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            Le Mouchard

            Belfond
            EAN : 9782714480712
            Façonnage normé : BROCHE
            Nombre de pages : 288
            Format : 140 x 205 mm
            Le Mouchard

            Louis POSTIF (Traducteur)
            Collection : Belfond Vintage
            Date de parution : 02/05/2019
            Couronné par le très prestigieux James Tait Black Memorial Prize, paru pour la première fois en 1925 et adapté au cinéma par John Ford dix ans plus tard, un roman noir incontournable par une figure de proue de la « renaissance littéraire irlandaise ».
            Il gravit les marches l’une après l’autre, d’un pas régulier, en faisant craquer bruyamment l’escalier. D’un coup de pied il ouvrit la porte, sans retirer les mains de ses poches. Dans le vestibule, il se trouva nez à nez avec un policier coiffé d’un casque de nuit noir, en forme... Il gravit les marches l’une après l’autre, d’un pas régulier, en faisant craquer bruyamment l’escalier. D’un coup de pied il ouvrit la porte, sans retirer les mains de ses poches. Dans le vestibule, il se trouva nez à nez avec un policier coiffé d’un casque de nuit noir, en forme de cône. L’homme retirait ses gants. Gypo s’arrêta et le regarda droit dans les yeux.
            « Je viens réclamer la prime de vingt livres offerte par le Syndicat des fermiers pour des renseignements concernant le nommé Francis-Joseph Mac Phillip », dit-il d’une voix basse et profonde.


            Dans le Dublin des années 1920 toujours traumatisé par une succession de conflits, l’errance hystérique d’un homme dévoré par la culpabilité, l’alcool et le mensonge qui, en vingt-quatre heures, vit une terrible descente aux enfers.
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            EAN : 9782714480712
            Façonnage normé : BROCHE
            Nombre de pages : 288
            Format : 140 x 205 mm

            Ils en parlent

            Un texte de toute beauté.
             
