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L'Archipel
EAN : 9782809823974
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 254
Format : 143 x 226 mm

Le Grand Vizir de la nuit

Collection : Roman & évasion
Date de parution : 07/03/2018
Scandale à la cour du calife Haroun al-Rachid : le grand vizir Djafar désobéit à son souverain, qui s'est épris de lui, pour épouser... sa soeur. Un roman digne des 1001 nuits, qui a des résonnances très contemporaines.
Au soir de sa vie, Ahmed se souvient. Après tant d’années, le temps est venu pour le vieux mendiant de conter l’histoire de son maître Djafar al-Barmaki, jadis condamné à la mort et à l’oubli.Trop souvent, il est passé sans rien dire devant la dépouille du proscrit, cet homme qu’il... Au soir de sa vie, Ahmed se souvient. Après tant d’années, le temps est venu pour le vieux mendiant de conter l’histoire de son maître Djafar al-Barmaki, jadis condamné à la mort et à l’oubli.Trop souvent, il est passé sans rien dire devant la dépouille du proscrit, cet homme qu’il aima passionnément. Mais qui se souvient encore, en ce milieu du IXe siècle, du grand vizir Djafar, favori du calife Haroun al-Rachid, et de sa brutale disgrâce ? On dit qu’il offensa le souverain en consommant son mariage avec la princesse Abassa. Mais cet amour méritait-il la mort ? Le calife était-il donc jaloux... de sa sœur ? Ou soucieux de soumettre l’ambitieux Djafar ?À Bagdad, sur la grand-place des artisans, Ahmed se dresse. Dix soirs de suite, au péril de sa vie, il va ressusciter le passé de la ville d’or. Inspirée par la légende des vizirs barmakides, cette histoire d’amour et de mort aux couleurs de miniature persane ressuscite la splendeur de l’Empire abbasside, comme le ferait un conte des Mille et une nuits.
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EAN : 9782809823974
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 254
Format : 143 x 226 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Annette55 Posté le 1 Février 2020
    Mais qui est donc Le Grand Vizir de la nuit ? Voici un superbe roman historique réédité pour notre plus grand plaisir. Au soir de sa vie, Ahmed , vieillard solitaire et étrange, vieux mendiant , homme de rien du tout... se souvient , dans la poussière rouge et ocre d'une fin d'été .. «  J'ai vécu , dit Ahmed, , au temps de vos maîtres , les Barmakides » ... Après tant d'années , comme si sa mémoire porteuse d'une drogue puissante lui insufflait encore une force et une lucidité extraordinaires il conte l'histoire de son maître, le grand Vizir Djafar al- Barmaki, , favori ô combien, du calife Haroun- al-:Rachid .. Ces deux - là s'aimaient : amour et haine intimement mêlés , entre douceur violence, attirance et répulsion... Avant de mourir Ahmed, le vieux serviteur désire que chacun sache ce qui est arrivé à son maître en dix chapitres parfaitement construits. Il ressuscite le passé de Bagdad, la ville d'or, ramassée sur elle-même comme un oiseau frileux , une Bagdad féerique digne des mille et une nuits .... Nous sommes transportés par la magie de l'écriture en 801 de l'ère chrétienne , milieu du IX ° siècle ... Dix soirs de suite... Mais qui est donc Le Grand Vizir de la nuit ? Voici un superbe roman historique réédité pour notre plus grand plaisir. Au soir de sa vie, Ahmed , vieillard solitaire et étrange, vieux mendiant , homme de rien du tout... se souvient , dans la poussière rouge et ocre d'une fin d'été .. «  J'ai vécu , dit Ahmed, , au temps de vos maîtres , les Barmakides » ... Après tant d'années , comme si sa mémoire porteuse d'une drogue puissante lui insufflait encore une force et une lucidité extraordinaires il conte l'histoire de son maître, le grand Vizir Djafar al- Barmaki, , favori ô combien, du calife Haroun- al-:Rachid .. Ces deux - là s'aimaient : amour et haine intimement mêlés , entre douceur violence, attirance et répulsion... Avant de mourir Ahmed, le vieux serviteur désire que chacun sache ce qui est arrivé à son maître en dix chapitres parfaitement construits. Il ressuscite le passé de Bagdad, la ville d'or, ramassée sur elle-même comme un oiseau frileux , une Bagdad féerique digne des mille et une nuits .... Nous sommes transportés par la magie de l'écriture en 801 de l'ère chrétienne , milieu du IX ° siècle ... Dix soirs de suite Ahmed racontera , au péril de sa vie l'histoire de l'ascension d'une famille , d'un homme, l'enfance de Djafar, l'amour entre le Vizir et son épouse , la passion brûlante , extraordinaire, entre le calife et son vizir, le pouvoir que lui procurera sa position de favori, l'offense qu'il fit à Haroun en consommant son mariage avec la princesse Abassa lui qui avait connu des hommes légendaires dont il ne restait rien, puis sa déchéance , ses souffrances ....et ... L'écriture, magnifique , au vocabulaire si riche, nous transporte avec bonheur , ( il faut savourer sans retenue) dans l'ambiance de la ville de Bagdad au IX ° siècle, les hommes en manteaux de laine, les mots des prières venus du fond des âges, les fontaines ,les braseros, les jongleurs et les magiciens, le cavalier d'or, hiératique, les odeurs d'épices, de viande grillée, de mouton, des ragoûts aux amandes et au miel, , des boissons fermentées, des pâtisseries à la semoule et à la fleur d'oranger, des grands repas,les timbales d'argent et d'or, le verbe arabe, imagé , précis et poétique, les remparts du palais , les parfums, les souks, la grande mosquée des Omeyyades , les fauconniers, la poussière et les mouches harcelantes. C'est un récit tragique , infiniment touchant, merveilleusement écrit , dépaysant à souhait. Un récit pour les adeptes de l'histoire, rêveurs , poètes : avides de Contes des Mille et une Nuits , afin de nourrir la mémoire , aux amoureux des MOTS ... «  Si le ministre vient à égaler le roi en richesses, en prestige et en autorité , il faut que le roi le renverse , sinon, qu'il sache bien que c'est lui qui sera renversé . » IBN QUTAYBA .
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  • Cannetille Posté le 9 Mars 2019
    Un très bon cru que ce premier livre de Catherine Hermary-Vieille, qui vient se classer parmi mes préférés de cet auteur : le récit empreint de mélancolie nous transporte à Bagdad au premier siècle de notre ère. Un vieil homme, ancien serviteur du vizir Djafar, raconte le parcours de son maître : son enfance, sa rencontre avec le calife Harun al-Rachid, l'extraordinaire passion amoureuse qui unit les deux hommes, le pouvoir qui lui procura sa position de favori, puis sa déchéance et sa cruelle exécution. Catherine Hermary-Vieille s'est inspiré de ce qui est connu de ces deux personnages réels, cités dans les Mille et une nuits, pour nous conter une histoire tragique et touchante, dépaysante à souhait, où l'ambiance et les lieux sont rendus avec toute la poésie du Moyen-Orient. Une fois commencé, impossible de lâcher ce petit livre, dont on sait d'avance la fin inéluctable mais qui n'en tient pas moins en haleine jusqu'à son ultime paroxysme. Un très joli coup de coeur.
