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            Lenine, L'inventeur du totalitarisme

            Perrin
            EAN : 9782262065379
            Façonnage normé : BROCHE
            Nombre de pages : 450
            Format : 154 x 240 mm
            Lenine, L'inventeur du totalitarisme

            Date de parution : 28/09/2017
            « La » biographie politique de Lénine, l’homme qui a fait basculer le monde dans le XXe siècle – l’époque des totalitarismes communistes, fascistes et nazi – par Stéphane Courtois, le maitre d’œuvre du Livre noir du communisme, best-seller mondial.
            La biographie la plus attendue du centenaire de 1917, fruit d’une vie de travail consacrée à l’étude du communisme.
            A rebours de l’idée dominante qui dédouane Lénine pour mieux accabler Staline, Stéphane Courtois établit comment le jeune intellectuel radical – marqué au fer rouge par l’exécution de son frère aîné –...
            La biographie la plus attendue du centenaire de 1917, fruit d’une vie de travail consacrée à l’étude du communisme.
            A rebours de l’idée dominante qui dédouane Lénine pour mieux accabler Staline, Stéphane Courtois établit comment le jeune intellectuel radical – marqué au fer rouge par l’exécution de son frère aîné – a pensé,  voulu puis  instauré une dictature idéologique impitoyable, inventant les concepts (révolution mondiale, dictature du prolétariat, parti-État, centralisme démocratique, économie planifiée, terreur de masse) et les instruments (parti unique, police politique, Armée rouge, goulag…) du totalitarisme qui devait signer les horreurs du XXe siècle.
            D’emblée, Vladimir Ilitch Oulianov  se distingue des autres opposants au tsarisme en s’opposant non seulement aux libéraux et aux démocrates, mais aussi à toutes les mouvances socialistes, qu’il vitupère à coups d’écrits et de discours incendiaires. Aidé par une force de conviction  peu commune, il choisit de s’appuyer sur une minorité de révolutionnaires professionnels dévoués  plutôt que sur l’agrégation des masses. Cette faiblesse apparente fait sa force : elle lui permet d’avancer dans l’ombre pour mieux se préparer  à l’exercice du pouvoir, qu’il conquiert à la hussarde en octobre 1917. Nourri des échecs de la Révolution française puis de la Commune, il le conserve en l’étendant  par un recours systématique à la violence conjugué à un rare opportunisme politique. Ainsi parvient-il à gagner la guerre civile puis à assurer son emprise sur la société, faisant table rase au profit de son disciple et successeur.
            Une prose limpide au service d’une démonstration implacable.
             
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            EAN : 9782262065379
            Façonnage normé : BROCHE
            Nombre de pages : 450
            Format : 154 x 240 mm

            Ils en parlent

            « Les pages consacrées à sa vie privée sont saisissantes. »
            Le Figaro Littéraire

            Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

            • Bigmammy Posté le 16 Août 2019
              Ce livre m’a donné un sacré coup de poing ! J’avais déjà lu une biographie du leader communiste – celle d’Hélène Carrère d’Encausse – mais je ne me souvenais pas de tant de sang et de massacres … Au début, on pense que l’auteur se dédouane – ou se venge – d’avoir cédé dans sa jeunesse soixante-huitarde à la tentation de l’extrême gauche jusqu’en 1971. Mais il s’agit ici d’un ouvrage d’historien, spécialiste reconnu – même s'il fut controversé lors de la parution en 1997 du fameux « Livre Noir du Communisme » - un travail particulièrement documenté. Car le livre est truffé de citations et de références éclairantes, recueillies au cours de plusieurs séjours dans les archives des partis soviétique et européens (toutes centralisées à Moscou !) entre 1992 et 1994. Stéphane Courtois commence par un tableau apocalyptique de la Russie prérévolutionnaire : les oppositions farouches entre slavisants et occidentalistes, anarchistes et marxistes, ultraconservateurs, réformateurs libéraux, révolutionnaires, démocrates favorables à une république constitutionnelle, socialistes réformistes, anarchistes et communistes. Avec toute une intelligentsia mal nourrie au lait universitaire permis par les réformes libérales du tsar Alexandre II. Un pays immense en plein démarrage industriel, une classe ouvrière embryonnaire, un antagonisme grave... Ce livre m’a donné un sacré coup de poing ! J’avais déjà lu une biographie du leader communiste – celle d’Hélène Carrère d’Encausse – mais je ne me souvenais pas de tant de sang et de massacres … Au début, on pense que l’auteur se dédouane – ou se venge – d’avoir cédé dans sa jeunesse soixante-huitarde à la tentation de l’extrême gauche jusqu’en 1971. Mais il s’agit ici d’un ouvrage d’historien, spécialiste reconnu – même s'il fut controversé lors de la parution en 1997 du fameux « Livre Noir du Communisme » - un travail particulièrement documenté. Car le livre est truffé de citations et de références éclairantes, recueillies au cours de plusieurs séjours dans les archives des partis soviétique et européens (toutes centralisées à Moscou !) entre 1992 et 1994. Stéphane Courtois commence par un tableau apocalyptique de la Russie prérévolutionnaire : les oppositions farouches entre slavisants et occidentalistes, anarchistes et marxistes, ultraconservateurs, réformateurs libéraux, révolutionnaires, démocrates favorables à une république constitutionnelle, socialistes réformistes, anarchistes et communistes. Avec toute une intelligentsia mal nourrie au lait universitaire permis par les réformes libérales du tsar Alexandre II. Un pays immense en plein démarrage industriel, une classe ouvrière embryonnaire, un antagonisme grave entre paysannerie et directives venues des villes. Dès 1878, une vague d’attentats terroristes secoue le pays, avec l’objectif de faire tomber le gouvernement, de tuer le tsar, qui sera atteint en 1881 avec l’attentat-suicide contre Alexandre II. Vladimir Illitch Oulianov est né en 1870 dans une famille d’intellectuels aisée. Son père, fonctionnaire, a été anobli par le tsar. Il connaît une enfance dorée dans le respect de la religion et du régime tsariste. Mais son adolescence va subir un double traumatisme : la mort prématurée de son père et la pendaison de son frère aîné condamné pour activisme. Pour Vladimir, à travers la lecture des livres de son frère, la violence est justifiée par la cruauté généralisée de la société. Tout au long de sa vie, il considèrera que la grandeur de la fin justifie l’horreur des moyens. Deux traits sautent aux yeux : d’abord, l’étendue des querelles byzantines entre les différentes écoles de pensées révolutionnaires et les interprétations de la philosophie marxiste. Vladimir – qui prend bientôt le pseudo de Lénine – est influencé – entre autres - par Plékhanov, Netchaïev, Bernstein, Kautsky qui tordent allégrement les réalités pour étayer leurs théories. Lénine, lui, est le roi de l’interprétation des statistiques … Ensuite, la référence permanente à la Révolution française : Robespierre, les Jacobins, les Girondins, la Terreur, les Vendéens … Lénine prône la primauté d’un parti ultracentralisé contre l’autonomie des cercles révolutionnaires. Il impose aux ouvriers l’idéologie des intellectuels révolutionnaires, asservit la théorie marxiste à sa volonté de toute puissance. La lutte des classes dont ainsi être étendue à la dictature du prolétariat. Il réalise la destruction par le bas de l’ordre ancien en livrant le pouvoir aux instances locales qui anéantissent tout sur leur passage, y compris les bases d’une société démocratique. Maître absolu du Parti-Etat, il fonde le modèle du totalitarisme qui sera adopté plus tard par le nazisme, avec le monopole de la disposition des moyens de production et de distribution des biens matériels, jouant à plein le chantage à la famine qui causera des millions de morts, la déportation en interne, la création des camps de concentration pour ceux qui ne sont pas d’accord, les purges, les meurtres de masse des opposants et des intellectuels. Ce livre donne les clés pour comprendre aussi l’immense imposture que fut le communisme au XXème siècle, et en particulier démystifie la fiction diffusée en 1956 par le Rapport Khroutchtchev qui accable Staline pour mieux préserver le fondateur embaumé sous les murs du Kremlin. Car sans Lénine, il n'y aurait pas eu Staline qui n'en fut que le "génial" continuateur. Stupéfiant, éclairant !
