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Héloïse d'Ormesson
EAN : 9782350874333
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 206
Format : 143 x 206 mm

L'enlèvement des Sabines

Date de parution : 11/01/2018
Avec impertinence et humour, L’Enlèvement des Sabines démonte la mécanique des rapports de force et opère une libération, aux confins du meurtre et de la folie.

 
Pour son pot de départ, Sabine reçoit une sex doll. Stupéfaite, la jeune femme rentre chez elle accompagnée de sa poupée aux seins démesurés et au visage figé de manga. Un renversement s’opère face à cette étrange colocataire convoitée et confortablement installée.
D’un naturel effacé, Sabine se confie et pas à...
Pour son pot de départ, Sabine reçoit une sex doll. Stupéfaite, la jeune femme rentre chez elle accompagnée de sa poupée aux seins démesurés et au visage figé de manga. Un renversement s’opère face à cette étrange colocataire convoitée et confortablement installée.
D’un naturel effacé, Sabine se confie et pas à pas s'impose dans le jeu mortifère de son couple avec Hans – un metteur en scène mondialement connu pour ses spectacles ultra réalistes, encensé par toute la critique qui veut y lire une dénonciation de la violence.
Pourtant en coulisse sévit un monstre féroce protégé par son charme, son succès et son aura de créateur génial.
 
