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Robert Laffont
EAN : 9782221107034
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 456
Format : 135 x 215 mm

Le Printemps d'Helliconia

Jacques CHAMBON (Traducteur)
Collection : Ailleurs et Demain
Date de parution : 01/06/2006

Helliconia : planète de type terrestre, surveillée depuis des siècles par un satellite terrien ; climat glaciaire. A la surface, une poignée de chasseurs humains et un peuple d'autochtones, les Phagors. Dans les profondeurs des cavernes, une civilisation humaine statique et souffreteuse, confinée par les prêtres dans le culte de...

Helliconia : planète de type terrestre, surveillée depuis des siècles par un satellite terrien ; climat glaciaire. A la surface, une poignée de chasseurs humains et un peuple d'autochtones, les Phagors. Dans les profondeurs des cavernes, une civilisation humaine statique et souffreteuse, confinée par les prêtres dans le culte de Watra, le dieu des Glaces.
Mais sous le regard du satellite, les choses changent. L'un des deux soleils, Freyr, semble grossir. La neige fond. C'est le printemps. Et la promesse d'un autre ordre social. Car Helliconia tourne autour de deux soleils, Batalix et Freyr. Son orbite autour de Batalix définit la petite année de quatre cent quatre-vingts jours. Mais elle accompagne Batalix autour de Freyr en mille huit cent vingt-cinq petites années. Et parce que Freyr est une étoile géante et que cette grande orbite est très elliptique, Helliconia connaît un hiver de près de mille ans et un été torride de la même durée. Entre les deux, un bref printemps.
De saisons si longues, nul ne conserve le souvenir, sinon les légendes. Pour Yuli le chasseur, le printemps d'Helliconia c'est le monde à l'envers, la révolution, le dégel de l'Histoire.

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EAN : 9782221107034
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 456
Format : 135 x 215 mm
Robert Laffont

