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Sonatine
EAN : 9782355843631
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 368
Format : 130 x 180 mm

Le Prix du plaisir

Jean DEMANUELLI (Traducteur)
Date de parution : 08/10/2015
Faites-vous plaisir…

À la fois livre de gastronomie, polar et traité d’esthétique jubilatoire ! Un roman comme on en rêve !


Erudit excentrique, Tarquin Willot a entrepris, depuis Portsmouth, de traverser la France pour aller dans sa maison de Provence. Ce périple est l’occasion pour lui de nous raconter la passion qu’il nourrit pour la...
Faites-vous plaisir…

À la fois livre de gastronomie, polar et traité d’esthétique jubilatoire ! Un roman comme on en rêve !


Erudit excentrique, Tarquin Willot a entrepris, depuis Portsmouth, de traverser la France pour aller dans sa maison de Provence. Ce périple est l’occasion pour lui de nous raconter la passion qu’il nourrit pour la cuisine. Depuis son plus jeune âge, Tarquin n’a en effet cessé de raffiner davantage ses plaisirs culinaires ainsi que son art de vivre. Mais ses Mémoires Voluptueux, ses digressions époustouflantes sur le caviar, l’omelette ou l’aïoli, ses idées originales et subversives sur le goût et le dégoût ne cachent-ils pas quelque chose de bien plus sombre ? Le raffinement et l’érudition ne sont en effet parfois pas incompatibles avec les faces les plus obscures de l’esprit humain. 
Avec ce voyage au pays des sens, John Lanchester nous offre un roman-puzzle d’une intelligence diabolique. Le lecteur, subjugué par le discours du narrateur, saura-t-il être assez perspicace pour déceler la vraie nature de cette expédition avant le coup de théâtre final ?