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EAN : 9782350874333
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 206
Format : 143 x 206 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • croquignol Posté le 27 Septembre 2020
    Intelligent. Incisif. Parfois ampoulé. Me rappelle la justesse d'analyse de Yasmina Reza, la violence douce et perverse d'Emmanuel Carrère.
  • Marti94 Posté le 9 Juin 2019
    « L'enlèvement des Sabines » est un roman assez surprenant qui se lit facilement. Il est moderne dans sa construction et dans les sujets qu'il aborde mais ne me semble pas entièrement abouti. Émilie de Turckheim raconte l'histoire de Sabine une jeune femme de 40 ans qui vit avec un célèbre metteur en scène. Elle a choisi de ne pas avoir d'enfant et bien que tout l'oppose à sa sœur Fanny, elle apprécie sa nièce prénommée Kassaline. Car Sabine est une mal aimée. Aux yeux de sa mère Fanny, sa sœur aînée, est une femme parfaite. Elle est avocate et a une vie de famille équilibrée. Sabine elle, est réservée et son travail consiste à fabriquer de faux livres pour la décoration. Pourtant, quand elle a quelque chose à dire ou à faire elle ne fait pas semblant. C'est ce que lui reproche sa mère en permanence en lui laissant des messages sur son répondeur téléphonique. On ne sait pas si c'est à cause du harcèlement téléphonique de sa mère ou de la vie avec Hans son mari qui a quelque chose du pervers narcissique mais Sabine ne va pas très bien, elle voit des mouches qui sont de plus en plus... « L'enlèvement des Sabines » est un roman assez surprenant qui se lit facilement. Il est moderne dans sa construction et dans les sujets qu'il aborde mais ne me semble pas entièrement abouti. Émilie de Turckheim raconte l'histoire de Sabine une jeune femme de 40 ans qui vit avec un célèbre metteur en scène. Elle a choisi de ne pas avoir d'enfant et bien que tout l'oppose à sa sœur Fanny, elle apprécie sa nièce prénommée Kassaline. Car Sabine est une mal aimée. Aux yeux de sa mère Fanny, sa sœur aînée, est une femme parfaite. Elle est avocate et a une vie de famille équilibrée. Sabine elle, est réservée et son travail consiste à fabriquer de faux livres pour la décoration. Pourtant, quand elle a quelque chose à dire ou à faire elle ne fait pas semblant. C'est ce que lui reproche sa mère en permanence en lui laissant des messages sur son répondeur téléphonique. On ne sait pas si c'est à cause du harcèlement téléphonique de sa mère ou de la vie avec Hans son mari qui a quelque chose du pervers narcissique mais Sabine ne va pas très bien, elle voit des mouches qui sont de plus en plus nombreuses. Pourtant elle décide de prendre sa vie en main en démissionnant de son travail pour écrire des poèmes. Alors quand ses collègues lui offre une poupée gonflable prénommée également Sabine elle est surprise mais n'ose pas refuser. Un cadeau c'est un cadeau, même encombrant. Et puis, la Sabine siliconée va devenir son objet transitionnel, sa confidente au quotidien. Pourtant cette histoire qui commence comme une comédie va basculer dans le drame, miroir acide et cruel de notre société. La particularité de ce roman en dehors de son sujet un peu étrange c'est le mélange des modes de narration. Ce doit être la mode car en ce moment je ne lis que des romans qui utilisent des constructions originales en multipliant les styles : le dialogue, le monologue, la troisième personne du singulier, des fragments de discours, une interview... mais au final je n'ai pas vu le rapprochement avec L'enlèvement des Sabines, le tableau de Poussin évoquant la domination des femmes par la violence. Lu en juin 2019
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  • Ingannmic Posté le 9 Février 2019
    L'une des Sabines est le principal personnage de ce roman, héroïne de chair et d'os, qui a décidé de démissionner du poste qu'elle occupait depuis plusieurs années pour écrire de la poésie. L'autre Sabine est une poupée grandeur nature -si l'on considère qu'un mètre cinquante-huit pour quarante kilos avec un tour de poitrine olympien sont des mensurations crédibles...- que ses collègues ont offert à la première en lieu et place du traditionnel ficus faisant office de cadeau de départ. A partir de ce synopsis aux airs de farce burlesque, Emilie de Turckheim nous livre un récit à la fois drôle et féroce, que sa diversité stylistique rend par ailleurs très vivant. "L'enlèvement des Sabines" est en effet constitué de l'alternance des messages que laisse la mère de l'héroïne sur son répondeur, logorrhées d'une condescendance apitoyée et irritante, des "conversations" bien sûr à sens unique que la Sabine de chair tient avec la Sabine en élastomère, et de brefs et tranchants dialogues entre Sabine et son compagnon Hans, célèbre metteur en scène de théâtre. On en apprend ainsi davantage sur Sabine, quadragénaire discrète, effacée même, voire invisible parmi une mère despotique, une sœur avocate et perfectionniste à qui tout sourit, et un conjoint tyrannique, perversement... L'une des Sabines est le principal personnage de ce roman, héroïne de chair et d'os, qui a décidé de démissionner du poste qu'elle occupait depuis plusieurs années pour écrire de la poésie. L'autre Sabine est une poupée grandeur nature -si l'on considère qu'un mètre cinquante-huit pour quarante kilos avec un tour de poitrine olympien sont des mensurations crédibles...- que ses collègues ont offert à la première en lieu et place du traditionnel ficus faisant office de cadeau de départ. A partir de ce synopsis aux airs de farce burlesque, Emilie de Turckheim nous livre un récit à la fois drôle et féroce, que sa diversité stylistique rend par ailleurs très vivant. "L'enlèvement des Sabines" est en effet constitué de l'alternance des messages que laisse la mère de l'héroïne sur son répondeur, logorrhées d'une condescendance apitoyée et irritante, des "conversations" bien sûr à sens unique que la Sabine de chair tient avec la Sabine en élastomère, et de brefs et tranchants dialogues entre Sabine et son compagnon Hans, célèbre metteur en scène de théâtre. On en apprend ainsi davantage sur Sabine, quadragénaire discrète, effacée même, voire invisible parmi une mère despotique, une sœur avocate et perfectionniste à qui tout sourit, et un conjoint tyrannique, perversement fasciné par la violence. Et nous assistons, surtout, à son glissement progressif vers une forme de démence libératrice, dont les prémisses se manifestent avec une poétique et inquiétante fantaisie, notamment sous la forme de mouches envahissant l'espace vital de l'héroïne. Si elle permet à Sabine d'être avec elle-même sans se sentir seul, la poupée, symbole d'une féminité passive, révèle par ailleurs la perversion, la violence, ou les complexes de ceux auxquels on impose sa présence. A sa façon légère, truffant son texte de références littéraires, lui instillant une cruauté désopilante, Emilie de Turckheim aborde, d'un point vue individuel comme sociétal, la difficulté pour son héroïne à se réaliser en tant que femme et, au-delà, en tant qu'individu. Devant à la fois dépasser un contexte familial humiliant, et s'opposer aux diktats d'un monde où la productivité et la recherche d'une perfection standardisée sont érigées en références ultimes, Sabine, en cherchant sa propre voie, s'égare... et explose. Parce que moins qu'à quiconque, on pardonne à une femme de sortir des chemins tracés à son intention. "L'enlèvement des Sabines" est ainsi le récit du douloureux parcours qui mène à l'émancipation, en même temps qu'un texte fort réjouissant !
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  • ninachevalier Posté le 26 Juillet 2018
    Si Sabine a manifesté, auprès de ses collègues, sa fascination pour un couple japonais atypique, (vu à la télé), elle est loin de s'imaginer que son cadeau de départ sera une love doll, appelée en japonais «  ai dôru ». Pourquoi ce choix ? Que va penser son homme, Hans? Que faire de cette Sabine 2? Passer une annonce ? En attendant, Sabine cède en fait sa confidente. Quand Hans, metteur en scène, la veut dans sa pièce, tout bascule. On devine la volonté de dénoncer la violence faite aux femmes, qui entre en résonance avec notre société. Telles des miscellanées se mêlent des rêves,les monologues d'une mère envahissante, aux paroles culpabilisantes, diverses conversations, bribes de discours, interviews. Maintes thématiques abordées sans tabou: le harcèlement au travail , dans le train, la solitude, les relations familiales, le couple,la procréation,la folie, même le recyclage des livres ! Emilie de Turckheim témoigne d'une audace créative vivifiante, d'une imagination délirante. De la comédie à la soudaine cruauté quand le monstre tapi surgit. Un roman singulier tout en ellipse, chargé de références littéraires, mythologiques, dont la liberté de ton peut déstabiliser. Le côté théâtral divertit, mais le tragique sidère. Un OLNI !
  • horizondesmots Posté le 10 Mars 2018
    Un vrai délice et un gentil coup de pied dans les baballes du patriarcat ! ;-)
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