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            Les Âmes mortes (nouvelle édition)

            Cherche midi
            EAN : 9782749114637
            Façonnage normé : BROCHE
            Nombre de pages : 352
            Format : 175 x 236 mm
            Les Âmes mortes (nouvelle édition)

            Collection : Domaine russe
            Date de parution : 23/04/2009

            Aujourd'hui, dans une nouvelle traduction d'Anne Coldefy-Faucard qui restitue aux Âmes mortes leur irrésistible pouvoir comique, le lecteur reconnaîtra pour la première fois « la ville de N. » de Gogol... dans le Vitebsk de Chagall !

            Grands et petits fonctionnaires qui n'ont d'existence que par leurs fonctions, mégères castratrices ou femmes idéales sur papier glacé, figures d'hommes persuadés de « peser » sur la vie et le monde mais toujours en rivalité avec d'autres qui ont encore « plus de poids », menteurs et arnaqueurs, parfois...

            Grands et petits fonctionnaires qui n'ont d'existence que par leurs fonctions, mégères castratrices ou femmes idéales sur papier glacé, figures d'hommes persuadés de « peser » sur la vie et le monde mais toujours en rivalité avec d'autres qui ont encore « plus de poids », menteurs et arnaqueurs, parfois non dénués de talent, tels sont les personnages de Nikolaï Gogol.
            Le décor de ses textes – car il s'agit bien d'un décor – n'est guère plus réjouissant : une métropole qui a poussé comme un champignon en un lieu insalubre et qui écrase l'individu, le poussant dans la mort ou la folie ; un territoire immense, sorte de gigantesque fondrière dans laquelle il est aisé de s'enliser et pourtant traversée par un véhicule qui vile à vivre allure : où va-t-il ainsi ? Vers quoi ? Pas de réponse...

            L'ensemble paraît dramatique, sinon désespéré. Or, le mot, la phrase de Gogol font rire. Rire absurde, grotesque, qui peut être méchant ou débonnaire. Sous la plume de l'écrivain, les perspectives s'inversent, le grand se fait insignifiant, l'insignifiant se fait grand, l'humanité se désincarne ou part en morceaux. Comme l'avait bien vu Nabokov, entre le comique et le cosmique il n'y a chez Gogol qu'une lettre de différence... Ce n'est donc pas un hasard si Marc Chagall, avec son goût pour les calembours graphiques, ses personnages volants et son invraisemblable tendresse, a trouvé en Gogol un frère spirituel. À la demande de Ambroise Vollard, Chagall livre en 1924 sa relecture des Âmes Mortes en quatre-vingt-seize eaux-fortes, qui ne seront publiées qu'en 1948 par Tériade, pour le bonheur de quelques privilégiés, dans une édition de luxe à tirage limité.

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            EAN : 9782749114637
            Façonnage normé : BROCHE
            Nombre de pages : 352
            Format : 175 x 236 mm
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            Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