  • Julitlesmots Posté le 5 Juillet 2018
    Les éditions l’Archipel redonnent ses lettres de noblesses au Prix Fémina de 1981, en rééditant ce titre. Et je dois dire que l’écriture poétique et l’atmosphère des milles et une nuit est un vrai plaisir. Avant de mourir, Ahmed, veut raconter l’histoire du Vizir Djafar, afin que son souvenir perdure malgré le temps qui passe et surtout pour que le monde sache ce qui lui est arrivé. Dix soirs de suite, au péril de sa vie, il va raconter la vie de son maitre, l’homme qu’il était, ses amours, ses passions. Avec un vocabulaire soutenu et une magnifique plume l’auteur nous entraine dans les dédales de son intrigue à travers des odeurs, des paysages que le lecteur sent et visualise pour son plus grand plaisir. Il faut une certaine ouverture d’esprit pour appréhender cette lecture et surtout se détacher du XXIème siècle, pour se transposer et partir à l’aventure du Moyen-orient du XIème siècle. Il faut se laisser bercer par la voix de cet homme qui raconte cette magnifique histoire d’amour. Une histoire d’amour torturée, impossible et certainement pas la romance à deux sous que je n’apprécie pas du tout. Même si au départ la lecture peut sembler fastidieuse, on se laisse emporter... Les éditions l’Archipel redonnent ses lettres de noblesses au Prix Fémina de 1981, en rééditant ce titre. Et je dois dire que l’écriture poétique et l’atmosphère des milles et une nuit est un vrai plaisir. Avant de mourir, Ahmed, veut raconter l’histoire du Vizir Djafar, afin que son souvenir perdure malgré le temps qui passe et surtout pour que le monde sache ce qui lui est arrivé. Dix soirs de suite, au péril de sa vie, il va raconter la vie de son maitre, l’homme qu’il était, ses amours, ses passions. Avec un vocabulaire soutenu et une magnifique plume l’auteur nous entraine dans les dédales de son intrigue à travers des odeurs, des paysages que le lecteur sent et visualise pour son plus grand plaisir. Il faut une certaine ouverture d’esprit pour appréhender cette lecture et surtout se détacher du XXIème siècle, pour se transposer et partir à l’aventure du Moyen-orient du XIème siècle. Il faut se laisser bercer par la voix de cet homme qui raconte cette magnifique histoire d’amour. Une histoire d’amour torturée, impossible et certainement pas la romance à deux sous que je n’apprécie pas du tout. Même si au départ la lecture peut sembler fastidieuse, on se laisse emporter par l’histoire de Djafar, condamné à la mort et à l’oubli, par les manipulations et le machiavélisme du Calife… Une lecture émouvante qui nous transporte avec émotion aux côtés des protagonistes pour les faire vibrer. Un livre qui se déguste et qui nous fait prendre le temps pour apprécier cette poésie du Moyen-Orient. Je remercie les éditions l’Archipel pour cette magnifique lecture et particulièrement Mylène pour sa confiance.
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  • StephanieMarcos Posté le 5 Juin 2018
    Au début, Ahmed, un pauvre vieillard au seuil de la mort, décide de raconter à la foule l'histoire de son défunt maître Djafar al-Barmaki. Jusque là il se contentait de saluer discrètement les restes de sa tête restée clouée sur l'un des ponts de Bagdad. Il nous apprend que le calife Haroun al-Rachid l'a aimé mais aussi tué. Aux jours d'aujourd'hui, Al-Mutawakkil est le calife et en racontant son histoire, Ahmed choisit délibérément de mettre sa vie en danger. Il ne veut ni ne peut partir sans rendre un dernier hommage à son maître envers qui il était profondément attaché. C'est ainsi qu'il se fait conteur avant de rejoindre son créateur. Puis, il commence en disant à ses auditeurs qu'il a vécu au temps de leurs maîtres les Barmakides venus de Perse. Ahmed a grandi avec Djafar al-Barmaki, le fils de la servante et avec Fadl le frère de lait d'Haroun au palais d'Al-Mahdi. Ahmed éprouve depuis toujours une très grande affection pour Djafar. Il raconte qu'à cette époque du passé la reine Al-Khayzuran, la Berbère, voulait convaincre son époux, le calife Al Mahdi, de choisir Haroun comme son successeur car Al-Hadi l'aîné, malfaisant et intolérant, l'incommodait par sa seule présence. Mais,... Au