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Julliard
EAN : 9782260020967
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 408
Format : 140 x 225 mm

Les anges meurent de nos blessures

Date de parution : 22/08/2013

Il se faisait appeler Turambo, du nom du village misérable où il était né, dans l’Algérie des années 1920. Il avait pour lui sa candeur désarmante et un direct du gauche foudroyant. Il fréquenta le monde des Occidentaux, connut la gloire, l’argent et la fièvre des rings, pourtant aucun trophée...

Il se faisait appeler Turambo, du nom du village misérable où il était né, dans l’Algérie des années 1920. Il avait pour lui sa candeur désarmante et un direct du gauche foudroyant. Il fréquenta le monde des Occidentaux, connut la gloire, l’argent et la fièvre des rings, pourtant aucun trophée ne faisait frémir son âme mieux que le regard d’une femme. De Nora à Louise, d’Aïda à Irène, il cherchait un sens à sa vie. Mais dans un monde où la cupidité et le prestige règnent en maîtres absolus, l’amour se met parfois en grand danger.
À travers une splendide évocation de l’Algérie de l’entre‑deux‑guerres, Yasmina Khadra met en scène, plus qu’une éducation sentimentale, le parcours obstiné – de l’ascension à la chute – d’un jeune prodige adulé par les foules, fidèle à ses principes, et qui ne souhaitait rien de plus, au fond, que maîtriser son destin.

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EAN : 9782260020967
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 408
Format : 140 x 225 mm
Julliard

