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Presses de la cité
EAN : 9782258094017
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 342
Format : 125 x 195 mm

Le Silence des glaces

Date de parution : 12/01/2012

Au milieu du XIXe siècle, la montagne, apprivoisée, attire une foule de curieux, et les premiers guides s’organisent, entre jalousie et entraide. Sur les sommets du Fer à Cheval, en Savoie, se déroule cette histoire caractéristique des débuts de l’alpinisme.

Dans les Alpes du Nord, en 1865. Parce qu’il est né dans une autre vallée, Cyprien Vétraz est écarté de la Compagnie des Guides. Un affront qu’il n’accepte pas. Une trahison pour lui, le meilleur montagnard de la vallée, respecté de tous mais jalousé pour ses exploits.
Lorsque survient un...

Dans les Alpes du Nord, en 1865. Parce qu’il est né dans une autre vallée, Cyprien Vétraz est écarté de la Compagnie des Guides. Un affront qu’il n’accepte pas. Une trahison pour lui, le meilleur montagnard de la vallée, respecté de tous mais jalousé pour ses exploits.
Lorsque survient un drame sur le glacier du Ruan, il refuse d’apporter son concours malgré sa connaissance des lieux et son habileté dans les crevasses. Il finit par partir seul, en pleine tempête, à la recherche d’un homme qu’il soupçonne pourtant d’être davantage intéressé par les filons d’or qu’aurait jadis découverts Jacques Balmat – le vainqueur du mont Blanc – que par la montagne elle-même.

