’est un vrai bonheur .
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        • Henri-l-oiseleur Posté le 2 Décembre 2015
          Il est rare que le héros d'un roman de science-fiction soit une femme, et en plus, une spécialiste de la littérature. Dans un monde qui, à la façon du Japon Meiji ou de la Chine maoïste, décide de se moderniser en tournant le dos à sa culture et même en la détruisant, l'héroïne, historienne et littéraire, est chargée de collecter ce qui peut encore l'être et de sauver une civilisation des entreprises de ses propres fils. Résumée ainsi, la trame de l'histoire n'a rien d'attrayant : mais l'écriture sensuelle, proche des choses et des gens, de la romancière, donne une vie intense et un grand intérêt aux aventures de cette autre ambassadrice en pays hostile et étranger.
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