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Riduidel Posté le 14 Mars 2020
    J'ai lu ce livre il y a bien longtemps ... Tellement longtemps, en fait que je ne me souviens plus de la date, ou même de l'année, où je l'ai lu ... Mais tout ça n'a pas grand chose à voir avec ce roman. J'ai donc choisi de le relire à un moment où mon stock personnel de nouveautés s'était épuisé.Le printemps d'Helliconia raconte donc le dégel d'un monde dont les années durent des dizaines de nos siècles, ce qui laisse le temps aux plantes de s'adapter à chacune de ces saisons, et aux êtres vivants d'oublier ce que les précédentes saisons ont pu être.On assiste donc à l'émerveillement des hommes et femmes qui vivent ce dégel comme une nouveauté, en oubliant que l'hiver ne fait que s'arrêter.En soi l'idée est assez belle. Seulement j'ai l'impression qu'[a:Aldiss|33297|Brian W. Aldiss|http://images.gr-assets.com/authors/1333457329p2/33297.jpg] a voulu aborder trop de thèmes simultanément, ce qui nuit pour moi à la beauté de cette oeuvre (qui pourtant est très loin de manquer de qualités). Tenez, par exemple, il essaye de traiter en même temps la différence entre deux espèces (humains et phagors), le fait religieux (Wuttra et Wahka) , la géologie, l'évolution des espèces et peut-être une dizaine... J'ai lu ce livre il y a bien longtemps ... Tellement longtemps, en fait que je ne me souviens plus de la date, ou même de l'année, où je l'ai lu ... Mais tout ça n'a pas grand chose à voir avec ce roman. J'ai donc choisi de le relire à un moment où mon stock personnel de nouveautés s'était épuisé.Le printemps d'Helliconia raconte donc le dégel d'un monde dont les années durent des dizaines de nos siècles, ce qui laisse le temps aux plantes de s'adapter à chacune de ces saisons, et aux êtres vivants d'oublier ce que les précédentes saisons ont pu être.On assiste donc à l'émerveillement des hommes et femmes qui vivent ce dégel comme une nouveauté, en oubliant que l'hiver ne fait que s'arrêter.En soi l'idée est assez belle. Seulement j'ai l'impression qu'[a:Aldiss|33297|Brian W. Aldiss|http://images.gr-assets.com/authors/1333457329p2/33297.jpg] a voulu aborder trop de thèmes simultanément, ce qui nuit pour moi à la beauté de cette oeuvre (qui pourtant est très loin de manquer de qualités). Tenez, par exemple, il essaye de traiter en même temps la différence entre deux espèces (humains et phagors), le fait religieux (Wuttra et Wahka) , la géologie, l'évolution des espèces et peut-être une dizaine d'autres sujets. Ce qui donne au final des digressions parfois assez pénibles. Voire même des attentes curieuses de la part du lecteur que je suis. Je vais vous donner un exemple.Pendant tout le bouquin, [a:Aldiss|33297|Brian W. Aldiss|http://images.gr-assets.com/authors/1333457329p2/33297.jpg] utilise un schéma assez clair : un humain découvre un fait nouveau dans un endroit qu'il croyait connaître, et [a:Aldiss|33297|Brian W. Aldiss|http://images.gr-assets.com/authors/1333457329p2/33297.jpg] en profite pour nous présenter l'animal, ou la plante, ainsi que ses adaptations vis-à-vis de l'étrange saisonalité d'Helliconia. Le truc curieux, c'est que ça ne dérange manifestement pas l'auteur de s'arrêter au beau milieu d'une scène d'action pour nous décrire par le menu les plissements géologiques qui accompagnent le réchauffement climatique de la planète. Ce qui fait qu'à la fin du roman, on est toujours prêt à ce que n'ilmporte quelle scène dérive en une description du panthéon phagor aggrémentée de considérations sur le régime alimentaire de leurs montures et son impact sur la polinisation des algues sous-marines. Et à cette même fin du roman, dans une scène de retour à la maison assez pathétique, l'auteur nous explique que la défécation de l'étrange monture du héros sera utilisée par un bousier ... A ce moment-là, j'ai été *déçu* qu'il ne nous explique pas la constructionf ractale des terriers de bousiers. Je crois qu'en fait, dans ce roman, [a:Aldiss|33297|Brian W. Aldiss|http://images.gr-assets.com/authors/1333457329p2/33297.jpg] a voulu pousser à son extrême certaines méthodes de description d'univers SF décrites sur Génération Science-Fiction dans les articles de Claude Ecken (qui sont tout bonnement fabuleux).Bon, je ne devrais pas bouder non plus mon plaisir, parce qu'à part ça, ce roman n'est rien d'autre qu'une assez plate chronique de l'âge de bronze, où on invente la monnaie, et où une brave dame découvre la mécanique céleste et constate que la cour de ferme qui leur sert de monde n'est rien qu'une petite planète perdue dans un complexe système binaire. Et d'ailleurs, je ne boude pas mon plaisir puisque j'ai trouvé certains éléments de ce premier récit assez intéressants, voire même fascinants, comme par exemple tout cet écosystème qui à mon avis ne tient pas debout biologiquement parlant, mais qui a malgré tout un charme certain.J'ai donc pris un certain plaisir en relisant ce livre, entaché des défauts signalés ci-dessus et d'une écriture largement plus antique que celle d'un [a:Brunner|23113|John Brunner|http://images.gr-assets.com/authors/1336955014p2/23113.jpg] largement plus vieux ou, pour prendre un genre plus raisonnablement proche, d'un [a:Moorcock|16939|Michael Moorcock|http://images.gr-assets.com/authors/1424079041p2/16939.jpg] qui a pour lui l'avantage de dépeindre les aventures du champion éternel.Bref, c'est un peu mou, plutôt daté, mais néanmoins intéressant grâce à un monde d'une grande beauté formelle, et des personnages qui ont quand même une sacré personnalité (Aoz Roon et Shay Tal en tête).
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  • lehibook Posté le 3 Janvier 2020
    . Premier tome d’un cycle ambitieux qui se déroule sur un millier d’années. A planète Héliconia est soumise à un cycle saisonnier de grande ampleur ( 500 ans d’hiver, un court printemps et 500 ans d’été) qui impacte fortement les populations humaines et autochtones (les Phagors) à la fois dans leur degré de civilisation et dans leurs rapports de domination réciproque (les Phagors sont adaptés à l’hiver) . Ce volume raconte le printemps qui voit la civilisation humaine repartir de l’avant . L’ensemble est observé par un satellite scientifique terrien . Aldiss avec une extrême précision peint la lutte pour l’existence et le progrès de ces civilisations à travers des personnages attachants (en particulier des femmes fortes) . C’est remarquable.
  • ZeroJanvier79 Posté le 24 Septembre 2019