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EAN : 9782258094017
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 342
Format : 125 x 195 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Wyoming Posté le 4 Juin 2020
    Une jolie odyssée montagnarde, au pays du Giffre, une action se situant en 1865, année de l'âge d'or de l'escalade, puisque c'est elle qui vit le plus grand nombre de conquêtes de sommets alpins. Mais les protagonistes de ce roman sont bien à l'écart de ces conquêtes menées le plus souvent par les britanniques, ils ont fort à faire entre les travaux de la terre, du bois pour l'hiver, et quand même des courses en montagnes pour quelques clients. Le roman s'articule autour d'un personnage principal, Cyprien, homme honnête, véritable montagnard, force de la nature, capable de lire dans les regards, de porter aussi des souffrances, la dispartion prématurée des parents, la vie finissante du grand-père. Cyprien est un héros très attachant, un homme aux valeurs ancrées solidement au tréfonds de son être, capable de sentiments, même si ceux-ci sont le plus souvent énoncés que par la puissance du regard. Un deuxième personnage est capital, l'ingénieur qui a besoin de Cyprien pour son projet fou de découvrir de l'or au coeur du glacier. Il n'est pas sympathique, dur et faible à la fois, dépendant de Cyprien qu'il admire sans l'avouer, enfermé dans ses fantasmes. La personnalité du grand-père est également très forte, homme sur... Une jolie odyssée montagnarde, au pays du Giffre, une action se situant en 1865, année de l'âge d'or de l'escalade, puisque c'est elle qui vit le plus grand nombre de conquêtes de sommets alpins. Mais les protagonistes de ce roman sont bien à l'écart de ces conquêtes menées le plus souvent par les britanniques, ils ont fort à faire entre les travaux de la terre, du bois pour l'hiver, et quand même des courses en montagnes pour quelques clients. Le roman s'articule autour d'un personnage principal, Cyprien, homme honnête, véritable montagnard, force de la nature, capable de lire dans les regards, de porter aussi des souffrances, la dispartion prématurée des parents, la vie finissante du grand-père. Cyprien est un héros très attachant, un homme aux valeurs ancrées solidement au tréfonds de son être, capable de sentiments, même si ceux-ci sont le plus souvent énoncés que par la puissance du regard. Un deuxième personnage est capital, l'ingénieur qui a besoin de Cyprien pour son projet fou de découvrir de l'or au coeur du glacier. Il n'est pas sympathique, dur et faible à la fois, dépendant de Cyprien qu'il admire sans l'avouer, enfermé dans ses fantasmes. La personnalité du grand-père est également très forte, homme sur la fin de sa vie, perclus de douleur, guetteur du ciel et des âmes, particulièrement celles de ses petit-fils. L'histoire, bien que naïve, tient la route. Elle est peu structurée, les chapitres se suivent avec certain manque de cohérence, largement compensé par les descriptions des saisons et du temps en montagne, brouillard, pluie, neige, orage, printemps lumineux, automne flamboyant, hiver figé dans neige et glace, l'ensemble procurant aux amateurs un vrai plaisir de lecture. Il manque quelquefois le style pour atteindre le niveau d'un Frison-Roche qui est effleuré par moments, même si les clichés descriptifs sont un peu trop récurrents. Ce roman fleure la montagne, le terroir, la vie dure, une époque très bien traduite, avec le vocabulaire désignant des objets, outils, lieux tels qu'ils étaient en 1865. Belle lecture.
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  • gavarneur Posté le 24 Mars 2016
    Ne l'ouvrez pas si vous cherchez une histoire qui coule toute seule et des personnages qui vous ressemblent. Il y a dans ce livre des morts, des sauvetages, des aventures en montagne, et plus. Il y a un pays, le massif du Giffre (en Haute Savoie). Il y a surtout un groupe humain, vivant durement dans ce pays rude, vers 1865, époque où le goût de l'alpinisme se développe. Et tout n'y est pas rose, on s'y affronte, par les mots ou par les poings si besoin. Pourtant la solidarité y est frappante : intérêts communs, besoin de s'entraider pour des travaux durs, pour des luttes contre les éléments (eau, feu...), mais aussi empathie sans autre justification que le sens du devoir, de la communauté et l'amour du prochain. Eh bien, la lecture ressemble à ces hommes et à ces femmes : elle n'est pas facile, elle ne livre pas immédiatement ses aspects les plus amènes. Les longues descriptions, la lenteur de l'action au début, l'aspect peu sympathique du personnage du premier chapitre demandent au lecteur un peu de persévérance. Le langage rapporté, plein d'expressions dont certaines persistent en Haute Savoie (et un peu plus loin) m'a attiré avant le fond. Un vocabulaire rare,... Ne l'ouvrez pas si vous cherchez une histoire qui coule toute seule et des personnages qui vous ressemblent. Il y a dans ce livre des morts, des sauvetages, des aventures en montagne, et plus. Il y a un pays, le massif du Giffre (en Haute Savoie). Il y a surtout un groupe humain, vivant durement dans ce pays rude, vers 1865, époque où le goût de l'alpinisme se développe. Et tout n'y est pas rose, on s'y affronte, par les mots ou par les poings si besoin. Pourtant la solidarité y est frappante : intérêts communs, besoin de s'entraider pour des travaux durs, pour des luttes contre les éléments (eau, feu...), mais aussi empathie sans autre justification que le sens du devoir, de la communauté et l'amour du prochain. Eh bien, la lecture ressemble à ces hommes et à ces femmes : elle n'est pas facile, elle ne livre pas immédiatement ses aspects les plus amènes. Les longues descriptions, la lenteur de l'action au début, l'aspect peu sympathique du personnage du premier chapitre demandent au lecteur un peu de persévérance. Le langage rapporté, plein d'expressions dont certaines persistent en Haute Savoie (et un peu plus loin) m'a attiré avant le fond. Un vocabulaire rare, souvent local, m'a plu, tout en continuant à me demander un peu d'effort. Je vous livre quelques exemples de mots ou d'expressions que je connaissais peu ou pas (êtes vous plus savant dans ce domaine?)  : Une croche (dans le sens de gaffe, crochet) une bézière* un chapi une gueule d'empeigne baboler le miche à foin je me suis mis le piot à la renverse Endurant, attiré et fatigué tout à la fois, j'ai poursuivi ma lecture, avec un plaisir croissant. Car outre le fait que des péripéties satisfaisaient après les premiers chapitres ma nature de lecteur naïf, je me suis peu à peu senti bien proche de ces rudes paysans montagnards, partageant leurs espoirs, leurs querelles, leurs amitiés. C'est vraiment cet aspect portrait de groupe** qui fait le sel de cette lecture. Petite remarque finale : la quatrième de couverture reflète très mal le sujet du récit, mais ce n'est pas un défaut : quel besoin aurais-je qu'on me résume l'action avant que je ne la découvre ? *Les bézières étaient des canaux en bois posées sur des poteaux afin de transporter l'eau d'alimentation des moulins et scieries (www. morzine-avoriaz.com) ** j'ai bien souvent envie de reprendre le titre du roman de Böll
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