début, Ahmed, un pauvre vieillard au seuil de la mort, décide de raconter à la foule l'histoire de son défunt maître Djafar al-Barmaki. Jusque là il se contentait de saluer discrètement les restes de sa tête restée clouée sur l'un des ponts de Bagdad. Il nous apprend que le calife Haroun al-Rachid l'a aimé mais aussi tué. Aux jours d'aujourd'hui, Al-Mutawakkil est le calife et en racontant son histoire, Ahmed choisit délibérément de mettre sa vie en danger. Il ne veut ni ne peut partir sans rendre un dernier hommage à son maître envers qui il était profondément attaché. C'est ainsi qu'il se fait conteur avant de rejoindre son créateur. Puis, il commence en disant à ses auditeurs qu'il a vécu au temps de leurs maîtres les Barmakides venus de Perse. Ahmed a grandi avec Djafar al-Barmaki, le fils de la servante et avec Fadl le frère de lait d'Haroun au palais d'Al-Mahdi. Ahmed éprouve depuis toujours une très grande affection pour Djafar. Il raconte qu'à cette époque du passé la reine Al-Khayzuran, la Berbère, voulait convaincre son époux, le calife Al Mahdi, de choisir Haroun comme son successeur car Al-Hadi l'aîné, malfaisant et intolérant, l'incommodait par sa seule présence. Mais, le destin en a voulu autrement, la mort prématurée du calife fit de son fils Al-Hadi le nouveau calife. Ce que la reine et le peuple craignaient arriva : Al-Hadi s'imposa en assignant la reine à résidence, en faisant emprisonner Haroun et Yahya et en envoyant en exil hors de Bagdad Fadl et Djafar. Ainsi la violence fit son apparition dans la ville. Pus tard, la mort emporta le calife Al-Mahdi, les prisonniers furent libérés et Haroun al-Rachid devint le nouveau calife. Par la suite, le calife Haroun al-rachid, fasciné par la beauté et l'intelligence de Djafar, en fera son ami et son Grand Vizir. Djafar fera la connaissance de la sœur du calife, la belle Abassa. Djafar laissera-t-il l'orgueil pénétrer son cœur ? Haroun s’enivrera-t-il de l'orgueil de la beauté de Djafar ? L'amour et le pouvoir peuvent-ils se partager ? Ainsi, le soir sur la grand-place du quartier des artisans, Ahmed reprendra la suite de son histoire en luttant contre la fatigue et la vieillesse afin de ne pas s'éteindre sans s'épancher entièrement pour son maître qu'il aima tant. Ce roman très coloré des mille et une nuits mêle l'amour, l'intense passion, l'orgueil et la violence. De plus, les descriptions de la ville dorée, la splendeur des jardins sont belles et dépaysantes. Le titre correspond très bien au récit et le dénouement m'a bouleversée. La plume de l'auteure, Catherine Hermary-Vieille, est très belle, poétique et captivante, elle m'a fait rêver et voyager au cœur du Moyen-Orient du IX°siècle. Les passionnés de romans historiques et des contes des mille et une nuits ne pourront qu'apprécier "Le Grand Vizir de la nuit" !
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  • elleaimelire Posté le 30 Avril 2018
    Avant de vous parler du contenu, je voudrais évoquer l'objet. La sur-couverture de ce livre est superbe, autant par l'illustration qui nous transporte immédiatement dans la nuit du désert que par son toucher velouté. Un plaisir à tenir en main ! Merci beaucoup à Mylène des éditions l'Archipel pour cet envoi. Venons-en maintenant à l'histoire. Le livre s'ouvre avec Ahmed, qui est au crépuscule de sa vie. Avant de mourir, il veut raconter l'histoire de son maître, le vizir Djafar pour que le souvenir de ce dernier se perpétue, et pour que le monde sache enfin ce qui lui est arrivé. Alors, sur une place de Bagdad, dix soirs durant, au péril de sa vie, le vieillard va conter aux passants la vie de Djafar,  ses amours,  ses passions, l'homme beau et bon qu'il était jusqu'à sa mort. Parce que dès le début, on sait que cette histoire finira mal. Durant, les premières pages de ma lecture, j'ai été un peu perdue. Les noms des personnages ne m'étaient pas familiers, je les confondais les uns avec les autres. Mais dans le même temps les descriptions commençaient déjà à me fasciner. Chaque mot me parlait. Je sentais les odeurs de l'Orient, je voyais... Avant de vous parler du contenu, je voudrais évoquer l'objet. La sur-couverture