    Helliconia Spring est le premier volume d'une trilogie de science-fiction baptisée Helliconia et signée par Brian W. Aldiss. J'avais déjà essayé de lire ce premier tome il y a quelques années mais j'avais abandonné, trouvant cette lecture trop difficile. J'ai retenté ma chance cette semaine et je ne le regrette pas ! L'idée de départ de cette trilogie de Brian W. Aldiss, c'est une planète : Helliconia, située à des années-lumières de la Terre. Sa particularité, c'est d'être en orbite autour d'un premier soleil baptisé Batalix, qui tourne lui-même autour de Freyr, un autre soleil bien plus grand que le premier. Helliconia tourne autour de Batalix en un peu plus de quatre-cent jours, constituant ainsi une année assez similaire à celles que nous connaissons sur Terre. Mais Helliconia et Batalix mettent plus de mille ans à tourner autour de Freyr. Cette particularité astronomique provoque sur Helliconia des saisons immensément longues : l'hiver et l'été durent chacun plusieurs siècles et sont séparés par un court printemps qui bouleverse chaque fois l'écologie de la planète. Deux espèces humanoïdes se partagent le globe : les humains, qui nous ressemblent, semblent destinés à dominer pendant la longue saison estivale, tandis que les phagors, que j'ai envie de... Helliconia Spring est le premier volume d'une trilogie de science-fiction baptisée Helliconia et signée par Brian W. Aldiss. J'avais déjà essayé de lire ce premier tome il y a quelques années mais j'avais abandonné, trouvant cette lecture trop difficile. J'ai retenté ma chance cette semaine et je ne le regrette pas ! L'idée de départ de cette trilogie de Brian W. Aldiss, c'est une planète : Helliconia, située à des années-lumières de la Terre. Sa particularité, c'est d'être en orbite autour d'un premier soleil baptisé Batalix, qui tourne lui-même autour de Freyr, un autre soleil bien plus grand que le premier. Helliconia tourne autour de Batalix en un peu plus de quatre-cent jours, constituant ainsi une année assez similaire à celles que nous connaissons sur Terre. Mais Helliconia et Batalix mettent plus de mille ans à tourner autour de Freyr. Cette particularité astronomique provoque sur Helliconia des saisons immensément longues : l'hiver et l'été durent chacun plusieurs siècles et sont séparés par un court printemps qui bouleverse chaque fois l'écologie de la planète. Deux espèces humanoïdes se partagent le globe : les humains, qui nous ressemblent, semblent destinés à dominer pendant la longue saison estivale, tandis que les phagors, que j'ai envie de comparer à des minotaures des neiges, sont particulièrement adaptés aux conditions de vie hivernales. Au rythme de ces saisons longues de plusieurs siècles, des civilisations naissent et meurent au gré des changements climatiques et écologiques. La faune et la flore évoluent également au fur et à mesure de l'éloignement ou du rapprochement de la planète par rapport au soleil Freyr. Tout ceci n'est pas connu des habitants d'Helliconia, qui subissent les conséquences de ces longues saisons mais sans en comprendre le fonctionnement ni les causes. Humains et phagors semblent condamnés à revivre apogée et décadence de leurs civilisations respectives, une race dominant l'autre pendant plusieurs siècles avant que le printemps ne vienne inverse les rôles. Dans le roman, nous découvrons tout cela à travers un ensemble de personnages, principalement humains, qui peuplent l'un des continents d'Helliconia. de temps en temps, l'auteur nous propose également des interludes sur une station orbitale terrienne qui observe Helliconia à l'insu de ses habitants, et sans avoir le droit d'intervenir sur la planète. Tout commence avec un long prélude qui nous raconte l'enfant et l'apprentissage du jeune Yuli, un chasseur qui découvre la vie dans une cité souterraine après avoir perdu son père dans une attaque par des phagors. Ensuite, le récit se poursuit plusieurs décennies plus tard, quand les descendants de Yuli vivent dans un petit village qui s'apprête à quitter l'hiver d'Helliconia pour connaître le printemps et ses bouleversements. Le récit est parfois lent, s'attardant sur des détails plus ou moins intéressants. On sent la volonté de l'auteur de nous présenter une planète cohérent, pensée dans ses moindres détails sans ses particularités, avec son climat, sa géographie, sa faune, sa flore, ses civilisations, ses religions, etc. C'est ambitieux, souvent passionnant, parfois un peu moins. Après avoir terminé ce premier volume, je comprends pourquoi j'avais eu du mal à le terminer lors de ma première tentative de lecture, mais je suis également heureux d'avoir insisté cette fois-ci. L'effort n'est pas négligeable car c'est une lecture difficile et exigeante, mais j'ai très envie de poursuivre l'aventure et de découvrir l'évolution de la planète Helliconia et de ses habitants dans le prochain volume : Helliconia Summer, qui comme son nom l'indique se déroule lors de la prochaine saison, l'été.
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  • arcade_d Posté le 6 Septembre 2017
    Longtemps après ma deuxième lecture du cycle de Dune, je suis tombé sur cette belle trilogie, ce beau roman. En tant que Rolistes, il n’a jamais cessé de m’inspirer pour mes « contenu fictionnel malléable », ou, « scénario ». J’ai toujours tenté de faire en sorte que mon univers soit aussi riche et crédible que le monde d’Helliconia. Helliconia est mon patron en termes de cohérence !
  • Henri-l-oiseleur Posté le 16 Décembre 2015
    "Le printemps d'Helliconia" est le premier roman d'une trilogie consacrée à une planète imaginaire, Helliconia, dont le cycle saisonnier obéit à des mécanismes différents des nôtres. Aldiss, pour écrire cet ouvrage, a amassé une documentation considérable et sa description du "grand printemps", du "grand été" et du "grand hiver" de sa planète, saisons qui s'étalent sur des siècles, est climatiquement, botaniquement, zoologiquement cohérente. Pourtant nous ne sommes pas dans un roman de "hard science" : l'auteur évite l'écueil de la sécheresse et de l'ennui en se plaçant toujours à hauteur d'hommes, de héros attachants qui tentent de s'adapter à la mutation de leur milieu. Leurs histoires sont racontées avec brio et ne lassent jamais, surtout dans ce volume du grand printemps. La compréhension globale de ce qui arrive nous est fournie non par les personnages à terre, qui sont trop primitifs pour saisir ce qui arrive, mais par le procédé d'une station d'observation humaine placée en orbite autour de la planète, où les changements sociaux et culturels vont de pair avec ceux du climat. Cela permet de varier les points de vue. Excellent roman.
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