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La Découverte
EAN : 9782707153692
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 240
Format : 135 x 220 mm

Le fascisme

Historiographie et enjeux mémoriels

Collection : SH / Écritures de l'Histoire
Date de parution : 18/04/2013

Centré sur l’analyse des interprétations et des débats historiographiques autour du fascisme historique, cet ouvrage, qui inaugure une nouvelle collection  « Écritures de l'Histoire »,  se propose également d’examiner les phases où ces débats ont pris l’allure de controverses qui ont vu converger renouveau historiographique, enjeux de mémoire et contexte de crise politique.

Qu’est-ce que le fascisme ? Et à quoi tient la fortune de ce mot depuis son apparition dans l’Italie de 1919 ? Pour répondre à ces questions, cet ouvrage fait le point sur les interprétations et débats historiographiques relatifs au fascisme, qui font partie intégrante de sa construction comme objet...

Qu’est-ce que le fascisme ? Et à quoi tient la fortune de ce mot depuis son apparition dans l’Italie de 1919 ? Pour répondre à ces questions, cet ouvrage fait le point sur les interprétations et débats historiographiques relatifs au fascisme, qui font partie intégrante de sa construction comme objet historique. Le flou conceptuel ainsi que les usages polémiques qui ont longtemps entouré ce terme ont favorisé des lectures multiples du phénomène, les unes forgeant des conceptions extensives (certaines à des fins de délégitimation politique), les autres s’efforçant au contraire de limiter son usage à quelques mouvements et régimes politiques de l’Europe des années 1919-1945. Depuis les années 1960, en rupture avec les interprétations « classiques » du fascisme, les relectures et révisions historiennes ont permis de redonner au phénomène toute son autonomie politique et culturelle et aux fascismes nationaux toute leur singularité.
L’ouvrage se propose également d’examiner les phases où ces débats interprétatifs ont pris l’allure de controverses, se déplaçant dans les médias de masse et dans l’univers politique, afin d’identifier des configurations où convergent renouveau historiographique, enjeux de mémoire et contexte de crise politique. Car c’est bien du côté des usages publics de l’histoire que le regard de l’historien doit désormais se porter, afin de contribuer à une meilleure compréhension de notre présent.

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EAN : 9782707153692
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 240
Format : 135 x 220 mm

Ils en parlent

Au sein de la nouvelle collection "Ecritures de l'histoire" que dirigent Christian Delacroix, François Dosse et Philippe Garcia, ce volume offre un exposé historiographique clair et complet sur le fascisme italien ainsi que ses épigones en France et dans le monde. Ici, pas de définition péremptoire ni de thèse incisive, mais une utile mise à plat du parcours de la notion de "fascisme" chez les contemporains puis les historiens depuis 1919, et des grands débats interprétatifs auxquels elle continue de donner lieu à son caractère révolutionnaire, totalitaire ou guerrier, ses ressemblances ou dissemblances avec le nazisme. S'il manque par endroits d'acuité critique, le travail offre un très sur guide dans une bibliographie foisonnante à l'excès et restitue bien les contextes des controverses savantes, en montrant leurs arrière-plans mémoriels. En cela, il permet de comprendre, sur la durée, les formes de résurgence ou de banalisation du fascisme dans l'Italie contemporaine.

André Loez / Le Monde des Livres

Le fascisme italien était-il un projet totalitaire ou simplement autoritaire ?
 Était-il foncièrement antisémite ou non ? 
Un préfascisme français a-t-il existé ? 
Ces questions ont agité des débats plus politiques que réellement historiques.
 C’est ce que montre Olivier Forlin dans une étude soignée de l’historiographie du fascisme qui replace les querelles universitaires dans le contexte de la vie politique italienne de la seconde moitié du XXe siècle. 
Au lendemain de la guerre, les lectures marxistes refusent toute originalité au fascisme, et présentent ce régime, réputé impopulaire, comme l’instrument de la « faction la plus réactionnaire de la bourgeoisie ». Cette analyse, qui s’appuie sur le mythe d’une résistance populaire massive, a nourri le consensus antifasciste sur lequel s’est reconstruite la nation italienne meurtrie par la guerre. Mais, à partir des années 1960, d’autres historiens prennent la plume pour souligner les ambitions et la dynamique propres du fascisme ainsi que les valeurs de ceux qui l’ont défendu. Ils accusent les antifascistes d’avoir été les fossoyeurs de l’unité nationale, leur « résistance » ayant été le prétexte d’une guerre civile. Ces querelles ont beau se placer sur un plan historique et théorique, elles recouvrent en fait des positions partisanes. Instrumentalisées par les politiques, portées par des historiens au caractère bien trempé, elles ébranlent jusqu’aux fondements de la République italienne. Plus que la réalité du fascisme, ou même l’écriture de son histoire, c’est le processus politique de formation d’une mémoire collective italienne qu’analyse O. Forlin.

Emmanuel Casajus / Alternatives Economiques
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