            Philippe Blanchet / Rolling Stone

            Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

            • GeorgesSmiley Posté le 3 Février 2019
              J’aime l’Irlande, ses paysages extraordinaires, ses légendes, ses ciels toujours en mouvement, ses lacs et ses bords de mer époustouflants, ses matches de rugby pleins de la fureur du «fighting spirit» et ses pubs enfiévrés où, même avec une voix de fausset, on se croit obligé d’accompagner les musiciens. Avouons-le, c’est la version qui ravit le touriste que je suis. Il y en a une autre que Le Mouchard dépeint très bien dans un style qui évoque un peu Graham Greene et Le Rocher de Brighton. Ici, la pluie ne donne pas les arcs-en-ciel de la version touristique mais simplement de la boue. De la boue, au propre (façon de parler) comme au figuré : pauvreté, nourriture infâme, maladies, alcool, bêtise et violence forment le cocktail ravageur des bas-fonds du Dublin des années vingt. Ajoutons l’organisation révolutionnaire telle qu’on la nomme dans le roman (ancêtre de l’IRA), ses hommes de mains, ses tribunaux clandestins, ses jugements aussi expéditifs que définitifs et ses chefs sûrs de détenir la seule et unique vérité, la leur, impitoyable. Et n’oublions pas la religion, présente partout, réconfort puissant mais aussi prétexte aux pires exactions. L’histoire est vieille comme le monde et, presque miraculeusement, ne suscite pas... J’aime l’Irlande, ses paysages extraordinaires, ses légendes, ses ciels toujours en mouvement, ses lacs et ses bords de mer époustouflants, ses matches de rugby pleins de la fureur du «fighting spirit» et ses pubs enfiévrés où, même avec une voix de fausset, on se croit obligé d’accompagner les musiciens. Avouons-le, c’est la version qui ravit le touriste que je suis. Il y en a une autre que Le Mouchard dépeint très bien dans un style qui évoque un peu Graham Greene et Le Rocher de Brighton. Ici, la pluie ne donne pas les arcs-en-ciel de la version touristique mais simplement de la boue. De la boue, au propre (façon de parler) comme au figuré : pauvreté, nourriture infâme, maladies, alcool, bêtise et violence forment le cocktail ravageur des bas-fonds du Dublin des années vingt. Ajoutons l’organisation révolutionnaire telle qu’on la nomme dans le roman (ancêtre de l’IRA), ses hommes de mains, ses tribunaux clandestins, ses jugements aussi expéditifs que définitifs et ses chefs sûrs de détenir la seule et unique vérité, la leur, impitoyable. Et n’oublions pas la religion, présente partout, réconfort puissant mais aussi prétexte aux pires exactions. L’histoire est vieille comme le monde et, presque miraculeusement, ne suscite pas de controverse entre catholiques et protestants, républicains et unionistes. Ici, Judas se prénomme Gypo, l’ami trahi Francis, et les trente deniers font vingt livres. « Deux faits occupaient sa cervelle : son entrevue avec Mac Phillip et son manque d’argent pour dormir ce soir… Il était en train d’examiner la devanture d’un atelier dans Dame Street, lorsque enfin il comprit le rapport existant entre les deux idées qui le hantaient… Je viens réclamer la prime de vingt livres offerte par le Syndicat des fermiers pour des renseignements concernant le nommé Francis-Joseph Mac Phillip. » Brute colossale, écrasée de misère, isolée dans la jungle urbaine, le héros n’en est pas un. Il trahit pour payer sa place à l’asile de nuit, du moins le pense-t-il, car, sitôt l’argent en poche, il s’empresse de le dépenser. Au petit matin, quand sonne l’heure de payer le prix de la trahison, aussi démuni que la veille, il n’a plus que sa force physique et son courage. Est-ce suffisant pour se sauver ou se faire pardonner ? Sombre, brutale et désespérée, une Irlande très loin des cartes postales comme le précise la préface : «L'Irlande, où il pleut tous les jours, est ravagée par l'alcoolisme, par la politique et par le courage de ses habitants.» Quel coup de poing !
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            • gill Posté le 17 Décembre 2015
              Francis Joseph Mac Phillip est un assassin. Au mois d'octobre précédent, il a tué le secrétaire de la section locale du Syndicat des fermiers pendant la grève des ouvriers agricoles qui avait bouleversé toute l'Irlande. Depuis, il était recherché par la police. Il s'était caché dans la montagne, mais il est de retour à Dublin. Et ce soir-là, il est tué, d'un coup de révolver, en essayant de s'échapper du 44 Titt Street, son domicile paternel. La maison avait été cernée par dix hommes sous le commandement du sergent détective Mac Cartney. Francis Joseph Mac Phillip a été vendu, pour vingt livres, à la police par Gypo Nolan, son inséparable compagnon depuis la grève des ouvriers agricoles. Gypo est un ancien policeman de Dublin. Il a été révoqué par l'Administration qui le soupçonnait d'entretenir des rapports avec l'organisation révolutionnaire dont faisait partie Mac Phillip ... Ce roman est un récit puissant, humain, formidable. Tout d'abord par la manière dont il est écrit. La plume de Liam O'Flaherty, finalement tâchée du sang de Gypo, a dû auparavant être trempée de brouillard, de révolution, de sombres vengeances et de noire Guiness. L'atmosphère est étouffante. La tragédie semble inéluctable. Le récit est lent, épais, pathétique et passionnant. Mais le roman est aussi remarquable par la peinture des... Francis Joseph Mac Phillip est un assassin. Au mois d'octobre précédent, il a tué le secrétaire de la section locale du Syndicat des fermiers pendant la grève des ouvriers agricoles qui avait bouleversé toute l'Irlande. Depuis, il était recherché par la police. Il s'était caché dans la montagne, mais il est de retour à Dublin. Et ce soir-là, il est tué, d'un coup de révolver, en essayant de s'échapper du 44 Titt Street, son domicile paternel. La maison avait été cernée par dix hommes sous le commandement du sergent détective Mac Cartney. Francis Joseph Mac Phillip