Lisez! icon: Search engine
La Découverte
EAN : 9782707138361
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 312
Format : 135 x 220 mm

L'économie de la panique

Faire face aux crises financières

Collection : Textes à l'appui / Économie
Date de parution : 05/09/2002
En s’appuyant notamment sur de larges enquêtes, l’auteur analyse la dynamique des principales crises survenues depuis 1995 et identifie ainsi les mécanismes de l’« économie de la panique ».

Depuis le milieu des années quatre-vingt-dix, les crises financières au Mexique, en Asie, en Russie ou en Argentine ont été les plus violentes connues par l’économie mondiale depuis les années trente. Mettant régulièrement en échec le FMI et les institutions de régulation nationales, elles ont imposé des coûts sociaux énormes,...

Depuis le milieu des années quatre-vingt-dix, les crises financières au Mexique, en Asie, en Russie ou en Argentine ont été les plus violentes connues par l’économie mondiale depuis les années trente. Mettant régulièrement en échec le FMI et les institutions de régulation nationales, elles ont imposé des coûts sociaux énormes, tandis que les marchés de capitaux internationaux étaient exposés à des vagues de contagion dangereuses. Comment analyser ces crises d’un nouveau type, produites par la globalisation financière ? Quelles ruptures successives expliquent leur amplification démesurée et la paralysie des régulateurs publics ? Quelles stratégies ont été adoptées pour leur répondre et comment s’explique leur relatif échec ? En s’appuyant notamment sur de larges enquêtes, l’auteur analyse la dynamique des principales crises survenues depuis 1995 et identifie ainsi les mécanismes de l’« économie de la panique ». En particulier, il montre comment les ruptures les plus graves, qui ont eu les conséquences les plus dangereuses pour la croissance future et pour les inégalités, s’expliquent par l’échec à protéger la monnaie et les droits de propriété, face au sauve-qui-peut. Or ces institutions d’une économie libérale, sur lesquelles repose in fine l’ordre des marchés, restent établies, et donc défendues face aux crises, principalement au plan national. Ce clivage avec les marchés globalisés devrait caractériser durablement la « globalisation partielle » que nous connaissons désormais. Il éclaire les crises nouvelles mais suggère aussi qu’une meilleure régulation financière appelle moins la création de nouvelles « institutions globales », qu’une coordination beaucoup plus rigoureuse entre les institutions nationales : les principes du multilatéralisme classique, formulés à Bretton Woods en 1944, garderaient ainsi toute leur validité face aux crises du XXIe siècle.

Lire la suite
En lire moins
EAN : 9782707138361
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 312
Format : 135 x 220 mm

Ils en parlent

« L’Economie de la panique, faire face aux crises financières, que signe Jérôme Sgard, est le fruit de l’analyse systématique des crises financières les plus récentes. L’auteur s’emploie à dégager du magma non seulement de multiples événements qui vont de la crise asiatique à la banqueroute de la Russie en août 1998, mais aussi les règles qui fondent et expliquent les mécanismes financiers du capitalisme moderne. Il évite le réquisitoire, désormais rituel, contre le FMI et les habituelles et très convenues antimondialisation. Une conclusion et un livre constructifs. »

LE NOUVEL ECONOMISTE

« Dans L’Economie de la panique, Jérôme Sgard passe en revue ces crises financières qui secouent de manière récurrente les économies émergentes depuis la crise mexicaine de 1994. Mais la globalisation financière n’est pas un phénomène nouveau. La première crise mexicaine date de 1820. La littérature sur les crises financières ne manque donc pas. Mais le grand intérêt du livre de Jérôme Sgard est qu’il ne se contente pas de faire une synthèse de plus. Il s’appuie sur pas moins de 150 entretiens avec des ministères des Finances, des banques centrales, du FMI, de banques commerciales. »

LA TRIBUNE

« Chercheur au Centre d'études prospectives et d'informations internationales (Cepii), Jérôme Sgard livre un travail précieux pour tous ceux qui s'inquiètent des conséquences de la mondialisation financière. »

LA CROIX

« Voici un livre qui tombe pile dans l'actualité. Il réfléchit aux moyens d'endiguer les paniques financières en démontant la mécanique des dernières crises qui ont secoué la planète. Il n'accable pas le FMI, car il considère qu'il est vain de se reposer sur les instances internationales de régulation. La régulation des marchés, estime l'auteur, s'appuiera encore longtemps sur les institutions nationales et sur leur coordination. »

L'EXPANSION

« Ne manquez pas ce livre. Grâce à une analyse minutieuse des crises financières qui ont frappé les pays asiatiques, la Russie, le Mexique, l'Argentine et le Brésil, il permet de faire un pas important dans la compréhension des dérèglements de la finance internationale. Et - c'est le plus important - sur la manière dont on peut les arrêter [...]. Dans la profusion de publications de livres d'économie, celui-ci se distingue par une réflexion sérieuse et originale sur la finance internationale et sur l'enjeu démocratique majeur des meilleurs façons de la maîtriser. »

ALTERNATIVES ECONOMIQUES

«  Tous ceux qui veulent comprendre la façon dont fonctionne - ou plutôt dysfonctionne - la finance internationale doivent se procurer le livre de Jérôme Sgard. Grâce à une enquête minutieuse de terrain en Asie, en Russie et en Amérique Latine, l'ouvrage fournit une source incomparable d'analyses sur les enchaînements qui font tomber un pays dans la crise financière. C'est là le véritable apport de l'étude de Jérôme Sgard : nous montrer comment une panique financière peut être arrêtée. Un livre passionnant, donc. »

LA QUINZAINE LITTERAIRE

« Jérôme Sgard montre bien que les crises financières récentes obligent à prendre en compte divers axiomes que l'économie avait tendance à mettre entre parenthèses. »

ESPRIT

« Les démonstrations de l'auteur nécessitent une bonne connaissance de la macro-économie, et bien que n'utilisant aucun appareillage mathématique, pourront à certains moments dérouter le juriste. Mais celui-ci sera récompensé de sa lecture par la réflexion sur les institutions que recèle ce travail, qui ouvre de nombreuses pistes de réflexion et se termine par une très riche bibliographie en français et en anglais. »

REVUE FRANÇAISE DE FINANCES PUBLIQUES

PRESSE
ABONNEZ-VOUS À LA LETTRE D'INFORMATION DE LA DÉCOUVERTE
Nouveautés, extraits, agenda des auteurs et toutes les semaines les sorties en librairie !