            • Allantvers Posté le 5 Mai 2019
              Comment se sent-on en refermant Les âmes mortes? Epuisé par le chemin parcouru sur les routes de la grande Russie, bringuebalé d'isba en domaine seigneurial aux côtés de l'intrigant Tchirchikov, embarqué dans une quête éperdue autant des âmes mortes de moujiks que de sa propre âme; Vivifié par la Nature immense, âpre et généreuse, et par vles parfums d'humus, de vodkas et de pin qui exhalent à chaque page tournée; Riche des innombrables rencontres faites avec une mosaïque de personnages de tous statuts, de toutes natures, qui fonctionnaire, qui propriétaire foncier, qui serf, qui jouisseur impénitent, qui profiteur décadent, qui avare décrépi, qui amoureux de la terre, du vin ou de l'or, formant tous ensemble une peinture magistrale de "l'âme russe"; Dépité de souvent la voire dépeinte en roman, cette âme russe, sans pouvoir réellement la pénétrer; Excité par les facéties de l'auteur et les rebondissements qu'il apporte au récit; Fasciné par l'ampleur de la mission qu'il s'est donnée pour cette oeuvre, pan-roman que seuls les grands auteurs russes savent concevoir; Frustré de son caractère inachevé; Reconnaissant au grand Gogol d'avoir déjà, avec ce qui existe de l'oeuvre, richement et durablement nourri son lecteur.
            • CathRoy Posté le 28 Janvier 2019
              Ce livre reposait sagement dans ma bibliothèque depuis très longtemps. Je ne sais pas pourquoi, mais entreprendre sa lecture m'angoissait. Il y a de ces chefs-d'oeuvre qui par leur renommée et leur grandeur impressionnent et créent au lecteur une pression morale, un sentiment obligatoire d'extase. Je souffrais de la crainte d'être déçu, de devoir me battre pour arriver au bout de cette histoire. Mais puisque la curiosité et le désir l'emportent toujours, quelques pages lus en retenant mon souffle ont suffit pour dissiper mon inquiétude. Gogol nous amène rapidement dans l'univers russe, extravagant et complètement loufoque qui nous retient page après page. Le projet singulier d'enrichissement de Tchitchikov plonge les personnages du récit dans un malaise comique, régalant le lecteur qui participe en tant que témoin, à l'escroquerie du héros. Ce petit héros sans vergogne m'a séduite de par sa façon habile de nous faire douter de sa culpabilité pourtant évidente. Superbe récit du combat entre ce qui est moralement acceptable et ce qui ne l'est pas. Conflit actuel plus que jamais présent dans nos sociétés bondées de petits Tchitchikov !
            • CharlesEdouard Posté le 3 Septembre 2018
              De la grande littérature, je compare cette œuvre à "l'Idiot" de Dostoïevski, un soupçon de "L'homme à tout faire" de Robert Walser. 5 étoiles, c'est rare que je note autant un livre. Mais cependant, j'aimerais qu'il y ait une 6e étoile, car je laisserai 5 étoiles pour cette œuvre, et non 6 car j'ai moins apprécié la 2e partie, je ne serai dire pourquoi, peut-être moins de suspense ? Pas d'ennui, pas de monotonie, je me suis plongé avec délectation à travers sa belle plume. Malheureusement, je pense que le roman n'a pas été achevé ? Ou bien est-ce intentionnel ? Merci de me répondre sur cette question. Je recommande vivement ce chef d'œuvre de littérature russe.
            • ClarenceM Posté le 26 Août 2018
              Gogol cherche à comprendre, dans cet épais ouvrage, ce qui fait la substance de l’identité russe. Peut-on seulement réussir à comprendre ce qui fait qu’un russe est russe? Le héros de ce roman enivrant, grand manipulateur pétrit de motivations capitalistes, sillonne la campagne russe pour acheter des âmes mortes à des grands propriétaires terriens, c’est à dire des serfs décédés qui pourtant continuent à représenter une charge financière pour leurs propriétaires. Le récit offre un variété impressionnante de portrait d’hommes et de femmes de pouvoir cherchant invariablement à préserver leurs intérêts et à sauver leurs âmes. C’est énorme puisque beau, intelligent et drôle.
            • bobbysands Posté le 19 Décembre 2017
              S’il doit y avoir un âge d’or de la littérature russe, il est incontestable que Pouchkine, puis Gogol en sont les initiateurs. Les Ames mortes est le fruit de ces deux esprits : une idée originale de Pouchkine rédigée et développée par Gogol. Nicolas Gogol est un écrivain à part dans le monde riche des écrivains russes. En effet, si chaque écrivain peut trouver un rival ou un alter ego, Gogol, lui, joue cavalier seul dans un style incomparable et inégalable. Il est fort probable que lui-même, à la fin de sa vie eut été incapable de faire un résumé de son œuvre et de se définir un quelconque talent. Oscillant entre nouvelles, romans, et pièces de théâtre, il a fournis à chacun de ces genres littéraires un chef d’œuvre. Enchainé à son style comique et fantastique, son âme d’auteur a une vocation spirituelle bien plus élevée. Mais cet appel divin ne fera que renforcer l’aspect comique des personnages de ses