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            • Bigmammy Posté le 16 Août 2019
              Ce livre m’a donné un sacré coup de poing ! J’avais déjà lu une biographie du leader communiste – celle d’Hélène Carrère d’Encausse – mais je ne me souvenais pas de tant de sang et de massacres … Au début, on pense que l’auteur se dédouane – ou se venge – d’avoir cédé dans sa jeunesse soixante-huitarde à la tentation de l’extrême gauche jusqu’en 1971. Mais il s’agit ici d’un ouvrage d’historien, spécialiste reconnu – même s'il fut controversé lors de la parution en 1997 du fameux « Livre Noir du Communisme » - un travail particulièrement documenté. Car le livre est truffé de citations et de références éclairantes, recueillies au cours de plusieurs séjours dans les archives des partis soviétique et européens (toutes centralisées à Moscou !) entre 1992 et 1994. Stéphane Courtois commence par un tableau apocalyptique de la Russie prérévolutionnaire : les oppositions farouches entre slavisants et occidentalistes, anarchistes et marxistes, ultraconservateurs, réformateurs libéraux, révolutionnaires, démocrates favorables à une république constitutionnelle, socialistes réformistes, anarchistes et communistes. Avec toute une intelligentsia mal nourrie au lait universitaire permis par les réformes libérales du tsar Alexandre II. Un pays immense en plein démarrage industriel, une classe ouvrière embryonnaire, un antagonisme grave... Ce livre m’a donné un sacré coup de poing ! J’avais déjà lu une biographie du leader communiste – celle d’Hélène Carrère d’Encausse – mais je ne me souvenais pas de tant de sang et de massacres … Au début, on pense que l’auteur se dédouane – ou se venge – d’avoir cédé dans sa jeunesse soixante-huitarde à la tentation de l’extrême gauche jusqu’en 1971. Mais il s’agit ici d’un ouvrage d’historien, spécialiste reconnu – même s'il fut controversé lors de la parution en 1997 du fameux « Livre Noir du Communisme » - un travail particulièrement documenté. Car le livre est truffé de citations et de références éclairantes, recueillies au cours de plusieurs séjours dans les archives des partis soviétique et européens (toutes centralisées à Moscou !) entre 1992 et 1994. Stéphane Courtois commence par un tableau apocalyptique de la Russie prérévolutionnaire : les oppositions farouches entre slavisants et occidentalistes, anarchistes et marxistes, ultraconservateurs, réformateurs libéraux, révolutionnaires, démocrates favorables à une république constitutionnelle, socialistes réformistes, anarchistes et communistes. Avec toute une intelligentsia mal nourrie au lait universitaire permis par les réformes libérales du tsar Alexandre II. Un pays immense en plein démarrage industriel, une classe ouvrière embryonnaire, un antagonisme grave entre paysannerie et directives venues des villes. Dès 1878, une vague d’attentats terroristes secoue le pays, avec l’objectif de faire tomber le gouvernement, de tuer le tsar, qui sera atteint en 1881 avec l’attentat-suicide contre Alexandre II. Vladimir Illitch Oulianov est né en 1870 dans une famille d’intellectuels aisée. Son père, fonctionnaire, a été anobli par le tsar. Il connaît une enfance dorée dans le respect de la religion et du régime tsariste. Mais son adolescence va subir un double traumatisme : la mort prématurée de son père et la pendaison de son frère aîné condamné pour activisme. Pour Vladimir, à travers la lecture des livres de son frère, la violence est justifiée par la cruauté généralisée de la société. Tout au long de sa vie, il considèrera que la grandeur de la fin justifie l’horreur des moyens. Deux traits sautent aux yeux : d’abord, l’étendue des querelles byzantines entre les différentes écoles de pensées révolutionnaires et les interprétations de la philosophie marxiste. Vladimir – qui prend bientôt le pseudo de Lénine – est influencé – entre autres - par Plékhanov, Netchaïev, Bernstein, Kautsky qui tordent allégrement les réalités pour étayer leurs théories. Lénine, lui, est le roi de l’interprétation des statistiques … Ensuite, la référence permanente à la Révolution française : Robespierre, les Jacobins, les Girondins, la Terreur, les Vendéens … Lénine prône la primauté d’un parti ultracentralisé contre l’autonomie des cercles révolutionnaires. Il impose aux ouvriers l’idéologie des intellectuels révolutionnaires, asservit la théorie marxiste à sa volonté de toute puissance. La lutte des classes dont ainsi être étendue à la dictature du prolétariat. Il réalise la destruction par le bas de l’ordre ancien en livrant le pouvoir aux instances locales qui anéantissent tout sur leur passage, y compris les bases d’une société démocratique. Maître absolu du Parti-Etat, il fonde le modèle du totalitarisme qui sera adopté plus tard par le nazisme, avec le monopole de la disposition des moyens de production et de distribution des biens matériels, jouant à plein le chantage à la famine qui causera des millions de morts, la déportation en interne, la création des camps de concentration pour ceux qui ne sont pas d’accord, les purges, les meurtres de masse des opposants et des intellectuels. Ce livre donne les clés pour comprendre aussi l’immense imposture que fut le communisme au XXème siècle, et en particulier démystifie la fiction diffusée en 1956 par le Rapport Khroutchtchev qui accable Staline pour mieux préserver le fondateur embaumé sous les murs du Kremlin. Car sans Lénine, il n'y aurait pas eu Staline qui n'en fut que le "génial" continuateur. Stupéfiant, éclairant !
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