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • LudovicDesvaux Posté le 1 Novembre 2020
    Dans un registre qui diffère légèrement de ses habitudes, Yasmina Khadra signe ici l'un de ses plus longs romans, fait d'ailleurs de romances qui constituent un fil aussi rouge que la couleur de l'amour. D'une histoire sentimentale à l'autre, la première partie de l'ouvrage dépeint le portrait à la fois du héros et de la société algérienne de l'entre-deux-guerres dans laquelle il évolue, témoignant, comme souvent, de la combativité littéralement nécessaire à la survie au jour le jour. C'est une autre forme de combat qui fait l'objet de la seconde phase puisque le personnage principal parvient finalement à délaisser son parcours chaotique au profit d'un destin semble-t-il tout tracé : celui de la boxe. Le corps prend une importance toute autre mais ne se dissocie pas du cœur ; debout sur le ring ou couché dans le lit, le boxeur veut laisser s'exprimer sa passion, dans une aventure poignante qui ne manque pas de coups : durs ou en douce, de plein fouet ou par derrière, de foudre et de grâce. Et pas forcément à moindre coût. C'est pourtant le prix à payer pour atteindre la victoire, en tout cas celle d'une carrière mais pas forcément d'une vie, elle qui... Dans un registre qui diffère légèrement de ses habitudes, Yasmina Khadra signe ici l'un de ses plus longs romans, fait d'ailleurs de romances qui constituent un fil aussi rouge que la couleur de l'amour. D'une histoire sentimentale à l'autre, la première partie de l'ouvrage dépeint le portrait à la fois du héros et de la société algérienne de l'entre-deux-guerres dans laquelle il évolue, témoignant, comme souvent, de la combativité littéralement nécessaire à la survie au jour le jour. C'est une autre forme de combat qui fait l'objet de la seconde phase puisque le personnage principal parvient finalement à délaisser son parcours chaotique au profit d'un destin semble-t-il tout tracé : celui de la boxe. Le corps prend une importance toute autre mais ne se dissocie pas du cœur ; debout sur le ring ou couché dans le lit, le boxeur veut laisser s'exprimer sa passion, dans une aventure poignante qui ne manque pas de coups : durs ou en douce, de plein fouet ou par derrière, de foudre et de grâce. Et pas forcément à moindre coût. C'est pourtant le prix à payer pour atteindre la victoire, en tout cas celle d'une carrière mais pas forcément d'une vie, elle qui est tout compte fait plus chamboulée par les déboires affectifs que par les tournois, souvent remportés. La question demeure, pour tout homme, comme pour le sportif de haut niveau après son heure de gloire, de savoir comment se retirer pour éviter le dernier uppercut qui pourrait semer le K.O... Si l'on veut arbitrer parmi ses œuvres sans prendre de gants, d'autres livres de l'auteur passent avant celui-ci. Son style littéraire reste cependant toujours aussi agréable à parcourir, au fil des pages et aux cordes des matchs.
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  • MaggyM Posté le 19 Septembre 2020
    Turambo a 27 ans, et sur le chemin qui le mène à l'échafaud, il se souvient... Il se souvient de Nora, son premier amour, celle qui a fait vibrer son cœur d'adolescent, qu'il pensait lui être destinée... Il se souvient d'Aïda, celle à qui il a donné sa virginité, qui lui a appris les choses de l'amour et du sexe et qu'il croyait pouvoir sauver... Il se souvient d'Irène, la seule qui aurait pu le comprendre, la seule qu'il a voulu épouser, la seule pour qui il aurait pu tout laisser tomber... A travers les souvenirs d'un jeune homme, issu des bas-fonds algériens dont il a même pris le nom, Yasmina Khadra nous propose une tranche de l'Algérie de l'entre-deux guerres. Cette période durant laquelle les arabes n'étaient pas les bienvenus chez eux, victimes du racisme quotidien. Cette période où un jeune homme sachant user de ses poings pouvait devenir une star de boxe et se voir offrir du jambon ou de l'alcool en guise de remerciement alors qu'il était musulman. Les personnages sont attachants, l'atmosphère de l'époque et du lieu est bien retranscrite, bien présente dans l'esprit du lecteur tout au long de l'ouvrage sur lequel plane un drame, on... Turambo a 27 ans, et sur le chemin qui le mène à l'échafaud, il se souvient... Il se souvient de Nora, son premier amour, celle qui a fait vibrer son cœur d'adolescent, qu'il pensait lui être destinée... Il se souvient d'Aïda, celle à qui il a donné sa virginité, qui lui a appris les choses de l'amour et du sexe et qu'il croyait pouvoir sauver... Il se souvient d'Irène, la seule qui aurait pu le comprendre, la seule qu'il a voulu épouser, la seule pour qui il aurait pu tout laisser tomber... A travers les souvenirs d'un jeune homme, issu des bas-fonds algériens dont il a même pris le nom, Yasmina Khadra nous propose une tranche de l'Algérie de l'entre-deux guerres. Cette période durant laquelle les arabes n'étaient pas les bienvenus chez eux, victimes du racisme quotidien. Cette période où un jeune homme sachant user de ses poings pouvait devenir une star de boxe et se voir offrir du jambon ou de l'alcool en guise de remerciement alors qu'il était musulman. Les personnages sont attachants, l'atmosphère de l'époque et du lieu est bien retranscrite, bien présente dans l'esprit du lecteur tout au long de l'ouvrage sur lequel plane un drame, on le sait dès les premiers mots, ce qui saupoudre toute la lecture d'une tension qui n'apparaît pas nécessairement telle quelle sur le papier. L'écriture de l'auteur vaut à elle seule la lecture du roman. Après quelques pages seulement, je me suis plu à me délecter de ses mots, de ses phrases, de ses figures de style, de sa poésie. C'était mon premier Yasmina Khadra, quelle chance j'ai d'avoir devant moi tant d'autres écrits à découvrir !
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  • pipige Posté le 16 Septembre 2020
    C'est l'histoire de Turambo, gosse plus pauvre que pauvre, qui possède une gauche foudroyante, qu'il va exploiter pour devenir boxeur, et sortir de sa pauvreté. Turambo est déterminé à s'en sortir, à un faible pour les femmes, ne supporte pas l'injustice et l'exposition...l'auteur dépeint un héros somme toute très humain, dans un roman fleuve qui se lit d'une traite. Le style est très agréable, peut-être trop. Yasmina Kadra a le sens de la formule ("le boutiquier s'appelait Zane ; ce fut grâce à lui que je sus que le diable avait un nom" ; "je m'étais rendu sur les hauteurs de Létang pour regarder la mer. Elle état aussi démonté que le boucan dans ma tête" ...) mais pour ma part je trouve qu'il en fait trop, beaucoup trop. J'ai un peu l'impression qu'il se regarde écrire, et cela gâche un peu le propos. De plus, la fin de l'histoire est expédiée en deux temps trois mouvements. Elle semble presque plaquée pour clôturer le livre. Pour autant, le roman est très bien écrit, avec style, et un vocabulaire très riche. Vous pouvez le lire sans grand risque de déception.
  • Sydola Posté le 5 Avril 2020
    Turambo est un jeune garçon né pendant l'entre deux guerres dans un bidon ville près de Sidi Bel Abbès. A l'installation de sa famille à Oran, il va apprendre à se débrouiller et vivre de petit boulot en petit boulot. Grâce à son poing gauche, il va se faire remarquer du monde de la boxe qui va tout faire pour qu'il devient champion d'Afrique du nord. Lui qui n'avait jusqu'alors connu que la misère va connaître une réussite sociale et même rencontrer l'amour. Sa quête de gloire va être parsemée d'embûches. Il est partagé entre les recommandations de son entraîneur à qui il doit tout et la femme qu'il aime et qui lui demande d'arrêter la boxe avant le match de trop. Le destin va se mettre en travers de son chemin et lui qui était au sommet va connaître une descente aux enfers vertigineuse. Ce roman, où les personnages principaux ont une grande force de caractère mais dégagent pour la plupart beaucoup d'empathie, de sincérité même si certains jouent des sentiments, nous conte l'ascension et la chute d'un champion de boxe. Il évoque aussi la colonisation, le racisme primaire des colons envers les autochtones, mais aussi du rapport des hommes aux femmes et de la condition des détenus,... Turambo est un jeune garçon né pendant l'entre deux guerres dans un bidon ville près de Sidi Bel Abbès. A l'installation de sa famille à Oran, il va apprendre à se débrouiller et vivre de petit boulot en petit boulot. Grâce à son poing gauche, il va se faire remarquer du monde de la boxe qui va tout faire pour qu'il devient champion d'Afrique du nord. Lui qui n'avait jusqu'alors connu que la misère va connaître une réussite sociale et même rencontrer l'amour. Sa quête de gloire va être parsemée d'embûches. Il est partagé entre les recommandations de son entraîneur à qui il doit tout et la femme qu'il aime et qui lui demande d'arrêter la boxe avant le match de trop. Le destin va se mettre en travers de son chemin et lui qui était au sommet va connaître une descente aux enfers vertigineuse. Ce roman, où les personnages principaux ont une grande force de caractère mais dégagent pour la plupart beaucoup d'empathie, de sincérité même si certains jouent des sentiments, nous conte l'ascension et la chute d'un champion de boxe. Il évoque aussi la colonisation, le racisme primaire des colons envers les autochtones, mais aussi du rapport des hommes aux femmes et de la condition des détenus, qui une fois incarcérés connaissent la double peine.  Ce roman est d'un très grande qualité littéraire, que je n'ai pas forcément retrouvée dans les autres romans de cet auteur. Il comporte quelques longueurs qui ralentissent la lecture sans y apporter un supplément d'épaisseur. 
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  • bagus35 Posté le 11 Septembre 2019
    Un bon roman avec comme décor l'Algérie des années 50.

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