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Presses de la cité
EAN : 9782258117372
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 300
Format : 125 x 195 mm

L'Empreinte du dieu

Date de parution : 09/04/2015
Nouvelle édition de L’Empreinte du dieu de Maxence Van der Meersch, prix Goncourt 1936,  devenu un classique de la littérature.
 
L'histoire tragique de Karelina, timide paysanne au joli visage. Mariée de force à un colosse brutal, elle doit subir une vie faite d'expédients et les humiliations de son mari. Quand son bourreau est mis sous les verrous, elle s'enfuit. Elle trouve refuge chez son oncle Domitien, écrivain célèbre, dont l'épouse,... L'histoire tragique de Karelina, timide paysanne au joli visage. Mariée de force à un colosse brutal, elle doit subir une vie faite d'expédients et les humiliations de son mari. Quand son bourreau est mis sous les verrous, elle s'enfuit. Elle trouve refuge chez son oncle Domitien, écrivain célèbre, dont l'épouse, Wilfrida, reçoit avec joie la jeune femme, qu'elle considère bientôt comme sa propre fille. Les deux femmes ignorent alors qu'elles viennent de sceller leurs destins...
Lauréat du prix Goncourt pour ce roman, Maxence Van der Meersch a été salué par la critique comme étant alors le nouveau Zola.
 