Le Prix du plaisir, a été élu meilleur livre de l’année par le New York Times et lauréat du prix Whitebread, est devenu culte dès sa parution, en 1996.
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EAN : 9782355843631
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 368
Format : 130 x 180 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Albertine22 Posté le 4 Octobre 2015
    Tarquin Winot, notre narrateur, nous conte avec de nombreuses digressions sa traversée de la France depuis Porsmouth jusqu'à son petit mas en Provence. Il nous prévient dès la préface, il profitera des nombreux arrêts en cours de route pour nous entretenir de sa passion pour la cuisine. Erudit ad nauséam, notre homme déverse sur les malheureux qui croisent sa route son immense savoir. Tarquin utilise la connaissance, le verbe, pour affirmer sa supériorité, sa différence avec le commun des mortels. Comment un tel "esprit" peut-il se passionner pour la cuisine, activité assez prosaïque ? C'est qu'avec lui, les repas deviennent fête des sens, quintessence d'une région, parfois aussi l'occasion de règler certaines situations difficiles à supporter. Au début, le lecteur se dit qu'il a affaire à un excentrique, un snob invétéré, aussi rébarbatif qu'inoffensif. Et puis cette image se brouille... Tarquin a pris en filature un couple de jeunes mariés. Il multiplie les déguisements, les outils d'espionnage façon Inspecteur Gadget. Pour quelle raison se met-il dans les pas des tourtereaux ? Il finit par nous révéler que la femme est venue récemment l'interviewer non pas pour parler de lui, ce qui nous croyons tout d'abord, mais de... Tarquin Winot, notre narrateur, nous conte avec de nombreuses digressions sa traversée de la France depuis Porsmouth jusqu'à son petit mas en Provence. Il nous prévient dès la préface, il profitera des nombreux arrêts en cours de route pour nous entretenir de sa passion pour la cuisine. Erudit ad nauséam, notre homme déverse sur les malheureux qui croisent sa route son immense savoir. Tarquin utilise la connaissance, le verbe, pour affirmer sa supériorité, sa différence avec le commun des mortels. Comment un tel "esprit" peut-il se passionner pour la cuisine, activité assez prosaïque ? C'est qu'avec lui, les repas deviennent fête des sens, quintessence d'une région, parfois aussi l'occasion de règler certaines situations difficiles à supporter. Au début, le lecteur se dit qu'il a affaire à un excentrique, un snob invétéré, aussi rébarbatif qu'inoffensif. Et puis cette image se brouille... Tarquin a pris en filature un couple de jeunes mariés. Il multiplie les déguisements, les outils d'espionnage façon Inspecteur Gadget. Pour quelle raison se met-il dans les pas des tourtereaux ? Il finit par nous révéler que la femme est venue récemment l'interviewer non pas pour parler de lui, ce qui nous croyons tout d'abord, mais de son frère Bartholomew, peintre et sculpeur de génie, malheureusement décédé d'une intoxication aux champignons.Tout de suite, Tarquin a senti que quelque chose se passait entre Laura et lui, la subtile alchimie de l'amour sans aucun doute. Attend-il le bon moment pour surgir pendant la lune de miel et faire éclater la vérité au grand jour ? La vérité se livre à nous peu à peu, Tarquin se confie de plus en plus à son futur lecteur et nous rapporte des souvenirs d'enfance qui, selon le point de vue adopté, peuvent sembler anodins ou faire penser aux premières années du tristement célèbre Néron. Le roman de John Lanchester est comme le Irish stew, une superposition de couches de pommes de terre et de viande, une spécialité de sa première nounou, Mary Theresa. L'auteur superpose ici recettes de cuisine, road-movie branquignolesque, envolées savantes sur de multiples domaines et en creux le portrait d'un Tarquin qui pourrait bien être un vilain garçon...
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  • Erveine Posté le 17 Mai 2014
    John Lanchester. Quand je me suis saisie du livre, j’ai toute de suite repensé aux ardeurs sexuelles de ‘’Mr Phillips‘’. Aussi, jaugeant la page de couverture représentant des fruits, je n’ai pas manqué d’y voir, éloignant un peu l’objet dans un réflexe de presbytie sans doute, à travers le dessin d’une pêche aux tons rouge-orangé, la transfiguration d’une belle paire de fesses. Mais non ! Là n’est pas le sujet. Encore que ! Il s’agisse bien ici de plaisir, mais de mise en bouche. Hédoniste donc !... devient-on en lisant cet ouvrage qui allie les plaisirs. Celui du lecteur qui découvre une écriture riche, raffinée et subtile, qui s’émerveille du parallèle que lui prête l’écrivain-philosophe à travers les évocations du bon vivre, une percée savante dans la mythologie grecque, agrémentée d’une pointe de religiosité en citant Luis Buñuel professant que pour préparer correctement un martini, il faut laisser la lumière traverser le vermouth sur son trajet à la rencontre du gin, comme dans le mystère de l’Immaculée Conception... Puis, un soupçon d’intrigue policière et nous sommes sous le charme d’un érudit francophile qui sur nos propres terres, nous accompagne. Et, de nous donner à penser, comme nous le constatons souvent nous-mêmes,... John Lanchester. Quand je me suis saisie du livre, j’ai toute de suite repensé aux ardeurs sexuelles de ‘’Mr Phillips‘’. Aussi, jaugeant la page de couverture représentant des fruits, je n’ai pas manqué d’y voir, éloignant un peu l’objet dans un réflexe de presbytie sans doute, à travers le dessin d’une pêche aux tons rouge-orangé, la transfiguration d’une belle paire de fesses. Mais non ! Là n’est pas le sujet. Encore que ! Il s’agisse bien ici de plaisir, mais de mise en bouche. Hédoniste donc !... devient-on en lisant cet ouvrage qui allie les plaisirs. Celui du lecteur qui découvre une écriture riche, raffinée et subtile, qui s’émerveille du parallèle que lui prête l’écrivain-philosophe à travers les évocations du bon vivre, une percée savante dans la mythologie grecque, agrémentée d’une pointe de religiosité en citant Luis Buñuel professant que pour préparer correctement un martini, il faut laisser la lumière traverser le vermouth sur son trajet à la rencontre du gin, comme dans le mystère de l’Immaculée Conception... Puis, un soupçon d’intrigue policière et nous sommes sous le charme d’un érudit francophile qui sur nos propres terres, nous accompagne. Et, de nous donner à penser, comme nous le constatons souvent nous-mêmes, que le souvenir a un goût qui s’attache à nous transporter dans des époques, plus avant, celle de l’enfance en quelques endroits, villes ou campagnes, ou plus proches à l’âge adulte, mais vers d’autres ‘’palais‘’. Une logique pour le moins surprenante qui ne manque pas de nous conduire en couple, au restaurant. Ces théâtres de nos rencontres en société, de nos mises au point et comme par un fait inéluctable, de nos ruptures. Il en va ainsi de la chair animale comme humaine qui s’accommode alors au choix, bleue pour la bleusaille, premier amour premier émoi, à point, des points nommés et disputés ou saignante et sans dessert. Il en est ainsi du départ de sa ‘’nounou‘’ Mary-Theresa dont l’absence en cuisine se traduit par un manque affectif à saveur gustative. Tandis que sa mère l’aime, elle, mais avec l’exubérance d’une actrice, toujours en ‘’représentation‘’. Et un peu plus loin d’apprendre la fin tragique de ladite domestique dont nous tairons l’issue pour vous garder tout le sel. Une histoire bien menée qui n’en reste pas moins élaborée comme un roman où les essences olfactives se mêlent aux sentiments. Un savoir-faire et une esthétique relevant tant de l’art culinaire que littéraire et qui nous donnent accès à quelque chose qui n’a pas de prix ‘’ le prix du plaisir‘’.
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