a été vendu, pour vingt livres, à la police par Gypo Nolan, son inséparable compagnon depuis la grève des ouvriers agricoles. Gypo est un ancien policeman de Dublin. Il a été révoqué par l'Administration qui le soupçonnait d'entretenir des rapports avec l'organisation révolutionnaire dont faisait partie Mac Phillip ... Ce roman est un récit puissant, humain, formidable. Tout d'abord par la manière dont il est écrit. La plume de Liam O'Flaherty, finalement tâchée du sang de Gypo, a dû auparavant être trempée de brouillard, de révolution, de sombres vengeances et de noire Guiness. L'atmosphère est étouffante. La tragédie semble inéluctable. Le récit est lent, épais, pathétique et passionnant. Mais le roman est aussi remarquable par la peinture des personnages. Liam O'Flaherty semble avoir de la tendresse pour les vaincus qui, comme Gypo ou comme le jeune Bartly Madden dans "Insurrection", ont un destin tragique. En 1935, John Ford transposa ce roman dans "The Informer", un film où le comédien Victor Mac Laglen, dans le rôle de Gypo, fut bluffant. Au final, "Le mouchard" est un de ces livres que l'on redécouvre et qui font du bien ...
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            • monsieurloic Posté le 16 Décembre 2015
              Lorsque je me suis arrêté dans la capitale mondiale du livre qu'est Bécherel, je suis reparti avec quatre bouquins d'auteurs irlandais (dont celui-ci) volés dans la librairie l'autre sommeil. Il n'y avait pas beaucoup de choix alors j'ai pris ce qu'il y avait. J'ai lu le pornographe en premier et après boussole de Enard m'a pris beaucoup de temps et donc l'heure était venue de découvrir la prose de Liam O'Flaherty, auteur qui ne dit pas grand chose aux heureux contribuables français et que je vais avoir l'honneur de critiquer ici. Peu l'ont fait mais certains quand même. L'action du Mouchard se déroule le temps d'une nuit de printemps aux alentours des années 20 à Dublin. Gypo le héros fait partie de l'Organisation Révolutionnaire, groupuscule géré par le commandant Gallagher. L'Organisation Révolutionnaire dont je n'ai pas besoin de vous expliquer le combat et que j’appellerai désormais l'OR (pour ne pas éveiller les soupçons) est en plein émoi depuis qu'un de ses membres, Frank Mac Phillip a tué le président de la section locale du syndicat des fermiers (qu'on imagine plus hommes d'affaire que fermiers) quelques mois auparavant. Comme Gypo était plus ou moins trempé dans l'affaire, lui et quelques uns... Lorsque je me suis arrêté dans la capitale mondiale du livre qu'est Bécherel, je suis reparti avec quatre bouquins d'auteurs irlandais (dont celui-ci) volés dans la librairie l'autre sommeil. Il n'y avait pas beaucoup de choix alors j'ai pris ce qu'il y avait. J'ai lu le pornographe en premier et après boussole de Enard m'a pris beaucoup de temps et donc l'heure était venue de découvrir la prose de Liam O'Flaherty, auteur qui ne dit pas grand chose aux heureux contribuables français et que je vais avoir l'honneur de critiquer ici. Peu l'ont fait mais certains quand même. L'action du Mouchard se déroule le temps d'une nuit de printemps aux alentours des années 20 à Dublin. Gypo le héros fait partie de l'Organisation Révolutionnaire, groupuscule géré par le commandant Gallagher. L'Organisation Révolutionnaire dont je n'ai pas besoin de vous expliquer le combat et que j’appellerai désormais l'OR (pour ne pas éveiller les soupçons) est en plein émoi depuis qu'un de ses membres, Frank Mac Phillip a tué le président de la section locale du syndicat des fermiers (qu'on imagine plus hommes d'affaire que fermiers) quelques mois auparavant. Comme Gypo était plus ou moins trempé dans l'affaire, lui et quelques uns de ses condisciples se sont enfuient dans les montagnes qui entourent Dublin. Mais un moment, ils reviennent, souffreteux, tuberculeux, recherchés et Gypo, abandonnant tous ses idéaux décide de dénoncer Franck à la police contre pas mal d'argent qu'il dépense sans se cacher en alcools et putins. Gypo s'enivre, mène grand train mais l'OR est aux aguets et cherche le traître. Ils retrouvent Gypo qui n'étant plus à une parjure près dénonce un camarade qui n'y est pour rien. Mais le camarade a un alibi et très vite Gallagher et ses sbires devinent que Gypo est le mouchard. Il est arrêté et conduit dans une cave dans laquelle se situe une petite cellule d'où il arrive à s’échapper en défonçant le plafond friable. Et je ne vous dirais pas ce qu'il advient de ce pauvre Gypo. D'un point de vue moral, Gypo a-t-il bien fait de dénoncer un assassin à la police ou bien a-t-il trahi ses idéaux et fait du tort fait à l'OR ? C'est chacun qui voit. Moi je lui en veux de ne l'avoir fait que pour les thunes. Mais en fin de compte, après qu'il ait réussi à sortir de sa cellule, Gypo n'est pas allé se réfugier dans un poste de police où il aurait pu carrément dénoncer tous les dirigeants de l'OR. Il ne l'a pas fait car il le dit à un moment, qu'il reste un révolutionnaire et non un mouchard. Alors, j'aurais aimé que Gypo puisse s'enfuir dans les montagnes et vivre dans les grottes en tuant des moutons ou en cueillant des oranges. Stève Passeur qui a préfacé ce roman dit à son propos en 4ème de couverture : 'Liam O'Flaherty a tant de talent, une telle force dans l'introspection, un tel art dans la conduite du récit, une telle adresse pour suivre les soubresauts de son célèbre héros, à la façon d'un manieur de projecteur dans un music-hall, que l'on en arrive dès la dixième page à souhaiter que son mouchard ne soit pris, ni chatié'. C'est son avis et je le partage un peu. Liam O'Flaherty est né et mort au XXème siècle. Il fut un indépendantiste convaincu ce qui l'obligea à s'exiler aux Etats-Unis et en France. Le mouchard a été adapté au cinéma par John Ford (à croire qu'il n'y avait qu'un réalisateur dans les années 20). Mais John Wayne n'est pas dans le casting !
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