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Robert Laffont
EAN : 9782221110270
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 128
Format : 110 x 177 mm

Le journal de Rutka

Janvier - Avril 1943 - suivi de Les juifs et la Pologne par Marek Halter

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Maryla Laurent (traduit par)
Date de parution : 06/03/2008

1943. Dans le ghetto de Bedzin, en Pologne, une jeune fille de quatorze ans tient son Journal… Comme beaucoup d'adolescentes, elle y relate ses premiers émois, les petites histoires intimes et troublantes d'une jeune fille. Mais malgré son jeune âge, Rutka est très consciente de la situation générale. Avec une...

1943. Dans le ghetto de Bedzin, en Pologne, une jeune fille de quatorze ans tient son Journal… Comme beaucoup d'adolescentes, elle y relate ses premiers émois, les petites histoires intimes et troublantes d'une jeune fille. Mais malgré son jeune âge, Rutka est très consciente de la situation générale. Avec une incroyable lucidité elle raconte aussi la vie dans une communauté dont les membres, amis et parents, disparaissent peu à peu. Elle parle, entre autres horreurs, de l'existence des chambres à gaz et pressent qu'au bout de la route l'attend la mort. En août 1943 les nazis liquident le ghetto de Bedzin. Rutka périt un mois plus tard à Auschwitz.
Avant d'être déportée, Rutka a eu le temps de glisser son cahier sous le plancher de sa maison. Dans une cachette qu'elle avait révélée à Stanislawa, son amie polonaise catholique. La jeune femme le retrouvera et le gardera dans un tiroir sans en parler à personne… Jusqu'à ce que, soixante-cinq ans plus tard, elle le fasse lire à son neveu après une discussion animée sur la Shoah. Le jeune homme comprend que ce journal appartient à l'Histoire et encourage la vieille dame à le donner pour publication au musée de Yad Vashem.
Ce journal est un récit poignant en même temps qu'un témoignage historique unique, enrichi par une passionnante préface de Marek Halter. Né à Varsovie, celui-ci a toujours été impressionné par la relation complexe que les Polonais ont entretenue avec les millions de juifs qui ont partagé leur histoire depuis plus de dix siècles. En une soixantaine de pages il raconte cette relation, faite d'amour et de haine. Une exceptionnelle réflexion sur ce « monde d'hier » et sur la mémoire judéo-polonaise qui habite son œuvre.


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EAN : 9782221110270
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 128
Format : 110 x 177 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Samarianred Posté le 19 Octobre 2015
    Rutka parle finalement très peu de la guerre et de sa vie dans les ghettos. Après tout, elle n'a que 14 ans et elle vit déjà ainsi depuis 4 ans, plus d'un tiers de sa vie. Elle est comme toutes les jeunes filles, amoureuse, fâchée avec ses amis, en colère de ne pas avoir plus de liberté. Pourtant à certains moment (surement de désespoir) Rutka laisse entrevoir la situation. Elle semble n'avoir aucun doute sur son sort. Elle sait qu'elle ne survivra pas à la guerre. Son journal à été rédigé dans ce but et ça laisse parfois l'impression qu'elle s'est censurée. Il y a beaucoup de noms qui se mélangent, de personnes qui apparaissent et disparaissent sans explications. C'est frustrant. Le journal est d'ailleurs très court, à peine 4 mois. Jusqu'à la déportation à Auschwitz J'ai été beaucoup plus touchée par la seconde partie, qui raconte comment le journal est arrivé dans les mains de la famille de Rutka. Je pense avoir lu toute cette partie en pleurant. Comment ne pas être touchée par ce père, unique survivant. Par cette fille qui apprend un jour l'existence de cette demi-sœur et de ce demi-frère au destin si tragique. De part mes recherches sur... Rutka parle finalement très peu de la guerre et de sa vie dans les ghettos. Après tout, elle n'a que 14 ans et elle vit déjà ainsi depuis 4 ans, plus d'un tiers de sa vie. Elle est comme toutes les jeunes filles, amoureuse, fâchée avec ses amis, en colère de ne pas avoir plus de liberté. Pourtant à certains moment (surement de désespoir) Rutka laisse entrevoir la situation. Elle semble n'avoir aucun doute sur son sort. Elle sait qu'elle ne survivra pas à la guerre. Son journal à été rédigé dans ce but et ça laisse parfois l'impression qu'elle s'est censurée. Il y a beaucoup de noms qui se mélangent, de personnes qui apparaissent et disparaissent sans explications. C'est frustrant. Le journal est d'ailleurs très court, à peine 4 mois. Jusqu'à la déportation à Auschwitz J'ai été beaucoup plus touchée par la seconde partie, qui raconte comment le journal est arrivé dans les mains de la famille de Rutka. Je pense avoir lu toute cette partie en pleurant. Comment ne pas être touchée par ce père, unique survivant. Par cette fille qui apprend un jour l'existence de cette demi-sœur et de ce demi-frère au destin si tragique. De part mes recherches sur internet, j'ai découvert que Rutka n'avait pas été gazée immédiatement. Elle aura survécu 8 mois à Auschwitz. En décembre 43, elle attrape le choléra. Défigurée, affaiblie, elle est emmenée jusqu'aux chambres à gaz dans une brouette poussée par une de ses amies. Pendant le trajet Rutka la suppliait de s’approcher des barbelés pour s’y jeter et mais elles étaient surveillée par un SS. La troisième partie est écrite par un historien et l'Histoire est très bien expliquée, elle "gâche" cependant un peu le début en expliquant les choses de manière terre à terre.
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  • st79310 Posté le 4 Août 2011
    Journal totalement différent de celui d'Anne Franck. Mon avis est plutôt partagée, pour moi le journal est plutôt court pour ce faire une idée. Cependant, le troisiéme texte ("Les juifs et la Pologne") est relativement bien car il descrit la relation juifs/polonais durant toute l'histoire de La Pologne.
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