œuvres. Gogol excelle à les rendre grotesques et pathétiques tout en les plaçant dans un décor exagérément « russe ». Pour lire les Ames mortes, il est nécessaire de trouver la bonne traduction, celle qui retranscrira au mieux le talent... S’il doit y avoir un âge d’or de la littérature russe, il est incontestable que Pouchkine, puis Gogol en sont les initiateurs. Les Ames mortes est le fruit de ces deux esprits : une idée originale de Pouchkine rédigée et développée par Gogol. Nicolas Gogol est un écrivain à part dans le monde riche des écrivains russes. En effet, si chaque écrivain peut trouver un rival ou un alter ego, Gogol, lui, joue cavalier seul dans un style incomparable et inégalable. Il est fort probable que lui-même, à la fin de sa vie eut été incapable de faire un résumé de son œuvre et de se définir un quelconque talent. Oscillant entre nouvelles, romans, et pièces de théâtre, il a fournis à chacun de ces genres littéraires un chef d’œuvre. Enchainé à son style comique et fantastique, son âme d’auteur a une vocation spirituelle bien plus élevée. Mais cet appel divin ne fera que renforcer l’aspect comique des personnages de ses œuvres. Gogol excelle à les rendre grotesques et pathétiques tout en les plaçant dans un décor exagérément « russe ». Pour lire les Ames mortes, il est nécessaire de trouver la bonne traduction, celle qui retranscrira au mieux le talent de l’auteur. Celle de Folio convient amplement si le lecteur se plonge avec honnêteté et concentration dans l’histoire et dans les descriptions. Une fois cette étape réalisée, on se lance dans l’œuvre tel la troïka de Tchitchikov, le personnage principal. Cette troïka nous emmène alors à travers la Russie profonde de l’époque, dans le monde des propriétaires terriens corrompus, des petites vieilles superstitieuses, des administrateurs médiocres et des magouilleurs aussi ingénieux qu’imprudents, bref une image à la fois sinistre mais aussi attachante d’une époque. Ne cherchez pas un pilier moral dans cette œuvre. Malgré les velléités moralisatrices de son auteur, l’être le plus droit du livre est très probablement son lecteur. Pour résumer de manière la plus basique, les Ames mortes, c’est comme si Snatch était raconté par Cervantès. Du grand n’importe quoi écrit par quelqu’un qui n’a pas l’air d’être au courant de l’ampleur de son talent, ce qui accentue d’ailleurs encore plus l’effet drôle. Alors qu’est ce qui fascine dans les Ames mortes ? Ce sont les caricatures poussées à l’extrême des défauts d’une société provinciale plus que bancale, si fragile administrativement qu’on s'y engouffre dans des failles complètement absurdes (acheter des serfs morts pour les mettre en gage…), ce sont les protagonistes qui personnifient chacun un défaut majeur de l’époque pour bien souligner que cette société n’a absolument aucune raison de guérir, et ce sont enfin, ces magnifiques descriptions qui parsèment l’œuvre, comme si Gogol avait arrêté de faire rire un instant pour décrire avec lyrisme, soin et précisons les paysages de son enfance. Comme si en vous baladant dans une exposition de Gustave Doré, vous tombiez face à un tableau d’une nature morte ou d’une peinture de paysage d’Alfred Sisley. Chaque scène regorge de comparaisons parfois ridicules, parfois clichées, toujours slavo-russe qui donnent à l’ensemble de l’œuvre une authenticité involontairement nationale : une œuvre russe, par un russe, pour les russes. Et si à l’époque, ça n’aurait pu faire rire qu’eux, aujourd’hui, les Ames mortes est un archétype inégalé d’autodérision qu’il est très à propos de lire pour prendre du recul sur notre époque de mystification de l’empire poutinien. Le chapitre final des Frères Karamazov de Dostoïevski (presque 40 ans après) évoque les Ames mortes et témoigne de l’impact qu’a pu avoir la troïka de Tchitchikov à cette époque trouble. Mais les Ames mortes a une dimension supérieure à celle d’un simple chef d’œuvre d’une génération et de miroir parodique d’une époque. Le livre n’est que la première partie d’une grande œuvre d’un millier de pages ou progressivement, l’auteur y aurait inclut des personnages vertueux, comme des guides vers un aboutissement sous forme de rédemption, un retour à l’essentiel de son héros. Nicolas Gogol voulait faire de ses Ames mortes un ouvrage dense, pédagogique et christique qui transcendait la simple satire philosophique à la Voltaire sans savoir que tout était déjà présent implicitement dans sa première partie. Pour l’anecdote, la troisième et une grande partie de la deuxième partie furent livrées aux flammes dans un délire mystique de son auteur, juste avant de mourir, persuadé d’avoir été trompé par une inspiration démoniaque. Ces flammes nous ont miraculeusement épargné quelques chapitres de la deuxième partie qui constituent, un véritable trésor littéraire incompris. Les deux tiers des âmes mortes appartiennent ainsi à la légende et à l’imaginaire.
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