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L'Archipel
EAN : 9782809826876
Façonnage normé : BROCHE

L'école à la ramasse

Date de parution : 21/08/2019
Perte de repères, perte de sens, perte de valeurs, perte de moyens... L'école de la République est à la dérive. Pourtant, une autre école est possible, moins compétitive, qui s'éloignerait de la sanction des connaissances pour mieux prendre en compte compétences et savoir-faire. Un essai iconoclaste et revigorant qui concerne plus de 12 millions d'élèves.
L’école française n’est pas en crise : elle est en faillite.Elle n’a plus les moyens humains – profs, CPE, surveillants, médecine scolaire – de mener a bien ses missions éducatives.Si cette « institution zombie » tient encore debout, c’est parce qu’elle est une bureaucratie, aussi rigide qu’anachronique. Mais l’égalité des... L’école française n’est pas en crise : elle est en faillite.Elle n’a plus les moyens humains – profs, CPE, surveillants, médecine scolaire – de mener a bien ses missions éducatives.Si cette « institution zombie » tient encore debout, c’est parce qu’elle est une bureaucratie, aussi rigide qu’anachronique. Mais l’égalité des chances et la justice scolaire sont devenues des leurres. A la réussite d’une élite correspond l’insuccès d’un grand nombre.Dans les matières fondamentales, français et mathématiques, le niveau baisse de façon alarmante. Quant a l’ordre scolaire, il y a longtemps qu’il est gangréné par les violences et les incivilités.  Une autre école est-elle possible, moins compétitive, plus coopérative, mieux adaptée aux besoins des élèves ?  Une école qui donnerait toute sa place a la culture générale et au français. Qui se soucierait d’évaluer plutôt que de noter, prenant en compte compétences et savoir-faire. Et qui referait du métier d’enseignant « le plus beau métier du monde ».C’est tout le pari de ce livre, une réponse aux remous suscités par les réformes de Jean-Michel Blanquer.
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EAN : 9782809826876
Façonnage normé : BROCHE

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Gribouille_idf Posté le 29 Avril 2020
    La situation de l'Ecole s'exprime différemment selon les auteur.e.s. Qu'ils soient philosophes, sociologues, économistes, politiques, enseignants, polémistes ou essayistes, le déclinisme éducatif s'impose au coeur du débat public. Il ne date pas d'hier. Il est bien antérieur aux réformes des cinquante dernières années. Miche Fize ne fait pas partie des auteurs conservateurs qui voient dans la situation de l'école une raison de pester contre ces élèves de banlieue, colorés ou épicés. Lui voit beaucoup plus loin. Dans son livre, il expose ce qu'il appelle la « faillite » de l'école. Pas question de parler de « crise », encore moins de « déclin ». Cette faillite a six visages : celle des réformes et des débats stériles, celle de la langue française, celle du métier d'enseignant, celle de l'égalité, celle de la transmission (des savoirs) et enfin celle de la « paix scolaire ». Le témoignage d'une enseignante, Annick, vient illustrer chacune de ces faillites en fin de chapitre. Annick n'est pas tendre avec le système, il n'a pas dû l'être avec elle. Annick, c'est la parole juste, le coup de gueule qui réveille. Il faut croire qu'il n'a pas été pas suffisant. Globalement, je me retrouve dans le témoignage d'Annick et dans les analyses critiques de Michel Fize, à l'exception... La situation de l'Ecole s'exprime différemment selon les auteur.e.s. Qu'ils soient philosophes, sociologues, économistes, politiques, enseignants, polémistes ou essayistes, le déclinisme éducatif s'impose au coeur du débat public. Il ne date pas d'hier. Il est bien antérieur aux réformes des cinquante dernières années. Miche Fize ne fait pas partie des auteurs conservateurs qui voient dans la situation de l'école une raison de pester contre ces élèves de banlieue, colorés ou épicés. Lui voit beaucoup plus loin. Dans son livre, il expose ce qu'il appelle la « faillite » de l'école. Pas question de parler de « crise », encore moins de « déclin ». Cette faillite a six visages : celle des réformes et des débats stériles, celle de la langue française, celle du métier d'enseignant, celle de l'égalité, celle de la transmission (des savoirs) et enfin celle de la « paix scolaire ». Le témoignage d'une enseignante, Annick, vient illustrer chacune de ces faillites en fin de chapitre. Annick n'est pas tendre avec le système, il n'a pas dû l'être avec elle. Annick, c'est la parole juste, le coup de gueule qui réveille. Il faut croire qu'il n'a pas été pas suffisant. Globalement, je me retrouve dans le témoignage d'Annick et dans les analyses critiques de Michel Fize, à l'exception de la question du niveau scolaire. J'ai trouvé l'auteur excessivement dur, voire injuste, avec ses deux confrères: Christian Baudelot et Roger Establet. On connaît l'approche marxiste de ces derniers. Pour eux, l'Ecole est un espace de conflictualité dans lequel les élèves favorisés socialement le sont davantage et les élèves défavorisés le sont encore plus; ainsi, l'école est une machine à reproduire les inégalités sociales. Ils ont expliqué dans un ouvrage publié 1989 que contrairement à ce qui est dit, le niveau scolaire des élèves ne chute pas, il serait même plutôt meilleur. Ce n'est pas l'avis de Michel Fize. Il se fait un malin plaisir, sans arguments solides d'ailleurs, à démonter leur raisonnement. Je me demande s'il n'y a pas du règlement de compte universitaire caché sous cette affaire. Je trouve regrettable que l'auteur n'ait pas considéré les travaux ultérieurs de Baudelot et Establet. Michel Fize aurait pu en effet s'appuyer sur un ouvrage plus récent paru en 2008; « L'élitisme républicain. L'école française à l'épreuve des comparaisons internationales ». Il aurait constaté que leurs réflexions sur l'école sont finalement assez proches. Mais passons. Alors que la première partie du livre fait table rase d'un système archaïque qui n'est plus en phase avec la société du XXIème siècle, la seconde, quant à elle, pousse à s'interroger sur ce qu'il conviendrait de faire pour en sortir. Tout d'abord, « faut-il rétablir l'ancienne école ? « , celle des châtiments corporels, celle du contrôle d'une classe sociale sur une autre (la bourgeoisie sur les classes populaires), celle de l'illusion de la promotion républicaine et de l'égalité des chances. Cette école aux « visages sombres », je suis d'accord avec l'auteur; elle doit rester dans les souvenirs des quelques passéistes en manque de domination. Je partage aussi son avis sur la mission de l'école: elle doit proposer une éducation au monde. Vous me direz sûrement qu'il y a du Edgar Morin dans l'air. Eh bien je l'assume, au point d'être pendu haut et court par les réac de tout genre. Et pour paraphraser une fameuse formule, je préfère avoir tort avec Meirieu que raison avec Brighelli. Pour le reste des propositions, l'auteur n'a guère innové et les recettes sont connues; elles se trouvent dans une kyrielle de rapport produit depuis le plan Langevin-Wallon qui, à l'époque déjà, avait été écarté. Il n'est plus question de reconstruire ou de refonder l'école, mais d'en concevoir une nouvelle, éloignée d'un républicanisme illusoire et d'un jacobinisme sclérosant. L'Ecole doit échapper aux querelles politiques et à la voracité des idéologues. Après plus de deux siècles d'illusions, il est grand temps de poser les bases d'une école pour le peuple. La question est de savoir comment penser l'école autrement que politiquement ?
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