de ce livre est superbe, autant par l'illustration qui nous transporte immédiatement dans la nuit du désert que par son toucher velouté. Un plaisir à tenir en main ! Merci beaucoup à Mylène des éditions l'Archipel pour cet envoi. Venons-en maintenant à l'histoire. Le livre s'ouvre avec Ahmed, qui est au crépuscule de sa vie. Avant de mourir, il veut raconter l'histoire de son maître, le vizir Djafar pour que le souvenir de ce dernier se perpétue, et pour que le monde sache enfin ce qui lui est arrivé. Alors, sur une place de Bagdad, dix soirs durant, au péril de sa vie, le vieillard va conter aux passants la vie de Djafar,  ses amours,  ses passions, l'homme beau et bon qu'il était jusqu'à sa mort. Parce que dès le début, on sait que cette histoire finira mal. Durant, les premières pages de ma lecture, j'ai été un peu perdue. Les noms des personnages ne m'étaient pas familiers, je les confondais les uns avec les autres. Mais dans le même temps les descriptions commençaient déjà à me fasciner. Chaque mot me parlait. Je sentais les odeurs de l'Orient, je voyais les belles couleurs, les beaux palais, les jardins. Je glissais sans m'en rendre compte dans l'univers de ce conte tragique. "Sur cette place même, le soir, la foule était si dense que les étoiles du ciel semblaient éparpillées, partout cuisaient les gâteaux, rôtissaient les moutons, se réduisaient en poudre épices et herbes aromatiques. [...] Au palais, tous se préparaient. Ma bouche saura-t-elle exprimer ce que virent mes yeux ? Saurez-vous, vous-même, assembler dans votre imagination l'or, la pourpre, la garance, le noir et le blanc, les bijoux et les broderies, les musiques, les parfums, le sucré et l'amer, les Bédouins devenus émirs pour quelques heures avant de repartir au vent de leurs rêves, et notre imam, Haroun [...]" Car au fil des lignes, Ahmed, m'a emmenée avec lui dans le palais du vizir aux côtés de ce maître qu'il aimait tant. Plus j'avançais dans ma lecture, plus j'étais envoûtée par les paroles d'Ahmed, comme plongée entièrement dans cette ambiance mille et une nuits,  assise moi-aussi sur la place, dans l'auditoire du vieillard, à m'abreuver de ses paroles sans prendre le temps de respirer. J'ai vibré avec Djafar, j'ai eu peur pour lui, j'ai aimé avec lui. J'ai ressenti les mêmes sensations que lui lors des dîners, des parties de chasse... L'auteure a su me transporter dans le Moyen-Orient d'antan. Un endroit et une époque si différente de la nôtre, avec ses traditions, ses croyances. Et ses histoires d'amour impossible. Puisque la tragédie surviendra de ces amours ; Djafar est l'adoré du Calife mais en même temps amoureux passionné de la sœur de ce dernier. La jalousie, la passion et la possession les conduiront au drame. "Leurs mains se frôlèrent, leurs yeux se rencontrèrent ; même quand ils burent, le regard de Djafar ne quitta pas celui du calife. Ces deux hommes dépendaient l'un de l'autre comme deux aveugles qui se tiennent pour marcher, si l'un tombe, l'autre croit qu'il ne pourra tenir debout, et grand est son étonnement lorsqu'il s'aperçoit qu'il peut avancer seul." J'aurai voulu faire durer ce livre, le lire en dix soirées, à l'instar des dix soirs de présence d'Ahmed sur la grand-place, mais je n'ai pas su m'arrêter. Catherine Hermary-Vieille et Ahmed m'ont ensorcelée ! Je me suis attachée aux personnages, et notamment à ceux de Djafar et Abassa, j'ai pleuré avec et pour eux... Le style de l'auteure, ses mots, font de ce livre une merveille, les émotions et le voyage dans l'espace et dans le temps ajoutent à cette sensation agréable d'envoûtement.   "Les autres conteurs eux-même avaient suspendu leurs charmes et leur pouvoir entre les lèvres du vieillard, tous étaient là et il semblait que la grand-place de Bagdad dansait sous le vent autour d'Ahmed qui se taisait." En bref, Le Grand Vizir de la Nuit est un livre que je recommande, mais à lire doucement, au calme, avec du temps devant soi si l'on a de la volonté, pour faire durer... Un conte des mille et une nuits à savourer, pour bien se délecter de chaque mot, s'imprégner de chaque ambiance. 
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