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EAN : 9782258117372
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 300
Format : 125 x 195 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Christian_Attard Posté le 13 Octobre 2021
    On a souvent contesté l'attribution du Goncourt, il est difficile de ne pas penser que le prix fut pleinement justifié pour ce très beau roman. Mais il aurait été probablement oublié, comme beaucoup d'autres Goncourt, si le goût des récits dits « du terroir » n'avait relancé l'intérêt de sa lecture. Sa trame narrative peut paraître accumuler les excès, on se prend à croire qu'elle reste pourtant plausible. Le naturalisme est cependant loin lorsqu'il paraît en 1936. Les grands ténors du mouvement sont tous déjà morts et tenter une description de ces pays du Nord sous ce seul aspect aurait pu paraître complètement dépassé. Il n'en est rien et le roman tire sa force de la beauté et de la puissance de son écriture. On se sent immergé dans les oeuvres des grands maîtres de la peinture flamande (Brueghel, Jordaens, Téniers, Rubens…), on voit ces paysages, respire ces ambiances. On frémit à la brutalité et à la cruauté des hommes et du destin. On ne peut pourtant pas parler ici de beauté du style. Van der Meersch n'en a pas, à proprement parler, comparé à celui que l'on pressent être son inspirateur Huysmans beaucoup plus que Zola. A la différence qu'il sait se maintenir malgré la... On a souvent contesté l'attribution du Goncourt, il est difficile de ne pas penser que le prix fut pleinement justifié pour ce très beau roman. Mais il aurait été probablement oublié, comme beaucoup d'autres Goncourt, si le goût des récits dits « du terroir » n'avait relancé l'intérêt de sa lecture. Sa trame narrative peut paraître accumuler les excès, on se prend à croire qu'elle reste pourtant plausible. Le naturalisme est cependant loin lorsqu'il paraît en 1936. Les grands ténors du mouvement sont tous déjà morts et tenter une description de ces pays du Nord sous ce seul aspect aurait pu paraître complètement dépassé. Il n'en est rien et le roman tire sa force de la beauté et de la puissance de son écriture. On se sent immergé dans les oeuvres des grands maîtres de la peinture flamande (Brueghel, Jordaens, Téniers, Rubens…), on voit ces paysages, respire ces ambiances. On frémit à la brutalité et à la cruauté des hommes et du destin. On ne peut pourtant pas parler ici de beauté du style. Van der Meersch n'en a pas, à proprement parler, comparé à celui que l'on pressent être son inspirateur Huysmans beaucoup plus que Zola. A la différence qu'il sait se maintenir malgré la puissance descriptive de son texte hors des excès de l'auteur de « Là-bas », loin d'un certain pédantisme ou de l'esbroufe du mot rare. En dehors de toutes ces considérations, reste le sentiment d'un roman prémonitoire en la personne de l'écrivain van Bergen, force de la nature qui, lui aussi, pressent sa fin prochaine, étrange jeu de miroir entre Van der Meersch qui décédera à 47 ans de la tuberculose et son héros nietzschéen.
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  • Chocolatiine Posté le 3 Octobre 2020
    Dans les Flandres du début du XXème siècle, un drame se prépare. Domitien et Wilfrida Van Bergen, après huit ans d'absence, vont saluer la famille de cette dernière. Sa soeur est décédée mais il reste son beau-frère et ses deux nièces, Janne et Karelina. La cadette, âgée de dix-sept ans, retrouve avec émotion l'oncle avec lequel, enfant, elle faisait de grandes promenades. Et dans le moulin du vieil Engle, où ils avaient jadis coutume de se réfugier, il lui fait promettre de venir le trouver si un jour elle est malheureuse. Hélas, cela ne tarde pas à arriver. La jolie Karelina a épousé Gomar, une brute, un bandit ! Profitant qu'il est arrêté pour contrebande, elle fuit le cabaret de son mari violent et va retrouver Van Bergen et Wilfrida à Anvers. Peu à peu, l'oncle et la nièce de son épouse tombent amoureux, sans pouvoir s'en défendre. Et alors qu'ils ont juré de tout cesser, ils découvrent que la jeune femme est enceinte... Le Dieu, c'est bien entendu l'oncle Van Bergen. Nous verrons comment l'homme laissera son empreinte éternelle dans le coeur des deux femmes de sa vie : son épouse Wilfrida et Karelina, la mère de sa fille. Le scandale est proche... Dans les Flandres du début du XXème siècle, un drame se prépare. Domitien et Wilfrida Van Bergen, après huit ans d'absence, vont saluer la famille de cette dernière. Sa soeur est décédée mais il reste son beau-frère et ses deux nièces, Janne et Karelina. La cadette, âgée de dix-sept ans, retrouve avec émotion l'oncle avec lequel, enfant, elle faisait de grandes promenades. Et dans le moulin du vieil Engle, où ils avaient jadis coutume de se réfugier, il lui fait promettre de venir le trouver si un jour elle est malheureuse. Hélas, cela ne tarde pas à arriver. La jolie Karelina a épousé Gomar, une brute, un bandit ! Profitant qu'il est arrêté pour contrebande, elle fuit le cabaret de son mari violent et va retrouver Van Bergen et Wilfrida à Anvers. Peu à peu, l'oncle et la nièce de son épouse tombent amoureux, sans pouvoir s'en défendre. Et alors qu'ils ont juré de tout cesser, ils découvrent que la jeune femme est enceinte... Le Dieu, c'est bien entendu l'oncle Van Bergen. Nous verrons comment l'homme laissera son empreinte éternelle dans le coeur des deux femmes de sa vie : son épouse Wilfrida et Karelina, la mère de sa fille. Le scandale est proche mais jamais l'auteur ne se penche sur la moralité ou l'immoralité de la situation. On n'est pas là pour cela. On est là pour une douce analyse des sentiments et des émotions des personnages, mais aussi de superbes descriptions des paysages belges et néerlandais, Anvers, la mer, le "plat pays" de Jacques Brel. Maxence Van der Meersch, originaire de Roubaix, parle magnifiquement bien de sa région - de ma région -, les Flandres. On comprend sans peine pour quelles raisons ce roman lui valut le prix Goncourt en 1936 ! Challenge XXème siècle 2020
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  • Livrepassion16 Posté le 4 Novembre 2019
    Il y a pas mal de temps, j'avais reçu une collection de beaux livres : les anciens prix Goncourt. J'ai donc découvert Maxence van der Meersch et ce fut avec grand plaisir. J'ai bien aimé sa plume, et l'histoire m'a beaucoup touchée.
  • legoergosum Posté le 16 Octobre 2019
    Même si ce Goncourt date un peu (1936), j'ai eu envie de poursuivre ma découverte de ce romancier du Nord qu'est Maxence van der Meersch, car il sait comme personne créer une atmosphère autour de ses personnages, grâce notamment à ces descriptions du "plat pays", qui convoquent chez moi, immanquablement, la voix éternelle de Brel. "[...] Avec le vent du nord qui vient s'écarteler Avec le vent du nord écoutez-le craquer [...] " Pas de déception sur ce livre. Les descriptions des Flandres (Anvers notamment) , de la Hollande et ses moulins, campent un décor inoubliable. Dans un tel cadre, comment ne pas imaginer des personnages luttant pour leur bonheur, c'est le cas de l'héroïne, Karelina. Mariée à un colosse, fruste, aussi odieux que malhonnête , elle voudrait trouver un peu de douceur dans son monde de brutes, et son oncle, prévenant, fin lettré, mais colosse lui aussi, lui fait entrevoir le bonheur. Mais la rivalité entre ces deux hommes, dont l'un est violent, corrompu, et bestial, et l'autre auréolé de son charisme d'écrivain reconnu, sera féroce. Témoins de ce duel, deux femmes, forcément fragiles face à ces surhommes : la douce Karelina, et sa tante Wilfrida,... Même si ce Goncourt date un peu (1936), j'ai eu envie de poursuivre ma découverte de ce romancier du Nord qu'est Maxence van der Meersch, car il sait comme personne créer une atmosphère autour de ses personnages, grâce notamment à ces descriptions du "plat pays", qui convoquent chez moi, immanquablement, la voix éternelle de Brel. "[...] Avec le vent du nord qui vient s'écarteler Avec le vent du nord écoutez-le craquer [...] " Pas de déception sur ce livre. Les descriptions des Flandres (Anvers notamment) , de la Hollande et ses moulins, campent un décor inoubliable. Dans un tel cadre, comment ne pas imaginer des personnages luttant pour leur bonheur, c'est le cas de l'héroïne, Karelina. Mariée à un colosse, fruste, aussi odieux que malhonnête , elle voudrait trouver un peu de douceur dans son monde de brutes, et son oncle, prévenant, fin lettré, mais colosse lui aussi, lui fait entrevoir le bonheur. Mais la rivalité entre ces deux hommes, dont l'un est violent, corrompu, et bestial, et l'autre auréolé de son charisme d'écrivain reconnu, sera féroce. Témoins de ce duel, deux femmes, forcément fragiles face à ces surhommes : la douce Karelina, et sa tante Wilfrida, la bonté faite femme, toutes deux éprises du même homme... J'ai vibré , au cours de ma lecture, pour ces pages consacrées aux lieux chers à l'auteur : la terre, l'eau, le vent sont eux aussi des personnages à part entière, et j'ai particulièrement aimé l'hommage à Verhaeren, au milieu du livre. Qui, mieux que ces gens du Nord, pourrait nous faire aimer le "plat pays" ?
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  • meknes56 Posté le 25 Septembre 2019
    J'ai lu ce livre dans les années 90 et il semble que ce roman soit toujours d'actualité : femmes battues, femmes soumises. Un livre palpitant et triste magnifiquement écrit par un auteur à l'écriture sublime...
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